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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Noctuelle jaune pâle des dunes (Copablepharon grandis) au Canada

Information sur l'espèce

Nom et classification

Nom scientifique

Copablepharon grandis

Classification

Ordre

Lépidoptères

Superfamille

Noctuoïdes

Famille

Noctuides

Sous-famille

Noctuines

Tribu

Agrotini

Genre

Copablepharon

Espèce

grandis

Synonymes

Aedophron grandis Strecker, 1878; Ablepharon grandis Strecker (1878); Copablepharon grande Franclemont et Todd, 1983.

Numéro MONA (Moths of North America) :

RWH 10681

Citation bibliographique :

Strecker, F.H.H. 1878. Lepidoptera, Rhopaloceres and Heteroceras, Indigenous and Exotic; with Descriptions and Colored Illustrations. Reading (Pennsylvanie), 14 p., 14 plaques.

Spécimens types :

Localité type : Arizona, États-Unis; lectotype déposé dans la collection du Field Museum of Natural History, Chicago (Illinois).

Noms anglais :

Le nom Grand Copablepharon a été suggéré par Hooper (1994). Nom proposé : Pale Yellow Dune Moth.

Nom français :

Noctuelle jaune pâle des dunes

Contexte taxinomique et similarités :

Le C. grandis est l’une des deux espèces classées par Lafontaine (2004) dans le groupe grandis. L’autre membre du groupe, le C. sanctaemonicae Dyar, est associé à des dunes dans les régions côtières du sud de la Californie. Les espèces de ce groupe se distinguent par leurs claspers étroits en forme de S (mâles) et leurs papilles anales pointues (femelles).

Description morphologique

Adulte

Le C. grandis est un papillon nocturne de taille moyenne. Chez les deux sexes, les ailes antérieures sont uniformément jaune pâle et les ailes postérieures, uniformément blanches (figure 1). L’aile antérieure mesure de 16 à 20 mm de longueur; sa coloration est généralement uniforme, mais un ou plusieurs points foncés peuvent marquer la ligne submarginale. L’aile postérieure peut être plus sombre dans sa portion marginale. Des variations s’observent d’une région à l’autre. Ainsi, les individus de la région du Grand Bassin sont généralement plus petits que ceux des Grandes Plaines et du Canada (Lafontaine, 2004).

Figure 1. Stades adulte et nymphal du C. grandis:

  1. Spécimen adulte déposé dans la collection du Strickland Museum (capturé par B.C. Schmidt à Chauvin, Alberta). Photo : G.G. Anweiler;
  2. dessin d’une chrysalide (tiré de Strickland, 1920); à noter la longueur de l’enveloppe externe du proboscis. Reproduction de l’image b autorisée;
  3. groupe d’adultes capturés par N.A. Page à Dundurn (Saskatchewan) en 2004. Photo : N.A. Page.

Figure 1. Stades adulte et nymphal du C. grandis: a) Spécimen adulte déposé dans la collection du Strickland Museum (capturé par B.C. Schmidt à Chauvin, Alberta); b) dessin d’une chrysalide (tiré de Strickland, 1920); à noter la longueur de l’enveloppe externe du proboscis; c) groupe d’adultes capturés par N.A. Page à Dundurn (Saskatchewan) en 2004.

Œuf

Strickland (1920) décrit l’œuf du C. grandis comme une structure subglobulaire blanc verdâtre, finement ridée sur le dessus, lisse en dessous.

Chenille

La chenille est brun clair, avec une ligne médiane et des lignes latérales blanches. Strickland (1920) la décrit comme semblable à celle du ver-gris à dos rouge (Euxoa ochrogaster Guenée), mais plus pâle. Il fait également allusion à une chenille mature mesurant 38 mm de longueur. Autre caractère distinctif, les soies D-1 et D-2 sont d’égale longueur, contrairement à ce qu’on observe chez les chenilles des espèces du genre Euxoa (Fauske, 1992).

Chrysalide

La chrysalide mesure environ 19 mm de longueur. Le proboscis est enfermé dans une gaine externe (haustellum) qui dépasse de 2 mm l’apex de l’abdomen (figure 1b). Le crémaster est court et lisse, et les soies terminales sont droites (Lafontaine, 2004). La chrysalide est formée dans une cellule de particules de sol agglomérées semblable à celle construite par les espèces du genre Euxoa (Strickland, 1920).

Description génétique

Le C. grandis n’a fait l’objet d’aucune analyse génétique dans le cadre du projet All Leps Barcode of Life (Biodiversity Institute of Ontario, 2007). L’isolement géographique des milieux sableux dans le sud des Prairies canadiennes donne à croire à l’existence possible d’une variation génétique à l’échelle des populations. Cette hypothèse demeure cependant à confirmer.

Unités désignables

Il n’y aucune raison de croire que cette espèce est représentée par plus d’une unité désignable au Canada ou à l’échelle de son aire de répartition.