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L’arnoglosse plantain (Arnoglossum plantagineum)

Résumé

Arnoglosse plantain
Arnoglossum plantagineum

Information sur l’espèce

L’arnoglosse plantain est une astéracée vivace à feuilles principalement basilaires et longuement pétiolées, ressemblant à celles du plantain majeur. La hampe florale émerge du centre de la rosette de feuilles basilaires et peut atteindre 1,8 m de hauteur. Elle porte de 30 à 100 capitules de fleurs blanches réunis en corymbe. En Ontario, l’espèce fleurit en juin et libère ses graines de juillet à août.

Répartition

L’arnoglosse plantain se rencontre aux États-Unis depuis l’Ohio et le Michigan vers le sud jusqu’au Texas et en l’Alabama. Au Canada, l’espèce est présente uniquement dans le Sud de l’Ontario.

Habitat

L’arnoglosse plantain pousse surtout au soleil, dans les prés mouilleux à sol calcaire et les tourbières minérotrophes riveraines.

Biologie

Peu de données ont été publiées sur la biologie de l’arnoglosse plantain. Cette espèce vivace ne se reproduit que par voie sexuée (graines).

Taille et tendances des populations

Au Canada, l’arnoglosse plantain est présent dans environ 13 localités situées dans des tourbières minérotrophes et des herbaçaies riveraines. L’effectif canadien de l’espèce compte au moins 5 000 pieds florifères et plusieurs fois ce nombre de pieds végétatifs.

Facteurs limitatifs et menaces

La principale menace pour l’espèce vient de la construction de chalets et des activités d’entretien connexes, notamment le fauchage de l’herbe en bordure de l’eau, ainsi que des activités récréatives.

Importance de l’espèce

On ne connaît aucune propriété particulière à l’espèce.

Protection actuelle ou autres désignations

L’espèce se rencontre dans un certain nombre de parcs, de réserves naturelles et de zones de conservation, où elle bénéficie d’une certaine protection. Cependant, la plupart des sites connus se trouvent sur des terrains privés.

Résumé du rapport de situation

Au Canada, l’arnoglosse plantain est présent dans environ 13 localités situées dans des tourbières minérotrophes riveraines du lac Huron, dans des herbaçaies riveraines des rivières Maitland et Ausable et à l’intérieur des terres (un site, dans le comté de Simcoe). L’effectif de l’espèce était plus élevé en 1998 que dix ans auparavant, peut-être en raison de conditions plus favorables à l’espèce, ou d’une intensification de la recherche. Environ 5 000 pieds florifères ont été comptés, et il existe plusieurs fois ce nombre de pieds végétatifs. Les milieux humides où pousse l’arnoglosse plantain sont menacés en permanence par la construction de chalets.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de page1
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P) Note de bas de page2
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP) Note de bas de page3
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI) Note de bas de page4
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page 2

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page 3

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page 4

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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