Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

L’ours blanc (Ursus maritimus)

Évaluation et statut proposé

Les ours blancs sont répartis en faibles densités. L’estimation actuelle avoisine 15 000 ours blancs au Canada répartis dans 14 populations (incluant celles qui sont partagées avec l’Alaska et le Groenland), chacune d’entre elles ayant un effectif estimé entre moins de 250 individus et quelques milliers (tableau 1). Les ours blancs ont un faible taux de reproduction. Par conséquent, l’effectif d’une population pourrait diminuer rapidement par suite d’une chasse excessive ou d’une mortalité provoquée par des dommages environnementaux causés à leur habitat ou à leurs proies. L’expérience vécue à Churchill, au Manitoba, révèle que, dans les régions où les ours blancs sont concentrés près de sites d’exploitation industrielle ou touristique, il est possible que tuer en cas de défense puisse contribuer à une situation de surexploitation. Une faible diminution de l’effectif d’une population, pour une raison quelconque, serait difficile à déceler en surveillant les prises jusqu’à ce que la situation soit grave, après quoi elle pourrait prendre des décennies à se rétablir. À l’heure actuelle, la gestion des ours blancs au Canada repose sur une rotation des dénombrements des populations qui réduit, mais n’empêche pas, la possibilité de voir une population baisser à cause d’une chasse excessive. Le statut de plusieurs populations est incertain parce que les résultats des recherches sont désuets ou, de toute évidence, faussés. Dans ces régions, des programmes communautaires de surveillance et des programmes de recherche sont planifiés ou en cours. La récente modélisation informatique a démontré que les populations d’ours blancs sont particulièrement sensibles à la capture des femelles. Les dommages environnementaux à grande échelle, même s’ils sont très peu probables, sont hors de contrôle des gouvernements ou de l’industrie. Le mazoutage de la fourrure et l’ingestion de pétrole sont mortels pour les ours blancs en l’absence de traitements immédiats. Étant donné que les ours blancs se trouvent au sommet de la chaîne alimentaire marine et préfèrent manger la graisse des phoques, dans laquelle se déposent des produits chimiques toxiques comme les BPC, ils concentrent ces substances. Si les niveaux de pollution locaux et mondiaux augmentent, les ours blancs, et d’autres prédateurs apicaux, seront sujets aux incidences néfastes de l’augmentation des concentrations de produits chimiques toxiques dans leurs tissus. Les répercussions à long terme de telles concentrations ne sont pas connues mais on ne peut les ignorer. En outre, nous ne connaissons pas les incidences possibles à long terme du changement climatique sur les ours blancs. Pour toutes ces raisons, l’ours blanc devrait être désigné dans la catégorie
« Vulnérable ».