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L’ours blanc (Ursus maritimus)

Résumé

 

Introduction

L’ours blanc a été désigné « Non en péril » en 1986 par le COSEPAC; il a été ensuite sur classé dans la catégorie de risque plus élevé « Vulnérable » en 1991 sur la base d’un rapport qui avait été achevé en 1998. C’est la seconde mise à jour du rapport de situation sur l’espèce.

 

Répartition 

On trouve des ours blancs dans tout le Nord du Canada, depuis le Yukon jusqu’au Labrador et depuis le Nord de l’île d’Ellesmere vers le sud jusqu’à la baie James. Il n’y a pas de sous‑espèces reconnues. Les ours blancs se répartissent en  14 populations relativement distinctes qui se mélangent peu, si bien que l’on peut démontrer la variation géographique dans la génétique des populations. La durée et la fréquence des déplacements saisonniers entrepris par les ours au sein de chaque population varient selon la superficie de la zone géographique occupée, le profil annuel de gel et de débâcle de la glace de mer et d’autres caractéristiques comme les masses terrestres, les étendues de glace pluriannuelle et les polynies.

 

Protection

L’ours blanc figure à l’Annexe II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). En vertu de cette convention, toute expédition internationale d’ours blancs ou de parties d’ours blancs doit être effectuée dans le cadre d’un permis. Le pouvoir de gestion de cette espèce réside auprès des provinces, des territoires et des conseils consultatifs de gestion des ressources fauniques établis en vertu de revendications territoriales. Des contingents obligatoires sont en vigueur dans les Territoires du Nord-Ouest, au Manitoba, au Yukon, au Nunavut et au Labrador.

 

Taille et tendances des populations 

La population canadienne totale est estimée à environ 15 000 individus. Parmi les 14 sous‑populations du Canada, une est probablement en hausse, une autre est peut‑être en baisse et 12 sont vraisemblablement stables ou gérées en vue d’une augmentation.

 

Habitat

La productivité de l’habitat de l’ours blanc est étroitement liée au type et à la répartition de la glace de mer, ainsi qu’à la densité et à la répartition des phoques qui constituent leur proie principale. Du début de l’hiver jusqu’à la débâcle au printemps, les ours blancs se répartissent principalement sur la glace annuelle le long de la côte. On peut les retrouver jusqu’à 200 km au large des côtes. Les tanières de mise bas sont principalement situées sur la terre ferme dans des congères près de la côte ou parfois sur des banquises de glace multiannuelle au large.

 

Biologie générale

Les phoques annelés (Phoca hispida) et barbus (Erignathus barbatus) sont les principales proies des ours blancs mais, dans certaines régions, les phoques du Groenland (Pagophilus groenlandicus), les phoques communs (Phoca vitulina) et les phoques à capuchon (Cystophora cristata) sont également importants. Les taux de reproduction des différentes populations d’ours blancs sont variables mais sont tous assez bas. Les ourses atteignent leur maturité sexuelle entre quatre et six ans et ont des portées au mieux tous les trois ans si elles réussissent. La plupart des mâles ne s’accouplent pas avant l’âge de 8 à 10 ans. Très peu d’ours blancs vivent plus de 25 ans.

 

Facteurs limitatifs

Au Canada, les ours blancs sont capturés par les Inuits, les Indiens et les chasseurs sportifs non résidents guidés par des Autochtones. Durant les années 1980, les prises annuelles totales pour toutes les populations situées au Canada et partagées par le Canada atteignaient approximativement 600 individus, la plupart étant capturés dans les anciens Territoires du Nord‑Ouest, dont la majorité de la superficie se trouve maintenant dans le Nunavut. Parmi les autres facteurs limitatifs, citons la disponibilité de la nourriture, les fluctuations climatiques et la mise en valeur croissante du Nord.

 

Importance de l’espèce

Le Canada abrite au moins 50 p. 100 des ours blancs de la planète et, en tant que signataire de l’Accord international sur la conservation des ours blancs, il a le mandat de conserver à la fois l’espèce et son habitat.

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

*         Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
**       Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***     Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****   Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environment                     Environnement
Canada                           Canada

Canadian                         Service canadien
Wildlife Service               de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.