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L’ours blanc (Ursus maritimus)

Introduction

La dernière révision de la situation de l’ours blanc au Canada a été achevée en 1987 et le COSEPAC lui avait attribué le statut d’espèce vulnérable..

 

Taxinomie 

Ordre :                          Carnivore

Famille :                       Ursidés

Nom scientifique :       Ursus maritimus (Phipps, 1774)

Noms communs :        Ours polaire, ours blanc, Nanuk, Polar Bear, White Bear, Ice Bear

 

Répartition 

Les ours blancs sont répartis dans tout l’Arctique circumpolaire. En Amérique du Nord, leur aire de répartition s’étend des îles de l’Arctique canadien et de la limite sud de la banquise permanente pluriannuelle de l’océan Arctique jusqu’à la côte du Labrador, au sud de la baie James et de la mer de Béring. L’aire actuelle de l’ours blanc au Canada correspond en majeure partie à son aire traditionnelle (DeMaster et Stirling, 1981), même s’il appert, d’après les données limitées disponibles, qu’ils étaient plus nombreux dans le Sud du Labrador et à Terre‑Neuve il y a quelques siècles qu’aujourd’hui (p. ex. Townsend, 1911; Stirling et Kiliaan, 1980). La réduction des effectifs d’ours blancs dans le Sud du Labrador et à Terre‑Neuve a probablement été provoquée par plusieurs siècles d’habitation humaine et de chasse connexe. Ailleurs dans leur aire de répartition, la fréquence de leur présence dans le voisinage immédiat de zones colonisées peut être également en baisse, même si cette incidence locale est peut‑être due à un comportement d’évitement ainsi qu’à des réductions du nombre d’ours. Jusqu’à présent, il n’existe pas de données quantitatives permettant d’évaluer l’une ou l’autre des deux hypothèses. La limite méridionale de la répartition des ours blancs dans toute leur aire peut varier selon les années, en fonction de la répartition de la banquise saisonnière en hiver (Stirling, 1988a).

En été, la glace peut fondre dans la totalité ou une partie de l’aire d’une population particulière, si bien que les ours peuvent être obligés de passer plusieurs mois sur la terre en attendant la prise de la glace à l’automne. Ce modèle est très marqué dans la baie d’Hudson et la baie James (Jonkel et al., 1976; Stirling et al., 1977; Derocher et Stirling, 1990) mais il est également bien documenté dans des parties du Haut Arctique et dans l’est de l’île de Baffin (Stirling et al., 1980; 1984; Schweinsburg, 1979; Ferguson et al., 1997).

En hiver, la plupart des ourses blanches gravides habitent dans des tanières aménagées sur la terre ferme dans un rayon d’environ 50 km de la côte (p. ex. Harington, 1968; Stirling et al., 1984; Ramsay et Stirling, 1990; Stirling et Andriashek, 1992), tandis que le reste de la population demeure active durant tout l’hiver. Dans certains secteurs de la partie nord‑ouest de l’archipel canadien et de la mer de Beaufort, les ourses blanches creusent des tanières de mise bas dans des congères sur des banquises pluriannuelles (Lentfer, 1975; Messier et al., 1994; Amstrup et Gardner, 1994). Des observations directes (Van de Velde, 1971; Messier et al., 1992, 1994) et les connaissances traditionnelles des Inuits révèlent que les mâles, les femelles solitaires et les femelles accompagnées de jeunes oursons âgés d’un an ou deux peuvent également creuser des tanières provisoires pendant les périodes où les conditions climatiques sont particulièrement froides ou inclémentes.