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L’ours blanc (Ursus maritimus)

Biologie générale

Capacité de reproduction

La capacité de reproduction des ours blancs varie selon les régions. Dans la mer de Beaufort, la majorité des ourses atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de cinq ans (c.‑à‑d. qu’elles s’accouplent à l’âge de cinq ans et ont leur première portée à six ans) tandis que, dans d’autres populations comme celles de la baie d’Hudson, du détroit de Davis, du détroit de M’Clintock et du détroit de Lancaster, bon nombre s’accouplent à quatre ans et ont leurs petits à cinq ans (Lentfer et al., 1980; Furnell et Schweinsburg, 1984; Ramsay et Stirling, 1988; Stirling et al., 1977, 1980, 1984). Les mâles atteignent vraisemblablement leur maturité physiologique à cinq ou six ans, mais aucune étude détaillée du cycle reproducteur des mâles n’a été effectuée jusqu’à présent. D’après des études portant sur les taux de croissance et l’usure des dents, il semblerait cependant que la plupart des mâles n’entrent pas dans la population reproductrice avant l’âge de huit à dix ans (Ramsay et Stirling, 1988; Derocher et Stirling, 1998). Dans les populations non chassées, le ratio entre les mâles et les femelles est égal chez les adultes. En théorie, étant donné que les oursons restent avec leur mère pendant deux ans et demi avant d’être sevrés, ces femelles ne devraient s’accoupler qu’une fois tous les trois ans, donnant un ratio fonctionnel de trois mâles pour une femelle réceptive ou davantage (Ramsay et Stirling, 1986). Dans l’Ouest de la baie d’Hudson, une analyse des niveaux de progestérone chez les ourses a révélé que de 80 à 90 p. 100 d’entre elles étaient gravides (Derocher et al., 1992). Cependant, il est probable qu’à cause principalement de la mortalité des oursons et éventuellement d’une certaine mortalité intra-utérine ou stérilité, moins des deux tiers des femelles adultes peuvent être accompagnées de jeunes de l’année ou d’oursons d’un an et, dans certains cas, le nombre de femelles accompagnées d’oursons d’un âge quelconque peut avoisiner 50 p. 100. Lentfer et al. (1980) et Taylor et al. (1987a) ont estimé que l’intervalle moyen entre deux portées se situe aux environs de 3,6 ans. L’Ouest de la baie d’Hudson fait exception car, au début des années 1980, jusqu’à 40 p. 100 des femelles sevraient leurs petits à l’âge d’un an (Ramsay et Stirling, 1988), même si ce pourcentage a diminué au cours des dernières années (Derocher et Stirling, 1995b).

À la suite d’une modélisation de la dynamique des populations d’ours blancs, Taylor (1987a et b; inédit) a déterminé que le rendement soutenable des ours mâles indépendants (âgés de deux ans ou plus) pouvait être le double de celui des femelles indépendantes sans épuiser la population de mâles, jusqu’à un maximum de 1,6 p. 100 de la population femelle totale. Dans les populations où les mâles sont capturés sélectivement, on peut réduire le nombre d’adultes mâles jusqu’à 20 p. 100 de moins que les femelles sans avoir d’incidences négatives sur les taux de gravidité (Derocher et al., 1992, 1997; Derocher et Stirling, 1995b). En grande partie à cause du faible taux de reproduction, le temps de doublement d’une population typique d’ours blancs est d’environ 24 ans, si bien que l’on pourrait s’attendre à ce qu’une population épuisée prenne des décennies à se rétablir -même en l’absence de prises.

Les femelles gravides pénètrent dans les tanières de mise bas vers la fin d’octobre et les oursons, normalement au nombre de deux, naissent entre la fin d’octobre et le début de janvier (Harington, 1968; Derocher et al., 1992) mais, selon des connaissances traditionnelles inuites, cela varie en fonction de la latitude. À la naissance, les oursons pèsent environ 0,600 kg, sont recouverts d’une toison extrêmement fine et ont les yeux fermés. Ils sont allaités à l’intérieur de la tanière jusqu’à une période située entre la fin de février et le milieu d’avril, selon la latitude. À ce moment‑là, les oursons pèsent entre 10 et 12 kg (Ramsay et Stirling, 1988; Derocher et Stirling, 1995b).

Déplacements

L’envergure des déplacements saisonniers varie considérablement avec les facteurs écologiques, en particulier l’état de la glace ou la répartition des phoques, qui prévalent dans la zone occupée par chaque population. Les détails des déplacements, tels qu’ils sont connus à l’heure actuelle dans chaque zone de gestion, sont résumés par (Jonkel et al., 1976; Stirling et al., 1975, 1977, 1978, 1980, 1984; Stirling et Kiliaan, 1980; Schweinsburg et Lee, 1982; Schweinsburg et al., 1981; Schweinsburg et Lee, 1982; Ramsay et Andriashek, 1986; Amstrup, 1986, 1995; Messier et al., 1992; Taylor et Lee, 1995; Bethke et al., 1996).