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L’ours blanc (Ursus maritimus)

Facteurs limitatifs

Les principaux facteurs influençant les effectifs actuels d’ours blancs sont probablement la chasse, la disponibilité de la nourriture, les fluctuations de l’environnement naturel et la prédation intraspécifique (Taylor et al., 1985, 1987a et b; Stirling et Derocher, 1993; Stirling et Øritsland, 1995; Stirling et Lunn, 1997). Des études physiologiques portant sur les incidences du pétrole sur les ours blancs révèlent une possibilité sérieuse qu’un seul déversement important d’hydrocarbures dans une zone critique pour les ours blancs pourrait entraîner une réduction importante des effectifs (Øritsland et al., 1981).

L’occupation permanente du Nord a été limitée, jusqu’à tout récemment, aux établissements inuits et à quelques installations militaires et gouvernementales. Depuis le milieu des années 1960, la recherche de nouvelles réserves énergétiques et minérales a provoqué une augmentation des activités industrielles dans l’Arctique. On ne sait pas dans quelle mesure ces activités et ces travaux d’exploitation peuvent avoir un effet sur l’habitat de l’ours blanc, même si la destruction ou la perturbation des aires de mise bas et d’alimentation pourrait porter préjudice aux populations individuelles d’ours blancs (Stirling et Calvert, 1983; Amstrup, 1993).

Un risque supplémentaire résultant de l’occupation accrue du Nord réside dans le fait que des composés étrangers sont souvent entreposés dans des zones accessibles aux espèces sauvages. Les ours blancs, en raison de leur comportement très curieux, sont attirés par des substances étrangères qui peuvent être nuisibles ou même mortelles et peuvent en consommer (Lunn et Stirling, 1985; Stirling, 1988b; Amstrup et al., 1989; Derocher et Stirling, 1991).

Au cours des dernières années, on a découvert des niveaux importants de divers contaminants dans les tissus d’ours blancs, en particulier dans la graisse            (p. ex. Born et al., 1991; Norstrom et al., 1988; Norstrom et Muir, 1994; Bernhoft et al., 1996; Letcher et al., 1995; ). Toutefois, nous ne connaissons pas encore les répercussions des divers composés dans les tissus des ours blancs ou dans les tissus des phoques dont ils se nourrissent. Enfin, il semble probable qu’en cas de réchauffement climatique il pourrait y avoir des répercussions négatives importantes sur les ours blancs mais, jusqu’à présent, on ne peut que spéculer sur les conséquences (Stirling et Derocher, 1993).