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Insectes : Coccinelles

Coccinellidae - Famille d’insectes de l’ordre des coléoptères. Ces espèces ont généralement des couleurs vives, souvent rouge à motifs noirs, et se nourrissent principalement de pucerons.

Twice-stabbed Lady Beetle
Photo: Coccinelle stigma, Chilocorus stigma © Denis A. Doucet

En bref

  • Il existe environ 6000 espèces de coccinelles dans le monde, parmi lesquelles 166 ont été trouvées au Canada.
  • En excluant les espèces classées comme étant Disparue, Disparue de la région, Indéterminée, Non évaluée, Exotique ou Occasionnelle, la majorité (84%) des coccinelles au Canada est en sécurité à l’échelle nationale (au niveau du Canada), alors que 16% sont sensibles à l’échelle nationale.
  • Les coccinelles appartiennent à la famille Coccinellidae. Une sous-famille, Coccinellinae, correspond aux espèces rouge vif et noires que la plupart des gens reconnaissent. La plupart des espèces sont de petits coléoptères noirs ou marron qui passent souvent inaperçus.
  • Les couleurs rouge vif et noir qu’arborent de nombreuses espèces servent à indiquer aux prédateurs qu’elles contiennent des alcaloïdes et qu’elles n’ont donc pas bon goût.
  • On dénombre sept espèces de coccinelles exotiques au Canada.
  • La plupart des coccinelles sont des prédateurs, se nourrissant de pucerons, de criquets, de cochenilles, d’acariens et autres phytophages à corps mous. Nombre d’entre elles jouent un rôle important dans la diminution des populations de phytoravageurs. Quelques espèces se nourrissent de moisissures, de pollen et de plantes.

Contexte

Pour des insectes, les coccinelles (famille Coccinellidae) ont très bonne réputation. Les espèces rouge vif à motifs noirs sont facilement reconnues et sont perçues comme étant favorables aux êtres humains. Elles font l’objet de nombreux poèmes et chansons. Les programmes de lutte biologique utilisent souvent des coccinelles parce que les adultes et les larves de nombreuses espèces mangent des insectes phytophages, tels que les pucerons et les cochenilles. Nombre d’entre elles sont généralistes relativement à leur habitat, se regroupant là où les pucerons sont abondants, y compris dans les jardins et les champs agricoles où leurs couleurs vives les rendent facilement repérables. Une fois que les gens se rendent compte que la forme est plus importante que le nombre de points, la plupart des espèces sont relativement faciles à identifier. Le grand intérêt suscité par les coccinelles et notre capacité à identifier la plupart des espèces en font un candidat de choix à inclure dans la classification du programme sur la situation générale.

La plupart des gens pensent que les coccinelles sont des insectes de taille relativement importante (supérieure à 5 mm), de couleur vive (rouge, jaune ou orange) à bandes ou à points noirs. Ce sont les caractéristiques qui viennent à l’esprit de la plupart des gens lorsque l’on parle de coccinelles. Environ un tiers des espèces canadiennes correspondent à cette description. Les couleurs vives sont associées à un mauvais goût. La plupart des coccinelles de couleurs vives présentent de fortes concentrations d’alcaloïdes qui dissuadent les prédateurs. La majorité des espèces sont plus difficiles à identifier en tant que coccinelles, étant plus petites et généralement dépourvues de couleurs vives. On peut les reconnaître par leur forme arrondie, leur tête presque invisible vue d’en-haut, leurs antennes en forme de massues et un second tarse bilobé.

Au sud du Canada, où la plupart des gens vivent et voient des coccinelles, la plupart des coccinelles que l’on rencontre appartiennent à des espèces exotiques. À de nombreuses reprises, on a tenté d’introduire des coccinelles exotiques afin de contribuer à la lutte contre les ravageurs de cultures tels que les pucerons. Ces introductions n’ont pas conduit à l’établissement des populations. En revanche, des introductions non intentionnelles se sont produites. Depuis les années 1980, les espèces exotiques sont les espèces que l’on trouve le plus fréquemment dans les régions peuplées du sud du Canada. La Coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata), en provenance d’Europe, est très répandue depuis les années 1980. Depuis le milieu des années 1990, la Coccinelle Asiatique (Harmonia axyridis) s’est propagée dans le sud du Canada. Elle constitue désormais l’espèce de coccinelle prédominante dans de nombreux endroits. Ces coccinelles sont plus remarquées que d’autres car elles se regroupent dans les bâtiments, y compris dans les maisons, les granges et les immeubles à bureaux pour passer l’hiver. Il s’agit également de l’espèce la plus mal identifiée en raison de la variation de couleurs, du noir au rouge en passant par l’orange, et de la variation du nombre de points, qui varie de un à plus de 20. Si l’on se contente de compter les points, on ne parvient généralement pas à identifier cette espèce correctement. Sa taille relativement importante ainsi que le motif noir en forme de « M » situé juste derrière sa tête constituent des critères d’identification plus fiables.

L’arrivée des espèces exotiques, telles que la Coccinelle à sept points et la Coccinelle Asiatique, a coïncidé avec le déclin de populations d’espèces indigènes, telles que la Coccinelle à neuf points (Coccinella novemnotata) et la Coccinelle à bande transverse (Coccinella transversoguttata). Jusque dans les années 1960, ces deux dernières espèces étaient répandues dans l’est du Canada dans une variété d’habitats, y compris dans les paysages agricoles et périurbains. La Coccinelle à neuf points n’a pas été vue en Ontario et au Québec depuis les années 1980 et sa présence a considérablement diminué dans l’ouest du Canada. Pour tenter d’expliquer son déclin, on étudie actuellement l’importance relative de facteurs tels que la compétition avec des espèces exotiques, les maladies, les changements dans l’habitat, et les modifications dans le domaine de l’agriculture.

Les coccinelles adultes femelles pondent des petites grappes d’oeufs sur les plantes, à un endroit où les larves pourront disposer de nourriture. La larve mange souvent des oeufs qui se trouvent dans la même grappe qu’elle. La présence de quelques pucerons permet à une larve de survivre jusqu’à ce que le nombre de pucerons augmente ou jusqu’à ce qu’elle puisse se déplacer vers une plante voisine. Les larves sont des prédateurs actifs d’insectes phytophages à corps mous (quelques-unes se nourrissent de moisissures ou de feuilles de plantes). Elles ont une forme allongée et possèdent trois paires de pattes grêles à proximité de la tête. Après s’être alimentées pendant deux à trois semaines, elles forment une pupe, souvent sur la plante où elles se nourrissaient. Dans la pupe, une transformation radicale se produit, la larve se transforme en l’adulte de forme arrondie aux ailes antérieures rigides que nous connaissons. Quelques jours ou quelques semaines plus tard, l’adulte sort de la pupe. La plupart des espèces hivernent à l’âge adulte, faisant leur apparition au printemps pour s’accoupler et pondre des oeufs.

État des connaissances

En raison de leurs couleurs vives, de leur association avec les habitats situés à proximité des établissements humains et de leur rôle dans la lutte biologique antiparasitaire, certaines espèces de coccinelles ont été relativement bien étudiées. Une grande partie du travail est axé sur les coccinelles en tant que prédateurs, leurs parasites, ainsi que sur leur développement et leur génétique. La quasi-totalité des études a été menée dans des systèmes agricoles. Les questions de préférences d’habitat à l’extérieur des territoires agricoles ayant été peu étudiées, on a peu d’informations sur les répartitions géographiques et les préférences alimentaires des espèces qui vivent en dehors des territoires agricoles. De nombreuses espèces de coccinelles dans les écosystèmes naturels restent donc relativement méconnues.

Richesse et diversité au Canada

Sur environ 475 espèces présentes en Amérique du Nord, 166 se trouvent au Canada. Cinquante-six des coccinelles canadiennes appartiennent à la sous-famille des Coccinellinae, elles sont actives le jour et communes dans les habitats perturbés par les humains. Les quelques 100 espèces de Scymninae, plutôt petites, rondes et de couleur maron, en font la sous-famille la plus diverse. Chacune des quatre autres sous-familles (Sticholotidinae, Chilcorinae, Coccidulinae et Epilachninae) regroupe de une à huit espèces.

Les coccinelles sont présentes dans toutes les provinces et sur tous les territoires (figure 14). On recense la plus grande diversité de coccinelles en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et au Québec, où l’on compte plus de 70 espèces dans chacune de ces provinces.

Pleins feux sur la Coccinelle à sept points

La Coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata) est la fameuse coccinelle rouge à points noirs que l’on trouve dans la majeure partie du sud du Canada. Dans toutes les zones où les pucerons abondent, on trouve forcément des Coccinelles à sept points. Cependant, cette espèce n’existait pas au Canada 50 ans auparavant.

Le rôle que jouent les coccinelles dans la lutte contre les ravageurs de plantes, les pucerons notamment, est bien connu. C’est pourquoi les Coccinelles à sept points furent introduites au Canada plusieurs fois à des fins de lutte biologique. Cependant, il semble qu’aucune de ces introductions intentionnelles n’ait conduit à un établissement de population. Au milieu des années 1970, une introduction non intentionnelle a conduit à l’établissement d’une petite population qui a rapidement augmenté, tellement rapidement qu’au milieu des années 1980, de la côte est à l’Ontario, la Coccinelle à sept points était devenue commune dans les zones agricoles. En 1990, elle avait atteint la Colombie-Britannique.

Les plus fortes populations se trouvent dans les habitats perturbés par les activités anthropiques tels que les parcs urbains, les champs agricoles et le long des routes. Après avoir hiverné à l’âge adulte, les femelles pondent les oeufs. Les larves se nourrissent de pucerons et deviennent adultes en quelques semaines. Ces adultes s’accouplent et les femelles pondent des oeufs sur les plantes infestées de pucerons. Cette génération de larves se transforme en adultes pendant l’été, certains pondent plus d’oeufs et d’autres hivernent. On ne constate aucune préférence marquée pour une espèce particulière de plantes ou de pucerons.

Les populations de coccinelles ont été étudiées dans les champs agricoles. Au Manitoba, les populations de certaines espèces indigènes, telles que la Coccinelle à bande transverse, ont diminué après l’arrivée des Coccinelles à sept points. Il n’est pas évident de déterminer ce qui a causé le déclin de certaines espèces et pourquoi d’autres espèces se développent dans les mêmes habitats modifiés par les activités anthropiques.

Seven-spotted Lady Beetle
Photo: Coccinelle à sept points, Coccinella septempunctata © Denis A. Doucet

 

Pleins feux sur la Coccinelle à neuf points

Il y a soixante ans, la Coccinelle à neuf points (Coccinella novemnotata) était l’une des espèces que l’on trouvait communément autour des exploitations agricoles familiales du sud du Canada. Aujourd’hui, elle est toujours présente dans le sud de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, mais elle est plus susceptible de se trouver dans la végétation naturelle le long des dunes de sable plutôt que dans les champs agricoles. Au sud de l’Ontario et du Québec, on n’a pas vu de Coccinelles à neuf points depuis environ 25 ans. Il est très probable qu’elles aient disparu de l’est du Canada.

Il s’est souvent avéré que les récents signalements de Coccinelles à neuf points correspondaient à une autre espèce. Les coccinelles variables, telles que la Coccinelle Asiatique, peuvent possèder neuf points. Dans l’ouest, les Coccinelles à neuf points peuvent avoir moins de neuf points. Pour confirmer l’identification, il est important de repérer la bande sombre au milieu du dos de la coccinelle, sa forme et sa taille globales ainsi que le motif situé derrière sa tête.

Les larves et les adultes se nourrissent de pucerons et d’autres insectes phytophages à corps mous. Les femelles cherchent des plantes à forte densité de pucerons et pondent leurs oeufs. Comme de nombreuses coccinelles, les Coccinelles à neuf points sont des généralistes et pondent des oeufs sur de nombreuses espèces de plantes, y compris sur de nombreuses plantes cultivées. Il n’est pas évident de déterminer les rôles relatifs que jouent la compétition avec les espèces exotiques, les maladies et les changements en termes d’utilisation des terres dans le déclin de cette espèce. À l’échelle nationale, la Coccinelle à neuf points est classée sensible.

Résultats de l’évaluation de la situation générale

La plupart des 166 espèces de coccinelles du Canada sont en sécurité (77 espèces, 46%, figure 14 et tableau 21). Cependant, 9% sont sensibles à l’échelle nationale (15 espèces).

Au total, 66 espèces (40%) ont reçu la classification Indéterminée et une espèce (1%) est classée dans la catégorie Non évaluée. Il existe sept espèces (4%) de coccinelles exotiques qui sont établies au Canada.

Figure 14. Résultats des évaluations de la situation générale des espèces de coccinelles au Canada dans le rapport Espèces sauvages 2010.
diagramme à bandes (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 14

La figure 14 montre les résultats des évaluations de la situation générale des espèces de coccinelles au Canada dans le rapport Espèces sauvages 2010. Le graphique à barres présente les espèces de coccinelles disparues, disparues de la région, en péril, possiblement en péril, sensibles, en sécurité, indéterminées, non-évaluées, exotiques et occasionnelles au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 166 espèces évaluées au Canada, 15 sensibles, 77 en sécurité, 66 indéterminées, une non-évaluée et 7 exotiques. Des 29 espèces évaluées au Yukon, une était sensible, 12 en sécurité et 16 indéterminées. Des 33 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, une était classée sensible, 13 en sécurité et 19 indéterminées. Des 3 espèces évaluées au Nunavut, une était classée sensible et 3 indéterminées. Des 95 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 3 étaient classées sensibles, 44 en sécurité, 41 indéterminées, 2 non-évaluées et 5 exotiques. Des 80 espèces évaluées en Alberta, 11 étaient classées sensibles, 40 en sécurité, 26 indéterminées, une exotique et 2 occasionnelles. Des 65 espèces évaluées en Saskatchewan, 4 étaient classées sensibles, 27 en sécurité, 31 indéterminées, une exotique et 2 occasionnelles. Des 66 espèces évaluées au Manitoba, 2 étaient classées possiblement en péril, 3 sensibles, 20 en sécurité, 37 indéterminées, une non-évaluée et 3 exotiques. Des 88 espèces évaluées en Ontario, une était classée disparue de la région, une possiblement en péril, 6 sensibles, 35 en sécurité, 39 indéterminées et 6 exotiques. Des 71 espèces évaluées au Québec, une était classée disparue de la région, une possiblement en péril, 4 sensibles, 28 en sécurité, 32 indéterminées et 5 exotiques. Des 44 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée possiblement en péril, 2 sensibles, 20 en sécurité, 16 indéterminées et 5 exotiques. Des 43 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, une était classée possiblement en péril, 2 sensibles, 23 en sécurité, 12 indéterminées et 5 exotiques. Des 24 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, une était classée possiblement en péril, 12 en sécurité, 6 indéterminées et 5 exotiques. Des 16 espèces évaluées à Terre-Neuve et Labrador, 9 étaient classées en sécurité, 4 indéterminées et 3 exotiques. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

 

Tableau 21. Classifications nationales des espèces de coccinelles déterminées par le Groupe de travail national sur la situation générale.
Classification nationale
(Canada)
Nombre et pourcentage
d’espèces dans chaque catégorie de rang
0.2 Disparue0 (0%)
0.1 Disparue de la région0 (0%)
1 En péril0 (0%)
2 Possiblement en péril0 (0%)
3 Sensible15 (9%)
4 En sécurité77 (46%)
5 Indéterminée66 (40%)
6 Non évaluée1 (1%)
7 Exotique7 (4%)
8 Occasionnelle0 (0%)
Total166 (100%)

Menace envers les coccinelles canadiennes

On a accordé la plus grande attention à la coïncidence entre le déclin des espèces indigènes (par exemple, la Coccinelle à neuf points et la Coccinelle à bande transverse) et l’arrivée et la propagation des espèces exotiques telles que la Coccinelle à sept points par rapport à d’autres facteurs pour expliquer le déclin de plusieurs espèces de coccinelles. Il n’est pas évident de déterminer l’importance relative du rôle de la compétition avec des espèces exotiques comparée à l’importance relative des modifications en termes d’habitat et d’utilisation des terres dans ce déclin.

Conclusion

Bien que les coccinelles aient fait l’objet de quelques études, il reste encore beaucoup à apprendre sur leur aire de répartition et leur situation au Canada. Au cours des vingt dernières années, les effets potentiels de la présence d’espèces exotiques sur les changements d’aires de répartition géographique des espèces indigènes ont suscité un intérêt accru.

Pour en savoir plus

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Références

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