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Insectes : Bourdons

Bombus - Genre d’insectes qui inclut les bourdons sociaux et les bourdons-coucous. Il s’agit d’insectes ailés pollinisateurs qui se nourrissent exclusivement de pollen et de nectar de fleurs. Les bourdons sont gros, poilus et souvent de couleurs vives.

Photo d’un bourdon, Bombus impatiens, se reposant sur une fleur
Photo: Bombus impatiens © Sheila Colla

En bref

  • Il existe environ 250 espèces de bourdons dans le monde, dont 41 se trouvent au Canada.
  • En excluant les espèces classées comme étant Disparue, Disparue de la région, Indéterminée, Non évaluée, Exotique ou Occasionnelle, la majorité (94%) des bourdons au Canada est en sécurité à l’échelle nationale (au niveau du Canada), alors que 6% sont possiblement en péril à l’échelle nationale. Cependant, il convient de noter que la plupart des espèces de bourdons ont été classées dans la catégorie Indéterminée.
  • Une grande partie de l’aire de répartition des bourdons se retrouve dans des régions sous-échantillonnées du pays. Aucune espèce de bourdons n’est classée en péril, car le COSEPAC n’a pas encore évalué ces espèces, bien que l’on envisage actuellement d’évaluer le Bourdon à tache rousse (Bombus affinis) et l’espèce Bombus occidentalis.
  • Les bourdons sont adaptés aux climats plus froids, ce qui en fait d’excellents pollinisateurs dans des conditions climatiques rigoureuses. Ces adaptations incluent une rare capacité physiologique de thermo-régulation leur permettant d’atteindre des températures corporelles bien supérieures aux températures ambiantes.
  • La reine est la plus grosse abeille dans la colonie, suivie des ouvrières (femelles) et des faux-bourdons (mâles).
  • Contrairement aux abeilles mellifères, les bourdons ne meurent pas lorsqu’ils utilisent leur dard. Les abeilles mâles ne possèdent pas de dards.

Contexte

Le genre Bombus (bourdons) regroupe environ 250 espèces que l’on trouve principalement dans les régions tempérées d’Amérique du Nord, d’Amérique Centrale, d’Amérique du Sud, d’Europe et d’Asie. Les bourdons ont besoin de trois habitats différents pour la nidification, l’hivernage et l’alimentation. En général, les nids peuvent être souterrains dans des terriers de rongeurs abandonnés ou au-dessus du niveau du sol dans les arbres ou sous des buttes de gazon. Les sites d’hivernage pour les reines accouplées sont des terriers situés à quelques centimètres à peine au-dessous de la surface, dans la terre meuble, le sable, la végétation en décomposition (y compris le paillis) et des rondins pourris. Chez certaines espèces, les jeunes reines hivernent sur les sites où sont établis leurs nids maternels. L’habitat d’alimentation peut inclure une forêt, un pré, des jardins urbains, des tourbières, des champs agricoles, etc. Un habitat d’alimentation approprié comporte de nombreuses fleurs propices qui fournissent des sources de nectar et de pollen durant le printemps, l’été et l’automne. Les bourdons communs et facilement identifiables sont gros, duvetés et sont pourvus de corbicules (c’est-à-dire des corbeilles à pollen).

Les bourdons sont des insectes eusociaux (c’est-à-dire qu’ils forment une colonie composée d’une reine et de castes d’ouvrières, où les ouvrières sont la progéniture de la reine). Les colonies sont annuelles; les reines accouplées émergent de l’hibernation au printemps après avoir hiverné puis commencent à se nourrir. Les reines cherchent un endroit approprié pour le nid où elles pourront établir leurs colonies. Quelques semaines après la ponte initiale de la reine, les ouvrières sortent et commencent à rechercher de la nourriture pour la colonie et pour nourrir le couvain. Au fil de l’été, la colonie atteint sa production maximale d’ouvrières et commence à produire des mâles et des reines potentielles. Ces individus reproducteurs quittent le nid et s’accouplent avec des abeilles provenant d’autres nids. Après l’accouplement, les jeunes reines entrent en diapause et hivernent. Les mâles et le reste de la colonie déclinent à l’arrivée de l’automne et meurent tous gelés. Le moment d’émergence de la reine et la durée du cycle d’une colonie diffèrent grandement selon les espèces. Les bourdons qui appartiennent au sous-genre Psithyrus constituent une exception dans la mesure où ils ne produisent pas de caste d’ouvrières, mais sont plutôt des parasites sociaux (bourdons-coucous). Au lieu de fonder leurs propres colonies, les femelles usurpent les colonies d’autres espèces et se propagent en utilisant les ressources de l’espèce hôte.

Les bourdons sont des pollinisateurs qui jouent un rôle clé dans le domaine de l’agriculture, tant dans les champs que dans les serres. Contrairement aux abeilles mellifères, ils sont capables de chercher de la nourriture par temps froid, pluvieux ou nuageux. Cela en fait d’excellents pollinisateurs pour une variété de cultures en régions tempérées telles que les tomates, les baies, les poivrons, les haricots, etc. Ils constituent également des pollinisateurs extrêmement importants pour les plantes à fleurs indigènes qui apportent nourriture et abri aux mammifères et aux oiseaux indigènes.

En Amérique du Nord, il a été prouvé que certaines de nos espèces de bourdons subissent un déclin rapide. En fait, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a récemment inscrit une espèce connue de l’Oregon et de la Californie (le Bourdon de Franklin) sur la liste des espèces en danger critique d’extinction. Actuellement, les menaces présumées envers les bourdons sauvages sont la perte d’habitat, l’urbanisation et la pollution, l’utilisation de pesticides, l’introduction de maladies provenant d’abeilles exploitées ainsi que les changements climatiques.

Les bourdons sont des insectes fascinants qui ont été étudiés depuis des siècles dans les jardins par des amateurs. Ils ont également fait l’objet de nombreuses études scientifiques d’ordre écologique et physiologique. Ce sont de gros insectes colorés et pelucheux. Bien que les femelles possèdent un dard, ce sont des animaux dociles que l’on peut voir voler avec zèle de fleur en fleur. Les bourdons jouent un rôle déterminant dans la pollinisation des plantes à fleurs indigènes et des cultures agricoles et sont donc essentiels à la durabilité des écosystèmes. Leur perte pourrait avoir un impact sur de nombreuses autres espèces, y compris les êtres humains.

État des connaissances

Il est relativement aisé d’identifier les bourdons sur le terrain, ils sont actifs le jour et sont omniprésents dans de nombreux habitats abritant des plantes à fleurs. Leur cycle vital spécifique et leurs exigences en termes d’habitat sont bien mieux connus que ceux de la plupart des insectes. Cependant, on dispose de peu d’informations concernant leur répartition. Les spécimens que l’on trouve dans les musées et les collections à travers le Canada fournissent des données de référence que l’on peut analyser en vue de déterminer les tendances de population au fil du temps.

Au Canada, on utilise les bourdons en tant qu’organismes de référence depuis de nombreuses décennies. Dans les années 1970 et 1980 notamment, les bourdons furent utilisés pour effectuer de nombreuses expériences aux fins d’études relatives à l’écologie des communautés et à l’évolution des espèces. Avec l’avènement du syndrome de l’effondrement des colonies parmi les abeilles mellifères exploitées, l’importance des pollinisateurs indigènes suscite depuis peu un intérêt croissant. Les bourdons sont les abeilles indigènes les mieux connues et de nombreux projets sont actuellement menés afin de favoriser leur conservation.

Les bourdons étant des insectes qui vivent en colonies et de nombreux individus n’étant pas reproducteurs, il est essentiel de mettre en place une surveillance à long terme bien conçue pour comprendre la situation de ces espèces à l’état sauvage. En outre, il est important de mener des études sur les maladies et les parasites des bourdons afin de comprendre pleinement dans quelle mesure le secteur en croissance des bourdons exploités influ sur les populations sauvages. Il faut mener des études plus approfondies afin de mieux comprendre les éléments du cycle vital des bourdons, tels que leur comportement d’accouplement et leurs exigences en matière d’hivernage, en vue de faciliter la conception des plans de conservation spécifiques aux espèces.

Richesse et diversité au Canada

Au Canada, on recense la plus grande diversité d’espèces de bourdons dans les régions de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et du Yukon, où l’on dénombre 34 des 41 espèces (figure 15). Les habitats particulièrement importants pour les bourdons sont situés dans les régions des prairies alpines du pays. On observe également une grande diversité d’espèces au sud de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Ontario et du Québec. Tandis que l’on trouve toutes les espèces canadiennes de bourdons dans d’autres pays (c’est-à-dire principalement aux États-Unis, bien que certaines soient holarctiques), la majeure partie de l’habitat indigène des espèces se situe au Canada.

Pleins feux sur le Bourdon à tache rousse

Dès l’apparition des premiers signes du printemps, on peut observer les reines des Bourdons à tache rousse (Bombus affinis) à la recherche de nourriture sur toutes les plantes qu’elles peuvent trouver. Les sources de pollen hâtives telles que les saules et les tussilages sont essentielles à la survie de ces espèces qui apparaissent tôt dans l’année. Une fois que la reine a récupéré les éléments nutritifs perdus au cours de l’hiver, elle commence à chercher des terriers de rongeurs abandonnés pour établir son nid. Elle pond des oeufs et cherche de la nourriture pour elle-même et pour ses larves en développement jusqu’à ce que le premier couvain d’ouvrières éclose. Les ouvrières prennent alors la relève concernant les travaux de nettoyage et de recherche de nourriture et la reine concentre toute son énergie à produire les oeufs et à agrandir sa colonie. À l’approche de l’automne, la reine commence à pondre des oeufs qui sont des mâles et des jeunes reines en devenir. Ces individus reproducteurs sortent et se reproduisent avant que les reines accouplées ne se mettent à hiverner. Par rapport à d’autres espèces de bourdons indigènes, le Bourdon à tache rousse se caractérise par l’un des plus longs cycles de colonie, il émerge dès la mi-mars et ne disparaît que fin octobre. C’est pourquoi ils disposent, cumulativement, de l’une des plus grandes tailles de colonie de toutes les autres espèces, et d’un corps relativement grand pour supporter la fraîcheur du printemps et de l’automne.

Il y a 30 ans à peine, le Bourdon à tache rousse était l’une des abeilles les plus communes dans les prés, les zones urbaines, les forêts et les zones humides. Au cours des 10 dernières années, on a recensé moins de cinq individus dans son aire de répartition indigène du sud de l’Ontario et du Québec, en dépit de recherches intensives. Plus récemment, cette espèce a été trouvée uniquement dans le parc provincial de Pinery, sur les rives est du lac Huron. Ainsi, le COSEPAC envisage actuellement d’inscrire ce pollinisateur clé sur sa liste en vertu de la Loi sur les espèces en péril. De plus, à l’échelle nationale, cette espèce a été classée dans la catégorie possiblement en péril. En raison de sa tache rousse distinctive située sur la deuxième bande de son abdomen et compte tenu de son long cycle de colonie, cette espèce suscite un grand intérêt de la part du grand public et des jardiniers curieux.

Pleins feux sur Bombus impatiens

L’espèce de bourdon Bombus impatiens, repéré par de nombreux jardiniers canadiens, est fréquemment observée sur les fleurs. C’est le seul bourdon qui présente une seule bande jaune en haut de l’abdomen (le reste de l’abdomen étant complètement noir). Alors que cette espèce de bourdon a toujours été assez commune, on a assisté, au cours des dernières décennies, à l’expansion de son aire de répartition vers l’est en Nouvelle-Écosse et à l’augmentation de sa population dans certaines zones de son aire de répartition d’origine. C’est pourquoi il est classé dans la catégorie en sécurité à l’échelle nationale. De nombreuses caractéristiques historiques naturelles expliquent le succès de ce bourdon dans les paysages actuellement en évolution. D’abord, il a adopté des objets créés par l’humain et en a fait du matériel de nidification approprié. Dans les zones urbaines, on peut fréquemment trouver ses colonies sous les patios, entre des blocs de béton et parfois même sur les balcons des appartements! Ces bourdons ont une langue de taille moyenne, ce qui implique qu’ils peuvent chercher de la nourriture dans des centaines d’espèces végétales, y compris sur les plantes indigènes, introduites et agricoles. Les reines produisent également de très vastes colonies d’ouvrières de tailles variables, en fonction de la qualité de la nourriture disponible.

L’adaptabilité de cette espèce, lui permettant de prospérer dans une variété de condition, en fait l’espèce la plus adaptée pour gérer la pollinisation de nombreuses cultures, dans les champs et dans les serres. Il s’agit d’un pollinisateur particulièrement efficace pour les tomates et les poivrons, qui nécessitent une pollinisation par vibration (ce dont les abeilles mellifères sont incapables). Conséquence fâcheuse de la domestication de cette espèce pour la pollinisation des cultures : cette espèce de bourdon serait à présent commune dans l’ouest du Canada. De nombreuses sociétés d’élevage à visée commerciale expédient cette espèce dans toute l’Amérique du Nord aux fins de pollinisation d’une variété de cultures. Au cours des dernières années, elle a été repérée en Colombie-Britannique à l’état sauvage. Bien qu’il s’agisse d’une espèce canadienne indigène, elle représente une sérieuse menace pour la variété de bourdons vivant dans l’ouest du Canada. Le succès de cette espèce dans l’ensemble de son aire de répartition indigène indique qu’elle pourrait s’avérer être un compétiteur de taille en termes de nourriture et de sites de nidification, ce qui pourrait avoir des répercussions sur d’autres espèces de bourdons indigènes.

Résultats de l’évaluation de la situation générale

La plupart des 41 espèces de bourdons du Canada sont classées dans la catégorie Indéterminée (25 espèces, 61%, figure 15 et tableau 22). Quinze espèces sont classées en sécurité (37%) et une espèce (2%) est classée possiblement en péril.

Figure 15. Résultats des évaluations de la situation générale des espèces de bourdons au Canada dans le rapport Espèces sauvages 2010.
diagramme à bandes (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 15

La figure 15 montre les résultats des évaluations de la situation générale des espèces de bourdons au Canada dans le rapport Espèces sauvages 2010. Le graphique à barres présente les espèces de bourdons disparues, disparues de la région, en péril, possiblement en péril, sensibles, en sécurité, indéterminées, non-évaluées, exotiques et occasionnelles au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 41 espèces évaluées au Canada, une était classée possiblement en péril, 15 en sécurité et 25 indéterminées. Des 23 espèces évaluées au Yukon, 2 étaient classées en sécurité et 21 indéterminées. Des 21 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 3 étaient classées en sécurité et 18 indéterminées. Toutes les 7 espèces évaluées au Nunavut étaient classées indéterminées. Des 34 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée sensible, 4 en sécurité et 29 indéterminées. Des 30 espèces évaluées en Alberta, une était classée sensible, 2 en sécurité et 27 indéterminées. Des 27 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée en sécurité et 26 indéterminées. Des 27 espèces évaluées au Manitoba, 2 étaient classées en sécurité et 25 indéterminées. Des 26 espèces évaluées en Ontario, 2 étaient classées possiblement en péril, 5 sensibles, 9 en sécurité et 10 indéterminées. Des 25 espèces évaluées au Québec, 2 étaient classées possiblement en péril, une sensible, 6 en sécurité et 16 indéterminées. Des 15 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée possiblement en péril, une sensible, 2 en sécurité et 11 indéterminées. Des 14 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, une était classée possiblement en péril, 2 sensibles, 9 en sécurité et 2 indéterminées. Des 11 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, une était classée possiblement en péril, une sensible, 5 en sécurité, 3 indéterminées et une exotique. Des 11 espèces évaluées à Terre-Neuve et Labrador, une était classée possiblement en péril, 2 sensibles, une en sécurité et 7 indéterminées. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

 

Tableau 22. Classifications nationales des espèces de bourdons déterminées par le Groupe de travail national sur la situation générale.
Classification nationale
(Canada)
Nombre et pourcentage
d’espèces dans chaque
catégorie de rang
0.2 Disparue0 (0%)
0.1 Disparue de la région0 (0%)
1 En péril0 (0%)
2 Possiblement en péril1 (2%)
3 Sensible0 (0%)
4 En sécurité15 (37%)
5 Indéterminée25 (61%)
6 Non évaluée0 (0%)
7 Exotique0 (0%)
8 Occasionnelle0 (0%)
Total41 (100%)

Menace envers les bourdons canadiens

Les bourdons nécessitent un habitat approprié pour la durée totale de leur cycle de colonie, car ils produisent des individus reproducteurs seulement à la fin de l’été. Cela signifie que toute la colonie a besoin de sources de nectar et de pollen adaptées provenant d’une variété de fleurs tout au long du printemps, de l’été et de l’automne. Rapportant de la nourriture dans le nid, les bourdons sont extrêmement sensibles aux effets cumulatifs de la pollution et des pesticides (en particulier les néonicotinoïdes) dans leurs habitats d’alimentation. Ils subissent également les effets négatifs des changements climatiques, des espèces envahissantes qui peuvent entrer en compétition pour les plantes hôtes (par exemple, l’Abeille domestique (Apis mellifera)), et des maladies introduites par les bourdons exploités utilisés aux fins de pollinisation des cultures dans les serres et les champs. Du fait de la perte de plantes hôtes attribuable aux pratiques d’utilisation des terres par les humains et aux espèces de plantes envahissantes, de nombreuses espèces d’abeilles, y compris les bourdons, assistent à la diminution du nombre d’habitats propices.

Conclusion

Cette évaluation de la situation générale montre que la plupart (61%) des espèces de bourdons au Canada sont classées dans la catégorie Indéterminée. Cela est attribuable à un déficit d’activités d’échantillonnage dans la majeure partie du pays. Cependant, certaines espèces ont fait l’objet d’études approfondies et ont montré un déclin drastique et alarmant en 30 ans à peine. En conséquence, étant donné les activités d’évaluation en cours, il est probable que davantage d’espèces soient classées dans les catégories possiblement en péril (2% actuellement) ou sensible.

Tandis que les bourdons d’Amérique du Nord sont omniprésents dans les collections historiques, ce n’est que récemment que les naturalistes amateurs et les biologistes de terrain ont commencé à s’intéresser à ces créatures. D’ici quelques années, de nouvelles clés d’identification et une sensibilisation du public permettront probablement de mieux comprendre ce groupe d’insectes pollinisateurs de première importance.

Pour en savoir plus

Benton, T. Bumblebees. Collins publishing, London, UK.

BugGuide, Genus Bombus. (Consulté le 9 avril 2010). [en anglais seulement]

Discover life bumblebee key. (Consulté le 9 avril 2010). [en anglais seulement]

Kearns, C. A. et Thomson, J. D. 2001. The natural history of bumblebees: a sourcebook for investigations. University Press of Colorado, Boulder: 130 pp.

Paul William’s colour key to the Bombus of the World. (Consulté le 9 avril 2010). [en anglais seulement]

Références

Colla, S. R. et Packer, L. 2008. Evidence for decline in eastern North American bumblebees (Hymenoptera: Apidae), with special focus on Bombus affinis Cresson. Biodiversity and Conservation 17: 1379-1391.

Heinrich, B. 1979. Bumblebee economics. Harvard University Press, Cambridge: 245 pp.

Laverty, T. M. et Harder, L. D. 1988. The bumblebees of eastern Canada. Canadian Entomologist 120: 965-987.

Thorp, R. W. et Shepherd, M. D. 2005. Profile: subgenus Bombus. In Red list of pollinator insects of North America (M. D. Shepherd, D. M. Vaughan et S. H. Black, éditeurs). The Xerces Society for Invertebrate Conservation, Portland.

Williams, P. H. et Osborne, J. L. 2009. Bumblebee vulnerability and conservation world-wide. Apidologie 40: 367-387.