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Insectes : Papillons

Lepidoptera - Ordre d’insectes qui comprend les papillons et les papillons de nuit. Leurs deux paires d’ailes écaillées, souvent de couleurs vives, en particulier chez de nombreux papillons, permettent de les distinguer de tous les autres insectes. Les lépidoptères subissent une métamorphose complète : les oeufs sont déposés, d’où éclosent les larves, et un stade pupal suit, durant lequel le stade adulte final prendra forme. Les papillons sont des insectes au corps mince (surtout) diurnes.

Photo d’un Papillon tigré du Canada, Papilio canadensis
Photo: Papillon tigré du Canada, Papilio canadensis © Rémi Hébert

En bref

  • Les papillons représentent une petite branche des lépidoptères, correspondant à environ 10% des espèces connues (les autres sont des espèces de papillons de nuit). Dans le monde, il existe environ 18 000 espèces de papillons. Le Canada abrite 302 espèces résidentes de papillons, bien que seules cinq soient endémiques.
  • En excluant les espèces classées comme étant Disparue, Disparue de la région, Indéterminée, Non évaluée, Exotique ou Occasionnelle, la majorité (82%) des papillons au Canada est en sécurité à l’échelle nationale (au niveau du Canada), alors que 9% sont sensibles, 7% sont possiblement en péril et 2% sont en péril à l’échelle nationale.
  • Une espèce de papillon, le Lutin givré (Callophrys irus), est disparu du Canada.
  • Les Monarques (Danaus plexippus) migrent à des milliers de kilomètres pour éviter l’hiver canadien.
  • La Piéride du chou (Pieris rapae) et l’Hespérie des graminées (Thymelicus lineola) sont les deux papillons exotiques du Canada.

Contexte

Avec leur activité visible durant le jour, leurs couleurs vives et leur vol allègres, les papillons attirent habituellement l’intérêt et la sympathie du public. De ce fait, les papillons sont devenus des espèces « amirales » d’invertébrés. Le fait que le Niagara Parks Butterfly Conservatory en Ontario ait attiré 850 000 visiteurs durant sa première année complète d’activité est un indicateur de la popularité que ces insectes connaissent maintenant.

Même si les papillons représentent seulement 10% environ de l’ordre Lepidoptera – les papillons de nuit formant l’autre 90% – les papillons sont habituellement plus attrayants que les papillons de nuit, qui sont généralement nocturnes et sont habituellement de couleur plutôt terne. Toutefois, tous les papillons commencent leur vie sous une forme relativement discrète, comme un oeuf minuscule cryptique. Le choix prudent du moment et de l’emplacement pour le dépôt de ses oeufs par la femelle est un élément déterminant de la survie de chaque génération. Non seulement la femelle doit déposer les oeufs sur la bonne « plante hôte », mais elle doit également les fixer à la bonne partie de la plante, vu que toutes les parties de la plante ne sont pas toutes aussi comestibles pour la chenille à sa sortie de l’oeuf. Après son éclosion, la chenille du papillon qui se nourrit de la plante se développe au moyen d’une mue ou d’un changement de peau périodique. La dernière mue larvaire mène à la formation d’une coque de nymphose ou chrysalide, plutôt que d’une chenille plus grosse. Cela marque le début d’un changement remarquable car, après une période de temps, la coque de nymphose finira par s’ouvrir et un papillon adulte muni d’ailes et entièrement développé en émergera.

En subissant une métamorphose totale, la larve et l’adulte des papillons sont capables de vivre des modes de vie radicalement différents dans des milieux tout à fait différents – le premier comme un casanier rampant lentement ayant un appétit insatiable pour la végétation, le dernier comme un suceur de nectar voltigeant ici et là sur de grandes distances. Dévorant la nourriture de façon méthodique durant sa vie, la larve existe dans un monde foliaire minuscule qui contraste vivement avec celui de l’adulte, qui peut s’étendre sur un territoire de plusieurs hectares à plusieurs centaines de kilomètres carrés. Par exemple, les Monarques (Danaus plexippus) sont connus pour entreprendre des vols migratoires sur des milliers de kilomètres (les adultes marqués au Canada à l’automne ont été subséquemment recapturés dans les forêts hivernales du centre du Mexique). La plupart des papillons ont des vies relativement courtes, le cycle entier de l’oeuf à l’adulte peut seulement durer un ou deux mois, et les adultes peuvent vivre seulement une semaine. De nombreuses espèces produisent seulement une génération par année et ne volent que durant quelques mois de l’année.

Dans la majeure partie du Canada, où les températures descendent en dessous du point de congélation durant une partie de l’hiver, au moins un stade dans le cycle de vie d’une espèce de papillon doit entrer dans un état dormant appelé « diapause » afin de résister au gel. La plupart des espèces qui passent l’hiver au Canada le font sous la forme de chenilles. D’autres hivernent sous la forme d’oeufs (par exemple, les porte-queues) ou de pupes (les lutins et d’autres Callophrys), tandis que quelques espèces, notamment les vanesses (Nymphalis) et les polygones (Polygonia), passent l’hiver sous la forme d’adultes, hivernant dans des trous dans les arbres, des fissures dans la pierre ou d’autres abris comme les édifices.

La science reconnaît maintenant environ 18 000 espèces de papillons dans le monde, et on croit que cette grande variété se rattache à la grande diversité d’espèces de plantes, puisque les larves utilisent habituellement qu’un nombre relativement limité de plantes hôtes. Par exemple, les papillons du genre Euphilotes en Amérique du Nord s’alimentent seulement à partir des membres de la famille des renouées (Polygonaceae); les larves consomment les fleurs et les fruits, et les adultes sucent le nectar.

État des connaissances

Les papillons sont un groupe d’insectes relativement bien étudié au Canada, grâce en grande partie aux nombreux spécialistes professionnels et amateurs qui s’intéressent à ces insectes particuliers. Le nombre considérable d’articles sur les papillons et de livres documentant les espèces canadiennes est complété par de nombreuses collections, dont le Musée d’entomologie Lyman (campus Macdonald de l’Université McGill, à Montréal), le Royal Saskatchewan Museum of Natural History, à Regina, et la section des lépidoptères de la Collection nationale canadienne d’insectes, à Ottawa. Une récente publication par Peter W. Hall (2009) pour le compte de NatureServe Canada, Sentinels on the Wing: The Status and Conservation of Butterflies in Canada, brosse un survol détaillé de la situation des papillons au Canada. Cette publication a tenu compte des données et des analyses de plusieurs organismes, dont les résultats de la situation générale des papillons élaborés par le Groupe de travail national sur la situation générale et présentés dans ce rapport.

Richesse et diversité au Canada

Au Canada, 302 espèces de papillons sont décrites, d’un océan à l’autre, et la richesse la plus élevée en espèces se trouve dans les provinces allant de la Colombie-Britannique jusqu’au Québec. De nombreuse espèces canadiennes sont répandues et il est possible de les trouver dans presque chaque province ou territoire (par exemple, la Belle Dame - Vanessa cardui, le Morio - Nymphalis antiopa, le Papillon tigré du Canada - Papilio canadensis). Toutefois, quelques espèces semblent avoir une répartition hautement restreinte. Par exemple, même si d’autres relevés pourraient éventuellement décrire une répartition plus étendue de l’espèce, le Coliade de Johansen (Colias johanseni) a seulement été observée sur un versant près de Bernard Harbour, au Nunavut, et dans une zone côtière près de Coppermine. Il y a deux espèces de papillons exotiques au Canada. L’une d’entre elles, l’Hespérie des graminées (Thymelicus lineola), est arrivée en Ontario autour de 1910. Répartie au sud et à l’ouest, cette espèce est devenue aujourd’hui un ravageur important de la Fléole des prés (Phleum pratense). Espèce qui a connu encore plus de « succès », la Piéride du chou (Pieris rapae), maintenant familière, a été introduite à Québec autour de 1860 et est maintenant dénombrée dans la majeure partie de l’Amérique du Nord.

Pleins feux sur le Satyre fauve des Maritimes

Le Satyre fauve des Maritimes (Coenonympha nipisiquit) vit exclusivement dans les habitats des marais salés dans la région de la Baie des Chaleurs sur la côte est du Canada. Il a été dénombré à seulement six sites. La taille et les densités de population du Satyre fauve des Maritimes sont les plus élevées dans les habitats qui renferment un grand nombre de plantes hôtes pour les larves (herbes des prés salants) et une source de nectar pour le papillon (limonium).

Les ailes mesurent en moyenne 3,4 cm d’envergure chez les mâles et 3,6 cm chez les femelles. Une tâche en forme d’oeil est présente sur environ 33% des mâles et est plus courante et mieux définie chez les femelles. Les mâles et les femelles démontrent des motifs de couleur ocre, grise et crème. Les mâles sont portés à noircir avec l’âge.

Les inondations attribuables aux marées hautes et aux vagues provoquées par les tempêtes menacent tous les stades de vie du Satyre fauve des Maritimes. L’hiver, la glace repoussée jusqu’à leurs habitats de terrains marécageux durant les tempêtes peut écraser les larves hivernantes. L’aménagement et le drainage de l’habitat des terrains marécageux sont d’autres menaces importantes. Les chercheurs croient qu’il existe probablement d’autres menaces qui n’ont pas encore été cernées, vu qu’il existe de nombreux exemples d’habitats de terrains marécageux idéaux sans populations de ce papillon.

Le Satyre fauve des Maritimes est en péril à l’échelle nationale selon la classification de la situation générale. Il a reçu la désignation en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en avril 2009.

Pleins feux sur le Monarque

Le Monarque (Danaus plexippus) est probablement le plus reconnu de tous les papillons en Amérique du Nord. Ses ailes de couleur orange vive qui mesurent de 93 à 105 mm d’envergure sont ornées d’une bordure noire épaisse qui comprend deux rangées de taches blanches. Parmi les autres motifs, mentionnons deux plaques noires très visibles sur les ailes postérieures qui se retrouvent seulement sur les mâles.

Le Monarque a une répartition étendue en Amérique du Nord, à partir du sud du Canada vers le sud jusqu’en Amérique Centrale et à partir de la côte du Pacifique jusqu’à la côte de l’Atlantique. Au Canada, il a été dénombré dans toutes les dix provinces et dans les Territoires du Nord-Ouest. En général, deux populations reproductives de Monarques sont reconnues : à l’ouest et à l’est, les montagnes Rocheuses étant le point de démarcation. Chacune des deux populations a un schéma migratoire distinct. Ceux à l’est des Rocheuses passent l’hiver dans le centre du Mexique, tandis que ceux à l’ouest des Rocheuses passent l’hiver en Californie.

Les Monarques volent avec puissance sur de grandes étendues. À l’automne, ils migrent à des milliers de kilomètres, se déplaçant du Canada jusqu’au Mexique et en Californie. Au Canada, les migrations sont les mieux observées dans le sud de l’Ontario, en particulier dans le parc national de la Pointe-Pelée et le parc provincial Presqu’île. Les Monarques conservent leur énergie durant la migration en se laissant emporter par les courants d’air chaud qui s’élèvent et ils atteindront des altitudes de plus d’un kilomètre afin de profiter des vents dominants.

Les Monarques peuvent se développer partout où poussent les asclépiades, car les larves (chenilles) se nourrissent exclusivement des feuilles de ces plantes. Tant qu’il y aura des asclépiades, les Monarques supporteront les niveaux élevés de perturbation humaine et ils sont connus pour se reproduire le long des routes à forte circulation et des jardins en milieu urbain.

Les menaces envers les populations de Monarques comprennent les conditions environnementales comme les orages violents, la perte de l’habitat de reproduction, et les contaminants comme les herbicides (qui détruisent à la fois les asclépiades dont ont besoin les chenilles et les fleurs sauvages qui produisent le nectar recherché par les adultes). La perte des habitats d’hivernage au Mexique et en Californie est une très grande menace. Selon la classification de la situation générale, le Monarque est sensible à l’échelle nationale et a reçu la désignation préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en novembre 2001.

Résultats de l’évaluation de la situation générale

Le rapport Espèces sauvages 2010 correspond à la deuxième évaluation nationale des papillons. Des 302 espèces de papillons présentes au Canada, la majorité sont en sécurité à l’échelle nationale (217 espèces, 72%, figure 20 et tableau 27). De même, 24 espèces sont sensibles (8%), 19 espèces sont possiblement en péril (6%) et quatre espèces sont en péril (2%) à l’échelle nationale. Une espèce de papillon, le Lutin givré (Callophrys irus), est disparue du Canada.

Onze espèces de papillons ont une classification nationale indéterminée ou non évaluée (3%). Deux espèces sont classées exotique (1%). Finalement, un nombre élevé d’espèces (24) sont classées occasionnelle (8%) à l’échelle nationale, en raison de la plus grande mobilité des papillons comparativement à d’autres groupes taxonomiques.

Figure 20. Résultats des évaluations de la situation générale des espèces de papillons au Canada dans le rapport Espèces sauvages 2010.
diagramme à bandes (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 20

La figure 20 montre les résultats des évaluations de la situation générale des espèces de papillons au Canada dans le rapport Espèces sauvages 2010. Le graphique à barres présente les espèces de papillons disparues, disparues de la région, en péril, possiblement en péril, sensibles, en sécurité, indéterminées, non-évaluées, exotiques et occasionnelles au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 302 espèces évaluées au Canada, une était classée disparue de la région, 4 en péril, 19 possiblement en péril, 24 sensibles, 217 en sécurité, 10 indéterminées, une non-évaluée, 2 exotiques et 24 occasionnelles. Des 90 espèces évaluées au Yukon, 6 étaient classées possiblement en péril, 23 sensibles, 59 en sécurité et 2 occasionnelles. Des 94 espèces évaluées dans les Territoire du Nord-Ouest, 6 étaient classées sensibles, 68 en sécurité, 16 indéterminées, une exotique et 3 occasionnelles. Des 47 espèces évaluées au Nunavut, une était classée possiblement en péril, 17 sensibles, 26 en sécurité, une exotique et 2 occasionnelles. Des 185 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée disparue de la région, 4 en péril, 9 possiblement en péril, 26 sensibles, 139 en sécurité, 2 exotiques et 4 occasionnelles. Des 166 espèces évaluées en Alberta, une était classée possiblement en péril, 20 sensibles, 104 en sécurité, 37 indéterminées, 2 exotiques et 2 occasionnelles. Des 159 espèces évaluées en Saskatchewan, 8 étaient classées possiblement en péril, 21 sensibles, 107 en sécurité, 11 indéterminées, 2 exotiques et 10 occasionnelles. Des 158 espèces évaluées au Manitoba, une était classée disparue de la région, 2 en péril, 13 possiblement en péril, 7 sensibles, 112 en sécurité, 7 indéterminées, une non-évaluée, 2 exotiques et 13 occasionnelles. Des 168 espèces évaluées en Ontario, 2 étaient classées disparues de la région, 17 possiblement en péril, 15 sensibles, 99 en sécurité, 5 indéterminées, 2 exotiques et 28 occasionnelles. Des 122 espèces évaluées au Québec, une était classée disparue de la région, 15 possiblement en péril, 15 sensibles, 85 en sécurité, une non-évaluée, une exotique et 4 occasionnelles. Des 84 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée en péril, 2 possiblement en péril, 3 sensibles, 70 en sécurité, 3 indéterminées, 2 exotiques et 3 occasionnelles. Des 71 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 3 étaient classées possiblement en péril, 7 sensibles, 52 en sécurité, 7 indéterminées et 2 exotiques. Des 60 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, une était classée en péril, 14 possiblement en péril, 8 sensibles, 31 en sécurité, 2 exotiques et 4 occasionnelles. Des 55 espèces évaluées à Terre-Neuve et Labrador, 2 étaient classées sensibles, 40 en sécurité, 9 indéterminées, 2 exotiques et 2 occasionnelles. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Comparaison avec les rapports Espèces sauvages précédents

Dans le rapport Espèces sauvages 2000, tous les papillons ont été classés non évalués à l’échelle nationale. En 2002, le Groupe de travail national sur la situation générale a produit des classifications de la situation générale mises à jour de toutes les espèces sauvages de papillons, incluant les classifications nationales. En 2002, les évaluations étaient basées sur la taxonomie de Layberry et al. (1998). Dans le présent rapport, Espèces sauvages 2010, la taxonomie est très semblable à celle utilisée en 2002, à l’exception de quelques changements pour rendre la liste des espèces conforme à celle proposée par Pelham (2008).

En général, l’évaluation de 2010 a mené à l’attribution de classifications possiblement en péril ou sensible à moins d’espèces et à l’attribution de plus de classifications en sécurité aux espèces (tableau 27). Au total, 32 espèces ont vu un changement dans leur classification nationale depuis la dernière évaluation. Parmi ces changements, le niveau de risque a accru pour trois espèces et il a diminué pour 13 espèces; trois espèces ont perdu ou ont acquis la classification indéterminée ou occasionnelle, 11 espèces ont été ajoutées et deux espèces ont été supprimées. Dans la plupart des cas, cela n’est pas indicatif d’un changement biologique, mais plutôt d’une augmentation dans les connaissances ou d’un changement taxonomique (tableau 28). Au total, neuf espèces ont été ajoutées depuis la mise à jour de l’évaluation de 2000 en 2002.

Tableau 27. Changements dans le nombre d’espèces de papillons dans le temps dans chacune des catégories de rangs déterminés par le Groupe de travail national sur la situation générale. Les analyses pour l’année 2000 incluent la base de données mise à jour en 2002 pour les papillons.
Classification nationaleAnnées des rapports Espèces sauvages
2000
Années des rapports Espèces sauvages
2005
Années des rapports Espèces sauvages
2010
Changement moyen entre les rapportsChangement total depuis le premier rapport
0
Disparue / Disparue de la région
1
(0%)
-1
(0%)
-Stable
1 En péril2
(0%)
-4
(2%)
-+2 espèces
2 Possiblement en péril23
(8%)
-19
(6%)
--4 espèces
3 Sensible31
(11%)
-24
(8%)
--7 espèces
4 En sécurité201
(69%)
-217
(72%)
-+16 espèces
5 Indéterminée11
(4%)
-10
(3%)
--1 espèces
6 Non évaluée0
(0%)
-1
(0%)
-+1 espèces
7 Exotique2
(0%)
-2
(1%)
-Stable
8 Occasionnelle22
(8%)
-24
(8%)
-+2 espèces
Total293 (100%)-302
(100%)
-+9 espèces

 

Tableau 28. Raisons des changements dans la situation des espèces de papillons entre la dernière évaluation et le rapport actuel. Les analyses pour l’année 2000 incluent la base de données mise à jour en 2002 pour les papillons.
Nom scientifiqueNom françaisRang national 2000Rang national 2010Raison du changement
Anthocharis stellaPointe-orangée de Stella4-(T) Changement relié à la taxonomie.
Apodemia mormoMormon31(T) Changement relié à la taxonomie.
Asterocampa celtisPapillon du micocoulier23(I) Amélioration des connaissances sur l’espèce.
Battus philenorPapillon de l’aristoloche58(I) Amélioration des connaissances sur l’espèce.
Callophrys gryneusPorte-queue du genévrier24(T) Changement relié à la taxonomie.
Callophrys gryneus gryneus--2(T) Changement relié à la taxonomie.
Callophrys gryneus siva--4(T) Changement relié à la taxonomie.
Celastrina luciaAzur lucia-4(T) Changement relié à la taxonomie; était inclus auparavant dans Celastrina echo.
Celastrina serotinaAzur des phytoptes du cerisier54(I) Amélioration des connaissances sur l’espèce.
Colias occidentalisColiade de l’Ouest34(T) Changement relié à la taxonomie.
Erebia lafontaineiAlpin rougeâtre34(T) Changement relié à la taxonomie.
Erebia mackinleyensisAlpin du mont McKinley34(T) Changement relié à la taxonomie.
Erebia pawloskiiAlpin de Pawlowski34(T) Changement relié à la taxonomie.
Erebia youngiAlpin à quatre points34(T) Changement relié à la taxonomie.
Erora laetaLutin mystérieux23(I) Amélioration des connaissances sur l’espèce.
Erynnis baptisiaeLutin mystérieux23(B) Cette espèce a étendu sont aire de répartition.
Erynnis martialisHespérie tachetée54(I) Amélioration des connaissances sur l’espèce.
Euphydryas aniciaDamier anicia-4(T) Changement relié à la taxonomie.
Euphydryas chalcedonaDamier variable4-(T) Changement relié à la taxonomie.
Euphydryas colon colonDamier à points-4(T) Changement relié à la taxonomie.
Euphydryas colon paradoxaDamier paradoxal-4(T) Changement relié à la taxonomie.
Euphyes dionHespérie farouche34(I) Amélioration des connaissances sur l’espèce.
Hesperia coloradoHespérie du Colorado24(T) Changement relié à la taxonomie.
Lerema accius--8(I) Nouvelle espèce au Canada.
Megathymus streckeri--5(I) Nouvelle espèce au Canada.
Oeneis philipiNordique de Philip34(T) Changement relié à la taxonomie.
Plebejus idas--4(T) Changement relié à la taxonomie.
Poanes zabulon--5(I) Nouvelle espèce au Canada, mais situation incertaine à savoir si une population est établie ou s’il s’agit d’une espèce vagabonde.
Polites sabuletiHespérie des dunes32(T) Changement relié à la taxonomie.
Satyrium caryaevoraPorte-queue du caryer34(I) Amélioration des connaissances sur l’espèce.
Satyrium semilunaPorte-queue cendré21(C) En voie de disparition selon une évaluation détaillée du COSEPAC en avril 2006.
Speyeria egleis--6(T) Changement relié à la taxonomie.

Menace envers les papillons canadiens

La plupart des experts reconnaissent que la modification et l’élimination d’un habitat adéquat représentent la plus grande menace envers les papillons indigènes partout au pays. Les papillons associés à des communautés naturelles hautement en péril, comme les landes à pins et à chênes et les prairies à herbes hautes de l’Ontario et les terres boisées de chênais de Garry et les vallées de l’Okanagan et de Silmilkameen de la Colombie-Britannique, sont particulièrement susceptibles.

Conclusion

Les papillons sont des espèces amirales et jouent un rôle important dans les écosystèmes. Toutefois, il importe de mieux comprendre les menaces auxquelles ces espèces sont exposées. Depuis les mises à jour en 2002 des classifications des papillons du rapport Espèces sauvages 2000, deux espèces ont reçu une classification nationale en péril (le résultat des évaluations du COSEPAC). Le rapport de 2010 a présenté les résultats de la deuxième évaluation des classifications nationales des papillons attribuées par le Groupe de travail national sur la situation générale, et nous espérons que ce processus permettra de recueillir plus de renseignements sur l’écologie de ces espèces.

Pour en savoir plus

Hall, P. W. 2009. Sentinels on the Wing: The status and conservation of butterflies in Canada. NatureServe Canada, Ottawa, Ontario: 68 pp.

Hinterland Who’s Who. 2003. Insect fact sheets: Monarch. (Consulté le 25 février 2010).

Opler, P. A., Lotts, K. et Naberhaus, T. 2010. Butterflies and moths of North America. (Consulté le 26 février 2010). [en anglais seulement]

Système canadien d’information sur la biodiversité. 2006. Les papillons diurnes du Canada. (Consulté le 11 février 2010).

Références

COSEPAC. 2009. Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Satyre Fauve des Maritimes (coenonympha nipisiquit) [PDF, 505 Ko] au Canada – mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa. (Consulté le 26 février 2010).

Environnement Canada. 2010. Registre public des espèces en péril. Profil d’espèce : Monarque. (Consulté le 25 février 2010).

Layberry, R. A., Hall, P. W. et Lafontaine, J. D. 1989. The butterflies of Canada. University of Toronto Press.

Parcs Canada. 2009. Parc national du Canada de la Pointe-Pelée : migration des monarques. (Consulté le 26 février 2010).

Pelham, J. P. 2008. A catalogue of the butterflies of the United States and Canada. The Lepidoptera Research Foundation Inc: 672 pp.