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Crustacés

On peut retrouver approximativement un peu plus de 3000 espèces de crustacés au Canada. Dans ce rapport, un seul groupe de crustacés est évalué, soit les écrevisses.

Écrevisses

Astacoidea - Les écrevisses d’eau douce forment un groupe de crustacés varié et commun à l’échelle mondiale. Ils sont présents naturellement sur tous les continents à l’exception de l’Afrique et de l’Antarctique.

Photo d’un Écrevisse à pinces bleues
Photo: Écrevisse à pinces bleues, Orconectes virilis © Casey Swecker

En bref

  • Il existe plus de 540 espèces d’écrevisses dans le monde, dont 11 sont présentes au Canada.
  • En excluant les espèces classées comme étant Disparue, Disparue de la région, Indéterminée, Non évaluée, Exotique ou Occasionnelle, la majorité (78%) des écrevisses au Canada est en sécurité à l’échelle nationale (au niveau du Canada), alors que 22% sont sensibles à l’échelle nationale.
  • Deux espèces d’écrevisses sont classées exotiques à l’échelle nationale : l’Écrevisse à taches rouges (Orconectes rusticus) et l’Écrevisse obscure (Orconectes obscurus). Les deux espèces ont été introduites en Ontario comme appât de poissons et sont maintenant aussi présentes au Québec. L’Écrevisse à taches rouges s’est répandue rapidement en Ontario et a éliminé les écrevisses indigènes de nombreux lacs et rivières. Il existe peu de données sur l’Écrevisse obscure au Canada.
  • Aux États-Unis, le tiers des écrevisses indigènes sont classées en voie de disparition ou menacées, selon l’ « American Fisheries Society Endangered Species Committee ».

Contexte

Les écrevisses appartiennent à l’embranchement Crustacea, comme les crabes, les homards et les crevettes. Toutes les écrevisses possèdent un exosquelette articulé et respirent par les branchies. Les écrevisses canadiennes sont présentes dans une énorme variété d’habitats d’eau douce, dont des zones humides, des prairies humides, des eaux stagnantes, des étangs, des ruisseaux, des cours d’eau, des lacs et des rivières. Toutes les espèces d’écrevisses canadiennes sont également présentes aux États-Unis, mais certaines populations du pays ont un cycle vital et des modèles écologiques uniques comparativement aux populations du sud. Il existe deux familles d’écrevisses au Canada : les Astacidae et les Cambaridae. La première est représentée par une espèce, l’Écrevisse du Pacifique (Pacifastacus leniusculus), présente en Colombie-Britannique. Les 10 autres espèces appartiennent toutes à la famille des Cambaridae.

Ses grandes pinces, situées sur la première des cinq paires de pattes, constituent la caractéristique la plus évidente des écrevisses. Aussi appelées pattes chéliformes géantes, elles permettent aux écrevisses de se nourrir, de s’accoupler, de se défendre et de creuser. Les quatre autres paires de pattes lui servent à se déplacer et à rechercher de la nourriture. Bien que les écrevisses marchent habituellement lentement au fond des cours d’eau, des rivières et des lacs, elles peuvent fuir leurs prédateurs en remuant leur forte queue et en reculant rapidement pour échapper au danger. Au devant de leur tête, les écrevisses possèdent une paire d’yeux composés situés sur de courtes tiges flexibles, qui leur permettent de voir dans différentes directions, car les écrevisses ne peuvent pas tourner la tête. Elles possèdent en outre une paire de longues antennes qui leur servent à détecter la nourriture et les substances chimiques dans l’eau.

En général, les écrevisses ne vivent que quelques années; elles doivent donc se reproduire rapidement et à un volume élevé pour maintenir leurs populations. La plupart des espèces s’accouplent à l’automne ou au début du printemps. Pendant l’accouplement, le mâle dépose son sperme dans un réceptacle situé sous la femelle. La femelle conserve le sperme jusqu’à ce qu’elle soit prête à féconder ses oeufs, au printemps. Lorsqu’elle est prête à pondre, la femelle crée une poche en courbant sa queue sous son abdomen. Cette poche est remplie d’une substance gluante, la glaire, qui maintient les oeufs en place. Au moment de la ponte, les oeufs traversent le réceptacle de sperme et tombent dans la glaire, où ils demeurent jusqu’à l’éclosion. Lorsqu’ils sont éclos, les jeunes écrevisses demeurent attachées à leur mère pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce qu’elles aient mué deux fois. Enfin, les jeunes quittent leur mère pour subvenir à leurs propres besoins. Certaines espèces d’écrevisses sont prêtes à s’accoupler quelques mois après l’éclosion, et d’autres atteignent la maturité après plusieurs années.

Les écrevisses se divisent en deux groupes principaux : les espèces d’eau libre et les espèces fouisseuses. Les écrevisses d’eau libre quittent rarement ou jamais l’eau, et sont surtout nocturnes. De jour, elles se cachent dans des crevasses sous les roches ou d’autres abris, pour échapper aux prédateurs. Les écrevisses fouisseuses dépendent moins des habitats aquatiques. Elles vivent dans des ruisseaux, des prairies humides et d’autres zones où la nappe phréatique n’est pas profonde. Les fouisseuses creusent des tunnels souterrains et vivent dans des sols humides et n’en sortent probablement que pour chercher de la nourriture et s’accoupler. À l’instar des autres écrevisses, les fouisseuses respirent par les branchies, mais elles sont capables d’extraire l’oxygène de l’air humide et de l’eau.

Le régime alimentaire des écrevisses est variée : végétation terrestre et aquatique, plantes et matières animales mortes et en putréfaction, et petits invertébrés aquatiques. En mangeant des plantes et des matières animales mortes et en putréfaction, les écrevisses retournent l’énergie et les nutriments emprisonnés dans la chaîne alimentaire, à la disposition des prédateurs des écrevisses. Ces dernières constituent donc un important maillon de la chaîne alimentaire aquatique. Les écrevisses sont la proie de nombreux animaux, dont des invertébrés, des poissons, des amphibiens, des reptiles, des oiseaux et des mammifères. Elles sont également un aliment important pour les poissons recherchés pour la pêche récréative, tels que les malachigans et les achigans (famille Centrarchidae).

État des connaissances

Les écrevisses sont souvent utilisées aux fins d’essais en laboratoire ou en classe, car elles sont faciles à récolter et à conserver; leur biologie fondamentale est donc relativement bien connue. Cependant, on en connaît beaucoup moins sur les écrevisses en milieu naturel. En Ontario, plusieurs études sur le cycle vital d’espèces indigènes et exotiques ont été menées, mais, dans d’autres régions du pays, le cycle vital n’a pas été étudié en profondeur. De même, leur aire de répartition est bien connue en Ontario, mais elle l’est moins ailleurs au Canada. Notamment, il serait nécessaire de mener davantage de recherches à l’extrémité septentrionale de l’aire de répartition des écrevisses, ainsi que dans les régions où des espèces exotiques ont été introduites. De récentes études commencent à combler ces lacunes en matière de connaissances; par exemple, en Colombie-Britannique, une étude a montré que l’aire de répartition de l’Écrevisse du Pacifique est beaucoup plus vaste que ce que l’on croyait.

Les répercussions des écrevisses introduites sur les communautés indigènes constituent la principale préoccupation des biologistes s’intéressant aux écrevisses. Au Canada, deux espèces sont classées exotiques : l’Écrevisse à taches rouges (Orconectes rusticus) et l’Écrevisse obscure (Orconectes obscurus), qui ont probablement été introduites au pays comme appâts pour les poissons. L’Écrevisse à taches rouges s’est répandue rapidement en Ontario et au Québec. Cette grosse écrevisse belliqueuse peut éliminer les écrevisses indigènes, telles que l’Écrevisse à rostre caréné (Orconectes propinquus) et l’Écrevisse à pinces bleues (Orconectes virilis), par des interactions agressives et ses taux élevés de reproduction. En outre, l’Écrevisse à taches rouges réduit la diversité et l’abondance des plantes et des invertébrés aquatiques, entre en compétition avec des poissons pour l’obtention de nourriture et fait diminuer le taux de reproduction des poissons en mangeant leurs oeufs. L’Écrevisse obscure a également été introduite en Ontario. Il existe peu de données sur cette espèce au Canada, mais on croit qu’elle élimine les écrevisses indigènes par compétition. De plus, elle s’hybriderait avec l’Écrevisse à rostre caréné.

Les écrevisses servent d’indicateurs biologiques de plusieurs types de pollution. Par exemple, en Colombie-Britannique, des Écrevisses du Pacifique gardées en cages dans des sites en aval de terres agricoles et résidentielles ont indiqué une augmentation des niveaux de contaminants dans leurs tissus. En Ontario, des écrevisses ont été utilisées pour étudier la pollution aux métaux lourds et l’acidification de lacs et de cours d’eau.

Richesse et diversité au Canada

L’Ontario (neuf espèces) et le Québec (huit espèces) possèdent la richesse en écrevisses la plus élevée du Canada (figure 21). Parmi les 11 espèces canadiennes d’écrevisses, seules deux espèces ne sont pas présentes en Ontario : l’Écrevisse à épines (Orconectes limosus), présente au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, et l’Écrevisse du Pacifique, présente en Colombie-Britannique. Deux provinces (Terre-Neuve-et-Labrador et l’Île-du-Prince-Édouard) ainsi que les trois territoires ne possèdent aucune espèce d’écrevisse.

Pleins feux sur Fallicambarus fodiens

L’écrevisse Fallicambarus fodiens est l’une des deux espèces fouisseuses présentes en Ontario. Elle habite des zones humides, des lits de ruisseau, des ruisseaux et des sols secs éloignés des eaux de surface permanentes. Pour survivre dans ces habitats, elle creuse des terriers dans le sol, qui consistent généralement en des tunnels pourvus d’une à trois entrées reliées par un puits vertical. Le puits se termine sous la nappe phréatique par une chambre inondée où l’écrevisse passe la plus grande partie de sa journée. L’entrée du terrier est marquée par une cheminée de boue formée pendant l’excavation. On croit que l’écrevisse Fallicambarus fodiens est omnivore et se nourrit probablement de végétation ou d’invertébrés trouvés dans leur terrier.

Au Canada, l’écrevisse Fallicambarus fodiens n’est présente que dans le sud de l’Ontario. De récents relevés ont permis de découvrir de petites populations aussi loin au nord que le sud-est de la baie Géorgienne et aussi loin à l’est que la rive nord du lac Scugog. Cette espèce semble préférer creuser ses terriers dans les sols argileux; il est donc possible que son aire de répartition ne soit pas plus étendue vers le nord en raison du sol mince et des roches dures du Bouclier canadien. Bien que l’aire de répartition de l’écrevisse Fallicambarus fodiens soit vaste dans le sud de l’Ontario, l’espèce n’est jamais commune à l’échelle locale et elle vit souvent dans de petites parcelles d’habitat entourées par une mer de terres agricoles et d’aménagement urbain. La nature grandement aménagée de cette région signifie que la perte de l’habitat constitue une importante menace envers l’écrevisse Fallicambarus fodiens.

Il existe peu de données sur le cycle vital de l’écrevisse Fallicambarus fodiens au Canada, mais on croit qu’elle se reproduit en mai et en juin, et que son espérance de vie s’établit à trois ou quatre ans. Il est nécessaire de mener des recherches approfondies sur son cycle vital, puisqu’il a été suggéré que les populations canadiennes présentent des modèles de cycle biologique uniques, comparativement aux populations du sud.

Bien que l’écrevisse Fallicambarus fodiens ne soit jamais commune à l’échelle locale et qu’elle soit menacée par la perte d’habitat, il existe de nombreuses occurrences de cette espèce dans le sud de l’Ontario. Par conséquent, l’écrevisse Fallicambarus fodiens est classée sensible à l’échelle nationale.

Pleins feux sur l’Écrevisse à pinces bleues

L’Écrevisse à pinces bleues, Orconectes virilis, est une espèce d’eau libre présente de l’Alberta à l’est du Nouveau-Brunswick; il s’agit de l’écrevisse à l’aire de répartition la plus vaste au Canada. Bien qu’elle soit fréquemment présente dans les rivières ou les cours d’eau au substrat rocheux, on la trouve également sur des substrats boueux ou vaseux et dans des lacs. L’Écrevisse à pinces bleues passe ses journées à l’abri dans une excavation peu profonde sous une roche. La nuit, elle sort pour se nourrir de plantes aquatiques, d’algues et d’invertébrés aquatiques.

L’Écrevisse à pinces bleues est répandue et commune dans la majeure partie de son aire de répartition. Cependant, en Ontario et au Québec, elle doit affronter la compétition de l’Écrevisse à taches rouges, une espèce exotique. Originaire de l’Ohio, du Kentucky, du Michigan et de l’Indiana, cette dernière a éliminé l’Écrevisse à pinces bleues de nombreux bassins aquatiques ontariens en raison de la supériorité de ses capacités compétitives et de son cycle de reproduction plus rapide. Toutefois, il est improbable que l’Écrevisse à pinces bleues connaisse des déclins de populations immédiats et généralisés, car il existe toujours de nombreuses populations stables dans des régions où l’Écrevisse à taches rouges n’a pas encore été introduite.

Plusieurs études menées en Ontario ont indiqué des déclins de populations d’Écrevisse à pinces bleues dans des lacs du Bouclier canadien; ils seraient attribuables aux précipitations acides, car l’acidité accrue de l’eau risque de réduire le succès de la reproduction chez cette espèce. Dans la partie occidentale de son aire de répartition, la situation de l’Écrevisse à pinces bleues est relativement différente. En Alberta, l’espèce est originaire du bassin versant de la rivière Beaver, mais a été introduite dans d’autres rivières de la province, probablement comme appât de poissons. Il n’y a aucune écrevisse indigène dans les rivières où l’espèce a été introduite; cette dernière a donc peu de concurrents et est en mesure de se répandre rapidement. Des essais ont montré que l’Écrevisse à pinces bleues risquait de modifier les systèmes aquatiques en Alberta en réduisant l’abondance des plantes et des invertébrés aquatiques indigènes.

Malgré des déclins de populations et la disparition locale dans certaines parties de son aire de répartition, l’Écrevisse à pinces bleues est une espèce commune et répandue, comptant de nombreuses occurrences au Canada. À l’échelle nationale, elle est classée en sécurité.

Résultats de l’évaluation de la situation générale

À l’échelle nationale, sept espèces (64%) ont été classées en sécurité et deux espèces (18%) sont sensibles (figures 21 et tableau 29). De plus, deux espèces (18%) sont classées exotiques.

Figure 21. Résultats des évaluations de la situation générale des espèces d’écrevisses au Canada dans le rapport Espèces sauvages 2010.
diagramme à bandes (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 21

La figure 21 montre les résultats des évaluations de la situation générale des espèces d’écrevisses au Canada dans le rapport Espèces sauvages 2010. Le graphique à barres présente les espèces d’écrevisses disparues, disparues de la région, en péril, possiblement en péril, sensibles, en sécurité, indéterminées, non-évaluées, exotiques et occasionnelles au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 11 espèces évaluées au Canada, 2 étaient classées sensibles, 7 en sécurité et 2 exotiques. Seule une espèce a été évaluée en Colombie-Britannique et a été classée en sécurité. Seule une espèce a été évaluée en Alberta et a été classée non-évaluée. Seule une espèce a été évaluée en Saskatchewan et a été classée indéterminée. Des 3 espèces évaluées au Manitoba, une était classée sensible, une en sécurité et une exotique. Des 9 espèces évaluées en Ontario, 2 étaient classées sensibles, 5 en sécurité et 2 exotiques. Des 8 espèces évaluées au Québec, 5 étaient classées en sécurité et 3 exotiques. Des 3 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée en sécurité et 2 exotiques. Seule une espèce a été évaluée en Nouvelle-Écosse et a été classée exotique. Aucune espèce n’a été évaluée au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut, à l’Île-du-Prince-Édouard, à Terre-Neuve et Labrador et dans les régions océaniques.

Comparaison avec les rapports Espèces sauvages précédents

Même si quelques changements ont été effectués dans les rangs de certaines provinces, les rangs des écrevisses à l’échelle nationale n’ont pas changé depuis la dernière évaluation en 2005 (tableau 29).

Tableau 29. Changements dans le nombre d’espèces d’écrevisses dans le temps dans chacune des catégories de rangs déterminés par le Groupe de travail national sur la situation générale.
Classification nationaleAnnées des rapports Espèces sauvages 2000Années des rapports Espèces sauvages 2005Années des rapports Espèces sauvages 2010Changement moyen entre les rapportsChangement total depuis le premier rapport
0 Disparue / Disparue de la région-0
(0%)
0
(0%)
-Stable
1 En péril-0
(0%)
0
(0%)
-Stable
2 Possiblement en péril-0
(0%)
0
(0%)
-Stable
3 Sensible-2
(18%)
2
(18%)
-Stable
4 En sécurité-7
(64%)
7
(64%)
-Stable
5 Indéterminée-0
(0%)
0
(0%)
-Stable
6 Non évaluée-0
(0%)
0
(0%)
-Stable
7 Exotique-2
(18%)
2
(18%)
-Stable
8 Occasionnelle-0
(0%)
0
(0%)
-Stable
Total-11
(100%)
11
(100%)
-Stable

Menace envers les écrevisses canadiennes

Les deux principales menaces envers les écrevisses canadiennes sont la compétition des écrevisses exotiques et la perte de l’habitat. Des écrevisses exotiques ont déjà fait disparaître des écrevisses indigènes à l’échelle locale en Ontario, mais aucune espèce indigène d’écrevisse n’est actuellement en voie de disparition à l’échelle régionale et nationale en raison de leur vaste aire de répartition. La destruction de l’habitat attribuable à l’établissement de barrages et à la canalisation, à la perte de zones humides, à l’envasement et à l’aménagement de l’habitat riverain peut avoir des répercussions négatives sur les écrevisses. Il est possible que les conséquences de la perte de l’habitat soient plus importantes pour les espèces fouisseuses, qui sont présentes en faible densité dans des parcelles isolées d’habitat. En outre, la pollution de l’air et de l’eau, y compris l’acidification des lacs et des rivières causée par les précipitations acides, risquent d’affecter les écrevisses.

Conclusion

Il en reste beaucoup à apprendre sur les écrevisses canadiennes, y compris les limites de leur aire de répartition, leurs cycles biologiques dans toutes les régions du pays, ainsi que les répercussions des espèces introduites sur les communautés aquatiques. La surveillance des populations d’écrevisses, en particulier la documentation de la dispersion des espèces exotiques, sera importante en vue d’établir les futurs changements de situation. Les écrevisses du Canada jouent un rôle essentiel dans les systèmes d’eau douce où elles sont naturellement présentes et elles risquent de modifier ceux dans lesquels elles ont été introduites. L’accroissement des connaissances sur les écrevisses permettra de préserver des écosystèmes d’eau douce sains dans tout le sud du Canada.

Pour en savoir plus

Crandall, K. A. et Fetzner, J. W. 2006. Crayfish home page. (Consulté le 16 février 2010).

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Fetzner, J. W. Jr. 2005. Global crayfish resources. (Consulté le 16 février 2010).

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Hamr, P. 2003. Conservation status of burrowing crayfishes in Canada. Upper Canada College, Toronto: 35 pp.

Royal, D., Thoma., R., Lukhaup, C., Aniceto, E., De Almeida, A. O., Doran, N., McCullogh, C. and Royal, J. Y. 2005. Crayfish world. (Consulté le 16 février 2010).

Références

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Garvey, J. E., Stein, R. A. et Thomas, H. M. 1994. Assessing how fish predation and interspecific prey competition influence a crayfish assemblage. Ecology 75: 532-547.

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