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Programme de rétablissement revisé du naseux de Nooksack (Rhinichthys cataractae ) au Canada [Proposition]

2. Menaces

2. Menaces

2.1       Identification des menaces à la survie de l’espèce

Les chances de rétablissement d’une espèce en péril dépendent de sa vulnérabilité face aux menaces qui la confrontent, de leur gravité et de leur omniprésence dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. Dans les sections suivantes, nous résumons des analyses détaillées de chacun de ces facteurs relevés dans (Pearson, 2004a, 2004b).

Huit facteurs (tableau 1) sont considérés comme des menaces, s’il faut en croire la connaissance du cycle biologique de l’espèce et les conditions de l’habitat dans l’ensemble de son aire de répartition. Il s’agit dans tous les cas d’approximations, en ce sens qu’ils jouent tous directement sur le poisson ou leurs habitats. La vulnérabilité du naseux de Nooksack face à chaque menace et la gravité de chacune des menaces dans chaque bassin hydrographique sont classés et résumés dans un graphique du tableau 2. Les cotes sont fondées sur l’analyse d’une suite de facteurs qui causent, exacerbent ou atténuent les menaces (Figure 3) et sont résumés brièvement dans le texte. Un résumé par bassin hydrographique est présenté au tableau 3. Pour de plus amples informations sur les méthodes d’évaluation et les justifications des classements, voir Pearson (2004a, 2004b).

Tableau 1 : Menaces potentielles contre le naseux de Nooksack au Canada par ordre décroissant de préoccupation.

MenacePréoccupation de la gestion
1. Destruction physique de l’habitat :Drainage, construction de digues, aménagement de canaux et infiltration de masses d’eau détruisant l’habitat.
2. Sécheresse saisonnière :Débits lents de fin d’été éliminent l’habitat, réduisant la condition physique ou la survie.
3. Dépôt de sédiments :Les sédiments déposés dégradent l’habitat.
4. Perte des rapides en raison des castors :Les barrages des castors inondent les habitats des rapides.
5. Fragmentation de l’habitat :Barrières permanentes ou temporaires empêchant ou restreignant le poisson de traverser certains tronçons de cours d’eau. Cela limite l’accès à des habitats utilisables ou altère les dynamiques des métapopulations pour accroître les risques d’extinction.
6. Toxicité :Les déversements toxiques d’une source ponctuelle ou non peuvent de manière importante réduire la survie et la santé physique de l’espèce.
7.      Hypoxie :Des épisodes d’hypoxie extrême causant la mortalité ou portant atteinte à la santé physique.
8. Hausse de la prédation :Des prédateurs introduits consument des individus ou réduisent leur santé physique en amenant des changements de comportement.

 Tableau 2 : Résumé de l’évaluation des menaces pour le naseux de Nooksack

(se reporter au texte pour prendre connaissance de la base de l’évaluation).

MenaceVulnérabilité du naseux de NooksackGravité dans l’ensemble de l’aire de répartition
Destruction physique de l’habitat>******
Sécheresse saisonnière
******
Dépôt de sédiments******
Perte de rapides en raison des barrages des castors*****
Fragmentation de l’habitat.*****
Toxicité****
Hypoxie***
Hausse de la prédation****
***Inquiétude importante**Inquiétude moyenne*

Inquiétude

faible

Tableau 3 : Évaluation de la gravité de la menace dans chacun des quatre bassins hydrographiques habités par le naseux de Nooksack au Canada. Données historiques et détails des méthodes d’évaluation pour les ruisseaux Bertrand, Pepin et Fishtrap sont fournies par Pearson (2004a). La population de la rivière Brunette a été découverte en 2004 et une analyse de la menace n’a pas encore été effectuée.

Menace

Ruisseau

Bertrand

Ruisseau

Pepin

Ruisseau

Fishtrap

Rivière

Brunette

Hypoxie*******?
Destruction physique de l’habitat********?
Fragmentation de l’habitat*******?
Toxicité******?
Dépôt de sédiments*******?
Sécheresse saisonnière******?
Hausse de la prédation******?
Diminution des rapides attribuables aux étangs de castors ****?

Menace 1 : Destruction physique de l’habitat

Description

Canalisation des cours d'eau, travaux de dragage et de remplissage détruisant ou dégradant indirectement les habitats des ruisseaux.

Vulnérabilité (préoccupation principale)

Les habitats troubles recherchés par le naseux de Nooksack constituent des lieux « privilégiés » dans un ruisseau et ont tendance à être ciblés pour élimination ou modification dans les projets de drainage. La canalisation des cours d’eau et les travaux de drainage éliminent eux aussi généralement les petits bassins peu profonds que recherchent dans leur première année les jeunes naseaux.

Gravité (préoccupation principale)

Quelque 77 % des zones de marais avant leur fixation dans la vallée du Fraser ont été asséchées ou colmatés (Boyle et al., 1997). Quinze pour cent des ruisseaux de la zone n’existent plus, ils ont été asphaltés ou canalisés (Pêches et Océans Canada, 1998). Une grande proportion, qui demeure inconnue, de ces zones restantes a été canalisée ou draguée à répétition à l’occasion du drainage agricole ou de projets d’expansion urbaine.

Figure 3 : Les facteurs connus ou qu’on soupçonne de conditionner ou de favoriser les menaces au naseux de Nooksack (de Pearson, 2004b).

Il est difficile de surévaluer la portée historique de la perte de l’habitat aux dépens de ces activités. Les drainages, avec ou sans permis, de fossés et de lits de cours d’eau pour le contrôle des inondations et le drainage agricole se produisent toujours chaque année dans tous les bassins hydrographiques, inclus dans le présent programme. Au cours des dernières années, le ruisseau Fishtrap a été le plus touché. La partie inférieure de cinq kilomètres du courant dominant a été draguée par la ville d’Abbotsford en 1990 et 1991 (Pearson, 2004a), éliminant les rapides dans ce qui était auparavant un tronçon densément peuplé (J.D. McPhail, UBC, comm. pers.).

 

Menace 2 : Sécheresse saisonnière

Description

À la fin de la période estivale, quand la pluie se fait rare, les débits d’eau dans la vallée du Fraser ne deviennent pratiquement qu’un filet d’eau souterraine. L’hydrographie des ruisseaux varie grandement selon la perméabilité de la surface et l’utilisation de l’eau. Les bassins hydrographiques ayant de grandes nappes aquifères libres maintiennent des débits soutenus d’eau froide pendant les périodes difficiles alors que les écoulements de surface peuvent arrêter complètement dans les bassins hydrographiques aux sols de surface étanches. Malheureusement, la période de baisse d’eau de la fin d’été coïncide avec la demande la plus forte pour l’eau des puits ou des ruisseaux à des fins d’irrigation ou d’usage domestique. Les changements dans l’utilisation commune de la terre dans la vallée du Fraser tendent à empirer les problèmes de la disponibilité de l’eau. L’extraction du gravier réduit la taille de l’aquifère contribuant au débit de base, le développement urbain augmente la zone des surfaces imperméables (réduisant l’infiltration à l’aquifère) et le drainage agricole limite la surface libre de la nappe, accentuant davantage la diminution du débit.

Vulnérabilité (préoccupation principale)

Le naseux de Nooksack est très vulnérable à la pénurie d’eau.  Les adultes habitent les rapides et les alevins de l’année vivent tout près dans des cours d’eau peu profonds (McPhail, 1997). Ces habitats sont les premiers touchés par l’absence d’eau. Les adultes fraient dans les rapides au printemps et au début de l’été, quand l’eau est plus abondante.

Gravité (préoccupation principale)

Les faibles débits à la surface ont réduit la disponibilité de l’habitat adéquat dans les ruisseaux Bertrand et Fishtrap pendant plusieurs semaines au cours des années très sèches (Pearson, pers. obs.). Le naseux de Nooksack est en particulier vulnérable au drainage des marais, aux hausses de surfaces étanches ou au retrait de l’eau. L’extraction à haute échelle du gravier se poursuit dans deux bassins hydrographiques et aura pour conséquence de réduire pour l’avenir le débit de base dans ces systèmes d’un pourcentage inconnu.

 

Menace 3 : Dépôt des sédiments

Description

Le dépôt de sédiments est contrôlé par l’équilibre entre le taux obtenu de sédiments au chenal et la capacité du ruisseau de le déplacer en aval. La production de sédiments peut être accrue par des décharges directes, l’écoulement de surface du collecteur des eaux pluviales ou l’érosion des berges, accélérée par l’absence de végétation riveraine ou l’accroissement des débits de pointe (Waters, 1995).Toutes ces sources devraient probablement contribuer à l’accroissement du développement urbain, agricole et minier dans le bassin hydrographique.

Vulnérabilité (préoccupation importante)

Les adultes naseux fraient, fouillent à la recherche de nourriture et se reposent dans les crevasses entre les substrats grossiers des rapides (McPhail, 1997). La sédimentation bouche ces espaces et bloque le flux d’eau oxygénée à travers le substrat. Il est moins que probable que ce soit un problème pour les alevins naseux, qui habitent les colonnes d’eau dans les cours d’eau peu profonds (McPhail, 1997).

Gravité (préoccupation importante)

Le dépôt important de sédiments se produit dans des portions de tous les bassins hydrographiques (Pearson, 2004a).

Menace 4 : Perte de rapides au profit des étangs de castors

Description

On a démontré que les étangs de castors exerçaient une incidence négative et positive sur les populations des poissons (Hanson et Campbell, 1963; Keast et Fox, 1990; Lavkulich et al., 1999; Schlosser, 1995). Les répercussions de la destruction des rapides par la formation d’étangs a soulevé peu d’intérêt jusqu’ici, mais il n’en demeure pas moins que la situation est importante pour les espèces, tel le naseux Nooksack, qui dépend de ces habitats.

 

Vulnérabilité (préoccupation importante)

Les naseux de Nooksack sont des spécialistes des rapides. La proportion d’habitats constitués de rapides que contient un tronçon est le meilleur indicateur de la présence de naseux, lesquels peuvent être absents sur de longues sections d’un long cours d’eau profond, comme les étangs de castor, même s’il y a des rapides. (Pearson, 2004a).

Gravité (préoccupation modérée)

La perte de rapides au profit d’étangs de castors est source de préoccupations dans au moins un bassin hydrographique, Pepin Brook. En 1999, les castors avaient saisi 47 % des 6,4 km du courant dominant. En 2001, ils avaient ajouté 690 m de canalisation à leur royaume, éliminant 10 % des 938 m de rapides enregistrés dans l’enquête de 1999 (Pearson, 2004a). Clore une zone n’a rien changé dans deux bassins hydrographiques surveillés au cours de la même période (ruisseaux Bertrand et Fishtrap) alors que les écoulements hivernaux plus élevés emportaient les barrages régulièrement et que l’étroitesse de la forêt riveraine limitait probablement l’approvisionnement des castors(Pearson, 2004a).

Menace 5 : Fragmentation de l’habitat

Description

Des obstacles physiques, que ce soit des ponceaux suspendus, des étangs de castors et des déversoirs agricoles, empêchent habituellement le mouvement entre les habitats pour l’ensemble ou une partie de l’année dans les ruisseaux de la vallée du Fraser. De plus, toute autre menace que nous avons évoquée peut fragmenter l’habitat en empêchant ou en entravant le mouvement des poissons à travers les tronçons touchés. À plus grande échelle, les connexions entre les bassins hydrographiques lors d’inondations étaient plus fréquentes avant les importants travaux d’irrigation et de drainage du siècle dernier.

Vulnérabilité (préoccupation modérée)

La plupart des naseux de Nooksack ont des aires de répartition très petits, couvrant moins de 50 m d’un chenal, bien que quelques individus semblent s’aventurer plus loin(Pearson, 2004a). La répartition de la population est également très concentrée à l’intérieur des ruisseaux. En combinaison, ces données portent à penser que chaque bassin hydrographique est habité par des sous-populations en général reliées les unes aux autres. La plupart des barrières et la fragmentation de l’habitat des bassins hydrographiques habités par le naseux de Nooksack remontent de 50 à 130 ans; les populations qui ont survécu ont fait montre d’une capacité de récupération(Pearson, 2004a). Cependant, les répercussions d’une réduction des mouvements entre les sous-populations et une capacité réduite de coloniser de nouveaux habitats pourraient se produire sur un échéancier plus long. On ne sait pas trop que pourraient être l’étendue et l’importance de cet élément en regard de la viabilité à long terme des sous-populations individuelles et à la colonisation suivant l’extinction d’une sous-population locale.

Gravité (préoccupation principale)

La destruction massives de l’habitat aquatique survenue à l’intérieur de la vallée du Fraser au cours des 150 dernières années (reportez-vous à Destruction physique de l’habitat plus haut) a gravement fragmenté l’habitat. A l’intérieur des bassins hydrographiques, les barrières physiques et l’habitat dégradé ont probablement influencé des tracés de mouvement entre les sous-populations. Les ruisseaux Bertrand, Pepin et Fishtrap sont tous des affluents de la rivière Nooksack mais ils sont isolés les uns des autres par de pauvres conditions de l’habitat dans la portion du bassin hydrographique débordant dans l’État de Washington (McPhail, 1997). Les répartitions du poisson et de son habitat à l’intérieur du système Brunette doit faire l’objet d’une étude.

Menace 6 : Toxicité

Description

Les composés toxiques entrent dans les ruisseaux de la vallée Fraser par les écoulements d’averses urbaines, l’eau souterraine contaminée (p. ex. par les pesticides et les herbicides agricoles), les rejets industriels directs, les effluents des usines de traitement des eaux usées, les retombées aériens et les déversements accidentels(Hall et al., 1991). Les concentrations dans les colonnes d’eau varient grandement au fil du temps parce que la dilution est fonction du débit du cours d’eau; ces matières polluantes sont souvent projetées avec force dans l’eau (p. ex. les premières trombes d’eau des orages, suivies par une longue sécheresse, Hall et al., 1991). Certaines matières contaminantes, en particulier les métaux lourds, s’allient aux sédiments où ils peuvent être pris et accumulés en matière bio-organique par les invertébrés aquatiques, puis par les poissons.

Vulnérabilité (préoccupation modérée)

Nous ne possédons pas les données sur les concentrations seuils pour les effets létaux et semi-létaux de composés toxiques sur le naseux de Nooksack. En tant qu’espèce des bas-fonds, elle peut être sensible aux contaminants fixés aux sédiments ainsi qu’à ceux qui se retrouvent dans leur nourriture et les colonnes d’eau.

 

Gravité (préoccupation modérée)

La toxicité aura vraisemblablement des conséquences sur certaines populations de naseux de Nooksack. De grandes portions des bassins hydrographiques des ruisseaux Fishtrap, Bertrand et Brunette sont urbanisées, ce qui se traduit en général par des niveaux élevés de cuivre, de plomb et de zinc dans les sédiments des ruisseaux (Hall et al., 1991). L’agriculture en rangs avec usage abondant de pesticides et herbicides est également commune dans le bassin hydrographique du ruisseau Fishtrap (Pearson, 2004a). La portée des composantes qui pourraient entrer dans les ruisseaux par l’entremise de la pulvérisation, une pauvre gestion des déchets et les déversements accidentels est énorme.

Menace 7 : Hypoxie

Description

L’hypoxie est en dernier ressort causée par les effets cumulatifs des répercussions au niveau local et au niveau du bassin hydrographique. La hausse des éléments nutritifs provoque une croissance excessive d’algues et de fortes macrophytes, qui extraient l’oxygène de l’eau, la nuit. La décomposition d’algues mortes et de la végétation aggrave le problème et peut réduire considérablement le niveau d’oxygène pendant le jour. Les éléments nutritifs dans l’eau souterraine et les ruisseaux de la vallée du Fraser sont élevés surtout en raison d’un usage excessif de fumier et d’engrais sur les terres agricoles (Lavkulich et al., 1999; Schreier et al., 2003), mais également en raison des eaux de ruissellement urbaines et des systèmes septiques (Lavkulich et al., 1999). L’absence d’ombre sur la végétation riveraine contribue à une hausse de la température de l’eau. Une eau plus chaude est moins en mesure de composer avec l’oxygène dissous et augmente les demandes métaboliques des poissons et des autres organismes. Le ralentissement du mouvement de l’eau nuit à la réoxygénation de l’eau et peut être causée par la canalisation (Schreier et al., 2003), les étangs des castors (Fox et Keast, 1990; Schlosser et Kallemyn, 2000) ou les débits d’eau.

 

Vulnérabilité (préoccupation mineure)

On ne connaît par les niveaux mortels d’hypoxie pour le naseux de Nooksack mais les rapides forment habituellement des habitats bien oxygénés et les espèces qui les habitent ont peu de chances d’être bien adaptées à l’hypoxie. Même des niveaux modérés d’hypoxie chronique peuvent réduire la croissance, la condition et la fécondité de ces espèces. En l’absence d’informations plus précises, les lignes directrices fédérales pour la protection de la vie aquatique (5mg.l-1, CCREM 1987) constitue une référence utile.

Gravité (préoccupation modérée)

L’hypoxie constitue une préoccupation importante au moins à un ruisseau, le ruisseau Pepin, et modérée aux ruisseaux Bertrand et Fishtrap. Les poissons qui fréquentent les rapides et les eaux peu profondes situées immédiatement en aval de tronçons hypoxiques peuvent être touchés bien que ces zones représentent une faible proportion de l’habitat total.

Menace 8 : Hausse de la prédation

Description

L’introduction de nouvelles espèces dans l’habitat du naseux de Nooksack pourrait sans doute provoquer une augmentation de la prédation pour l’espèce. Ce genre de pratiques a été la cause de la disparition de nombreux poissons autochtones dans toute l’Amérique du Nord (Gido et Brown, 1999; Miller et al., 1989; Richter, 1997).

Vulnérabilité (préoccupation mineure)

On ne connaît pas les répercussions de l’introduction de prédateurs sur les populations de naseux de Nooksack. L’espèce a coexisté avec les barbottes (Ameiurus nebulosis), les ouaouarons (Rana catesbeiana), les achigans à petite bouche (Micropterus dolomieu) et les achigans à grande bouche (M. salmoides) depuis au moins 10 ans dans ces bassins hydrographiques (Pearson, non publié).  Toutes ces espèces se mettraient à la chasse au naseux de Nooksack s’ils en avaient la chance, mais il y a très peu de chevauchement d’habitat. Ces prédateurs prospèrent dans l’eau chaude des zones littorales (Corkran et Thoms, 1996; Scott et Crossman, 1973)et on les voit rarement dans les rapides. Cependant, l’absence d’eau peut forcer le naseux de Nooksack à quitter les rapides et à migrer vers les bassins d’eau où le risque de prédation est vraisemblablement beaucoup plus élevé. La possibilité qu’un nouveau prédateur efficace soit introduit dans l’habitat du naseux de Nooksack demeure toujours présente.

Gravité (importance majeure)

Des prédateurs introduits dans les rapides habitent chaque ruisseau connue pour abriter le naseux de Nooksack.

2.2       Résumé de l’analyse des menaces

Les populations de naseux de Nooksack semblent les plus vulnérables pendant les sécheresses saisonnières, lors de la perte de l’habitat aux dépens des activités de drainage, du dépôt de sédiments et de la perte de rapides au profit des étangs des castors. La fragmentation de l’habitat a probablement des répercussions sur tous les bassins hydrographiques et elle est considérée comme une préoccupation modérée. Les prédateurs introduits sont un peu partout dans les aires de répartition, mais ont probablement une incidence minimale sur le naseux de Nooksack en raison de l’absence de chevauchement de l’habitat. L’hypoxie et la toxicité constituent des menaces importantes dans certaines sections ou au moins dans un bassin hydrographique, mais ne menacent pas les espèces partout dans leur aire de répartition.