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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le cisco à museau court (Coregonus reighardi) au Canada

Résumé

Cisco à museau court
Coregonus reighardi

Information sur l’espèce

Le cisco à museau court comptait parmi les dix espèces de ciscos du Canada, les sept espèces de ciscos des Grands Lacs et les six espèces de ciscos considérées comme endémiques des Grands Lacs. Le cisco à museau court se distingue des autres ciscos des Grands Lacs par la pigmentation foncée de son museau.

Répartition

Le cisco à museau court était endémique des lacs Huron, Michigan et Ontario. Il a été observé pour la dernière fois dans le lac Huron en 1985, dans le lac Michigan en 1982 et dans le lac Ontario en 1964, alors on pense qu’il est sans doute disparu de ces lacs.

Habitat

Le cisco à museau a été signalé à des profondeurs variant entre 22 m et 146 m.

Biologie

L’âge maximum connu est de 11 ans pour les femelles et de 9 ans pour les mâles. La longueur et le poids maximums mesurés sont respectivement de 265 mm (du bout du museau au bout de la queue) et de 420 g. Le cisco à museau court était la seule espèce connue de cisco frayant au printemps dans les lacs Huron, Michigan et Ontario; la période de fraye s’étendait d’avril à juin, à une profondeur de 52 m à 146 m. Dans le lac Michigan, l’espèce atteignait la maturité vers l’âge de deux à trois ans. Les proies de prédilection de l’espèce, dans les lacs Huron et Ontario, étaient les crevettes d’eau douce.Les prédateurs du cisco à museau court étaient la lotte (Lota lota) et des formes d’eau profonde du touladi (Salvelinus namaycush).

Taille et tendances des populations

La pêche aux ciscos d’eau profonde (communément appelée pêche des « chubs ») était très importante dans les Grands Lacs, mais les prises étaient rarement identifiées à l’espèce. Trop peu de prises de ciscos à museau court (identifiées à l’espèce) ont été documentées de manière systématique pour que l’on puisse évaluer la taille et les tendances des populations. Il n’existe aucune population existante connue.

Facteurs limitatifs et menaces

Le déclin du cisco à museau court dans les Grands Lacs a probablement été causé par la surpêche commerciale. On a émis l’hypothèse que les populations restantes de ciscos à museau court ont subi les impacts de la compétition ou de la prédation par certaines espèces de poissons introduites.

Importance de l’espèce

Le cisco à museau court était l’une des six espèces de ciscos considérés comme endémiques des Grands Lacs.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le cisco à museau court et son habitat sont protégés par la Loi sur les pêches fédérale. En 1988, le COSEPACavait attribué au cisco à museau court le statut d’espèce menacée. Le Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario lui attribue la cote SX (espèce disparue [extirpated]) et NatureServe Canada lui attribue la cote NH (présence historique) au Canada. Aux États-Unis, l’espèce a la cote SX (disparue [extirpated]) dans trois États et la cote SH dans deux États.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétences, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (Novembre 2004)

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.
Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.
Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.
Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de page1
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.
Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.
Espèce préoccupante (P)Note de bas de page2
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.
Espèce non en péril (NEP)Note de bas de page3
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.
Données insuffisantes (DI)Note de bas de page4
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page 2

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page 3

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page 4

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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