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Programme de rétablissement de l’airelle à longues étamines (Vaccinium stamineum) au Canada

Annexe II : Réintroduction de l'airelle à longues étamines

Des plants d'airelle à longues étamines ont été introduits à quatre endroits différents dans le parc national des Îles du Saint Laurent. En 2010, la santé des plants d'un seul de ces endroits était considérée comme très bonne, et bon nombre de plants n'avaient pas survécu à la compétition ou au stress (p. ex. ombrage par d'autres espèces de Vaccinium ou surpâturage par les trop nombreux cerfs de Virginie). Ces introductions ont permis d'en apprendre davantage sur les méthodes de multiplication et de sélection de l'habitat et de les améliorer. Le programme de multiplication, un partenariat entre le parc national des Îles du Saint Laurent et l'Université Queen's, a permis de résoudre la plupart des problèmes de germination antérieurs, ce qui devrait faciliter l'introduction d'autres populations d'airelle à longues étamines au Canada au cours des prochaines années.

Les plants d'airelle à longues étamines mettent environ deux ans pour atteindre la maturité et jusqu'à cinq ans pour atteindre la maturité sexuelle (D. Kristensen, comm. pers., 2010). Même si elle est établie depuis cinq ans, une population qui ne se reproduit pas d'elle même ne constitue peut être pas une colonie bien établie (D. Kristensen, comm. pers., 2010). La production de semences et la diversité génétique au sein des populations naturelles d'airelle à longues étamines sont actuellement peu élevées (Yakimowski et Eckert, 2007). Par conséquent, on observe rarement de jeunes plants d'airelle à longues étamines. Compte tenu que le taux de reproduction de l'airelle à longues étamines est faible et que les autres facteurs qui en menacent la survie sont encore méconnus, l'introduction offre aux gestionnaires de la conservation d'importantes occasions de mieux comprendre le rétablissement de l'airelle à longues étamines au Canada, notamment le rôle que joue le feu dans les chances de survie de l'espèce. En effet, il est alors possible de réaliser des brûlages dirigés sur des populations introduites, sans mettre en péril les quelques populations naturelles subsistantes.