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Programme de rétablissement du chabot pygmée (proposition)


2. Description des besoins de l'espèce

2.1 Rôle écologique et facteurs limitatifs

Rôle écologique -- Après l'éclosion, le chabot pygmé ne vit apparemment que sous une forme limnétique, s'alimentant de zooplancton dans les zones pélagiques du lac. Il figure couramment dans le régime alimentaire de l'omble; on a trouvé jusqu'à 100 chabots pygmés dans l'estomac d'un seul de ce prédateur (Ricker, 1960). Il s'agit d'une proie moins courante dans le régime alimentaire d'autres espèces de poissons, mais il a été trouvé dans l'estomac de la truite fardée et du saumon coho (Ricker, 1960).

Facteurs limitatifs -- Les facteurs environnementaux qui limitent la survie du chabot pygmé n'ont pas été étudiés en profondeur. Nous croyons que les populations sont affectées par la concurrence, la prédation, la qualité de l'habitat et son étendue ainsi que par la disponibilité des aliments, bien que l'effet relatif de chacun de ces facteurs demeure inconnu. Il est cependant évident que, pour persister à long terme, toute espèce a besoin de suffisamment d'habitat de frai et de croissance, de ressources alimentaires de qualité ainsi que d'un taux de prédation ou d'exploitation qui soit moindre que le taux de remplacement de la population.

2.2 Besoins en matière d'habitat

On ne trouve le chabot pygmé que dans le lac Cultus, un petit lac côtier qui fait partie du bassin hydrographique Vedder-Chilliwack, dans la vallée du bas Fraser (Figure 2). Le lac Cultus couvre une superficie de 6,3 km2, représente un bassin hydrographique de 65 km2, affiche une profondeur maximale de 41,8 m et une profondeur moyenne de 32 m et est situé à une altitude de 47 m (Gouvernement de la C.-B., 2006). Le lac possède des parois abruptes et une zone littorale (définie ici comme la zone où suffisamment de lumière pénètre au fond de l'eau afin de soutenir la photosynthèse) ne représentant que 12 % de la surface totale (COSEPAC, 2003). Le lac Cultus est monomictique, la stratification thermique y est élevée durant les mois plus chauds et le mélange vertical attribuable aux vents et aux températures est fort durant les mois plus frais. Les températures de surface excèdent 20 °C en été, tandis que les températures sous la thermocline s'établissent en moyenne à moins de 7 °C en automne (COSEPAC, 2003). L'eau est relativement claire, avec des profondeurs moyennes d'après le disque de Secchi de 10 à 11 m. L'eau de lac est alcaline, bien tamponnée, avec une conductivité, des matières totales dissoutes et des charges en éléments nutritifs élevées (COSEPAC, 2003).

Comparativement à d'autres lacs côtiers de la Colombie-Britannique, le lac Cultus affiche un taux élevé de productivité primaire, et le zooplancton y est abondant (COSEPAC, 2003). Les concentrations de nourriture dans le lac Cultus pour les juvéniles du saumon rouge (une espèce planctonophage) ont été décrites comme « exceptionnelles » (COSEPAC, 2003). De nombreuses autres espèces de poissons sont présentes dans le lac Cultus (Gouvernement de la C.-B., 2006), y compris l'omble (omble à tête plate ou Dolly Varden), le saumon quinnat, le saumon kéta, le saumon coho, la truite fardée côtière, le kokani, le grand corégone, le meunier à grandes écailles, le naseux de rapides, le ménomini de montagnes, la sauvagesse du Nord, le méné deux-barres, le saumon rose, le chabot piquant, la truite arc-en-ciel, le méné rose, le saumon rouge, le saumon arc-en-ciel, l'épinoche à trois épines et la lamproie de l'ouest.

Les exigences en matière d'habitat du chabot pygmé ne sont pas connues en détail. On suppose que l'espèce utilise des zones littorales profondes pour le frai, mais on n'a pas observé le frai dans la nature. Sauf, vraisemblablement, pour ce qui est de la période de frai et d'incubation, le chabot pygmé semble passer la majorité de son temps dans la zone limnétique du lac, où il s'alimente de plancton. L'espèce dépend probablement de ressources productives de plancton, mais ses exigences précises en matière d'habitat ne sont pas connues.