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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le cisco à nageoires noires au Canada - Mise à jour

Importance de l'espèce

Le cisco à nageoires noires compte parmi les six espèces de ciscos identifiées comme endémiques aux Grands Lacs laurentiens et au lac Nipigon par Koelz (1929) et les trois espèces (avec le C. hoyi et le C. zenithicus) qui vivent encore dans le lac Nipigon. Parmi les quelques espèces endémiques aux plans d’eau relativement jeunes de la partie nord du continent, les ciscos comptent parmi les plus intéressantes, et on croit qu’ils constituent l’un des rares exemples de groupe d’espèces naissantes en Amérique du Nord (Smith et Todd, 1984). En tant qu’espèces endémiques, ces ciscos incarnent des processus évolutifs et écologiques uniques en leur genre. Les Grands Lacs laurentiens et le lac Nipigon ont 18 000 ans d’âge tout au plus (Dyke et Prest, 1987); ainsi, la spéciation des ciscos endémiques remonte probablement aux 18 000 dernières années (Smith et Todd, 1984). L’évolution de la morphologie des branchicténies (c.-à-d. leur nombre et leur longueur), a probablement réduit au minimum la compétition entre les ciscos endémiques (Smith et Todd, 1984). En plus de ces processus particuliers qu’il partage avec les autres ciscos endémiques, le cisco à nageoires noires présente des adaptations uniques à son habitat d’eau profonde.

Les ciscos de profondeur étaient autrefois des espèces d’importance commerciale dans les Grands Lacs et plusieurs d’entre elles, y compris le cisco à nageoires noires, sont encore capturées dans le lac Nipigon.