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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le marsouin commun (population de l’océan Pacifique) au Canada – Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Marsouin commun
Phocoena phocoena
Population de l’océan Pacifique
au Canada

marsouin commun (Phocoena phocoena)

Espèce préoccupante 2003


COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada


COSEWIC

Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l'on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

Nota : Toute personne souhaitant citer l’information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer l’auteur); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l’évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l’évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC. 2003. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le marsouin commun (Phocoena phocoena) (population de l’océan Pacifique) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 27 pages (p.).

BAIRD, R.W. 2003. Rapport de situation du COSEPAC sur le marsouin commun (Phocoena phocoena) (population de l’océan Pacifique) au Canada – Mise à jour, in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le marsouin commun (Phocoena phocoena) (population de l’océan Pacifique) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1-27.

Rapport précédent

Gaskin, D.E. 1991. COSEWIC status report on the harbour porpoise Phocoena phocoena (Northeast Pacific Ocean population) in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 60 p.

Note de production

Ce rapport a été revu et édité par Andrew Trites, coprésident du Sous-comité de spécialistes des Mammifères marins du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel du COSEPAC@ec.gc.ca
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Harbour Porpoise Phocoena phocoena (Pacific Ocean population) in Canada.

Illustration de la couverture

Marsouin commun – photo de R.W. Baird.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2004
PDF : CW69-14/232-2004F-PDF
ISBN 0-662-76764-0
HTML : CW69-14/232-2004F-HTML
ISBN 0-662-76765-9

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Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2003

Nom commun : Marsouin commun (population de l'océan Pacifique)

Nom scientifique : Phocoena phocoena

Statut : Préoccupante

Justification de la désignation : Cette espèce semble particulièrement vulnérable aux activités humaines, et a tendance à se prendre et à mourir dans des engins de pêche. Il s'agit d'un animal craintif dont la durée de vie est courte. Il est maintenant rarement observé dans les régions très exploitées de Victoria et du détroit de Haro. L'aménagement continu et l'utilisation de l'habitat principal de cette espèce par les humains constituent certaines des principales menaces. Les bruits sous-marins font fuir les marsouins, qui pourraient être aussi touchés par les contaminants présents dans leur chaîne alimentaire.

Répartition : Océan Pacifique

Historique du statut : Espèce pour laquelle les données étaient insuffisantes en avril 1991. La situation a été réexaminée en novembre 2003, et l'espèce a été inscrite dans la catégorie « préoccupante ». Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

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Résumé

Marsouin commun
Phocoena phocoena
(Population de l’océan pacifique)

Information sur l’espèce

Le marsouin commun fait partie des plus petits cétacés. Il mesure entre 80 et 90 centimètres à la naissance, et seuls quelques individus atteignent près de 2 m de longueur. Le marsouin commun est généralement gris foncé à noir sur le dos et blanc sur le ventre. Il n’y a pas de différences entre les mâles et les femelles. L’animal est craintif, et sa durée de vie est courte. L’individu le plus âgé trouvé dans les eaux de la Colombie-Britannique avait 10 ans.

Répartition

Le marsouin commun vit dans les eaux côtières tempérées et subarctiques de l’hémisphère Nord. En Colombie-Britannique, on trouve des individus à longueur d’année dans les eaux du plateau continental, sauf dans certains bras de mer profonds. La densité de l’espèce semble être plus faible dans les bassins profonds, par exemple la portion centrale du détroit de Georgia.

Habitat

Le marsouin commun semble surtout fréquenter les eaux de moins de 200 mètres de profondeur. On a déjà observé un individu qui avait remonté le fleuve Fraser sur 55 kilomètres, ce qui indique que les marsouins entrent occasionnellement dans les grandes rivières.

Biologie

La reproduction est saisonnière, et les femelles mettent bas entre mai et septembre en Colombie-Britannique. Les femelles atteignent habituellement la maturité sexuelle à 3 ou 4 ans, mais cela varie d’une population à l’autre. De plus, l’âge de la maturité sexuelle n’a pas encore été déterminé pour la population de la Colombie-Britannique. Plusieurs sources de données indiquent que les marsouins communs se déplacent peu vers le large de la côte ouest de l’Amérique du Nord. Parmi ces sources figurent les différences régionales dans les ratios de polluants, la morphologie crânienne, les déplacements des individus et les marqueurs génétiques. Le contenu stomacal de marsouins communs échoués ou capturés accidentellement dans le sud de la Colombie-Britannique montre que l’espèce a un régime alimentaire varié (petits poissons et calmars), qui ressemble beaucoup à celui des marsouins de Dall capturés dans la même région. Les calmars semblent former une plus grande proportion de l’alimentation chez les marsouins communs de la Colombie-Britannique que chez leurs congénères étudiés ailleurs. Les associations avec d’autres espèces de cétacés sont rares; certaines interactions sont même agonistiques. Le marsouin commun semble régulièrement s’hybrider avec le marsouin de Dall dans le sud de la Colombie-Britannique.

Taille et tendances des populations

Il n’y a aucune estimation de l’abondance à l’échelle de la province, mais une estimation de 1996 indique qu’il y a probablement plusieurs milliers de marsouins communs dans les détroits de Juan de Fuca et de Georgia. D’après des preuves anecdotiques, il y a eu un déclin du nombre de marsouins communs dans la partie sud de la province à partir des années 1940 et 1950 jusqu’aux années 1980. Les données quantitatives limitées n’ont pas fait ressortir de tendance des populations dans les années 1980 ou 1990.

Facteurs limitatifs et menaces

La mortalité accidentelle causée par plusieurs pêches en Colombie-Britannique a été documentée, particulièrement dans le cas du filet maillant. Le nombre estimé de marsouins communs tués dans des filets maillants utilisés pour la pêche du saumon dans le sud de la province était < 100 individus en 2001. Le marsouin commun est réputé être vulnérable aux perturbations causées par le trafic maritime et les forts bruits sous-marins, par exemple les dispositifs acoustiques servant à éloigner les prédateurs des stations aquacoles. Les sources naturelles de mortalité dans la province sont notamment la prédation par les requins et les épaulards (Orcinus orca).

Protection actuelle ou autres désignations

Le marsouin commun figure à l’Annexe II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, 1973). Ainsi, le commerce international de marsouins communs ou de leurs parties par tout pays signataire de la CITES nécessite un permis d’exportation délivré par le pays d’origine. Le marsouin commun est considéré comme un « petit cétacé » par la Commission baleinière internationale (CBI); il n’est donc pas protégé par cette commission. Au Canada, le marsouin commun est géré en vertu du Règlement sur les mammifères marins et de la Loi sur les pêches.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés ou autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes et incluant les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de membres de chacun des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature) et de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité de connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour examiner les rapports de situation sur les espèces candidates.

Définitions (depuis mai 2003)

Espèce
Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement ou génétiquement distincte.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du pays (DP) Note de bas de pagea
Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD) Note de bas de pageb
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas inversés.

Espèce préoccupante (P) Note de bas de pagec
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP) Note de bas de paged
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI) Note de bas de pagee
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.

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Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Information sur l'espèce

Nom, classification et taxinomie

Trois sous-espèces de marsouin commun, Phocoena phocoena (Linnaeus, 1758), sont généralement reconnues (Rice, 1998) : P. p. phocoena dans l’Atlantique Nord, P. p. vomerina dans l’est du Pacifique Nord et une sous-espèce non identifiée dans l’ouest du Pacifique Nord (voir aussi Amano et Miyazaki, 1992). Des preuves génétiques indiquent que les populations du Pacifique Nord et de l’Atlantique Nord sont séparées depuis 1 à 5 millions d’années (Rosel et al., 1995; Wang et al., 1996).

Description morphologique

Le marsouin commun (figure 1) fait partie des plus petits cétacés. En Colombie-Britannique, les individus mesurent environ de 80 à 90 centimètres à la naissance. Certains atteignent près de 2 mètres de longueur (Baird et Guenther, 1995). Les femelles croissent plus vite que les mâles, et elles sont plus longues (Read et Tolley, 1997). Le marsouin commun est généralement gris foncé à noir sur le dos et blanc sur le ventre. Il n’y a pas de différences de couleur entre les mâles et les femelles (Koopman et, Gaskin 1994). On distingue assez facilement le marsouin commun des autres petits cétacés qui fréquentent la côte de la Colombie-Britannique (dauphin à flancs blancs du Pacifique, Lagenorhynchus obliquidens, et marsouin de Dall, Phocoenoides dalli) grâce aux différences de couleur, de forme corporelle et de comportement. Les marsouins communs se déplacent habituellement en plus petits groupes (de 1 à 8 individus) que les dauphins à flancs blancs, évitent généralement les bateaux et ne laissent émerger qu’une petite partie de leur corps quand ils font surface. On peut régulièrement voir des hybrides de marsouins communs et de marsouins de Dall (voir Baird et al., 1998; Willis et al., 2004) dans certaines zones autour de la partie sud de l’île de Vancouver (par exemple, on peut apercevoir 4 ou 5 individus hybrides par jour dans la passe Boundary ou dans le détroit de Haro; Baird, obs. pers.). De loin (par exemple dans les relevés aériens), ces hybrides peuvent être facilement identifiés par erreur comme étant des marsouins communs. De près, ils sont relativement faciles à identifier puisqu’ils sont d’un gris plus pâle que les marsouins communs, se laissent porter par la vague d’étrave des bateaux et s’associent couramment avec les marsouins de Dall.

Figure 1. Marsouin commun faisant lentement surface (photo du haut) et marsouin commun nageant rapidement (photo du bas) au large de Victoria, en Colombie-Britannique. Photos © R. Baird.

Figure 1. Marsouin commun faisant lentement surface (photo du haut) et marsouin commun nageant rapidement (photo du bas) au large de Victoria, en Colombie-Britannique. Photos © R. Baird.

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Répartition

L’aire de répartition du marsouin commun est formée des zones côtières des eaux tempérées et subarctiques de l’hémisphère Nord; on note aussi plusieurs mentions dans les eaux de l’Arctique canadien (Bree et al., 1977; Gaskin, 1992). Dans l’Ouest canadien, on trouve le marsouin commun dans les eaux côtières du Pacifique (Cowan et Guiguet, 1965; Pike et MacAskie, 1969; Baird et Guenther, 1995), sauf dans quelques fjords et bras de mer profonds (figure 2). Les marsouins communs fréquentent le littoral toute l’année, et rien ne porte à croire qu’ils effectuent des migrations (Baird et Guenther, 1995). Toutefois, peu d’efforts ont été déployés pour étudier l’espèce ailleurs qu’au sud du détroit de Georgia et dans le détroit de Juan de Fuca.

Figure 2. Répartition des mentions d'observations, d'échouages et de morts accidentelles de marsouins communs en Colombie-Britannique. Les mentions des échouages et des morts accidentelles sont tirées du programme sur les baleines et les dauphins échoués (Stranded Whale and Dolphin Program) de la Colombie-Britannique. Celles des observations ont été compilées par le groupe de recherche sur les mammifères marins (Marine Mammal Research Group) de Victoria, en Colombie-Britannique (voir les ouvrages cités dans le présent rapport). Les efforts de collecte de données sont extrêmement hétérogènes; c'est pourquoi la distribution des mentions n'indique pas nécessairement la réelle abondance relative du marsouin commun. Carte aimablement communiquée par Ellen Hines, de la University of Victoria.

Figure 2. Répartition des mentions d’observations, d’échouages et de morts accidentelles de marsouins communs en Colombie-Britannique. Les mentions des échouages et des morts accidentelles sont tirées du programme sur les baleines et les dauphins échoués (Stranded Whale and Dolphin Program) de la Colombie-Britannique. Celles des observations ont été compilées par le groupe de recherche sur les mammifères marins (Marine Mammal Research Group) de Victoria, en Colombie-Britannique (voir les ouvrages cités dans le présent rapport). Les efforts de collecte de données sont extrêmement hétérogènes; c’est pourquoi la distribution des mentions n’indique pas nécessairement la réelle abondance relative du marsouin commun. Carte aimablement communiquée par Ellen Hines, de la University of Victoria.

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Habitat

Le marsouin commun semble surtout fréquenter les eaux de moins de 200 mètres (m) de profondeur. On a déjà observé un individu qui avait remonté le fleuve Fraser sur 55 kilomètres (km) (Guenther et al. 1993), ce qui indique que les marsouins entrent occasionnellement dans les grandes rivières (voir aussi Scheffer et Slipp, 1948). Au large des côtes de l’État du Washington, de l’Oregon et du sud de la Colombie-Britannique, Laake et al. (1998) ont noté que la densité de marsouins communs entre 100 et 200 m de profondeur n’était que le sixième de la densité observée à des profondeurs de moins de 100 m. Des relevés aériens réalisés par Calambokidis et al. (1997) ont révélé une densité beaucoup plus faible (0,04 animal par km², densité non corrélée) dans le détroit de Georgia, qui est relativement étroit, que dans les eaux moins profondes des îles Gulf (0,16 animal par km²) ou que du côté canadien du détroit de Juan de Fuca (0,24 animal par km²). En Colombie-Britannique, d’après un examen des mentions d’observations et d’échouages, Baird et Guenther (1991, 1994, 1995) ont remarqué que le marsouin commun semble généralement se limiter aux eaux peu profondes (< 125 m) et qu’il tend à éviter les zones à courant fort (voir aussi Watts et Gaskin, 1985). De plus, l’espèce est absente de certaines zones d’habitats où la profondeur et les courants semblent pourtant convenables. Ces zones, toutefois, sont relativement petites ou isolées des plus grandes portions d’habitat convenable (par exemple, petites zones entre les îles ou petites zones continentales adjacentes aux habitats profonds; Baird et Guenther, 1991). Dans les eaux littorales, l’aire de répartition du marsouin commun chevauche celle du marsouin de Dall, mais des différences dans la distribution des observations sont évidentes, les marsouins communs habitant généralement les eaux peu profondes (voir les cartes dans Baird et Guenther, 1994). Ainsi, certaines zones côtières de la Colombie-Britannique (par exemple, fjords continentaux, centre du détroit de Georgia) semblent constituer un habitat marginal ou ne pas convenir à l’espèce. Néanmoins, quelques exceptions indiquent que les conditions locales peuvent être importantes. Raum-Suryan et Harvey (1998) ont étudié l’utilisation de l’habitat par les marsouins communs au nord des îles San Juan et constaté que la profondeur variait entre 20 m et 235 m, la moyenne étant de 142 m. Ils ont aussi remarqué que les marsouins communs utilisaient davantage les eaux profondes (>125 m) qu’on ne le pensait. En outre, dans les eaux américaines, dans le sud du détroit de Georgia, Hanson et al. (1999) ont suivi un marsouin commun muni d’un radio-émetteur pendant 215 jours. Ce marsouin passait le plus clair de son temps au-dessus d’un bassin profond (profondeur maximale d’environ 200 m).

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Biologie

Reproduction

L’information sur la biologie de la reproduction du marsouin commun a été recueillie principalement à partir des animaux échoués. La reproduction est saisonnière, et les femelles mettent bas entre mai et septembre en Colombie-Britannique (Baird et Guenther, 1995). Selon les estimations, les femelles de l’Atlantique Nord atteignent la maturité sexuelle en moyenne à trois ou quatre ans, mais on sait que cela varie d’une population à l’autre (Read, 1999). De plus, l’âge de la maturité sexuelle n’a pas été déterminé pour la population de la Colombie-Britannique. Dans l’Atlantique Nord, les femelles peuvent mettre bas chaque année (Read et Hohn, 1995), tandis qu’au large de la Californie les femelles ne donnent naissance à un petit qu’à tous les deux ans (Read, 1999). La longévité moyenne n’a pas été déterminée. Au moyen d’une approche de modélisation, Trites et Pauly (1998) estiment la longévité (définie comme étant le 99e centile de la distribution des âges) à 13 ans. On a cependant déjà signalé un individu de 24 ans (d’après les dents) (Lockyer, 1995; Read, 1999). L’animal le plus vieux trouvé en Colombie-Britannique (parmi 62 spécimens dont on a déterminé l’âge) avait 10 ans (K. Robertson, SWFSC, NMFS, comm. pers.). Les animaux de plus de 12 ans sont rares dans les autres populations (voir par exemple Read et Hohn, 1995).

Déplacements

À part l’utilisation relativement restreinte de l’habitat, plusieurs sources de données indiquent des déplacements limités de marsouins communs au large de l’ouest de l’Amérique du Nord. Parmi ces sources figurent les différences régionales dans les ratios de polluants (Calambokidis et Barlow, 1991; Osmek et al., 1995), la morphologie crânienne (Yurick et Gaskin, 1987) et les profils génétiques. Chivers et al. (2002) apportent des preuves de différenciation génétique entre les marsouins communs des eaux des détroits (notamment le détroit de Georgia) et ceux des eaux océaniques (par exemple, la côte ouest de l’île de Vancouver). Par conséquent, il semble y avoir au moins deux stocks dans la province. Les marsouins communs ont fait l’objet d’un échantillonnage génétique au sud de l’île de Vancouver, mais pratiquement pas au nord; il n’est donc pas possible d’affirmer qu’il y a une différenciation dans la province. Dans l’État du Washington, les données des radio-émetteurs posés sur deux individus (Hanson et al., 1999) indiquent également des déplacements limités. Flaherty et Stark (1982) ont identifié à l’aide de photos 29 marsouins communs autour des îles San Juan. Près de sept mois plus tard, ils ont revu trois individus, relativement près (de 8 à 30 kilomètres) de l’endroit où ils avaient été photographiés la première fois. Le National Marine Fisheries Service des États-Unis a utilisé toutes ces preuves pour classer (et traiter en tant qu’unités de gestion distinctes) plusieurs stocks le long du littoral américain du Pacifique. Il s’agit des stocks suivants (du sud au nord) : baie Morro (Californie); baie Monterey (Californie); San Francisco-rivière Russian (Californie); nord de la Californie/sud de l’Oregon; côte de l’Oregon/de l’État du Washington; eaux intérieures de l’État du Washington (Carretta et al., 2002). Les travaux sur la différenciation des stocks dans les eaux américaines sont en cours.

Nutrition et interactions interspécifiques

Le marsouin commun se nourrit généralement de poissons qui vivent en bancs. Les proies peuvent varier selon les saisons, les conditions de reproduction et l’âge (voir Read, 1999). Le contenu stomacal de 26 marsouins communs échoués ou capturés accidentellement dans le sud de la Colombie-Britannique montre que l’espèce a un régime alimentaire varié de petits poissons et de calmars (Walker et al., 1998). D’après le nombre de proies documentées ainsi que le pourcentage calculé de la masse des proies de chaque type représenté dans l’échantillon, le calmar opale (Loligo opalescens) et la lycode à ventre noir (Lycodopsis pacifica) semblent être d’importantes proies dans cette zone. Deux autres proies relativement fréquentes (qu’on a toutes deux trouvées dans plus du quart des estomacs et qui représentaient ensemble environ le quart de la masse des proies) sont le hareng du Pacifique (Clupea harengus pallasi) et le merlu du Pacifique (Merluccius productus). La taille des proies capturées variait entre 80 millimètres (mm) et 371 mm de longueur, et le poids, entre 4 grammes (g) et 317 g (Walker et al., 1998). L’alimentation du marsouin commun ressemblait beaucoup à celui des marsouins de Dall capturés dans la même région (Walker et al., 1998). Les calmars semblent former une plus grande proportion de l’alimentation chez les marsouins communs de la Colombie-Britannique que chez leurs congénères étudiés ailleurs (voir Smith et Gaskin, 1974; Recchia et Read, 1989; Fontaine et al., 1994; Gannon et al., 1998).

Les marsouins communs se déplacent habituellement en petits groupes, mais on voit fréquemment des animaux solitaires (Read, 1999). Lors d’une étude menée au nord des îles San Juan, près de la partie sud de l’île de Vancouver, on a découvert des groupes de 1 à 8 individus; la taille moyenne est de 1,87 animal par groupe (Raum-Suryan et Harvey, 1998). Les associations avec d’autres espèces de cétacés sont rares; certaines interactions sont même agonistiques (Ross et Wilson, 1996; Baird, 1998; Morton, 1999).

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Taille et tendances des populations

On a peu de données sur l’abondance et les tendances actuelles et historiques des marsouins communs en Colombie-Britannique; celles qui sont disponibles se limitent aux parties côtières du sud de la province (détroit de Juan de Fuca, sud du détroit de Georgia).

Certains indices et rapports anecdotiques révèlent un déclin de la population de marsouins communs dans certaines zones du sud de la Colombie-Britannique. Selon Cowan (1987), l’abondance du marsouin commun en Colombie-Britannique semble décliner, mais aucune information n’a été présentée pour évaluer la validité de cette affirmation. Un citoyen, qui a passé un temps considérable au bord de l’eau, à Victoria, des années 1940 aux années 1980, se rappelle avoir vu des marsouins communs du rivage presque tous les jours dans les années 1940 et 1950, mais relativement peu après (M. Goodwill, comm. pers.). On voit encore des marsouins communs dans cette zone (Baird et Guenther, 1994), mais pas couramment. En outre, les observations à partir de la terre ferme comme celles rapportées dans les années 1940 sont extrêmement rares (Baird, inédit). Non loin, dans les eaux du Puget Sound, dans l’État du Washington, le marsouin commun était considéré comme le cétacé le plus abondant dans le secteur dans les années 1940 (Scheffer et Slipp, 1948); aujourd’hui, il en est pratiquement absent (Osmek et al., 1996). Flaherty et Stark (1982) ont des preuves anecdotiques selon lesquelles la population autour des îles San Juan en 1980 était considérablement moins grande que 20 ans auparavant. Une comparaison des observations dans la région réalisée une dizaine d’années après les relevés de Flaherty et Stark (1982) (voir aussi Everitt et al., 1980) révèle une baisse encore plus marquée du nombre de marsouins communs ou une contraction de l’aire de répartition (voir les cartes dans Baird et Guenther, 1994). Les efforts déployés dans l’est du détroit de Haro lors d’une étude menée par Baird et Guenther (1994) étaient considérables et ont permis de recenser un grand nombre de marsouins de Dall dans la région; les différences relatives dans le nombre d’observations d’une étude à l’autre ne sont donc probablement pas dues aux différences dans les efforts déployés. Ces sources, bien qu’anecdotiques, indiquent que l’abondance d’aujourd’hui est probablement beaucoup plus faible qu’elle était historiquement.

Flaherty et Stark (1982) ont estimé la taille de la population dans les eaux entourant les îles San Juan au début des années 1980 au moyen de la technique de capture-marquage-recapture (CMR), de photos et des taux d’observation à partir de petits bateaux. Seize individus ont été identifiés à l’aide de photos dans chacune de deux périodes. Trois des individus observés lors de la deuxième période avaient été signalés lors de la première. Deux estimations de la population avaient été fournies, la plus élevée des deux étant de 408 individus (écart-type = 358). Flaherty et Stark (1982) ont également estimé, à partir de relevés sur transects linéaires, la population autour des îles San Juan à 176 individus.

Les estimations de l’abondance du marsouin commun dans les eaux des détroits de l’État du Washington et du sud de la Colombie-Britannique ont été calculées en 1991 et en 1996 (Calambokidis et al., 1992, 1997; Laake et al., 1997). En 2002, un relevé a aussi été réalisé, mais ses résultats n’ont pas encore été analysés. Les estimations calculées à partir des relevés de 1996 sont par conséquent les plus récentes pour les eaux du sud de la Colombie-Britannique. Elles sont résumées ci-dessous.

Estimations de l’abondance du marsouin commun dans les eaux des détroits du sud de la Colombie-Britannique, d’après les données tirées du relevé aérien de 1996 de Calambokidis et al. (1997).
RégionEaux des détroits du sud de la Colombie-Britannique (C.-B.)Aire (km²)Effort
(km)
Nombre d'observationsTaille
groupe
Densité
(animaux)
Abondance
non corrigée

CV
Abondance
corrigée
CV
C.-B.Détroit de Juan de Fuca
1 531
728
60
1,43
0,236
362
0,18
1 239
0,41
C.-B.Îles Gulf
1 350
546
31
1,42
0,161
217
0,38
745
0,53
C.-B.Détroit de Georgia
6 370
1 102
20
1,15
0,042
266
0,45
911
0,58
C.-B.Total
9 251
2 376
111
1,38
0,091
845
0,18
2 895
0,41
États-Unis (É.-U.)détroits et îles San Juan
5 108
2 117
148
1,42
0,201
1 025
0,15
3 509
0,40
É.-U. et C.-B.Total pour les eaux des détroits des É.-U. et de la C.-B.
14 359
4 493
259
1,40
0,130
1 870
0,12
6 404
0,38

Les estimations quantitatives de l’abondance du marsouin commun dans le détroit de Juan de Fuca et autour des îles San Juan n’indiquaient pas de déclin récent. Les estimations de l’abondance autour des îles San Juan à partir de relevés aériens dans les années 1990 (1 121 et 1 616) étaient considérablement plus élevées que celles fondées sur des transects par bateau ou des photos prises dans les années 1980 par Flaherty et Stark (1982). Les différences dans les méthodes de relevés et dans les zones étudiées compliquent cette comparaison. Les estimations calculées à partir de relevés aériens dans deux sous-zones de la Colombie-Britannique et deux zones des eaux des détroits de l’État du Washington ont révélé des densités plus élevées en 1996 qu’en 1991. Les différences n’étaient cependant pas statistiquement significatives (Calambokidis et al., 1992, 1997).

Selon les évaluations des marsouins communs des eaux côtières du nord des États-Unis et du sud de la Colombie-Britannique, les populations sont passablement grandes. En plus des marsouins communs des eaux des détroits de l’État du Washington, il y a le stock des eaux côtières de l’Oregon et de l’État du Washington, du cap Blanco au cap Flattery, qui a été estimé à environ 40 000 individus en 1997 (Laake et al., 1998). Au nord de la Colombie-Britannique, les populations de marsouins communs du sud-est de l’Alaska, à la fois dans les détroits et dans les eaux océaniques, comptent environ 10 000 animaux (Angliss et al., 2001).

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Facteurs limitatifs et menaces

Plusieurs facteurs limitatifs potentiels ont été identifiés, de sources anthropiques et naturelles, mais leurs impacts réels sur la ou les populations de la Colombie-Britannique ne sont pas clairs. Les facteurs anthropiques entrent dans deux catégories : 1) impacts aigus (ceux qui causent directement la mort des animaux); 2) impacts à long terme, notamment la perte d’habitat, les changements dans la disponibilité des proies, les perturbations causées par les bateaux et les autres sources de bruit, ou des facteurs qui peuvent entraîner une baisse des taux de reproduction ou compromettre le système immunitaire.

Jusqu’à environ 1900, les marsouins communs étaient régulièrement tués par les membres des Premières nations en Colombie-Britannique (Boas, 1909; Drucker, 1951; Suttles, 1951; Barnett, 1955; Waterman, 1973). Aujourd’hui, la principale cause de mortalité directe des marsouins communs sont les captures accidentelles par les pêches. Les marsouins communs semblent se prendre très souvent dans les engins de pêche (Jefferson et Curry, 1994). En Colombie-Britannique, on a signalé que des animaux étaient tués par les pêches au filet maillant du saumon et de l’aiguillat, par la pêche à la traîne du saumon et la pêche au chalut du merlu (Pike et MacAskie, 1969; Stacey et al., 1989; Langelier et al., 1990; Baird et al., 1991; Guenther et al., 1993, 1995; Baird et Guenther, 1995). La disparition complète des animaux de la zone très exploitée du Puget Sound ainsi que la baisse apparente du nombre d’individus dans des zones autour de Victoria et du détroit de Haro sont des indicateurs de la vulnérabilité de l’espèce aux activités humaines. Il existe peu de signes d’une recolonisation du sud du Puget Sound au cours des 20 dernières années (Flaherty et Stark, 1982; Osmek et al., 1996), ce qui laisse croire que, après la disparition d’une population locale, une recolonisation par les individus des zones environnantes est peu probable (voir aussi Chivers et al., 2002).

On ne sait pas très bien si la mortalité accidentelle limite la croissance des populations. Stacey et al. (1990) ont utilisé une enquête par questionnaire pour examiner la mortalité des petits cétacés causée par les pêches en Colombie-Britannique. Ils ont estimé qu’il y avait au moins de 43 à 59 morts par année chez trois espèces différentes (marsouin commun, marsouin de Dall et dauphin à flancs blancs du Pacifique). Plus récemment, Hall et al. (2002) ont estimé la mortalité des marsouins communs à l’aide d’un questionnaire et de rapports d’observateurs des pêches (5 pour 100 des bateaux de pêche avec observateurs embarqués dans le sud de la Colombie-Britannique). On n’a rapporté aucun problème avec les pêches du saumon (à la senne et à la traîne) en 2001. Toutefois, la même année, la pêche au filet maillant du saumon en Colombie-Britannique a tué 80 marsouins communs. D’après le sondage auprès des titulaires de permis (de 1997 à 2001), les captures accessoires de marsouins communs s’élèvent à < 100 dans toute la province (Hall et al., 2002). Toutefois, les enquêtes par questionnaire sont réputées être négativement biaisées quand il s’agit d’estimer la mortalité accidentelle des cétacés (Lien et al., 1994).

Les influences anthropiques qui pourraient causer une baisse des taux de reproduction sont notamment les effets de l’accumulation de toxines persistantes, des perturbations causées par le trafic maritime et l’éloignement des marsouins de leur habitat principal à cause des forts bruits sous-marins (par exemple les dispositifs d’effarouchement des phoques à grande amplitude utilisés dans les stations aquacoles). Pour ce qui est des effets des toxiques, ils peuvent être importants tant à long terme qu’à court terme. Parmi tous les cétacés du détroit de Georgia, ce sont les marsouins communs qui semblent présenter les plus fortes teneurs en dioxines et en furanes. Ils présentent aussi de grandes concentrations d’organochlorés et de métaux lourds (Muir et Norstrom, 1990; Baird et al., 1994; Jarman et al., 1996). Ces fortes teneurs peuvent influer sur la reproduction, la fonction immunitaire et la fonction endocrinienne (Ross et al., 1996a, 1996b, 2000). La suppression de la fonction immunitaire peut entraîner des impacts aigus (immédiats) sur les individus ou sur la population entière. Par exemple, la mortalité massive de phoques communs (Phoca vitulina) associée à l’épidémie de morbillivirus dans le nord de l’Europe en 1988, qui a réduit de plus de 50 pour 100 la population, a peut-être exacerbé les effets immunotoxiques des contaminants (Ross et al., 1996a, 1996b; de Swart et al., 1996). Toutefois, on ne sait toujours pas si les toxiques ont des répercussions sur les marsouins communs de la Colombie-Britannique. Une autre source de mortalité (surtout chez les jeunes animaux) pourrait être l’ingestion de débris marins (Kastelein et Lavaleije, 1992; Baird et Hooker, 2000).

Le marsouin commun semble être facilement perturbé par les bateaux et d’autres sources de bruits sous-marins de grande amplitude telles que les dispositifs acoustiques utilisés dans les piscicultures (Nichol et Sowden, 1995). Les traversiers entre le sud de l’île de Vancouver et le continent naviguent souvent dans des zones où l’on observe fréquemment des marsouins communs (Keple, 2002). Aucune information ne permet d’évaluer les impacts du trafic maritime à grande vitesse (et bruyant) ni de quantifier les impacts des sources de bruit associées aux piscicultures. Cependant, étant donné la vaste répartition de ces exploitations dans la province et l’utilisation fréquente de dispositifs acoustiques, il est possible que cette source de perturbation touche les populations.

Les effets indirects, dont la réduction du nombre de proies en raison de la détérioration de l’habitat ou de la surpêche, peuvent également être importants. Il est néanmoins difficile d’évaluer l’ampleur de cette menace. Par ailleurs, il faut noter que le hareng, une des proies importantes en Colombie-Britannique et ailleurs, est actuellement désigné comme « menacé » dans l’État du Washington aux termes de l’Endangered Species Act des États-Unis.

Parmi les facteurs limitatifs naturels figurent les maladies, la prédation par les épaulards (Orcinus orca) ou les requins, les interactions compétitives ou agonistiques avec les autres cétacés (dont le marsouin de Dall) et les mortalités massives dues aux biotoxines. En Colombie-Britannique, la prédation par les requins est probablement rare (un seul cas documenté – Baird et Guenther, 1995, mais voir aussi Arnold, 1972; Anselmo et van Bree 1995), mais celle par les épaulards est fréquente (voir par exemple Morton, 1990; Baird et Dill, 1995). Les taux de mortalité causée par les épaulards n’ont pas été calculés, mais ils varient sans doute d’une zone à l’autre de la province et dépendent en partie de l’abondance relative des autres proies que préfèrent les épaulards se nourrissant de mammifères (Baird et Dill, 1995). Read (1999) affirme que, dans certaines zones, il est possible que les interactions agonistiques avec le dauphin à gros nez (Tursiops truncatus) jouent un rôle dans la détermination des limites de l’aire de répartition du marsouin commun (voir Ross et Wilson, 1996). En Colombie-Britannique, deux cas évidents d’interactions agonistiques avec les dauphins à flancs blancs du Pacifique ont été signalés (Baird, 1998; Morton, 1999). Osmek et al. (1995) ont analysé le rôle possible des interactions de compétition avec les marsouins de Dall dans le déclin des populations de marsouins communs dans le sud du Puget Sound. Le régime alimentaire des deux espèces au sud de l’île de Vancouver se chevauche nettement (Walker et al., 1998). On signalait très peu de marsouins de Dall dans le détroit de Georgia dans les années 1950 et 1960 (Pike et MacAskie, 1969); ils sont pourtant relativement communs aujourd’hui (R.W. Baird, données inédites). Pareillement, dans le sud du Puget Sound, à l’époque où les marsouins communs abondaient (années 1940), on ne voyait jamais de marsouins de Dall (Osmek et al., 1995), alors que cette espèce est maintenant relativement commune dans la région (Osborne et al., 1988; Miller, 1990). Les biotoxines et les épidémies pourraient, en théorie, causer des mortalités massives. Le marsouin commun est le cétacé qui s’échoue le plus souvent sur les rivages de la Colombie-Britannique (Baird et Guenther, 1995). Tous les échouages concernent des individus seuls, et la plupart d’entre eux (plus de 90 p. 100) sont déjà morts quand on les trouve. Plusieurs maladies qui contribuent à la morbidité du marsouin commun en Colombie-Britannique ont été identifiées, notamment la cholangite parasitaire, la gastrite zygomyotique, la pneumonie parasitaire, la pneumonie suppurée et la broncho-pneumonie parasitaire (Guenther et Baird, 1993). Contrairement à la côte Est des États-Unis, où il y a un pic printanier des échouages (Polacheck et al., 1995), on les observe surtout à la fin du printemps et à l’été (mai à septembre) en Colombie-Britannique (Baird et Guenther, 1995). Baird et Guenther (1995) affirment que ces résultats sont principalement dus à l’effort de recherche, bien que la pêche estivale du saumon dans la province (qui capture accidentellement des marsouins communs) soit aussi partiellement responsable. Deux mortalités à petite échelle (concernant dans chaque cas quelques dizaines d’animaux) ont été rapportées au sud de la Colombie-Britannique. La cause de ces deux événements n’a pas été déterminée (Baird et al., 1994; T. Guenther, comm. pers.). Une mortalité à petite échelle au large de la côte de l’État du Washington en 1992 semblait être causée par un empoisonnement aux biotoxines (Osmek et al., 1996).

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Importance de l'espèce

Comme nous l’avons déjà mentionné, le marsouin commun est le cétacé qui s’échoue le plus souvent en Colombie-Britannique. Les données sur les ratios de polluants, les études de radio-détection et la présence des marsouins communs toute l’année dans la province indiquent que l’espèce possède une aire de répartition relativement limitée. De tous les cétacés observés en Colombie-Britannique, c’est le marsouin commun qui semble fréquenter le plus régulièrement les habitats côtiers où l’eau est peu profonde. Ces caractéristiques provoquent une exposition prolongée aux influences anthropiques. Par conséquent, de toutes les espèces de cétacés de la province, le marsouin commun est la meilleure espèce indicatrice que l’on peut utiliser dans les programmes de surveillance de l’état du milieu marin (Baird, 1994).

Dans le sud de la Colombie-Britannique (et dans les eaux adjacentes à l’État du Washington), le marsouin commun s’hybride avec le marsouin de Dall (Baird et al., 1998; Willis, 2001). À l’échelle mondiale, il s’agit seulement de la deuxième paire de cétacés chez qui l’hybridation en milieu sauvage est courante. Willis et al., 2004) note que l’hybridation naturelle chez les autres espèces de mammifères se produit presque toujours dans des habitats perturbés, où une des populations est en déclin (voir par exemple Carr et al., 1986; Lehman et al., 1991).

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Protection actuelle ou autres désignations

Protection juridique actuelle

Les deux importants facteurs de la protection juridique d’une espèce sont le système en place pour interdire ou réglementer la chasse et les autres menaces (par exemple la mortalité causée par les activités de pêche) et l’efficacité de ce système, c’est-à-dire l’ampleur de la surveillance des impacts et de l’application de la réglementation. Dans les cas où des données sont disponibles, ces deux facteurs sont analysés (ci-dessous).

Niveau international

Une des ententes internationales pertinentes pour la protection du marsouin commun dans les eaux canadiennes est la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction de 1973). Toutes les espèces de cétacés sont désignées par la CITES dans l’Annexe I ou l’Annexe II. L’Annexe I énumère les espèces menacées d’extinction (qui peuvent être touchées par le commerce), alors que l’Annexe II comprend les espèces qui peuvent devenir menacées d’extinction, si l’on ne réglemente pas leur commerce, ainsi que les espèces qui doivent faire l’objet d’une réglementation de manière à ce que le commerce d’espèces menacées d’apparence semblable soit contrôlé (Klinowska, 1991). Le marsouin commun figure à l’Annexe II pour cette dernière raison. Ainsi, le commerce international des marsouins communs ou de leurs parties par tout pays signataire de la CITES nécessite un permis d’exportation délivré par le pays d’origine. Selon Klinowska (1991), la Communauté européenne considère tous les cétacés comme s’ils figuraient à l’Annexe I de la CITES –  par conséquent, leur circulation requiert des permis à la fois du pays exportateur et du pays importateur et ne doit pas être motivée principalement par des fins commerciales. D’autres pays (dont les États-Unis) appliquent des règlements nationaux semblables, qui exigent des permis d’exportation et d’importation pour les espèces inscrites à l’Annexe II. En 1998, il y avait 144 Parties à la CITES; il reste donc environ 90 pays qui ne sont pas membres (selon les statistiques du Secrétariat de la CITES). Les espèces figurant à l’Annexe II de la CITES ne sont pas automatiquement protégées, mais leur désignation impose que tout échange international les visant soit consigné.

Le marsouin commun est considéré comme un « petit cétacé » par la Commission baleinière internationale (CBI). Or, actuellement, les membres de la Commission ne s’entendent vraiment pas pour dire si oui ou non la CBI traite des petits cétacés. Par conséquent, le marsouin commun ne fait pas l’objet d’une protection internationale par cette commission.

Le marsouin commun est également désigné comme « vulnérable » par l’Union mondiale pour la nature (UICN, 1996).

Niveau national

Au Canada, la gestion des marsouins communs relève du gouvernement fédéral. De 1982 à 1993, l’espèce était couverte par le Règlement sur la protection des cétacés (pris en application de l’Acte des Pêcheries de 1867). Ce règlement interdisait la « chasse » sans permis, le terme « chasser » signifiant alors « poursuivre, tirer, harponner, capturer, tuer, tenter de capturer ou de tuer, ou harceler de quelque façon des cétacés ». Aucun système, toutefois, n’avait été mis en place pour appliquer le Règlement, et les Autochtones pouvaient chasser les cétacés sans permis. En 1993, le gouvernement fédéral a regroupé les règlements touchant les mammifères marins, dont le Règlement sur la protection des cétacés, dans un nouveau règlement, le Règlement sur les mammifères marins. Aux termes de ce nouveau règlement, « il est interdit d’importuner un mammifère marin, sauf lors de la pêche des mammifères marins autorisée par le [Règlement] ». Le Règlement définit « mammifère marin » comme étant toutes les espèces figurant dans une annexe particulière. Toutefois, de nombreuses espèces de cétacés, dont le marsouin commun, ne figurent dans aucune annexe et, par conséquent, ne bénéficie d’aucune protection juridique. La définition de « mammifère marin » a été abrogée en 1994, ce qui a élargi la protection à toutes les espèces de mammifères marins. Actuellement, on peut chasser le marsouin commun en vertu d’un permis de pêche (les Autochtones peuvent par contre le chasser sans permis). Cependant, aucun permis du genre n’a été délivré, et la délivrance des permis est à la discrétion du ministre fédéral des Pêches et des Océans. Comme c’était le cas avec le Règlement sur la protection des cétacés, on surveille peu les problèmes avec les engins de pêche et les perturbations causées par le trafic maritime. On ne connaît pas très bien l’efficacité du Règlement. La Loi sur les océans de 1997 prescrit l’établissement de zones de protection marines (ZPM) dans les eaux fédérales, notamment des zones visant précisément à conserver et à protéger les mammifères marins et leurs habitats. Toutefois, comme les autres lois fédérales sur les mammifères marins, l’établissement de ZPM et l’interdiction de mener des activités qui peuvent compromettre la vie des marsouins communs et d’autres mammifères marins sont à la discrétion du ministre des Pêches et des Océans et non pas obligatoires. Quoi qu’il en soit, l’efficacité des ZPM pour « protéger » les cétacés soulève bien des questions (Duffus et Dearden, 1992; Phillips, 1996; Whitehead et al., 2000), surtout à cause de la vaste aire de répartition de la plupart des espèces et de l’absence de frontières tangibles dans le milieu marin. Whitehead et al. (2000) note que la plupart des ZPM n’ont presque rien changé à l’ampleur des menaces auxquelles font face les cétacés. Néanmoins, étant donné les déplacements limités des marsouins communs (par rapport à de nombreuses autres espèces de cétacés), l’interdiction du trafic maritime et des activités de pêche dans certaines zones aux termes de la Loi sur les océans peut constituer une mesure efficace de protection.

Aux États-Unis, tous les cétacés sont protégés par la Marine Mammal Protection Act de 1972 ainsi que par d’autres instruments juridiques.

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Résumé technique

Phocoena phoceona

Marsouin commun – Harbour porpoise

Répartition au Canada :

océan Pacifique

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²)

Dans toutes les eaux côtières de la Colombie-Britannique (C.-B.) > 20 000 km².

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Probablement pas.

Zone d’occupation (km²)

Semble surtout fréquenter les eaux côtières peu profondes du plateau continental < 2 000 km².

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Probablement pas.

Nombre d’emplacements existants

Non disponible (N.D.)

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

N.D.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?

N.D.

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Déclin de l’habitat probable dans les zones côtières en raison des activités humaines, particulièrement dans la partie sud de l’aire de répartition canadienne (soit le sud du détroit de Georgia, le détroit de Haro et l’est du détroit de Juan de Fuca).

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population :  indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

  • Inconnue.
  • Longévité estimée à 13 ans.
  • Animal le plus vieux trouvé en C.-B. âgé de 10 ans.

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

La population totale en 1996 dans la partie canadienne du détroit de Juan de Fuca, les îles Gulf et le détroit de Georgia était de 2 895 individus (tous les âges). Ces trois régions forment une petite portion de la C.-B. La proportion d’individus matures n’est pas connue. Âge de la maturité probablement de 3-4 ans.

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Inconnue. Déclins locaux probables dans les zones très urbanisées.

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/ prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

Déclin probable depuis les années 1940-1950, mais l’on ne connaît pas le pourcentage du déclin.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non.

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Facteur inconnu en C.-B., mais il existe des populations localisées dans d’autres régions de l’est du Pacifique Nord.

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?

Non.

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

N.D.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • problèmes avec les filets maillants
  • contaminants
  • perturbation

Effet d’une immigration de source externe

Modéré.

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

  • Washington : >15 000 (eaux côtières extérieures, surtout le long de la côte Ouest).
  • Alaska : >10 000.

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Possible, mais les déplacements des animaux semblent être limités.

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?

Oui

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?

Inconnu.

Un effet d’une immigration de populations de l’extérieur est-il probable?

Analyse quantitative

Non disponible.

Statut et justification de la désignation

Statut : Préoccupante

Code alphanumérique : sans objet

Justification de la désignation : L’espèce semble particulièrement vulnérable aux activités humaines et se prend facilement dans les filets de pêche, dans lesquels elle meurt. Il s’agit d’une espèce timide, dont la vie est de courte durée, et elle est rarement vue dans les secteurs fortement développés de Victoria et du détroit de Haro. Le développement continu et l’utilisation de son habitat principal par les êtres humains constituent deux des principales menaces. Les bruits sous-marins obligent l’espèce à se déplacer, et elle pourrait être vulnérable aux contaminants contenus dans sa chaîne alimentaire.

Applicabilité des critères

  • Critère A (population globale en déclin) : Un déclin local est soupçonné, mais aucune preuve n’étaye l’hypothèse d’un déclin global de la population.
  • Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : La zone d’occurrence est > 20 000 km², mais la zone d’occupation est probablement < 2 000 km², compte tenu du fait que l’espèce semble associée aux eaux peu profondes de la plate-forme continentale. Toutefois, il n’existe aucune preuve de fluctuation ou de déclin global de la population.
  • Critère C (petite population globale et déclin) : La population globale d’une petite partie de l’aire de répartition de la Colombie-Britannique est composée d’environ 3 000 individus de tout âge (le sud de l’île de Vancouver). La population globale d’individus matures en Colombie-Britannique est inconnue, mais il n’existe aucune preuve de déclin de la population.
  • Critère D (très petite population ou distribution limitée) :La population totale d’individus matures de la Colombie-Britannique dépasse le millier.
  • Critère E (analyse quantitative) : L’information disponible est insuffisante pour permettre une analyse quantitative de la probabilité de disparition. 

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Remerciements

Le présent rapport est un contrat passé par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada et financé par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada. Bob Campbell et Andrew Trites ont administré le contrat. Plusieurs personnes, notamment Susan Chivers, Tamara Guenther, Brad Hanson, Kelly Robertson, Pam Willis, John Calambokidis, Anna Hall et Sascha Hooker, ont fourni de l’information sur les marsouins communs en Colombie-Britannique et dans les eaux de l’État du Washington. Plusieurs évaluateurs anonymes ont aussi apporté des commentaires utiles sur les diverses versions du présent rapport.

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Ouvrages cités

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Angliss, R. P., D. P. DeMaster et A. L. Lopez.2001. Alaska marine mammal stock assessments, 2001. United States Department of Commerce, NOAA Technical Memorandum. NMFS-AFSC-124, 203 pages (p.)

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Baird, R.W. 1994. A program to monitor the status of small cetaceans in British Columbia (B.C.). Pages 117-125, in Proceedings of the Pacific Ecozone Workshop, February 2, 1994, Institute of Ocean Sciences, Sidney, B.C.

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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Robin W. Baird a reçu son Ph.D. en biologie de la Simon Fraser University en 1994. Sa thèse étudiait le comportement fourrager et l’écologie des épaulards dans le sud de la Colombie-Britannique. En 1987, il a co-fondé un programme sur les échouages de cétacés en Colombie-Britannique, qu’il a coordonné jusqu’au milieu des années 1990. Dans le cadre du programme, il prélevait des échantillons pour étudier le cycle biologique, la différenciation des populations et le régime alimentaire. Il a aussi étudié les causes de mortalité du marsouin commun et d’autres espèces dans la province. Robin W. Baird a participé à des études de marquage et de suivi des marsouins communs dans l’État du Washington. Actuellement détenteur d’une bourse de perfectionnement post-doctoral à la Dalhousie University, il travaille avec Cascadia Research Collective à Olympia, État de Washington.

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