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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'ntosthodon rouilleux (Entosthodon rubiginosus) au Canada

COSEPAC Résumé

Entosthodon rouilleux
Entosthodon rubiginosus

Information sur l’espèce

L’Entosthodon rubiginosus est une mousse de la famille des Funariacées, dont les espèces sont petites et se ressemblent beaucoup quant à leurs caractères végétatifs. Il existe 12 espèces d’Entosthodon en Amérique du Nord, dont seulement 2 se rencontrent au Canada. L’Entosthodon rubiginosus est une petite mousse vert pâle à vert moyen qui pousse en tiges isolées ou en petites touffes. Dans son milieu naturel, elle est difficile à apercevoir et souvent cachée parmi d’autres espèces de mousses. Les sporophytes sont communs.

Répartition

L’espèce est endémique de l’ouest de l’Amérique du Nord et se rencontre dans le sud de la Colombie-Britannique, au Montana, en Arizona et au Nouveau-Mexique. Au Canada, elle a été trouvée dans 4 localités.

Habitat

Au Canada, l’Entosthodon rubiginosus pousse uniquement dans les sols alcalins mouillés une partie de l’année et généralement limoneux ou argileux qui bordent les étangs, les lacs et les vasières, ou encore sur les pentes suintantes de milieux par ailleurs relativement secs.

Biologie

L’Entosthodon rubiginosuspousse dans des sols qui sont mouillés une partie de l’année et généralement alcalins, dans des milieux par ailleurs relativement secs. Les sporophytes sont communs chez les populations canadiennes, et les spores jouent probablement un rôle important dans la dispersion à faible distance. 

Taille et tendances des populations

Dans toutes les sites connus de l’Entosthodon rubiginosus, l’espèce est peu commune et n’est représentée que par quelques petites touffes. 

Facteurs limitatifs et menaces

Les principaux facteurs limitatifs qui menacent l’Entosthodon rubiginosus sont probablement le piétinement et l’altération générale de son habitat par les animaux domestiques et notamment par les bovins. Les longues périodes de sécheresse pourraient constituer une autre menace.

Importance de l’espèce

L’Entosthodon rubiginosus est une espèce endémique de l’Amérique du Nord, et ses populations les plus septentrionales sont situées en Colombie-Britannique. L’espèce est rare dans toute son aire de répartition.    

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Aucune loi, réglementation, règle coutumière ou circonstance particulière ne protège actuellement l’espèce. En Colombie-Britannique, on lui a attribué la cote S1, et elle figure sur la liste rouge de cette province. À l’échelle mondiale, on lui a attribué la cote G1G3.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétences, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (Novembre 2004)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de page1
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de page2
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de page3
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de page4Note de bas de page5
Espèce sauvage pour laquelle l’information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Note de bas de page 2

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page 3

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page 4

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page 5

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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