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Scoulérie à feuilles marginées (Scouleria marginata)

Sommaire du rapport de situation

Il semble que le Scouleria marginata soit disparu de la seule localité canadienne où il a déjà été récolté. Nous avons prospecté les environs du lac Boundary et de l’extrémité amont du ruisseau Boundary, selon les indications apparaissant dans la thèse de Tan (1980) et celles fournies par ce même botaniste, auteur de la récolte, en 2001 (B.C. Tan, comm. pers.). Nous avons aussi prélevé des spécimens dans des milieux semblables accessibles dans un rayon d’environ
20 km, qui constituaient des habitats potentiels. Nous avons notamment examiné certains des petits ruisseaux se jetant dans le lac Boundary. Dans la plupart des cas, ces milieux renfermaient une abondance de roches couvertes de mousses, dans l’eau et au bord de l’eau, où des touffes de Scouleria étaient présentes. Nous avons prélevé des échantillons de ces touffes, et il s’agissait dans tous les cas du S. aquatica. Nous avons également examiné les ruisseaux Monk, Buckworth, Maryland, Summit et Blazed, le long de la route 3, au nord du lac Boundary. Dans tous les cas, nous n’avons trouvé sur les roches mouillées que le S. aquatica, qui était occasionnel et n’était jamais abondant.

Il est possible que la répartition canadienne de l’espèce soit méconnue, étant donné sa ressemblance avec le Scouleria aquatica, plus commun, et parce que l’identification doit idéalement être fondée sur des caractères microscopiques. Cependant, Churchill (1985), dans le cadre de sa révision nord-américaine du genre, a examiné plusieurs centaines de spécimens de Scouleria, y compris tous ceux de l’herbier cryptogamique de la University of British Columbia (où sont déposés le plus grand nombre de spécimens canadiens de Scouleria), et il n’a trouvé aucun autre spécimen canadien de S. marginata, qui aurait pu avoir été identifié à tort comme étant le S. aquatica. Si le S. marginata avait été commun au Canada, Churchill l’aurait rencontré plus fréquemment parmi les spécimens qu’il a étudiés.

Les relevés effectués dans plusieurs des petits ruisseaux situés à proximité du lac n’ont permis de découvrir aucune autre population. Cependant, comme il existe plusieurs douzaines de cours d’eau dans le secteur, dont un grand nombre sont peu accessibles, il est possible que l’espèce soit toujours présente dans la région.