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Grenouille à pattes rouges (Rana aurora)

Protection actuelle ou autres désignations de statut

La grenouille à pattes rouges a reçu la cote mondiale G4T4 (apparemment stable, tant pour l’espèce R. aurora que pour la sous-espèce R. a. aurora). Aux États-Unis, sa cote nationale est N4 (apparemment largement répartie; désignation de novembre 1996). Son statut dans les divers États est le suivant : Californie = S2? (en péril?); Oregon = S3 (vulnérable à la disparition ou à l’extinction); Washington = S4 (apparemment largement répartie) [NatureServe 2003].

Au Canada, l’espèce a été désignée préoccupante par le COSEPAC en 2002. La nouvelle Loi sur les espèces en péril (LEP) ne prévoit aucune mesure immédiate de protection de l’habitat des espèces ayant ce statut. Un plan de gestion est requis, mais ses lignes directrices n’ont pas encore été publiées (K. Nelson, comm. pers.). Au moment de la rédaction du présent rapport (août 2003), les efforts de conservation en Colombie-Britannique étaient consacrés aux besoins des espèces inscrites comme menacées, en péril ou disparues, pour lesquelles un programme de rétablissement est obligatoire en vertu de la LEP (RESCAPÉ, 2003).

En Colombie-Britannique, la grenouille à pattes rouges figure sur la liste bleue des espèces en péril. Les espèces figurant à cette liste sont des « taxons préoccupants » qui présentent des caractéristiques qui les rendent particulièrement sensibles ou vulnérables aux activités humaines ou aux perturbations naturelles (BC Species and Ecosystems Explorer, 2003). À la suite de l’évaluation du COSEPAC de 2002, le Rana aurora a été ajouté à la liste des espèces sauvages désignées de la stratégie de gestion des espèces sauvages désignées (Identified Wildlife Management Strategy, ou IWMS), version 2004. La version 2004 de l’IWMS prévoit des lignes directrices précises de gestion des habitats de la grenouille à pattes rouges. Étant donné que la majeure partie de l’aire de répartition canadienne de l’espèce chevauche des terrains d’exploitation forestière, ces lignes directrices de gestion sont potentiellement critiques pour la protection de l’espèce. Cependant, ces lignes directrices ne sont pas applicables à un grand territoire de concessions forestières dans le sud-est de l’île de Vancouver.

La British Columbia Wildlife Act interdit la capture, la possession et le commerce de tous les vertébrés indigènes, y compris les amphibiens. Cette loi a une efficacité limitée pour protéger les grenouilles, car elle est difficile à mettre en application et ne couvre pas les dommages aux habitats.