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Programme de rétablissement de la dysnomie ventrue jaune, l’épioblasme tricorne, le pleurobème écarlate, la mulette du Necturus et al villeuse haricotau Canada [Proposition]

8. Habitat: Épioblasme tricorne

Identification de l’habitat – On trouve généralement l’épioblasme tricorne dans des zones de bancs ou sur des hauts-fonds (rapides) de rivières et de cours d’eau de petite à moyenne taille (van der Schalie, 1938; Dennis, 1984). Le substrat privilégié par cette espèce peut être du sable (Clarke, 1981), du gravier, des galets et des roches (Buchanan, 1980). On a observé cette espèce à des profondeurs allant de 0,5 à 2,5 m (Buchanan, 1980; Baker, 1928), et elle occupe des zones de courants rapides. Buchanan (1980) a mesuré des vitesses au fond allant de 0,36 à 0,51 m/s aux sites d’échantillonnage situés dans le bassin de la rivière Meramac, au Missouri. Au Canada, bon nombre de relevés sur cette espèce proviennent du lac Érié, où elle a probablement habité les bancs battus par les vagues. On trouve habituellement l’épioblasme tricorne entièrement enfoui dans le substrat (Buchanan, 1980) ou n’exposant à la vue que sa coquille postérieure (Ortmann, 1919).

Dans la rivière Sydenham, les habitats où l’on a trouvé des épioblasmes tricornes vivants en 1998-1999 correspondaient à ceux décrit ci-devant, c.‑à‑d. des zones de bancs/rapides peu profonds composés de substrats grossiers dans une rivière de taille moyenne.

Habitat présentement occupé –Les méthodes servant à délimiter l’habitat présentement occupé par l’épioblasme tricorne sont les mêmes que celles utilisées pour la dysnomie ventrue jaune.

Description géospatiale – L’habitat présentement occupé par l’épioblasme tricorne se limite à un tronçon de 50 km de la rivière Sydenham est ainsi qu’à deux plus petites zones de la rivière Ausable, près de Nairn, et en aval aux environs de la gorge Arkona (figure 18).

Description fonctionnelle – Parmi les zones définies dans la section Habitat présentement occupé, on considère que seules celles qui affichent les caractéristiques décrites ci-dessous constituent un habitat qui doit faire l’objet de mesures de conservation :

  • zones humides permanentes;
  • sections de cours d’eau d’un ordre supérieur à 2 (population riveraine seulement);
  • zones de rapides ou de bancs bien oxygénés;
  • zones composées de fonds de sable ou de gravier;
  • zones où les débits sont de constants à modérés (populations riveraines seulement);
  • zones côtières composées de substrat sableux ferme ou graveleux (populations des Grands Lacs).

Habitat occupé autrefois–L’habitat occupé autrefois par l’épioblasme tricorne comprend les 60 km du cours inférieur de la rivière Thames, le cours inférieur de la rivière Grand, la rivière Niagara, la rivière Detroit et les zones côtières des lacs Érié et Sainte-Claire(figure 6).

Figure18

Figure 18 – Habitat présentement occupé par l’épioblasme tricorne dans les rivières Sydenham et Ausable