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Guide de consultation sur l’ajout du saumon atlantique (population du lac Ontario), de la villeuse irisée, de la mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan-Nelson) et de la mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs et de l’ouest du Saint-Laurent) à la liste de la LEP

Saumon atlantique (populationdu lac Ontario)

Statut : disparue du pays

Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2006

Biologie

Le saumon atlantique a un corps semblable à celui de la truite, d’une longueur moyenne d’environ 457 mm.

Le saumon atlantique du lac Ontario accomplit son cycle biologique dans le bassin hydrographique du lac Ontario. Le saumon adulte remonte dans les rivières pour s’y reproduire dès les mois de mars et d’avril. La femelle choisit un site de nidification à la surface d’un banc de gravier, puis creuse un nid à l’aide de sa nageoire caudale. Les œufs et le sperme sont déposés dans le nid, puis la femelle les recouvre de gravier. Une femelle moyenne dépose environ 1540 œufs par kg de poids corporel. Après le frai, tous les poissons adultes ayant survécu retournent en aval et commencent à s’alimenter. Ils peuvent remonter dans les rivières l’année suivante ou plusieurs années de suite pour frayer à nouveau.

Les jeunes saumons passent de deux à trois années dans leur cours d’eau natal avant de migrer vers le lac Ontario où ils demeurent pendant au plus deux années. Une fois adultes, ils reviennent dans leur cours d’eau natal pour se reproduire. On penseque la population du lac Ontario remontait les cours d’eau pour frayer en deux montaisons distinctes, une première tôt au printemps (presque immédiatement après le retrait des glaces) et une autre en septembre et en octobre. À l’est de Toronto, les saumons remontaient dans les rivières pour se reproduire en octobre et en novembre, et dans de très rares cas, à la fin de septembre. Des montaisons printanières et automnales ont aussi été observées dans les rivières Humber et Credit.

Les saumons atlantiques juvéniles qui vivent dans les cours d’eau se nourrissent principalement de larves d’insectes aquatiques. À leur arrivée dans le lac Ontario, les saumons s’alimentent de façon opportuniste d’insectes aquatiques et de poissons se trouvant près de la surface de l’eau. Plus les saumons se développent, plus le poisson occupe une part importante de leur régime alimentaire. Dans le lac Ontario, les principaux poissons dont s’alimentent les saumons sont deux espèces non indigènes, soit le gaspareau et l’éperlan. Les adultes cessent de s’alimenter lorsqu’ils commencent leur migration vers les frayères.

Où trouve-t-on ce poisson?

Les juvéniles et les adultes reproducteurs préfèrent des eaux claires, une température dépassant rarement 25°C et des lits naturellement inclinés et stables aux fonds constitués de sable grossier et de gravier ou de blocs rocheux. On sait peu de choses sur l’habitat fluvial ou lacustre particulier dont a besoin la population de saumons atlantiques du lac Ontario.

Cette population est limitée au lacOntario.

Combien y a-t-il de poissons?

Il ne reste aucun saumon atlantique indigène dans le lac Ontario.

Les rapports sur les niveaux historiques de la population de saumons atlantiques dans le lacOntario reposaient en grande partie sur de simples observations ou indications plutôt que sur des études démographiques rigoureuses. Un déclin marqué de la population de saumons a débuté au milieu des années 1800 et leur disparition est survenue avant 1900. De nos jours,l’écosystème du lac Ontario contient des habitats pouvant apparemment convenir aux saumons atlantiques. Toutefois, les tentatives visant à ensemencer le lac d’individus non indigènes n’ont pas encore permis d’établir des populations capables de se reproduire.

Menaces pesant sur la population

La disparition des saumons du lac Ontario est principalement attribuable à la dégradation de leur habitat découlant de l’exploitation des forêts indigènes pour le bois de construction; le défrichage des terres pour l’agriculture; la construction de barrages pour l’exploitation de moulins, ce qui a empêché l’accès aux frayères; les prélèvements commerciaux de grandes quantités de saumons.

Justification de la désignation par le COSEPAC 

Autrefois espèce prolifique dans tout le bassin hydrographique du lac d’Ontario, le saumon atlantique sauvage n’y a pas été observé depuis 1898. Le saumon atlantique du lac Ontario est disparu en raison de la destruction de l’habitat et de la surexploitation par la pêche de subsistance et commerciale. Les tentatives de rétablissement de l’espèce par l’ensemencement ont échoué, et la souche d’origine n’existe plus.

Qu’arrivera-t-il si cette population est ajoutée à la liste de la LEP?

Un programme de rétablissement devra être élaboré dans les deux ans qui suivent l’ajout de cette population à la liste de la LEP.

Moule d’eau douce

Villeuse irisée

Statut : en voie de disparition

Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2006

Biologie

La villeuse irisée est une petite moule d’eau douce d’une longueur moyenne d’environ 55 mm. Sa coquille varie du jaunâtre au vert-jaunâtre ou au brun (chez les spécimens âgés) et compte de nombreuses stries discontinues d’un vert-foncé étroites et/ou larges qui couvrent sa surface toute entière.

La villeuse irisée porte sa progéniture pendant une longue période. Les adultes se reproduisent à la fin de l’été. Les femelles portent leur progéniture dans leurs branchies du stade de l’œuf au stade de la larve au cours des mois d’hiver. Au printemps, lorsque les larves atteignent la maturité, elles sont relâchées dans l’eau et se fixent aux branchies d’un poisson-hôte approprié. Les larves s’encapsulent ensuite dans les branchies de leur hôte, où elles se développent jusqu’au stade juvénile. Les juvéniles se détachent finalement de leur hôte pour poursuivre leur croissance jusqu’au stade adulte. Parmi les poissons‑hôtes possibles pour la villeuse irisée au Canada figureraient le méné rayé, l’achigan à petite bouche, l’achigan à grande bouche, le crapet vert, le dard vert, le dard arc-en-ciel et la perchaude, mais aucune étude n’a été effectuée pour identifier avec certitude le ou les hôtes de la villeuse irisée.

Lavilleuse irisée adulte se nourrit d’algues, de bactéries et d’autres particules organiques qu’elle filtre dans la colonne d’eau et les sédiments. La villeuse irisée juvénile vit entièrement enfouie dans le substrat où elle se nourrit d’aliments similaires qu’elle prélève directement des sédiments ou de la colonne d’eau.

Où trouve-t-on cette moule?

On trouve la villeuse irisée en grande abondance dans des cours d’eau dont la taille varie de petite à moyenne, à la surface de bancs ou à proximité de ceux-ci et à la lisière de la végétation émergente, dans des courants modérés ou forts. L’espèce occupe des mélanges de sédiments constitués de galets, de gravier, de sable et, parfois, de vase ou de rochers. C’est dans des eaux propres et bien oxygénées, à des profondeurs inférieures à un mètre, que l’on trouve la villeuse irisée en plus grande abondance, mais on note aussi sa présence dans des lacs intérieurs situés dans des zones riveraines peu profondes constituées de sable ou de gravier.

La villeuse irisée ne se trouve que dans le sud de l’Ontario, soit dans les rivières Grand, Maitland, Moira, Saugeen, Sydenham, Thames et Trent ainsi que dans le delta du lac Sainte-Claire. L’espèce semble avoir disparu des Grands Lacs inférieurs et de leurs voies interlacustres.

Combien y a-t-il de moules?

Une très petite population, estimée à 7 200 individus, occupe les eaux canadiennes du delta du lac Sainte-Claire, mais elle décline à un taux estimé à 7 % par an, d’après les données recueillies dans neuf sites en 2001 et en 2003. Les populations des rivières Ausable, Grand, Saugeen etSydenham sont de petite taille. La population de la rivière East Sydenham est estimée à 18 900 individus environ, mais elle semble en déclin. La population du cours supérieur de la Thames est estimée à 40 000 moules, mais elle serait également en diminution. C’est dans la rivière Maitland que l’on trouve la population de villeuses irisées la plus importante et la plus saine.

Menaces pesant sur la population

La disparition de la villeuse irisée des Grands Lacs inférieurs et de leurs voies interlacustres est principalement attribuable à l’envahissement des eaux par la moule zébrée. Quand des moules zébrées s’établissent dans les réservoirs de retenue de certaines rivières, elles peuvent constituer une menace pour les populations riveraines de villeuses et pour d’autres moules indigènes. Jusqu’à présent, on a trouvé des moules zébrées dans deux réservoirs de la Thames. Les lourdes charges de sédiments, d’éléments nutritifs et de substances toxiques provenant de sources urbaines et agricoles ont dégradé l’habitat des moules dans tout le sud de l’Ontario. Des études ont montré que la villeuse irisée est particulièrement sensible au cuivre et à l’ammoniaque.

Justification de la désignation par le COSEPAC

Cette attrayante moule dont la couleur varie du vert jaunâtre au brun avec des stries vertes occupe une vaste aire de répartition dans le sud de l’Ontario, mais elle est disparue du lac Érié et des rivières Detroit et Niagara ainsi que d’une grande partie du lac Sainte-Claire en raison d’infestations de moules zébrées. Elle est toujours présente en faibles nombres dans plusieurs bassins hydrographiques, mais sa zone d’occupation ainsi que la qualité et l’étendue de son habitat connaissent un déclin. On craint d’ailleurs que l’accroissement des activités agricoles industrielles et d’élevage intensif de bétail ait une incidence sur la plus importante population, dans la rivière Maitland.

Qu’arrivera-t-il si cette moule est ajoutée à la liste de la LEP?

Un programme de rétablissement devra être élaboré dans l’année suivant l’ajout de cette moule à la liste de la LEP.