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Guide de consultation sur l’ajout du saumon atlantique (population du lac Ontario), de la villeuse irisée, de la mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan-Nelson) et de la mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs et de l’ouest du Saint-Laurent) à la liste de la LEP

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décembre 2006

Veuillez faire parvenir vos commentaires sur cette consultation au bureau de la Région du Centre et de l’Arctique de Pêches et Océans Canada (MPO) à l’adresse de courriel suivante :

 fwisar@dfo-mpo.gc.ca

ou par courrier régulier à l’adresse postale suivante :

Région du Centre et de l’Arctique

Coordonnateur de la LEP

Institut des eaux douces

Pêche et Océans Canada

501 University Avenue

Winnipeg, Manitoba

R3T 2N6

Pour obtenir d’autres exemplaires du guide de consultation, composez le 1-866-538-1609.

Pour de plus amples renseignements sur la Loi sur les espèces en péril, consultez le Registre public à l’adresse suivante : http://www.sararegistry.gc.ca

Pour de plus amples renseignements sur les espèces en péril, consultez le site Web des espèces en péril de Pêches et Océans Canada à l’adresse suivante :

 http://www.aquaticspeciesatrisk.gc.ca

ou

le site Web des espèces en péril d’Environnement Canada à l’adresse suivante :

 www.speciesatrisk.gc.ca

De l’information sur les espèces en péril est également disponible sur le site Web du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) :

 www.cosewic.gc.ca

Références photographiques :

Saumon atlantique – U.S. Fish and Wildlife Services

Villeuse irisée – Philip McColl, Section des arts graphiques, Institut national de recherche sur les eaux

Mulette feuille d’érable – Philip McColl,Section des arts graphiques, Institut national de recherche sur les eaux

Introduction

Le 5 juin 2003, le gouvernement du Canada procédait à l’adoption de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Cette loi fournit un cadre pour la prise de mesures qui assureront la survie des espèces sauvages à l’échelle du pays et protégeront notre patrimoine naturel. La LEP définit les critères à utiliser pour déterminer quelles espèces doivent rapidement faire l’objet de mesures et quels moyens mettre en œuvre pour les protéger. Elle définit également la collaboration entre les gouvernements, les organismes et les individus et prévoit des sanctions contre les contrevenants.

Deux ministères fédéraux sont responsables de l’administration de la LEP. Le ministère des Pêches et des Océans est responsable des espèces aquatiques en péril. Le ministère de l’Environnement est responsable quant à lui de toutes les autres espèces en péril, y compris celles qui se trouvent dans les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux ou dans d’autres aires patrimoniales protégées. Le ministre de l’Environnement assume aussi la responsabilité de l’administration générale de la LEP.

La Loi assure la protection des espèces végétales et animales inscrites sur une liste figurant dans la LEP (Annexe 1). L’annexe 1, également appelée « Liste des espèces sauvages en péril », sera désignée sous le nom de « liste de la LEP » dans le reste du présent guide de consultation. L’ajout d’espèces candidates à la liste de la LEP est proposé à la suite de travaux effectués par des scientifiques et des agents de protection de la nature qui sont membres du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Des évaluations scientifiques de la situation de ces espèces sont réalisées. Les connaissances traditionnelles autochtones et les connaissances des communautés sont également incluses dans les évaluations des espèces lorsqu’elles sont disponibles. Le gouvernement décide ensuite des espèces qui seront ajoutées à la liste de la LEP, car une telle mesure peut avoir des conséquences économiques ou sociales.

Deux-cent-trente-trois espèces figuraient sur la liste de la LEP lorsque le Parlement a adopté la LEP en décembre 2002. Le COSEPAC avait déjà établi que ces espèces étaient « en péril » en s’appuyant sur de nouveaux critères d’évaluation et sur des renseignements à jour. Quand la Loi est entrée en vigueur en juin 2003, ces espèces figuraient déjà sur la liste initiale de la LEP.

Depuis, le COSEPAC a identifié d’autres espèces en péril. Le ministre de l’Environnement envisage maintenant de recommander l’ajout de ces espèces à la liste de la LEP. Dans le cadre de ce processus, le ministre des Pêches et des Océans mène présentement des consultations publiques sur le saumon atlantique (population du lac Ontario), de la villeuse irisée, de la mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan-Nelson) et de la mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs et de l’ouest du Saint-Laurent). Le but du présent guide de consultation est d’inviter les Canadiens à exprimer leur opinion sur l’ajout du saumon atlantique (population du lac Ontario), de la villeuse irisée, de la mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan-Nelson) et de la mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs et de l’ouest du Saint-Laurent) à la liste de la LEP en tant qu’espèce préoccupante.

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Contexte

La Loi sur les espèces en péril

La Loi sur les espèces en péril permet au gouvernement du Canada de mieux protéger les espèces végétales et animales canadiennes menacées de disparition. Cette protection ne s’applique qu’aux espèces figurant sur la liste de la LEP. L’ajout d’une espèce à la liste de la LEP s’effectue en deux étapes. La première étape consiste à identifier une espèce en péril, et la deuxième à l’inscrire sur la liste.

Identification d’une espèce en péril

 Le COSEPAC est un groupe indépendant dont le mandat est d’évaluer la situation des espèces végétales et animales canadiennes et d’identifier celles qui sont en péril. Le comité se compose de biologistes, d’écologistes, de généticiens et de personnes possédant des connaissances traditionnelles autochtoneset qui sont des spécialistes des espèces sauvages en péril. Ses membres proviennent de divers milieux, notamment des administrations publiques, des universités, des organisations autochtones et des organisations non gouvernementales.

Le COSEPAC évalue la situation biologique des espèces en utilisant la meilleure information disponible. Il passe en revue les résultats des recherches et tient compte des connaissances communautaires et traditionnelles autochtones et applique des critères d’évaluation rigoureux. Le COSEPAC se réunit une fois par année pour évaluer la situation biologique des espèces. Les espèces que le COSEPAC considère comme étant « en péril » sont désignées selon l’une des catégories suivantes.

Disparue –espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays –espèce sauvage qu’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada, mais qui existe ailleurs à l’état sauvage.

En voie de disparition– espèce sauvage qui risque, de façon imminente, de disparaître du pays ou de la planète.

Menacée – espèce sauvage qui peut devenir une espèce en voie de disparition si rien n’est fait pour inverser les facteurs menant à sa disparition.

Préoccupante – espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l’effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces qui pèsent sur elle.

Inscription des espèces en péril

Le processus d’inscription des espèces commence lorsque le COSEPAC présente son évaluation au ministre de l’Environnement. Lorsqu’il reçoit l’évaluation, le ministre a 90 jours pour publier un énoncé de réaction dans lequel il précise quelle sera sa réaction à l’évaluation et, dans la mesure possible, indique un échéancier pour l’application de mesures. Le Ministre transmet ensuite l’évaluation au gouverneur en conseil. [1] Neuf mois après avoir reçu l’évaluation du COSEPAC, le gouverneur en conseil, selon les recommandations du ministre de l’Environnement, peut décider :

  1. d’accepter l’évaluation du COSEPAC et d’inscrire l’espèce sur la liste de la LEP;
  2. de ne pas inscrire l’espèce sur la liste de la LEP;
  3. de renvoyer l’évaluation au COSEPAC pour qu’il fournisse davantage de renseignements ou pour qu’il approfondisse l’examen de la situation de l’espèce.

Le gouverneur en conseil dispose de neuf mois après avoir reçu l’évaluation du COSEPAC pour décider si l’espèce doit être ajoutée à la liste de la LEP. Si aucune décision n’est rendue au bout de neuf mois, le ministre de l’Environnement doit inscrire l’espèce sur la liste de la LEP.

Que se passe-t-il lorsqu’une espèce ou une population est ajoutée à la liste de la LEP ? 

Le degré de protection assuré par la LEP est fonction de la catégorie évaluée. Il est ainsi interdit de tuer un individu appartenant à une espèce disparue du pays, en voie de disparition et menacée, de lui nuire, de le harceler, de le posséder, de le collectionner, de l’acheter, de le vendre ou de l’échanger. Il est également interdit par la Loi d’endommager ou de détruire la résidence d’individusappartenant à une espèce en voie de disparition et menacée ou à une espèce sauvage inscrite comme espèce disparue du pays dont un programme de rétablissement a recommandé la réinsertion à l’état sauvage au Canada.

La LEP protège tous les oiseaux inscrits en vertu de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs de 1994, toutes les espèces aquatiques inscrites et toutes les espèces inscrites se trouvant sur le territoire domanial. Les provinces et les territoires doivent s’assurer que toutes les espèces inscrites en tant qu’espèces disparues du pays, en voie de disparition et menacées se trouvant ailleurs que sur le territoire domanial bénéficient d’une protection appropriée. Qui plus est, lorsqu’une telle protection n’est pas assurée, le gouvernement fédéral peut intervenir en utilisant les dispositions de « sécurité » de la LEP, mais seulement après avoir consulté la province ou le territoire en question et avoir tenu des consultations publiques.

Les ministres de l’Environnement et des Pêches et des Océans peuvent, dans certaines circonstances, permettre des exceptions à l’application de la LEP. Ainsi, ils peuvent délivrer un permis autorisant un scientifique compétent de mener un projet de recherche qui profite à une espèce inscrite ou qui est nécessaire à l’augmentation des chances de survie à l’état sauvage. De telles exceptions ne sont accordées que si toutes les solutions de rechange susceptibles de limiter les conséquences négatives de l’activité pour l’espèce ont été envisagées et que si le ministre a la certitude que l’activité ne mettra pas en péril la survie ou le rétablissement de l’espèce.

Programmes de rétablissement et plans d’action pour les espèces disparues du pays, en voie de disparition et menacées

Le ministre compétent est tenu d’élaborer un programme de rétablissement à l’égard des espèces sauvages inscrites en tant qu’espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées. Les programmes de rétablissement doivent être terminés et publiés dans le Registre public de la LEP à des fins d’examen par le public dans l’année suivant l’inscription d’une espèce en voie de disparition ou dans les deux ans suivant l’inscription d’une espèce menacée ou disparue du pays. Le programme de rétablissement doit traiter des menaces connues pour l’espèce, identifier son habitat essentiel dans la mesure possible et préciser les lacunes au niveau des connaissances. Le programme établit également un objectif de rétablissement. Le programme de rétablissement est soutenu par un ou plusieurs plans d’action qui précisent comment réduire les menaces pour l’espèce et protéger son habitat essentiel ainsi que d’autres mesures à appliquer pour la mise en œuvre du programme de rétablissement.

Le programme de rétablissement et les plans d’action sont élaborés en collaboration et en consultation avec des conseils de gestion des ressources fauniques, les communautés autochtones qui sont directement touchées par le programme de rétablissement et des administrations telles que les gouvernements provinciaux ou territoriaux qui sont responsables de la gestion de l’espèce. Les propriétaires fonciers et les autres individus directement touchés doivent également être consultés. Une fois terminé, le programme de rétablissement doit être publié dans le Registre public de la LEP, après quoi le public dispose de 60 jours pour faire parvenir ses observations au Ministre.

Plans de gestion pour les espèces préoccupantes

 L’inscription d’une espèce sauvage en tant qu’espèce préoccupante oblige le ministre compétent à élaborer un plan de gestion. Ce plan doit être publié dans le Registre public de la LEP dans les trois ans suivant l’inscription de l’espèce à la liste de la LEP. Le plan de gestion indique les mesures de conservation à prendre pour protéger l’espèce et son habitat. Le plan de gestion doit être élaboré en collaboration avec les groupes qu’il touche directement, y compris les conseils de gestion des ressources fauniques et les communautés autochtones. Dans la mesure du possible, les propriétaires fonciers, les utilisateurs des terres et les autres individus susceptibles d’être touchés directement par les plans doivent également être consultés. Une fois terminé, le plan de gestion doit être publié dans le Registre public de la LEP, après quoi le public dispose de 60 jours pour faire parvenir ses observations au Ministre.

Consultation publique

Pourquoi tenons-nous de telles consultations?

Avant de soumettre une recommandation au gouverneur en conseil concernant l’ajout d’une espèce à la liste de la LEP, le ministre de l’Environnement doit évaluer l’équilibre entre les avantages sociaux et économiques et les coûts liés à l’ajout de l’espèce à la liste de la LEP ainsi que les conséquences potentielles de la non-inscription pour l’espèce et les Canadiens. Le gouvernement doit rencontrer les conseils de gestion des ressources fauniques, les groupes ou les organismes autochtones ainsi que les autres membres du public qui ont un intérêt direct pour l’espèce à l’étude ou qui souhaitent exprimer leur opinion sur la question. On pense ici aux propriétaires fonciers, aux utilisateurs des terres, aux organismes non gouvernementaux de défense de l’environnement, aux industries, aux groupes de l’industrie, etc. Le présent guide de consultation est un outil dont vous pouvez vous servir pour nous faire connaître votre avis.

Les commentaires reçus des Canadiens seront examinés et évalués attentivement et documentés dans un résumé de l’étude d’impact de la réglementation (REIR). Le REIR constitue une partie importante du processus de réglementation du gouvernement fédéral. En outre, une ébauche de décret (un instrument utilisé pour faire connaître une décision prise par le composant exécutif du gouvernement) proposant l’ajout de l’espèce à la liste de la LEP doit être élaborée. Cette ébauche de décret et le REIR doivent être publiés dans la Partie I de la Gazette du Canada pendant une certaine période afin de permettre une fois de plus aux Canadiens de commenter la question. Le ministre de l’Environnement tiendra compte de tous les commentaires reçus avant de recommander au gouverneur en conseil d’ajouter ou non l’espèce à la liste de la LEP. La décision du gouverneur en conseil doit être publiée dans la Partie II de la Gazette du Canada et ajoutée au Registre public de la LEP.

Invitation à présenter des commentaires

Les consultations concernant l’ajout de l’espèce à la liste de la LEP font partie de l’engagement du gouvernement à favoriser la participation du public aux programmes de protection des espèces animales et végétales canadiennes et de leur habitat. Réévalué récemment par le COSEPAC, lesaumon atlantique (population du lac Ontario), de la villeuse irisée, de la mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan-Nelson) et de la mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs et de l’ouest du Saint-Laurent) a été désigné en tant qu’espèce préoccupante, et son ajout à la liste de la LEP est envisagé. Nous attendons donc avec impatience vos commentaires sur l’ajout du saumon atlantique (population du lac Ontario), de la villeuse irisée, de la mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan-Nelson) et de la mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs et de l’ouest du Saint-Laurent) à la liste de la LEP.

Un questionnaire est inclus à la fin du présent guide de consultation. Veuillez le remplir et nous le faire parvenir par la poste ou par télécopieur à l’un des bureaux du MPO suivants :

Région du Centre et de l’Arctique
Coordonnateur de la LEP
Institut des eaux douces
Pêche et Océans Canada
501 University Avenue
Winnipeg, Manitoba
R3T 2N6
Courriel : fwisar@dfo-mpo.gc.ca
Télécopieur : 204-983-5192La date limite pour remettre vos commentaires est le 30 mars 2007.

Registre Publique de la LEP

Le Registre public de la LEP, disponible sur Internet, est une source complète d’information sur les domaines couverts par la Loi et donne accès à des dossiers publics concernant l’administration de la LEP. Il s’agit d’un instrument clé qui permet au gouvernement de respecter son engagement de favoriser la participation du public au processus de prise de décisions liées à l’environnement. Le Registre public se trouve à l’adresse suivante :

 http://www.sararegistry.gc.ca


[1]Le gouverneur en conseil est le gouverneur général  du Canada agissant sur l'avis du Conseil privé de la Reine pour le Canada (c.-à -d., le Cabinet).

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Saumon atlantique (populationdu lac Ontario)

Statut : disparue du pays

Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2006

Biologie

Le saumon atlantique a un corps semblable à celui de la truite, d’une longueur moyenne d’environ 457 mm.

Le saumon atlantique du lac Ontario accomplit son cycle biologique dans le bassin hydrographique du lac Ontario. Le saumon adulte remonte dans les rivières pour s’y reproduire dès les mois de mars et d’avril. La femelle choisit un site de nidification à la surface d’un banc de gravier, puis creuse un nid à l’aide de sa nageoire caudale. Les œufs et le sperme sont déposés dans le nid, puis la femelle les recouvre de gravier. Une femelle moyenne dépose environ 1540 œufs par kg de poids corporel. Après le frai, tous les poissons adultes ayant survécu retournent en aval et commencent à s’alimenter. Ils peuvent remonter dans les rivières l’année suivante ou plusieurs années de suite pour frayer à nouveau.

Les jeunes saumons passent de deux à trois années dans leur cours d’eau natal avant de migrer vers le lac Ontario où ils demeurent pendant au plus deux années. Une fois adultes, ils reviennent dans leur cours d’eau natal pour se reproduire. On penseque la population du lac Ontario remontait les cours d’eau pour frayer en deux montaisons distinctes, une première tôt au printemps (presque immédiatement après le retrait des glaces) et une autre en septembre et en octobre. À l’est de Toronto, les saumons remontaient dans les rivières pour se reproduire en octobre et en novembre, et dans de très rares cas, à la fin de septembre. Des montaisons printanières et automnales ont aussi été observées dans les rivières Humber et Credit.

Les saumons atlantiques juvéniles qui vivent dans les cours d’eau se nourrissent principalement de larves d’insectes aquatiques. À leur arrivée dans le lac Ontario, les saumons s’alimentent de façon opportuniste d’insectes aquatiques et de poissons se trouvant près de la surface de l’eau. Plus les saumons se développent, plus le poisson occupe une part importante de leur régime alimentaire. Dans le lac Ontario, les principaux poissons dont s’alimentent les saumons sont deux espèces non indigènes, soit le gaspareau et l’éperlan. Les adultes cessent de s’alimenter lorsqu’ils commencent leur migration vers les frayères.

Où trouve-t-on ce poisson?

Les juvéniles et les adultes reproducteurs préfèrent des eaux claires, une température dépassant rarement 25°C et des lits naturellement inclinés et stables aux fonds constitués de sable grossier et de gravier ou de blocs rocheux. On sait peu de choses sur l’habitat fluvial ou lacustre particulier dont a besoin la population de saumons atlantiques du lac Ontario.

Cette population est limitée au lacOntario.

Combien y a-t-il de poissons?

Il ne reste aucun saumon atlantique indigène dans le lac Ontario.

Les rapports sur les niveaux historiques de la population de saumons atlantiques dans le lacOntario reposaient en grande partie sur de simples observations ou indications plutôt que sur des études démographiques rigoureuses. Un déclin marqué de la population de saumons a débuté au milieu des années 1800 et leur disparition est survenue avant 1900. De nos jours,l’écosystème du lac Ontario contient des habitats pouvant apparemment convenir aux saumons atlantiques. Toutefois, les tentatives visant à ensemencer le lac d’individus non indigènes n’ont pas encore permis d’établir des populations capables de se reproduire.

Menaces pesant sur la population

La disparition des saumons du lac Ontario est principalement attribuable à la dégradation de leur habitat découlant de l’exploitation des forêts indigènes pour le bois de construction; le défrichage des terres pour l’agriculture; la construction de barrages pour l’exploitation de moulins, ce qui a empêché l’accès aux frayères; les prélèvements commerciaux de grandes quantités de saumons.

Justification de la désignation par le COSEPAC 

Autrefois espèce prolifique dans tout le bassin hydrographique du lac d’Ontario, le saumon atlantique sauvage n’y a pas été observé depuis 1898. Le saumon atlantique du lac Ontario est disparu en raison de la destruction de l’habitat et de la surexploitation par la pêche de subsistance et commerciale. Les tentatives de rétablissement de l’espèce par l’ensemencement ont échoué, et la souche d’origine n’existe plus.

Qu’arrivera-t-il si cette population est ajoutée à la liste de la LEP?

Un programme de rétablissement devra être élaboré dans les deux ans qui suivent l’ajout de cette population à la liste de la LEP.

Moule d’eau douce

Villeuse irisée

Statut : en voie de disparition

Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2006

Biologie

La villeuse irisée est une petite moule d’eau douce d’une longueur moyenne d’environ 55 mm. Sa coquille varie du jaunâtre au vert-jaunâtre ou au brun (chez les spécimens âgés) et compte de nombreuses stries discontinues d’un vert-foncé étroites et/ou larges qui couvrent sa surface toute entière.

La villeuse irisée porte sa progéniture pendant une longue période. Les adultes se reproduisent à la fin de l’été. Les femelles portent leur progéniture dans leurs branchies du stade de l’œuf au stade de la larve au cours des mois d’hiver. Au printemps, lorsque les larves atteignent la maturité, elles sont relâchées dans l’eau et se fixent aux branchies d’un poisson-hôte approprié. Les larves s’encapsulent ensuite dans les branchies de leur hôte, où elles se développent jusqu’au stade juvénile. Les juvéniles se détachent finalement de leur hôte pour poursuivre leur croissance jusqu’au stade adulte. Parmi les poissons‑hôtes possibles pour la villeuse irisée au Canada figureraient le méné rayé, l’achigan à petite bouche, l’achigan à grande bouche, le crapet vert, le dard vert, le dard arc-en-ciel et la perchaude, mais aucune étude n’a été effectuée pour identifier avec certitude le ou les hôtes de la villeuse irisée.

Lavilleuse irisée adulte se nourrit d’algues, de bactéries et d’autres particules organiques qu’elle filtre dans la colonne d’eau et les sédiments. La villeuse irisée juvénile vit entièrement enfouie dans le substrat où elle se nourrit d’aliments similaires qu’elle prélève directement des sédiments ou de la colonne d’eau.

Où trouve-t-on cette moule?

On trouve la villeuse irisée en grande abondance dans des cours d’eau dont la taille varie de petite à moyenne, à la surface de bancs ou à proximité de ceux-ci et à la lisière de la végétation émergente, dans des courants modérés ou forts. L’espèce occupe des mélanges de sédiments constitués de galets, de gravier, de sable et, parfois, de vase ou de rochers. C’est dans des eaux propres et bien oxygénées, à des profondeurs inférieures à un mètre, que l’on trouve la villeuse irisée en plus grande abondance, mais on note aussi sa présence dans des lacs intérieurs situés dans des zones riveraines peu profondes constituées de sable ou de gravier.

La villeuse irisée ne se trouve que dans le sud de l’Ontario, soit dans les rivières Grand, Maitland, Moira, Saugeen, Sydenham, Thames et Trent ainsi que dans le delta du lac Sainte-Claire. L’espèce semble avoir disparu des Grands Lacs inférieurs et de leurs voies interlacustres.

Combien y a-t-il de moules?

Une très petite population, estimée à 7 200 individus, occupe les eaux canadiennes du delta du lac Sainte-Claire, mais elle décline à un taux estimé à 7 % par an, d’après les données recueillies dans neuf sites en 2001 et en 2003. Les populations des rivières Ausable, Grand, Saugeen etSydenham sont de petite taille. La population de la rivière East Sydenham est estimée à 18 900 individus environ, mais elle semble en déclin. La population du cours supérieur de la Thames est estimée à 40 000 moules, mais elle serait également en diminution. C’est dans la rivière Maitland que l’on trouve la population de villeuses irisées la plus importante et la plus saine.

Menaces pesant sur la population

La disparition de la villeuse irisée des Grands Lacs inférieurs et de leurs voies interlacustres est principalement attribuable à l’envahissement des eaux par la moule zébrée. Quand des moules zébrées s’établissent dans les réservoirs de retenue de certaines rivières, elles peuvent constituer une menace pour les populations riveraines de villeuses et pour d’autres moules indigènes. Jusqu’à présent, on a trouvé des moules zébrées dans deux réservoirs de la Thames. Les lourdes charges de sédiments, d’éléments nutritifs et de substances toxiques provenant de sources urbaines et agricoles ont dégradé l’habitat des moules dans tout le sud de l’Ontario. Des études ont montré que la villeuse irisée est particulièrement sensible au cuivre et à l’ammoniaque.

Justification de la désignation par le COSEPAC

Cette attrayante moule dont la couleur varie du vert jaunâtre au brun avec des stries vertes occupe une vaste aire de répartition dans le sud de l’Ontario, mais elle est disparue du lac Érié et des rivières Detroit et Niagara ainsi que d’une grande partie du lac Sainte-Claire en raison d’infestations de moules zébrées. Elle est toujours présente en faibles nombres dans plusieurs bassins hydrographiques, mais sa zone d’occupation ainsi que la qualité et l’étendue de son habitat connaissent un déclin. On craint d’ailleurs que l’accroissement des activités agricoles industrielles et d’élevage intensif de bétail ait une incidence sur la plus importante population, dans la rivière Maitland.

Qu’arrivera-t-il si cette moule est ajoutée à la liste de la LEP?

Un programme de rétablissement devra être élaboré dans l’année suivant l’ajout de cette moule à la liste de la LEP.

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Mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs et de l’ouest du Saint-Laurent)

Statut : en voie de disparition

Dernière évaluation par le COSEPAC : avril 2006

Biologie

La mulette feuille d’érable est une moule d’eau douce dont la taille peut varier de moyenne à grande et qui se distingue par ses deux rangées de nodules qui s’étendent en forme de « V » de l’umbo à l’extrémité de la coquille (voir la page couverture). La coquille est épaisse et sa couleur varie du vert jaunâtre au brun pâle jusqu’au brun foncé. Les spécimens canadiens mesurent 125 mm de longueur, 100 mm de hauteur et 50 mm de largeur.

Les femelles portent leur progéniture dans leurs branchies du stade de l’œuf jusqu’au stade de larve. Les larves sont relâchées dans l’eau puis se fixent aux branchies d’un poisson-hôte approprié. Les larves s’encapsulent ensuite dans les branchies de leur hôte, où elles se développent jusqu’au stade juvénile. Après une période de développement de 50 à 60 jours environ, les juvéniles se détachent de l’hôte et poursuivent leur croissance jusqu’à l’âge adulte. Au Canada, la barbue de rivière est le seul poisson-hôte connu de cette population de mulettes.

La mulette feuille d’érable se nourrit d’algues et de bactéries qu’elle filtre dans la colonne d’eau et les sédiments. Il s’agit d’une espèce longévive : au Manitoba, on a observé des individus qui avaient atteint l’âge de 64 ans. Sa durée de vie s’établit en moyenne à 22 ans.

Où trouve-t-on cette moule?

On trouve principalement la mulette feuille d’érable dans des cours d’eau de moyenne à grande taille, sur des substrats de gravier grossier et sable bien tassés ou des substrats d’argile et de boue également bien tassés.

Cette population de mulettes feuille d’érable ne se trouve qu’en Ontario et est limitée à quelques cours d’eau qui alimentent les lacs Sainte Claire et Érié, notamment les rivières Ausable, North Sydenham, East Sydenham, Thames et Grand.

Combien y a-t-il de moules?

La taille de population dans la rivière East Sydenham est estimée à 261 600 individus et, dans la North Sydenham, à 25 600 individus. Il est probable que les populations de mulettes feuille d’érable des rivières Grand et Thames soient d’un ordre de grandeur supérieures à la population de la rivière Sydenham, et celle de la rivière Ausable, d’un ordre de grandeur inférieur. L’estimation globale s’établirait donc à environ 5,5 millions d’individus.

Menaces pesant sur la population

Cette population est menacée par la perte et la dégradation de l’habitat ainsi que par la présence d’espèces envahissantes, en particulier les moules zébrées et quaggas. Elle est présente dans des régions densément peuplées qui subissent les effets de la pollution industrielle et municipale ainsi que du lessivage des terres cultivées.

Justification de la désignation par le COSEPAC 

Cette moule à grosse coquille qui a la forme d’une feuille d’érable occupe une très petite zone dans des bassins hydrographiques dominés par l’agriculture. Elle a connu et connaît encore des déclins attribuables à la perte et à la dégradation de son habitat. Bien qu’elle soit disparue des Grands Lacs et de leurs voies interlacustres à cause de la moule zébrée, le nombre d’individus matures semble très important dans deux des bassins hydrographiques – trois des cinq bassins hydrographiques ont des équipes de rétablissement en place pour les espèces aquatiques en péril. La moule zébrée continue de représenter une menace potentielle dans les bassins hydrographiques ayant de nombreux réservoirs de retenue.

Qu’arrivera-t-il si cette moule est ajoutée à la liste de la LEP?

Un programme de rétablissement devra être élaboré dans les deux ans qui suivent l’ajout de cette population à la liste de la LEP.

Moule d’eau douce

Mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan-Nelson)

Statut : menacée

Dernière évaluation par le COSEPAC : avril 2006

Biologie

La mulette feuille d’érable est une moule d’eau douce dont la taille peut varier de moyenne à grande et qui se distingue par ses deux rangées de nodules qui s’étendent en forme de « V » de l’umbo à l’extrémité de la coquille (voir la page couverture). La coquille est épaisse et sa couleur varie du vert jaunâtre au brun pâle jusqu’au brun foncé. Les spécimens canadiens mesurent 125 mm de longueur, 100 mm de hauteur et 50 mm de largeur.

Les femelles portent leur progéniture dans leurs branchies du stade de l’œuf jusqu’au stade de larve. Lorsque les larves atteignent la maturité, elles sont relâchées dans l’eau et se fixent aux branchies d’un poisson-hôte approprié. Les larves s’encapsulent ensuite dans les branchies de leur hôte, où elles se développent jusqu’au stade juvénile. Après une période de développement de 50 à 60 jours environ, les juvéniles se détachent de l’hôte pour poursuivre leur croissance jusqu’à l’âge adulte. Au Canada, la barbue de rivière est le seul poisson-hôte connu de cette population de mulettes.

La mulette feuille d’érable se nourrit d’algues et de bactéries qu’elle filtre dans la colonne d’eau et les sédiments. Il s’agit d’une espèce longévive : au Manitoba, des individus ont atteint l’âge de 64 ans. Sa durée de vie s’établit en moyenne à 22 ans.

Où trouve-t-on cette moule?

On trouve principalement la mulette feuille d’érable dans des cours d’eau de moyenne à grande taille, sur des substrats de gravier grossier et sable bien tassés ou des substrats d’argile et de boue également bien tassés.

Cette population ne se trouve qu’au Manitoba dans la rivière Roseau, la rivière Red, la rivière Bloodvein ainsi que dans les tronçons inférieurs de la rivière Assiniboine.

Combien y a-t-il de moules?

L’effectif de la rivière Assiniboine River se chiffrerait, selon les estimations, à entre un et quatre millions d’individus. On ignore si des populations viables sont présentes dans les rivières Red et Roseau en raison du peu de recherches exhaustives menées dans ces rivières. On a recueilli un seul spécimen dans la rivière Bloodvein.

Menaces pesant sur la population

Cette population est menacée par la perte et la dégradation de l’habitat ainsi que par la présence d’espèces envahissantes, en particulier les moules zébrées et quaggas. Elle est présente dans des régions densément peuplées qui subissent les effets de la pollution industrielle et municipale ainsi que du lessivage des terres cultivées.

Justification de la désignation par le COSEPAC 

Petite zone d’occupation; tous les emplacements, sauf un, se trouvent dans un seul bassin hydrographique, le bassin des rivières Rouge et Assiniboine, et un événement majeur pourrait provoquer la disparition de la population; aucun signe de recrutement (peu d’individus de petite taille); nombreuses menaces, notamment la détérioration de la qualité de l’eau en raison de l’agriculture, des déchets domestiques ainsi que des activités industrielles et commerciales.

Qu’arrivera-t-il si cette population est ajoutée à la liste de la LEP?

Un programme de rétablissement devra être élaboré dans l’année suivant l’ajout de cette espèce de moule à la liste de la LEP.

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Partie 3 : nous voulons connaître votre opinion

En répondant aux questions suivantes, vous aiderez le gouvernement fédéral à mieux saisir les avantages et les impacts de l’ajout de ces quatre espèces aquatiques, à savoir le saumon atlantique (population du lac Ontario), la villeuse irisée, la mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs et de l’ouest du Saint-Laurent) en Ontario et la mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan-Nelson) au Manitoba, à la liste de la LEP.

Veuillez remplir le questionnaire suivant et nous faire parvenir le tout par la poste à l’adresse suivante :

Région du Centre et de l’Arctique
Coordonnateur de la LEP
Institut des eaux douces
Pêche et Océans Canada
501 University Avenue
Winnipeg, Manitoba
R3T 2N6
par télécopieur au: (204) 983-5192
ou par courriel à :  fwisar@dfo-mpo.gc.ca

La date limite pour remettre vos commentaires est le 30 mars 2007.

Pour toute question ou tout commentaire concernant la Loi sur les espèces en péril ou le présent processus de consultation, écrivez nous à l’adresse ci-devant ou composez le (204) 984-0599.

Merci!

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Votre nom (facultatif) :

Population d’intérêt : saumon atlantique (population du lac Ontario)

Pour quelle raison le saumon atlantique est-il important pour vous?

Veuillez choisir une option qui reflète mieux votre niveau d’accord ou de désaccord avec les énoncés suivants.

Quel est votre intérêt pour le saumon atlantique?

 Fortement en désaccordLégèrement en désaccordNi en accord, ni en désaccordLégèrement en accordFortement en accordJe n’ai aucune opinion
Je crois que le saumon atlantique est précieux parce qu’il joue un rôle important dans le maintien de la qualité de l’écosystème du lac Ontario.      
Je crois que le saumon atlantique est précieux pour les générations futures.      
Je crois que beaucoup de Canadiens trouvent que le saumon atlantique est précieux, même s’ils ne l’ont jamais vu.      
Je crois que le saumon atlantique est précieux du fait qu’il apporte des avantages commerciaux et récréatifs.      
Autre (précisez).      

1) Êtes-vous d’accord pour que le gouvernement du Canada ajoute le saumon atlantique à la liste de la LEP?

Oui                   Non Indécis

Pourquoi?

 

 

 

 

 

 

 

2a) D’après ce que vous savez de la Loi sur les espèces en péril, pensez- vous que l’ajout du saumon atlantique à la liste de la LEP affectera vos activités?

Oui                       Non

b)   Si vous avez répondu « Oui », considérez-vous ces effets comme un coût ou comme un avantage pour vous? Précisez.

 

 

 

 

c) Si vous croyez que l’ajout du saumon atlantique à la liste de la LEP aura un effet négatif sur vous ou sur vos activités, que suggérez-vous pour en réduire l’impact?

 

 

3.   Croyez-vous pouvoir contribuer à la conservation du saumon atlantique à titre d’individu ou d’organisme? Pouvez-vous donner quelques exemples d’activités?

 

 

 

 

 

 

 

4.   Pour être efficace, le rétablissement ou la conservation d’une espèce en péril doit être un processus de concertation auquel participent des organismes et des individus qui connaissent la population et les menaces auxquelles elle est exposée. Veuillez indiquer quels sont les organismes ou individus qui, selon vous, devraient participer au rétablissement ou à la conservation du saumon atlantique.

 

 

 

 

 

5. N’hésitez pas à nous faire part de tout autre commentaire ou préoccupation (utilisez des feuilles supplémentaires au besoin).

 

 

 

 

 

VEUILLEZ REMETTRE VOS COMMENTAIRES D’ICI LE 30 MARS 2007.

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