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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline orangée (Protonotaria citrea) au Canada – Mise à jour

Résumé technique

Protonotaria citrea

Paruline orangée – Prothonotary Warbler

Répartition au Canada : Ontario

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada Environ 15 000 km²

D’après la zone délimitant l’aire de répartition des occurrences de reproduction connues ou probables présentées dans la figure 2

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)? Non
Superficie de la zone d’occupation (km²) au Canada 0,4 km²

D’après la population actuelle estimée à 20 couples, tout au plus, dont chacun occupe un territoire mesurant 2 ha

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).En déclin
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)? Non
Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés. D’après la figure 2 10
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue) (depuis la dernière évaluation du COSEPAC)Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)? Non
Tendances en matière d’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue). Stable ou en déclin, selon l’emplacement

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).  De 2 à 4 ans
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles). De 28 à 34 individus

D’après les plus récents relevés de population menés en 2005, y compris les dénombrements des mâles non accouplés

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.  En déclin
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte). 80 %

D’après la population minimum estimée à 40 couples en 1995 (Page, 1996) comparativement à 8 couples en 2005 

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?  Non
La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?  Non
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).  Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)? S.O.
Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Perte et dégradation de l’habitat de reproduction
  • Perte de l’habitat d’hivernage
  • Plantes et insectes envahissants

Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?
États-Unis :Généralement en sécurité dans la majeure partie de l’aire de répartition, quoique les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs révèlent un déclin à long terme à l’échelle du continent, soit une baisse annuelle de 1,3 % de 1966 à 2005.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? Oui
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? Oui
Y a-t-il suffisamment d’habitats disponibles au Canada pour les individus immigrants? Oui, mais l’habitat est très fragmenté.
La possibilité d’une immigration
de populations externes
existe-t-elle?
Possible, mais les populations sources les plus près sont de petite taille, dispersées et probablement en déclin.

Analyse quantitative

Selon le modèle d’analyse de la viabilité de la population, le risque de disparition de la planète s’élève à plus de 90 % d’ici 100 ans s’il n’y a aucune migration, mais demeure à 0 % si une femelle par année migre.

Statut existant :

COSEPAC :En voie de disparition (1996, 2000, 2007);
Ontario :En voie de disparition

Statut et justification de la désignation

Statut recommandé : En voie de disparition
Code alphanumérique : A2b, C2a(i), D1

Justification de la désignation

Au Canada, cette espèce ne se reproduit que dans les forêts décidues marécageuses dans le sud-ouest de l’Ontario. Son abondance a diminué de 80 % au cours des 10 dernières années et sa population actuelle ne compte que de 28 à 34 individus matures. Les menaces comprennent la perte et la dégradation de son habitat de reproduction, la perte de mangroves côtières en Amérique centrale et en Amérique du Sud où l’espèce hiverne, ainsi que les perturbations de l’habitat qui donnent lieu à une compétition accrue avec le Troglodyte familier pour les sites de nidification et à un parasitisme accru des nids par le Vacher à tête brune.

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : « En voie de disparition », A2b; la population a diminué de 80 % au cours des trois dernières générations.
Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Ne correspond pas au critère.
Critère C (Petite population globale et déclin) : « En voie de disparition », C2a(i); la population compte de 28 à 34 individus matures; elle a diminué de façon constante au cours des 20 dernières années et pourrait continuer dans ce sens, car l’habitat se dégrade et aucune population ne compte plus de 250 individus matures.
Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : « En voie de disparition », D1; la population compte de 28 à 34 individus matures.
Critère E (Analyse quantitative) :