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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline orangée (Protonotaria citrea) au Canada – Mise à jour

Mise à jour

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC

sur le

Paruline orangée

Protonotaria citrea

au Canada

Paruline orangée (Protonotaria citrea)

En voie de disparition 2007

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC 2007.  Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline orangée (Protonotaria citrea) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 36 p.

Rapports précédents :

COSEPAC. 2000. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline orangée (Protonotaria citrea) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espècesen péril au Canada. Ottawa. vi + 23 p.

Page, A. M. 1996. Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline orangée (Protonotaria citrea) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en périlau Canada. Ottawa. Pages 1-23.

McCraken, J.D. 1984. Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline orangée (Protonotaria citrea) au Canada. Comité sur la situation des espècesen périlau Canada. Ottawa. 1 + 30 p.

Note de production :

Le COSEPAC aimerait remercier John McCraken qui a rédigé le rapport de situation sur la Paruline orangée (Protonotaria citrea) au Canada. Le présent rapport de situation a été préparée grâce au financement par Environnement Canada ainsi qu'avec le soutien d'Études d'Oiseaux Canada. Marty Leonard, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des oiseaux du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environment Canada
Ottawa, ON

K1A 0H3
Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Prothonotary Warbler Protonotaria citrea in Canada.

Illustration de la couverture :
Paruline orangée -- J.R. Graham, Parcs Canada

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2007
de catalogue CW69-14/2-2007F-PDF
ISBN 978-0-662-09311-4

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Sommaire de l’évaluation

 

Sommaire de l’évaluation – Mai 2000

Nom commun: Chimaphile maculée

Nom scientifique: Chimaphila maculata

Statut: Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation: Aire de répartition limitée à deux petites zones où des populations historiques ont disparu et où les quelques petites populations qui restent subissent des menaces continues.

Répartition: Ontario

Historique du statut: Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1987. Réexamen et confirmation du statut en avril 1998 et en mai 2000. L’évaluation de mai 2000 est fondée sur de nouveaux critères quantitatifs, qui ont été appliqués aux données du rapport de situation 1998.

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Résumé

Paruline orangée

Protonotaria citrea

Information sur l’espèce

La Paruline orangée est l’un des oiseaux chanteurs les plus flamboyants de l’Amérique du Nord. Les mâles et les femelles se ressemblent, mais les couleurs des mâles sont plus vives. Ils ont tous deux la tête et la poitrine jaunâtres, le dos vert olive ainsi que les ailes et la queue bleu-gris. Les taches blanches de la queue sont assez visibles. Les Parulines orangées sont de petits oiseaux qui pèsent environ 14 g et mesurent environ 14 cm de long.

Répartition

La Paruline orangée se reproduit dans une grande partie de l’est des États-Unis, la limite septentrionale de l’aire se trouvant dans le sud-ouest de l’Ontario. Elle est abondante dans le sud-est des États-Unis. Les populations canadiennes sont petites et dispersées; elles se trouvent surtout le long de la rive nord du lac Érié. Son aire d’hivernage s’étend des basses terres côtières du sud du Mexique jusqu’aux régions côtières du nord de l’Amérique du Sud vers le sud.

Habitat

Au cours de la saison de reproduction, les Parulines orangées occupent de vastes forêts marécageuses décidues matures et semi-matures et des plaines inondables riveraines. Les bassins permanents et semi-permanents d’eaux libres sont caractéristiques, et les nids sont généralement situés au-dessus d’eaux stagnantes ou à faible courant. L’espèce niche dans des cavités naturelles ou excavées par d’autres espèces, et utilise de petites cavités peu profondes situées à de faibles hauteurs. Les nichoirs bien conçus sont également acceptés sans difficulté. Les mâles construisent souvent un ou plusieurs nids incomplets. Les densités de nidification sont au moins partiellement restreintes par l’existence de cavités propices. Les mangroves côtières de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du Sud constituent le principal habitat d’hivernage de la Paruline orangée. Cette dernière hiverne également dans les marécages et les régions boisées humides, principalement à moins de 1 300 m d’altitude.

Biologie

La Paruline orangée a un comportement extrêmement territorial pendant la période de reproduction, mais non sur les territoires d’hivernage. La taille du territoire (environ 1 à 2 ha) est influencée par la qualité et la configuration de l’habitat ainsi que par la densité de la population. En général, les couvées comptent 4 à 6 œufs. Dans le sud des États-Unis, l’espèce produit généralement 2 couvées, alors que les populations septentrionales (y compris celles du Canada) produisent habituellement une seule couvée. Le succès de la nidification est très variable et dépend en grande partie des taux de prédation. La destruction d’œufs et d’oisillons par les Troglodytes familiers constitue un facteur important dans l’échec de la reproduction aux sites où ceux-ci sont nombreux. Pour une espèce nichant dans des cavités, la Paruline orangée montre un taux exceptionnellement élevé de parasitisme des nids par le vacher (27 p. 100 en Ontario). En Ontario, le succès de nidification annuel sur une période de 7 ans était de 44 p. 100 à 67 p. 100. La durée de vie moyenne des mâles est d’environ 2,5 ans. Les estimations de probabilité relativement à la survie annuelle des adultes se situent à environ 53 p. 100 pour les mâles et à 47 p. 100 pour les femelles. Au Canada, en moyenne, environ 37 p. 100 de tous les mâles territoriaux ne s’accouplent pas au cours de la période de reproduction. Un apparent manque de femelles dans la population canadienne restreint le potentiel reproducteur. En outre, la population canadienne favorise fortement les oiseaux plus âgés, ce qui indique un recrutement ou une immigration faibles.

Les Parulines orangées sont insectivores et se nourrissent surtout de chenilles, de mouches, de moucherons et d’araignées.

Taille et tendances des populations

La population continentale de Parulines orangées est estimée à environ 900 000 couples, dont plus de 99 p. 100 résident aux États-Unis, principalement dans les États du sud-est. Au cours des dernières années, le Canada a abrité un maximum de 20 couples et plusieurs mâles territoriaux non accouplés. Actuellement (2005), la population canadienne est estimée à 28 à 34 individus, y compris les mâles non accouplés.

Les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs indiquent que la population continentale de Parulines orangées a connu un déclin à long terme important d’une moyenne de 1,3 p. 100 par année de 1966 à 2005 (40 p. 100 en tout). Au Canada, les données des relevés intensifs ciblant les Parulines orangées donnent à penser que la population estimée est passée de 40 couples, en 1995, à 8 couples, en 2005, ce qui représente une diminution de 80 p. 100 de la taille de la population au cours des 10 dernières années.

Malgré le déclin de la population, les résultats de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario indiquent que la répartition générale de l’espèce au Canada est demeurée inchangée au cours des 20 dernières années.

Facteurs limitatifs et menaces

Au Canada, la répartition de la Paruline orangée semble principalement limitée par le climat et l’habitat. Les menaces suivantes ont été cernées : la perte et la dégradation de l’habitat de reproduction de forêt marécageuse dans toute l’aire de répartition; la perte de l’habitat d’hivernage, en particulier la destruction généralisée de mangroves; la perturbation de l’habitat qui accroît la compétition pour l’obtention de sites de nidification et qui réduit la productivité de la reproduction (surtout en raison de la destruction interspécifique d’œufs par les troglodytes ou du parasitisme des nids par le vacher); les insectes envahissants (p. ex. l’agrile du frêne) qui risquent de provoquer de graves perturbations de l’habitat; les plantes envahissantes (p. ex. le roseau commun et l’aulne glutineux) qui rendent l’habitat inapproprié; les catastrophes météorologiques et les modifications des modèles de précipitations liées aux changements climatiques.

Importance de l’espèce

Dans son aire de reproduction, la Paruline orangée pourrait représenter un indicateur utile de la qualité des terres humides forestières. Au cours de la migration printanière au Canada, elle entraîne des avantages socioéconomiques locaux, grâce à son immense popularité auprès des observateurs d’oiseaux.

Protection actuelle

La Paruline orangée est actuellement réglementée comme une espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada et de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Une protection générale est également prévue par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. D’autres politiques et règlements provinciaux, qui encouragent la protection de son habitat de reproduction en Ontario, sont également bénéfiques pour l’espèce. En outre, la majorité de la population reproductrice qui reste actuellement en Ontario se trouve sur des terres publiques protégées.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce àl’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Information sur l'espèce

Nom et classification 

Classe :Oiseaux
Ordre :Passereaux
Famille :Fringillidae
Genre : Protonotaria
Espèce : citrea (Boddaert, 1783)
Nom anglais : Prothonotary Warbler
Nom français : Paruline orangée

Le genre est monotypique; il n’existe pas de sous-espèce ni de race reconnues (Petit, 1999).

Description morphologique 

La Paruline orangée est l’un des oiseaux chanteurs de l’Amérique du Nord les plus flamboyants. Les mâles et les femelles se ressemblent, mais les couleurs des mâles sont plus vives. Ils ont tous les deux la tête et la poitrine jaunâtres, le dos vert olive ainsi que les ailes et la queue bleu-gris. La Paruline orangée n’a pas de bande alaire, mais elle arbore des taches blanches très visibles sur la queue. Bien qu’elle soit plutôt grosse pour une paruline, il s’agit tout de même d’un petit oiseau : elle pèse environ 14 g et mesure environ 14 cm de longueur (voir Petit, 1999). Les mâles entonnent énergiquement leur chant territorial, un « foui, foui, foui, foui » fort et retentissant, en séries rapides de 4 à 6 notes, mais parfois sans arrêt jusqu’à 14 fois (Bryan et al. 1987).

Description génétique 

Il n’existe aucune information génétique, mais il y a une faible variation des caractéristiques morphométriques ou du plumage dans l’aire de répartition de l’espèce (Petit, 1999). En outre, Bryan et al.(1987) ont signalé une uniformité surprenante dans les chants de la Paruline orangée dans l’est de l’Amérique du Nord. Ces observations laissent supposer que les différences génétiques au sein de la population sont peu marquées.

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Répartition

Aire de répartition mondiale

La Paruline orangée se reproduit dans la majeure partie de l’est des États-Unis, la limite septentrionale de l’aire se trouvant dans le sud-ouest de l’Ontario (figure 1). Elle est abondante dans le sud-est des États-Unis et le long du fleuve Mississippi, et est nettement moins fréquente dans la partie septentrionale de son aire de répartition.

L’aire d’hivernage de la Paruline orangée s’étend du sud du Mexique à l’Amérique centrale et au nord de l’Amérique du Sud. Selon les observations, ses concentrations d’abondance hivernale se retrouvent dans le nord du Venezuela, en Colombie (Bent, 1953; Lefebvre et al., 1992; Lefebvre et al., 1994) et sur les côtes du Panama (Lefebvre et Poulin, 1996) et du Costa Rica (Warkentin et Hernández, 1996; Woodcock et al., 2005). Toutefois, aucun relevé quantitatif à grande échelle n’a été réalisé pour les populations en hivernage.

Figure 1. Aire de répartition mondiale de reproduction (gris) et d’hivernage (noir) de la Paruline orangée (modifié de Ridgely et al., 2003).

Figure 1. Aire de répartition mondiale de reproduction (gris) et d’hivernage (noir) de la Paruline orangée (modifié de Ridgely et al., 2003).

Aire de répartition canadienne 

Puisque le sud-ouest de l’Ontario constitue la limite septentrionale de son aire de répartition, la Paruline orangée occupe principalement des sites qui sont situés sur la rive du lac Érié ou qui y sont adjacents (p. ex. Holiday Beach, pointe Pelée, Wheatley, Rondeau, Long Point; figure 2). Les oiseaux nichent généralement sur un site de la rive du lac Ontario (Hamilton) et rarement sur un autre site situé sur le littoral du lac Huron (parc provincial Pinery) et le long de la rivière Sainte-Claire. Dans certains sites intérieurs du sud-ouest de l’Ontario, des mâles territoriaux, mais apparemment non accouplés, défendent parfois des territoires dans les habitats propices (p. ex. dans les comtés Brant, Halton, Peel, Middlesex et Huron), mais cette situation n’est pas persistante, et les nidifications à l’intérieur ont rarement été attestées. Autrefois, l’espèce nichait à la pointe Turkey, à la pointe Abino, à Lobo ainsi que près d’Orwell et de Copenhagen.

Figure 2. Occurrences de reproduction actuelles et historiques de la Paruline orangée au Canada.

Figure 2. Occurrences de reproduction actuelles et historiques de la Paruline orangée au Canada.

Le parc provincial Rondeau abrite habituellement environ la moitié de la population canadienne chaque année. Les régions de la pointe Long et d’Holiday Beach sont également d’importantes aires de reproduction.

Au cours des deux dernières décennies, environ 15 emplacements différents ont été occupés au Canada. En se fondant sur l’aire de répartition délimitée par les sites de reproduction connus et probables au Canada (figure 2), la zone d’occurrence de la Paruline orangée couvre environ 15 000 km². En se fondant sur une population maximale de 20 couples ainsi que sur une taille de territoire maximale de 2 ha, la zone d’occupation de l’espèce ne s’établit qu’à 0,4 km².

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Habitat

Besoins en matière d’habitat 

Au cours de la saison de reproduction, les Parulines orangées occupent de vastes forêts marécageuses décidues matures et semi-matures et des plaines riveraines inondables (McCracken, 1984; Petit, 1999). Le couvert végétal est généralement dominé par l’érable argenté (Acer saccharinum), le frêne (Fraxinus spp.) et le bouleau jaune (Betula alleghaniensis), souvent avec une composante de céphalanthe occidental (Cephalanthus occidentalis) mature dans les zones inondées ouvertes. La fermeture du couvert varie de partielle à totale, mais elle est généralement assez importante pour limiter la croissance d’un sous-étage herbacé et arbustif. Les sites de nidification sont généralement à l’ombre pendant au moins une partie de la journée (Blem et Blem, 1991; idem, 1992; Best et Fondrk, 1995).

Les bassins permanents et semi-permanents d’eaux libres sont caractéristiques, et les nids sont généralement situés au-dessus d’eaux stagnantes ou à faible courant. Dans les sites de l’Ontario, la profondeur de l’eau varie habituellement de 0,5 à 1,5 m, et l’eau couvre généralement de 70 à 100 p. 100 des territoires (J.D. McCracken, obs. pers.). Les plans d’eau sont le plus souvent d’un hectare ou plus, mais les sites comportant de plus petites flaques seront facilement occupés, en particulier si plusieurs sont rapprochés (J.D. McCracken, obs. pers.).

La Paruline orangée a été décrite comme une espèce sensible à la superficie de l’habitat par Keller et al. (1993), Petit (1999) ainsi que Thompson et al. (1993), mais non par Robbins et al. (1989) ni par Hodges et Krementz (1996). Dans les forêts riveraines du sud-est des États-Unis, on obtient de bons résultats en matière de conservation de l’espèce lorsqu’un corridor d’habitat propice d’une largeur de 100 m est protégé (Hodges et Krementz, 1996), alors que Kilgo et al. (1998) ont découvert que la probabilité que l’espèce soit présente était plus élevée dans les forêts d’une largeur d’au moins 500 m. Au Canada, plus de 95 p. 100 des sites de reproduction connus se trouvent dans des parcelles de forêt d’au moins 100 ha (Flaxman et Lindsay, 2004).

La Paruline orangée est une occupante secondaire des cavités; elle utilise souvent des cavités naturelles dans les arbres morts ou dépérissants, mais elle occupe normalement des cavités aménagées par les mésanges (Parus sp.) et les Pics mineurs (Picoides pubescens; Petit, 1999). L’espèce adopte d’emblée les nichoirs bien conçus et les préfère peut-être (voir p. ex. Best et Fondrk, 1995; McCracken et al., 2006). En fait, Twedt et Henne-Kerr (2001) ont montré que l’installation de nichoirs accroissait les densités de reproduction locales de Parulines orangées, en signalant que l’existence de cavités représentait un facteur limitatif (voir également Petit, 1999). Des nids de Parulines orangées ont également été observés dans des endroits plutôt inhabituels, comme un pot de café, un seau, un bocal en verre, un ancien nid de guêpes, une boîte aux lettres (Bent, 1953) et un nid vide de Carouge à épaulettes (Agelaius phoeniceus) (Petit et Petit, 1988).

Comme il est mentionné précédemment, les sites de nidification se trouvent presque toujours directement au-dessus de l’eau. Les cavités sont invariablement peu profondes et se situent généralement à de faibles hauteurs (habituellement à environ deux mètres du sol ou de l’eau; Petit, 1999). Les mâles construisent fréquemment un ou plusieurs nids incomplets (Bent, 1953; Petit, 1999; Blem et Blem, 1992). Les femelles choisissent souvent l’un de ces nids pour le terminer, mais peuvent également décider de construire elles-mêmes un tout nouveau nid. Quoi qu’il en soit, il semble que chaque territoire doive contenir plusieurs cavités propices afin d’accueillir les nids fonctionnels et un ou plusieurs nids incomplets (Petit, 1999).

Les nids sont principalement construits de mousses vertes, et souvent de quelques hépatiques et feuilles mortes (Petit, 1999). Ils sont bordés de fines radicelles, de lichens et d’herbes. Les mousses vertes humides constituent un matériau essentiel pour les faux nids incomplets et les nids fonctionnels (voir p. ex. Blem et Blem, 1994). Il n’y a aucune information selon laquelle certaines espèces de mousses seraient favorisées, mais Anomodon attenuatus et Bryohaplocladium microphyllum étaient les espèces dominantes utilisées en Virginie (Blem et Blem, 1994). Les deux espèces sont communes en Ontario (D.A. Sutherland, comm. pers., 2006).

Aucune donnée n’a été publiée sur l’utilisation de l’habitat au cours de la période suivant l’envol (Petit, 1999). Les jeunes oiseaux sont aptes à s’établir assez loin (Petit, 1999) et occupent souvent le couvert forestier supérieur à 250 m ou plus de leur nid, sans égard à la présence d’eau stagnante (J.D. McCracken, obs. pers.).

Les mangroves côtières de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du Sud constituent le principal habitat d’hivernage de la Paruline orangée(Lefebvre et al., 1992; Lefebvre et al., 1994; Petit et al., 1995; Lefebvre et Poulin, 1996; Warkentin et Hernández, 1996). La Paruline orangée hiverne également dans les marécages, les forêts humides et, occasionnellement, dans des forêts plus sèches (notamment les pinèdes), principalement à moins de 1 300 m d’altitude (Bent, 1953; Arendt, 1992; Curson, 1994). Les préférences en matière d’habitat (p. ex. la structure, la composition taxinomique, les caractéristiques spatiales, l’âge des peuplements, les régimes d’humidité) de la Paruline orangée en hivernage n’ont pas été décrites sur le plan quantitatif, mais on sait, du moins, que la forêt de mangroves noires (Avicennia germinans) constitue l’un des principaux types d’habitat au Venezuela, au Panama et au Costa Rica (Lefebvre et al., 1994; Lefebvre et Poulin, 1996; Warkentin et Hernández, 1996; Woodcock et al., 2004).

Tendances en matière d’habitat 

Dans les États américains contigus, il ne reste que 10 p. 100 de l’habitat de forêts de plaines inondables original (Dickson et al., 1995). Dans le sud-est des États-Unis, les terres humides forestières disparaissent très rapidement (Winger, 1986; Hefner et al., 1994). Les pertes sont particulièrement grandes sur les côtes de la Louisiane ainsi qu’en Caroline du Nord et en Caroline du Sud (Department of Interior des États-Unis, 1994), qui représentent deux des principales aires de reproduction de l’espèce.

De même, une grande partie des terres humides et des forêts historiques du sud-ouest de l’Ontario ont disparu, ont été lourdement fragmentées ou ont été asséchées à des fins agricoles (voir Snell, 1987; Page, 1996). Dans le sud de l’Ontario, Snell (1987) estime qu’environ 1,5 million d’hectares de terres humides (soit 61 p. 100) ont été détruits depuis le début de la colonisation européenne jusqu’à 1982. La grande majorité de cette perte s’est produite avant les années 1960. Néanmoins, de 1967 à 1982, ce sont 39 000 hectares de terres humides qui ont disparu dans le sud de l’Ontario, principalement au profit des activités agricoles (Snell, 1987). Puisque 86 p. 100 des terres humides résiduelles du sud de l’Ontario étaient des forêts marécageuses (Snell, 1987), on présume que la majorité des pertes ont touché ce type d’habitat. Il reste actuellement peu de larges blocs de forêt marécageuse décidue intacts dans la région. Au cours des dernières décennies, la perte de l’habitat a ralenti considérablement, grâce à la mise en œuvre de politiques provinciales visant à protéger d’importantes terres humides dans le sud de l’Ontario. Toutefois, l’assèchement se poursuit dans les forêts marécageuses au moyen d’un vaste système de drainage municipal et de canalisation.

Dans les territoires d’hivernage, la perte de mangroves côtières est élevée et probablement en augmentation (Petit et al., 1995; McCracken, 1998a; voir la section « Facteurs limitatifs et menaces »).

Protection et propriété

Au Canada, la majorité de l’habitat occupé par la Paruline orangée depuis 1981 se trouve dans des terres publiques qui bénéficient normalement de degrés de protection de l’habitat élevés à très élevés (voir également l’annexe 1) :

Territoire domanial

L’espèce niche régulièrement dans la réserve nationale de faune de Big Creek et occasionnellement dans la réserve nationale de faune de Long Point (comté de Norfolk). En outre, elle niche parfois dans le parc national de la Pointe-Pelée (comté d’Essex) lorsque les niveaux d’eau sont élevés.

Terres publiques provinciales

Les Parulines orangées nichent couramment dans le parc provincial Rondeau (Chatham-Kent) et sporadiquement au parc provincial Wheatley (comté d’Essex) ainsi que dans le parc provincial Pinery (comté de Lambton).

Terres de l’office de protection de la nature

La nidification se produit assez fréquemment dans la zone de protection de la nature Holiday Beach (comté d’Essex) et dans la forêt Backus (comté de Norfolk), et sporadiquement dans la zone de protection de la nature du marais Hillman (comté d’Essex).

Autres terres protégées

De petits nombres d’individus nichent assez fréquemment à Coote’s Paradise (Hamilton-Wentworth).

Il n’y a aucune occurrence de nidification connue dans les terres des Premières nations. Dans les terres privées, plusieurs occurrences de nidification connues ont lieu dans des zones écosensibles qui bénéficient de divers degrés de protection par le truchement de plans municipaux ou de la Déclaration de principes provinciale concernant les terres humides importantes. Plusieurs sites privés sont gérés par des clubs de chasse qui, habituellement, s’intéressent vivement à la conservation de l’habitat humide.

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Biologie

Cycle vital et reproduction

La Paruline orangée a un comportement extrêmement territorial au cours de la saison de reproduction, ce qui n’est pas le cas dans les territoires d’hivernage (Lefebvre et al., 1994; Petit, 1999). Dans les sites de reproduction qui abritent un vaste habitat propice, les mâles s’établissent souvent dans des territoires bien défendus qui sont adjacents à ceux d’autres mâles (J.D. McCracken, obs. pers.).

Selon des études de cartographie des territoires par secteur, menées dans le centre de l’aire de répartition de l’espèce dans le sud-est des États-Unis, des densités de reproduction variant de 15 à 70 mâles territoriaux par 100 ha ont été signalées, avec une moyenne d’environ 37 territoires par 100 ha (Hamel et al., 1982, cité in NatureServe, 2005). La taille du territoire est influencée par la qualité de l’habitat, par la configuration de l’habitat et par la densité de la population (voir Petit, 1999). La taille moyenne du territoire était d’environ 1,5 ha au Michigan (Walkinshaw, 1953), d’environ 0,5 ha au Tennessee (Petit, 1989) et de 1 à 2 ha en Ontario (J. D. McCracken, obs. pers.). Lorsqu’ils alimentent les oisillons, les adultes se nourrissent dans une zone considérablement plus grande que celle du territoire que le mâle défend, laquelle peut couvrir jusqu’à 5,4 ha en moyenne pour les femelles (Reynolds, 1997, cité in Petit, 1999).

La polygynie est rare, mais elle augmente lorsque la densité des sites de nidification est élevée (Petit, 1991, in Petit, 1999). Au moins trois cas de polygynie sont connus au Canada; ils concernent des mâles âgés de plus de deux ans (J.D. McCracken, obs. pers.).

En Ontario, Peck et James (1998) ont signalé des dates de ponte des œufs du 25 mai au 3 juillet, mais plusieurs nids contenant des œufs ont été trouvés aussi tard que le 21 juillet (Équipe de rétablissement de la Paruline orangée, données inédites).

La taille des couvées varie de deux à huit œufs, mais elles en comptent habituellement de quatre à six (Walkinshaw, 1957; Blem et Blem, 1992). Les femelles plus âgées sont enclines à pondre des couvées plus grandes que leurs cadettes, et les premières couvées sont plus grandes que les deuxièmes (Blem et Blem, 1992; Blem et al., 1999a). Il y a une relation positive entre la taille de la couvée ainsi que le succès de reproduction et l’abondance d’insectes de proie (Lyons, 2005).

Dans le sud des États-Unis, la Paruline orangée produit généralement deux couvées, alors que les populations septentrionales en produisent normalement une seule (Walkinshaw, 1941). Les couvées doubles sont rares en Ontario, mais les deuxièmes tentatives de nidification sont fréquentes si le premier nid est détruit tôt dans la saison (J.D. McCracken, données inédites).

Les nids sont construits par le mâle et la femelle; le mâle se contente d’aider à poser la fondation de mousses, alors que la femelle termine le tapis du nid (Petit, 1999). La période d’incubation varie de 10 à 14 jours et dure en moyenne 12 jours (Podlesak et Blem, 2002). L’incubation est entièrement assumée par la femelle (Petit, 1999). Les deux parents aident à nourrir le jeune, qui reste dans le nid pendant 9 à 11 jours (Podlesak et Blem, 2002).

Le succès de la nidification est très variable; il dépend beaucoup des taux de prédation et de parasitisme des nids qui, à leur tour, varient selon que les études portent sur des cavités naturelles ou sur l’utilisation de nichoirs. Les nichoirs bien conçus dotés de dispositifs antiprédateurs adéquats offrent une protection efficace contre le parasitisme des nids par le vacher et les mammifères prédateurs. La variabilité dépend aussi d’un autre facteur très important : la densité locale de Troglodytes familiers (Troglodytes aedon), une espèce concurrente très agressive qui usurpe les nids de la Paruline orangée et qui détruit ses œufs et ses jeunes. Par exemple, Walkingshaw (1941) a observé que 56 p. 100 des œufs de Paruline orangée pondus dans des nichoirs ont éclos et les juvénies ont pris leur l’envol au Tennessee contre seulement 26 p. 100 au Michigan. Il a attribué le faible taux de succès, au Michigan, aux densités élevées de Troglodytes familiers. En l’absence de Troglodytes familiers, 44 p. 100 des nids dans des nichoirs de la Paruline orangée au Mississippi ont été fructueux et, en moyenne, 3,1 jeunes ont pris leur premier envol (Twedt et Henne-Kerr, 2001). En Ontario, le succès de nidification annuel (principalement dans les nichoirs) au cours d’une période de 7 ans varie de 44 p. 100 à 67 p. 100, et la plupart des pertes étaient attribuables à la présence de Troglodytes familiers (Dobbyn et McCracken, 2005; McCracken et Wood, 2005). Les Parulines orangées atteignent leur maturité à l’âge de 1 an et, comme la plupart des petits oiseaux, elles ont généralement une courte durée de vie. Walkinshaw (1953) estime que la durée de vie moyenne des mâles s’établit à environ 2,5 ans. Le record de longévité pour l’espèce est d’environ 8 ans (Blem et al., 1999a). Les estimations de probabilité pour la survie annuelle d’adultes au Tennessee se situent à environ 53 p. 100 pour les mâles et à 47 p. 100 pour les femelles (Petit, 1999). De même, dans le cadre d’une étude en Virginie, environ 48 p. 100 des Parulines orangées femelles baguées à l’âge adulte retournaient au nid au moins une fois au cours des années subséquentes (Blem et al., 1999a). Walkinshaw (1953) a signalé des taux de retour de mâles et de femelles au Michigan de 50 p. 100 et de 20 p. 100 respectivement.

Les renseignements concernant la structure par sexe de la population canadienne se limitent aux données recueillies pendant les relevés annuels de population et de nidification entrepris de 1997 à 2005. Il est connu que les mâles non accouplés sont plus susceptibles que les femelles non accouplées d’être trouvés par les observateurs. Néanmoins, en moyenne, environ 37 p. 100 de tous les mâles territoriaux de Parulines orangées au Canada demeuraient non accouplés au cours de la saison de reproduction (McCracken et Wood, 2005). Donc, aux limites septentrionales de l’aire de reproduction canadienne, le rapport des sexes semble se pencher vers les mâles, ce qui donne à penser que ceux-ci ont une propension plus élevée que les femelles à se rendre plus au nord pendant la migration du printemps.

Au cours de la période 1999 à 2005, l’équipe nationale de rétablissement a capturé et bagué un total de 35 Parulines orangées adultes pendant la saison de nidification (tableau 1). Ward (2005) a remarqué que la structure d’âge penchait en faveur des oiseaux plus âgés dans les populations isolées où l’immigration était faible. En effet, il semble que ce soit le cas des Parulines orangées au Canada, où les oiseaux âgés de plus de deux ans représentaient environ 71 p. 100 de la population capturée (tableau 1). La proportion de jeunes mâles âgés de un an (indicateur d’immigration) ne représentait qu’environ 18 p. 100 de la population nicheuse, ce qui semble correspondre aux conclusions de Ward (2005) sur les populations isolées.

Tableau 1. Âges des Parulines orangées adultes capturées dans les sites de nidification au Canada (de 1999 à 2005). PAAE = première année après l’éclosion, DA = oiseau âgé de deux ans, PDA = oiseau âgé de plus de deux ans
SexePAAEDAPDATotal
Mâles
0
3
14
17
Femelles
2
5
11
18
Total
2
8
25
35

La Paruline orangée est insectivore; elle attrape les insectes sur les feuilles, les brindilles et les branches, surtout dans le sous-couvert forestier qui atteint jusqu’à 7 m de hauteur (Petit, 1999). Pendant la saison de reproduction, parmi les aliments privilégiés, citons les chenilles, les mouches, les moucherons et les araignées. Il  y a parfois une ségrégation des mâles et des femelles en reproduction qui s’occupent des nids en fonction de la hauteur choisie pour la quête de nourriture et du choix de proies, les mâles se nourrissant des aliments plus élevés et étant plus aptes à aller chercher des chenilles pour les oisillons que les femelles (Petit, 1999; J.D. McCracken, obs. pers.). Si les jeunes qui ont pris un premier envol se déplacent vers le couvert forestier, les adultes ajusteront la hauteur de leur quête de nourriture (et sans doute leur régime) en conséquence.

Prédateurs et parasites

Les nids des Parulines orangées sont probablement protégés dans une certaine mesure contre les prédateurs, car ils sont logés dans des cavités et qu’ils sont généralement situés au-dessus d’eaux libres (voir p. ex. Nice, 1957; Hoover, 2006). De plus, on croit généralement que les nichoirs protègent contre de nombreuses formes de prédation (voir p. ex.Nilsson, 1986; Moller, 1989; Blem et al., 1998; idem, 1999b; Mitrus, 2003; McCracken et Wood, 2005), plus que ne le font les nids se trouvant dans des cavités naturelles.

Si l’on tient compte des études comprenant les nichoirs, les taux de prédation dans les nids sont extrêmement variables, à savoir de 2,6 p. 100 à 53,3 p. 100 au Tennessee (Petit et al., 1987; Petit, 1989; Petit, 1991; Petit et Petit, 1996), 15,5 p. 100 en Virginie (Blem et Blem, 1992), 27,6 p. 100 au Wisconsin (Flaspohler, 1996), 44 p. 100 au Michigan (Walkinshaw, 1941), 42 p. 100 en Illinois (Hoover, 2006) et environ 40 p. 100en Ontario (J.D. McCracken, données inédites).

Si l’on exclut les prédateurs aviaires, les pertes d’oisillons et d’œufs de Paruline orangée sont attribuables aux couleuvres fauves (Elaphe vulpina), aux ratons laveurs (Procyon lotor), aux souris (Peromyscus spp.), aux belettes (Mustela spp.) et aux écureuils (Walkinshaw, 1938; Bent, 1953; Guillory, 1987; Petit, 1989; Blem et Blem, 1992; Flaspohler, 1996; Petit et Petit, 1996; Petit, 1999; Hoover, 2006). Au Canada, le raton laveur est probablement le principal mammifère prédateur des nids de cavités et des nichoirs non protégés fixés à des arbres, alors que le petit polatouche (Glaucomys volans) constitue le mammifère prédateur prédominant des nids dans les nichoirs protégés fixés à des poteaux métalliques (J.D. McCracken, données inédites).

Dans la partie septentrionale de l’aire de reproduction de la Paruline orangée, la destruction d’œufs et d’oisillons par les Troglodytes familiers est probablement la cause la plus grave d’échec de nidification de la Paruline orangée (Walkinshaw, 1941; Bent, 1953; Walkinshaw, 1953; Best et Fondrk, 1995; Flaspohler, 1996; Knutson et Klaas, 1997; McCracken et Wood, 2005). En outre, contrairement à la protection que les nichoirs offrent contre de nombreux types de prédateurs, ils ne protègent pas contre les Troglodytes familiers (Doherty et Grubb, 2002; McCracken, 2004; Dobbyn et McCracken, 2005). Au Canada, les Troglodytes familiers sont les principaux responsables de la destruction de nids de Parulines orangées qui sont situés à des endroits qui ne comptent pas de vastes aires de forêts intérieures ininterrompues (Dobbyn et McCracken, 2005; McCracken et al., 2006). Ainsi, certaines modifications de l’habitat peuvent entraîner des relations interspécifiques accrues avec les Troglodytes (voir la section « Facteurs limitatifs et menaces »).

Il est possible que le parasitisme des couvées par le Vacher à tête brune (Molothrus ater) limite également  la taille des populations et qu’il contribue au déclin de la population en réduisant la productivité des Parulines orangées (McCracken, 1984; Flaspohler, 1996). Pour une espèce nichant dans des cavités, la Paruline orangée subit un taux exceptionnellement élevé de parasitisme des nids par le vacher : 21 p. 100 au Tennessee (Petit, 1989; idem, 1991), 25,7 p. 100 en Iowa (selon les données dans Bent, 1953), 26,9 p. 100 au Wisconsin (Flaspohler, 1996) et 27,1 p. 100 en Ontario (Peck et James, 1998). De nombreuses études sur la reproduction des Parulines orangées ont porté sur la structure de nids artificiels, lesquels protègent généralement les couvées contre le parasitisme (Walkinshaw, 1991; Best et Fondrk, 1995; Flaspohler, 1996; McCracken et Wood, 2005), parce que le diamètre de leur trou est plus petit que celui des nids naturels, ce qui bloque l’accès aux vachers. En plus de l’habitat de lisière dans les sites locaux, il est probable que l’utilisation de terres et la fragmentation de la forêt influent sur l’abondance régionale des vachers (Flaspohler, 1996). La distance qui sépare un site du cœur historique de l’aire de répartition du Vacher à tête brune peut également avoir une influence (Hoover et Brittingham, 1993).

Physiologie 

La plupart des renseignements sur la physiologie sont liés aux besoins énergétiques au cours de la migration et de l’hivernage. Les besoins énergétiques de la Paruline orangée n’ont rien d’inhabituels, sinon que l’espèce est peut-être en mesure de réapprovisionner ses réserves de graisse au printemps plus rapidement que d’autres espèces de parulines (Moore et Kerlinger, 1987, cités in Petit, 1999). En tant qu’espèce migratrice du Golfe (voir Petit, 1999), elle compte sur sa capacité à accumuler d’importants dépôts adipeux avant d’entreprendre de longs vols ininterrompus au-dessus d’eaux libres.

Pendant la nidification, des données montrent que l’utilisation de mousses vertes humides dans les nids a un effet favorable en cas de températures et d’humidité extrêmes (Blem et Blem, 1994).

Déplacements et dispersion

La Paruline orangée migre généralement sur de longues distances; elle arrive dans le sud de l’Ontario la première semaine de mai et part en septembre (James, 1991). Au printemps, les mâles devancent les femelles aux lieux de reproduction (Blem et Blem, 1992; Petit, 1999), et les oiseaux plus âgés précèdent habituellement les jeunes oiseaux (J.D. McCracken, obs. pers.).

En raison de la rareté de l’espèce, aucune aire importante où se regroupent des Parulines orangées en migration n’est connue au Canada. Néanmoins, pendant la migration printanière, l’espèce est présente de façon régulière, en petits nombres, le long de la rive nord du lac Érié (p. ex. Holiday Beach, île Pelée, pointe Pelée, Rondeau, pointe Long). Il existe très peu d’enregistrements de l’espèce dans ces emplacements à l’automne, probablement parce que ces sites ne constituent pas des destinations d’escales automnales. L’espèce semble simplement quitter la province en migrant d’un coup.

La Paruline orangée est un oiseau migrateur nocturne. Au Canada, on croit qu’elle migre en solitaire, mais elle est fréquemment présente dans de petites volées lorsqu’elle entreprend des migrations vers le Golfe et les territoires d’hivernage (voir Petit, 1999).

Il y a peu de renseignements sur la dispersion après l’envol, mais on sait que la plupart des jeunes restent probablement à environ 250 m de la région natale pendant quelques semaines (Petit, 1999; J.D. McCracken, obs. pers.). Petit (1999) a signalé un cas d’un oisillon âgé d’environ six semaines ayant erré sur plusieurs kilomètres.

Les Parulines orangées âgées de un an ne sont pas très fidèles aux régions natales (Walkinshaw, 1941; idem, 1953; McCracken et al., 2006; Wood, 2006) et se dispersent probablement beaucoup. Toutefois, les oiseaux âgés de plus de deux ans, en particulier les mâles, sont très fidèles aux sites de reproduction et utilisent souvent le même site de nidification au cours d’années successives (Walkinshaw, 1941; idem, 1953; McCracken et Wood, 2005; Wood, 2006). Selon une étude menée en Virginie, jusqu’à 48 p. 100 des femelles baguées à l’âge adulte sont retournées dans la même forêt pour y nicher au moins une fois au cours des années subséquentes (Blem et al., 1999a). De nombreux endroits où l’espèce se reproduit au Canada ont une longue histoire d’occupation, bien que l’espèce ne réapparaisse pas nécessairement dans tous les sites chaque année (McCracken, 1984; idem, 1987).

Jusqu’à présent, la seule dispersion de longue distance signalée au Canada était celle d’une femelle adulte qui avait été dotée d’une bague en couleur alors qu’elle nichait au nord de Long Point (en Ontario) et cette femelle a été retrouvée trois ans plus tard alors qu’elle nichait à Rondeau (en Ontario), à environ 120 km de distance (McCracken et Wood, 2005).

L’information sur le degré de fidélité aux sites d’hivernage d’une année à l’autre est incomplète, mais toutes les indications montrent que la Paruline orangée est très fidèle aux sites, les taux de retour annuels se situant entre 13 p. 100 et 29 p. 100 (McNeil, 1982; Faaborg et Arendt, 1984; Lefebvre et al., 1994; Warkentin et Hernández, 1996; Woodcock et al., 2005).

Relations interspécifiques 

Petit (1999) a signalé que les Parulines orangées étaient intolérantes à de nombreuses espèces au cours de la saison de reproduction. Aux endroits où ils occupent le même territoire de reproduction, les mâles interagissent d’une façon particulièrement agressive avec les Parulines jaunes (Dendroica petechia), apparemment en raison d’une coloration et de chants similaires (J.D. McCracken, obs. pers.). Il existe un cas connu d’hybridation entre une Paruline orangée mâle et une Paruline jaune femelle (Speirs, 1956).

Comme il a été mentionné auparavant, les relations interspécifiques avec les Troglodytes familiers sont souvent dures. Les Troglodytes détruisent les œufs et les oisillons des Parulines orangées, construisent de nombreux faux nids et remplissent souvent de brindilles toutes les cavités existantes dans leur territoire. Les Troglodytes délogent ainsi directement les Parulines orangées en nidification et réduisent indirectement la disponibilité des cavités, ce qui a pour effet d’augmenter la compétition pour l’obtention des sites de nidification. De plus, les brindilles ayant tendance à persister pendant de nombreuses années, les cavités deviennent inutilisables pour toutes les autres espèces. Les Troglodytes familiers produisent au moins deux couvées par année, ce qui signifie que leur incidence se fait sentir pendant toute la saison de nidification de la Paruline orangée.

Dans les secteurs très ouverts, l’Hirondelle bicolore (Tachycineta bicolor) serait également une sérieuse compétitrice pour l’obtention des sites de nidification (Best et Fondrk, 1995; McCracken et al., 2006). Toutefois, étant donné qu’elle niche relativement tôt et qu’elle produit généralement une seule couvée, la compétitrice pour l’obtention des sites de nidification est moins intense à la fin juin. L’Hirondelle bicolore n’est pas considérée comme une compétitrice aussi sérieuse que les Troglodytes. De plus, contrairement aux Troglodytes, les Hirondelles ne détruisent pas agressivement lesœufs des compétiteurs et n’usurpent pas les autres cavités en construisant de faux nids.

Adaptabilité

Les besoins en matière d’habitat de la Paruline orangée sont plutôt exigeants en toutes saisons, mais l’espèce utilise sans peine des structures artificielles pour la nidification et occupe facilement divers types de nichoirs, y compris des cartons de lait cirés (voir p. ex.Fleming, 1986; Hoover, 2006) et des bouteilles de plastique (voir p. ex. Fondrk, 1996). Cette caractéristique a entraîné la prolifération de nombreux programmes d’installation de nichoirs, dont beaucoup ont apparemment été efficaces quant au renforcement des populations locales de Parulines orangées (voir Petit, 1999). Cependant, il a été démontré que l’installation de nichoirs pourrait être infructueuse et même potentiellement nuisible à des sites où les densités de Troglodytes familiers sont élevées (Walkinshaw, 1991; Dobbyn et McCracken, 2005).

Les Parulines orangées semblent très dociles et tolèrent la présence humaine toute l’année, même près du site de nidification (Walkinshaw, 1957; Petit, 1999).

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

En raison de la relative inaccessibilité de son habitat de forêt marécageuse, la Paruline orangée n’est pas particulièrement bien suivie dans le cadre du Relevé des oiseaux nicheurs fondé sur les données obtenues en bordure de route (Robbins et al., 1986; Flaspohler, 1996). Par conséquent, il est nécessaire de mener des activités de recherche spécialisées pour établir avec précision sa présence et son nombre. Les relevés de l’Atlas des oiseaux nicheurs ainsi que les relevés régionaux et de sites connexes offrent la meilleure information sur sa répartition et son nombre au Canada. Un deuxième Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, qui vient de clore cinq années d’activités, fournit la meilleure information sur la répartition et les tendances au Canada. Les deux périodes de l’Atlas (de 1981 à 1985 et de 2001 à 2005) comportaient des activités de recherche semblables : environ 124 000 heures-personnes ont été consignées durant la première période, comparativement à plus de 148 000 heures-personnes durant la seconde. En outre, l’équipe de rétablissement national a mené annuellement des relevés intensifs visant l’espèce depuis 1997; l’information actuelle sur l’espèce au Canada est donc indubitablement plus vaste qu’auparavant.

Abondance

Selon les extrapolations tirées des données du Relevé des oiseaux nicheurs, la population continentale de Parulines orangées est estimée à environ 900 000 couples (Rich et al., 2004), dont plus de 99 p. 100 résident aux États‑Unis, surtout dans les États du sud‑est. Les relevés intensifs menés au Canada de 1997 à 2006 ont rarement trouvé plus de 20 couples (McCracken et al., 2006). En plus des oiseaux accouplés, de 5 à 14 mâles territoriaux non accouplés ont été observés annuellement depuis 1997. Le relevé de la population le plus récent, mené en 2005, semble indiquer que la population actuelle compte de 28 à 34 adultes, y compris les adultes non accouplés.

Fluctuations et tendances

Bien que le Relevé des oiseaux nicheurs ne soit pas particulièrement adapté pour surveiller les tendances démographiques de la Paruline orangée (p. ex. le signalement de données comportant des lacunes; Sauer et al., 2005), il s’agit de la seule source d’information à l’échelle continentale. Les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs donnent à penser que la population continentale a subi un déclin significatif à long terme de 1,3 p. 100 par année de 1966 à 2005 (p = 0,02; N = 474 parcours; Sauer et al., 2005), soit un déclin global de la population d’environ 40 p. 100. Les résultats des 10 dernières années (de 1996 à 2005) indiquent une augmentation non significative de 0,13 p. 100 par année (p = 0,89; N = 283 parcours). Les diminutions à long terme semblent assez généralisées, y compris dans le cas de la principale aire de reproduction de la Paruline orangée, située au sud‑est.

Au Canada, il n’est pas possible d’établir l’information sur les tendances à partir des Relevés des oiseaux nicheurs, car la taille des échantillons est trop petite. Par conséquent, l’information sur les tendances provient de relevés qui ciblent les Parulines orangées ainsi que de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario.

Dans le cadre de relevés intensifs menés annuellement depuis 1997, de 8 à 20 couples ont été enregistrés (McCracken et al., 2006), ce qui représente une diminution par rapport à l’estimation maximale de 40 à 80 couples pendant la période de 1981 à 1986 (McCracken, 1984; idem, 1987). Selon les renseignements tirés de ces relevés, la population de Parulines orangées au Canada est passée d’une estimation de 40 couples en 1995 (Page, 1996) à 8 couples en 2005, ce qui correspond à une diminution de 80 p. 100 de la population au cours des 10 dernières années.

Au Canada, l’espèce est surtout connue pour sa présence dans le parc provincial Rondeau. La population de Rondeau a été estimée à environ 100 couples au début des années 1930. À la suite de l’enlèvement de nombreux arbres morts en raison de la maladie hollandaise de l’orme, la population a subi un gravement déclin (voir McCracken, 1984). Il est probable que l’estimation de 100 couples était une extrapolation très optimiste (A. Woodliffe, comm. pers. 2006). Néanmoins, dès le début des années 1950, Nickell (1969) a signalé que la Paruline orangée représentait l’une des espèces les plus nombreuses dans les zones forestières du parc. En 1981, la population était d’environ 20 à 25 couples (McCracken, 1984). Des relevés intensifs annuels du parc ont été menés de 1997 à 2005; pendant cette période, le nombre de couples connus variait d’un maximum de 13 couples en 2000 à un minimum de 3 couples en 2005 et en 2006, soit l’enregistrement le plus faible (McCracken et al., 2006; J.D. McCracken, données inédites).

Malgré le déclin de la population, la répartition de la Paruline orangée au Canada n’a pas changé de façon importante au cours des 20 dernières années. Dans le cadre du premier Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario couvrant la période de 1981 à 1985, l’espèce a été signalée dans 15 parcelles de 10 x 10 km comparativement à 16 parcelles dans le dernier Atlas (de 2001 à 2005).

Dans de nombreux sites canadiens (p. ex. pointe Pelée, Holiday Beach, la région de Long Point, Hamilton), les populations de Paruline orangée ont un profil de discontinuité temporelle bien marquée; l’activité reproductrice est périodiquement élevée pendant quelques années et s’arrête ensuite. La recolonisation des sites anciennement occupés, plutôt que la colonisation de nouvelles zones, semble confirmer la tolérance restreinte de l’espèce en matière d’habitat.

Effet d’une immigration de source externe

Il n’y a aucune preuve directe de l’immigration de Parulines orangées des États‑Unis, mais il est peu probable qu’il n’y ait aucune immigration sous une forme ou une autre, en particulier en provenance des sites de reproduction avoisinants dans le nord de l’Ohio, et potentiellement des populations plus dispersées qui résident au Michigan, en Pennsylvanie et dans l’État de New York. Tischendorf (2003) a mené une analyse de la viabilité de la population canadienne en utilisant la métapopulation et des modèles spatialement explicites et fondés sur l’individu qui s’appuyaient sur les paramètres de fécondité, de survie de juvéniles et d’adultes, de dépendance à la densité, de taille de la population initiale (24 couples), ainsi que sur 1 000 simulations, la dispersion, la stochasticité démographique et la stochasticité environnementale. À défaut de migration, tous les modèles ont montré que la probabilité de disparition de la population canadienne serait supérieure à 90 p. 100 en 100 ans. Toutefois, les résultats ont prévu que la migration d’au moins une femelle par année, provenant des populations sources potentielles aux États-Unis, serait suffisante pour éliminer le risque de disparition au pays.

L’effet d’une immigration de source externe dépend cependant de la probabilité que les immigrants réussissent à trouver un partenaire et à se reproduire, ce qui dépend entièrement de la densité. Il est peu probable que de petits nombres d’immigrants soient en mesure de soutenir de petites populations fragmentées et isolées d’oiseaux immigrants (McCracken, 1998b; Ward, 2005). Les procédures de Tischendorf (2003) ne tenaient pas compte de la nature fragmentée et isolée de la population de Parulines orangées au Canada; les modèles sont donc peut-être trop optimistes.

La probabilité de l’effet d’une immigration de source externe dépend également en grande partie de la densité et de la répartition d’une espèce dans les secteurs adjacents et de son évolution à ces endroits. Les cartes de l’Atlas des oiseaux nicheurs des États des Grands Lacs (voir p. ex. Eaton, 1988; Peterjohn et Rice, 1991; Walkinshaw, 1991) révèlent que les occurrences de Parulines orangées dans une bande de 100 km jouxtant les frontières de l’Ontario sont extrêmement dispersées et localisées, ce qui donne à penser qu’il y a peu de populations sources fiables pour le Canada. Il est donc loisible d’en tirer la conclusion que, si les Parulines orangées disparaissent du Canada, elles ne seraient probablement pas remplacées par des oiseaux des États‑Unis.

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Facteurs limitatifs et menaces

Au Canada, il semble que l’aire de reproduction de la Paruline orangée soit restreinte principalement par le climat approprié et par la disponibilité de l’habitat (Tischendorf, 2003). À en juger par la carte d’abondance tirée du Relevé des oiseaux nicheurs (Sauer et al., 2005), l’aire de reproduction septentrionale de la Paruline orangée serait influencée également par les densités de son principal compétiteur, le Troglodyte familier, pour l’obtention des sites de nidification. Les principales aires de reproduction des deux espèces se chevauchent peu.

i) Perte et dégradation de l’habitat de nidification

Aux États-Unis, le déclin des populations de Parulines orangées est attribuable à la perte et à la dégradation de son habitat de terres humides (Petit, 1999). Les pertes d’habitat sont similaires dans l’aire de reproduction de l’espèce au Canada, où presque toutes les forêts caducifoliées marécageuses ont été asséchées à divers degrés ou déboisées (voir la section « Tendances en matière d’habitat »). Le drainage des forêts marécageuses, que ce soit par excavation de fossés, drainage agricole, drainage municipal ou irrigation, a pour conséquence d’abaisser le niveau phréatique et d’évacuer les eaux stagnantes. Cette dégradation de l’habitat de reproduction constitue l’une des menaces les plus importantes, les plus étendues et les plus continues avec lesquelles l’espèce doit composer au Canada.

Les effets négatifs des inondations et des sécheresses ont été signalés. Dans les habitats riverains, les inondations à court terme représentent une importante cause de l’échec de nidification de la Paruline orangée (Walkinshaw, 1953; Flaspohler, 1996; Knutson et Klaas, 1997). D’un autre point de vue, cependant, Knutson et Klaas (1997) ont formulé l’hypothèse selon laquelle des inondations périodiques importantes peuvent entraîner des effets positifs sur les Parulines orangées, car elles permettent de conserver un habitat de plaines inondables propice en cas de compétition entre les Parulines orangées et les Troglodytes familiers pour les sites de nidification. Toutefois, dans la forêt marécageuse, un niveau d’eau élevé pendant une longue période peut entraîner un dépérissement massif d’arbres, ce qui rendrait l’habitat inapproprié (Page, 1996). En outre, l’espèce ne persiste pas longtemps aux sites où des sécheresses successives assèchent l’habitat de forêt marécageuse (McCracken et al., 2006).

Il est probable que la Paruline orangée soit sensible aux changements climatiques, en particulier à la périphérie septentrionale de son aire de répartition. Les niveaux d’eau élevés de façon périodique dans les Grands Lacs semblent bénéfiques pour l’espèce (McCracken et al., 2006; Wormington, 2006). La plupart des modèles de changements climatiques dans le bassin des Grands Lacs prévoient la réduction de la quantité de précipitations, l’évaporation accrue de l’eau de surface et la diminution des réserves d’eaux souterraines (voir p. ex. Smith et al., 1998; Environnement Canada, 2001). Comme l’espèce est si dépendante de l’accès à l’eau, il semble probable que les effets négatifs découlant de la baisse des niveaux d’eau freinent tout élargissement de l’aire de répartition vers le nord qui pourrait se produire à la suite d’une hausse des températures (voir Matthews et al., 2004).

Les activités d’aménagement contribueraient également à la perte de l’habitat. Un site de nidification régulièrement utilisé par la Paruline orangée (Turkey Point) a été détruit à la suite de la construction d’une marina à la fin des années 1970 (McCracken, 1984). Puisque certaines compétences du sud de l’Ontario ne disposent d’aucun règlement concernant l’abattage d’arbres, il est possible que des activités d’aménagement entraînent également l’enlèvement de larges couloirs de forêt et l’assèchement de marécages. Par exemple, une proposition visant à aménager en terrain de golf une vaste forêt marécageuse qui, croit-on, accueillait une ou plusieurs Parulines orangées a finalement été suspendue, mais le site avait déjà été gravement fragmenté par le creusage et le défrichage d’allées (McCracken et Mackenzie, 2003). De plus, les projets d’aménagement adjacents aux forêts marécageuses risquent d’augmenter artificiellement les populations locales de prédateurs de nids (p. ex. les ratons laveurs) et de compétiteurs (p. ex. les Troglodytes familiers).

De même, les coupes de bois qui ont lieu dans les habitats occupés créent des ouvertures et des habitats en lisière qui risquent d’augmenter le nombre de compétiteurs et de prédateurs, et d’intensifier le parasitisme des nids. L’excès de récolte en raison de la coupe de bois réduit également la quantité d’eaux libres ouvertes dans les forêts marécageuses par l’augmentation de l’évaporation. De plus, la pénétration accrue de la lumière peut entraîner la croissance rapide d’espèces envahissantes (p. ex. Phragmites). En outre, l’enlèvement des arbres morts encore debout entraîne la perte de cavités pouvant servir à la nidification.

ii) Perte d’habitat d’hivernage

La déforestation qu’entraînent la production de matériaux de construction, la production de charbon de bois et la construction de centres de villégiature menace grandement les mangroves côtières en Amérique latine (Terborgh, 1989; Petit et al., 1995; et examiné par McCracken, 1998a). L’élevage commercial de crevettes augmente également de plus en plus la pression exercée sur l’habitat de mangroves (voir p. ex. Arendt, 1992). On croit que la perte et la dégradation de cet habitat ont une incidence importante sur la Paruline orangée en hivernage (Lefebvre et al., 1994; Warkentin et Hernández, 1996; McCracken, 1998a) et qu’elles contribuent probablement au déclin de la population de l’espèce à l’échelle continentale. Le degré relativement élevé de fidélité au site sur les territoires d’hivernage accroîtrait la vulnérabilité de l’espèce à la perte et aux perturbations de l’habitat (voir p. ex. Holmes et Sherry, 1992; Warkentin et Hernández, 1996).

iii) Insectes forestiers envahissants

Les infestations d’insectes sont capables de tuer un grand nombre d’arbres. Bien que ces infestations puissent être bénéfiques à court terme pour la Paruline orangée parce qu’elles créent davantage de souches d’arbres morts, on estime que leurs conséquences à long terme seront graves si une grande proportion du couvert forestier est touchée. Tout événement qui ouvre considérablement le couvert forestier risque d’entraîner une importante dégradation de l’habitat, que ce soit par la croissance d’espèces envahissantes ou par l’augmentation du nombre de troglodytes et de vachers.

L’agrile du frêne (Agrilus planipennis) est de plus en plus préoccupant dans le sud de l’Ontario, le frêne y étant souvent un arbre sous-dominant dans les forêts marécageuses (McCracken et al., 2006). Le longicorne asiatique (Anoplophora glabripennis) présente une autre nouvelle préoccupation importante étant donné sa capacité à s’étendre au-delà de sa zone de confinement actuelle dans la région de Toronto et son affinité avec l’érable argenté et l’érable rouge, des arbres généralement dominants dans les habitats marécageux de la Paruline orangée.

iv) Plantes envahissantes

Deux espèces de plantes envahissantes, le Phragmites et l’aulne glutineux (Alnus glutinosa), ont la capacité de grandement détériorer les habitats de reproduction de la Paruline orangée, particulièrement lorsque le niveau d’eau est bas ou lorsque le couvert forestier est réduit.

Au cours des 10 dernières années, le Phragmites s’est répandu de manière fulgurante dans de nombreuses forêts marécageuses du parc provincial Rondeau, en particulier dans les grands marécages ouverts, et dans les secteurs où le couvert forestier a diminué en raison du déracinement catastrophique d’arbres par le vent (voir plus bas; McCracken et al., 2006). Les eaux libres ouvertes essentielles à la Paruline orangée qui sont propices à cette plante envahissante ne conviennent plus à l’espèce, car les habitats de nidification deviennent inappropriés. L’aulne glutineux est un arbuste très envahissant capable de détériorer considérablement l’habitat de nidification de la Paruline orangée dans les forêts marécageuses, de la même façon que le Phragmites. Il est de plus en plus abondant dans une aire de reproduction importante (McCracken et al., 2006).

v) Catastrophes météorologiques

On prévoit que les changements climatiques augmenteront l’intensité et la fréquence des tempêtes (y compris des ouragans) dans les lieux d’hivernage et de reproduction. L’aire de répartition canadienne de la Paruline orangée étant concentrée et restreinte, les désastres associés aux catastrophes météorologiques le long de la rive nord du lac Érié constituent une grave menace pour l’espèce. Un tel événement s’est produit au parc provincial Rondeau en juillet 1998 et a modifié de façon dramatique la structure forestière (Larson et Waldron, 2000). Depuis ce temps, le nombre de Parulines orangées nichant au parc Rondeau a sensiblement diminué, car l’ouverture accrue du couvert a probablement favorisé les populations de Troglodyte familier (Dobbyn et McCracken, 2005; McCracken et al., 2006). Un événement climatique violent et similaire à la pointe Pelée à la fin des années 1970 a déraciné beaucoup d’arbres et a peut-être rendu l’habitat moins convenable pour les Parulines orangées à cet endroit (D.A. Sutherland fide V. McKay et A. Wormington).

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Importance de l'espèce

La Paruline orangée représente une des deux espèces de Pouillot siffleur qui nichent dans les cavités des arbres. En raison de la nature extrêmement spécialisée de son habitat, la Paruline orangée constituerait un indicateur utile de la qualité des terres humides forestières. L’espèce revêt également une importance socioéconomique locale grâce à l’attrait qu’elle représente pour les observateurs d’oiseaux.

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Résumé technique

Protonotaria citrea

Paruline orangée – Prothonotary Warbler

Répartition au Canada : Ontario

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada Environ 15 000 km²

D’après la zone délimitant l’aire de répartition des occurrences de reproduction connues ou probables présentées dans la figure 2

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)? Non
Superficie de la zone d’occupation (km²) au Canada 0,4 km²

D’après la population actuelle estimée à 20 couples, tout au plus, dont chacun occupe un territoire mesurant 2 ha

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).En déclin
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)? Non
Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés. D’après la figure 2 10
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue) (depuis la dernière évaluation du COSEPAC)Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)? Non
Tendances en matière d’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue). Stable ou en déclin, selon l’emplacement

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).  De 2 à 4 ans
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles). De 28 à 34 individus

D’après les plus récents relevés de population menés en 2005, y compris les dénombrements des mâles non accouplés

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.  En déclin
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte). 80 %

D’après la population minimum estimée à 40 couples en 1995 (Page, 1996) comparativement à 8 couples en 2005 

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?  Non
La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?  Non
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).  Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)? S.O.
Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Perte et dégradation de l’habitat de reproduction
  • Perte de l’habitat d’hivernage
  • Plantes et insectes envahissants

Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?
États-Unis :Généralement en sécurité dans la majeure partie de l’aire de répartition, quoique les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs révèlent un déclin à long terme à l’échelle du continent, soit une baisse annuelle de 1,3 % de 1966 à 2005.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? Oui
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? Oui
Y a-t-il suffisamment d’habitats disponibles au Canada pour les individus immigrants? Oui, mais l’habitat est très fragmenté.
La possibilité d’une immigration
de populations externes
existe-t-elle?
Possible, mais les populations sources les plus près sont de petite taille, dispersées et probablement en déclin.

Analyse quantitative

Selon le modèle d’analyse de la viabilité de la population, le risque de disparition de la planète s’élève à plus de 90 % d’ici 100 ans s’il n’y a aucune migration, mais demeure à 0 % si une femelle par année migre.

Statut existant :

COSEPAC :En voie de disparition (1996, 2000, 2007);
Ontario :En voie de disparition

Statut et justification de la désignation

Statut recommandé : En voie de disparition
Code alphanumérique : A2b, C2a(i), D1

Justification de la désignation

Au Canada, cette espèce ne se reproduit que dans les forêts décidues marécageuses dans le sud-ouest de l’Ontario. Son abondance a diminué de 80 % au cours des 10 dernières années et sa population actuelle ne compte que de 28 à 34 individus matures. Les menaces comprennent la perte et la dégradation de son habitat de reproduction, la perte de mangroves côtières en Amérique centrale et en Amérique du Sud où l’espèce hiverne, ainsi que les perturbations de l’habitat qui donnent lieu à une compétition accrue avec le Troglodyte familier pour les sites de nidification et à un parasitisme accru des nids par le Vacher à tête brune.

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : « En voie de disparition », A2b; la population a diminué de 80 % au cours des trois dernières générations.
Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Ne correspond pas au critère.
Critère C (Petite population globale et déclin) : « En voie de disparition », C2a(i); la population compte de 28 à 34 individus matures; elle a diminué de façon constante au cours des 20 dernières années et pourrait continuer dans ce sens, car l’habitat se dégrade et aucune population ne compte plus de 250 individus matures.
Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : « En voie de disparition », D1; la population compte de 28 à 34 individus matures.
Critère E (Analyse quantitative) :

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

La Paruline orangée est actuellement réglementée comme une espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada et de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Une protection générale est également prévue par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. En outre, les règlements et les politiques qui encouragent la protection de son habitat de reproduction en Ontario sont bénéfiques à l’espèce. Par exemple, l’élément relatif au patrimoine naturel de la Déclaration de principes provinciale de l’Ontario soutient les mesures de conservation des terres humides, des terrains boisés, de l’habitat faunique et des zones d’intérêt naturel et scientifique importants, toutes des aires où des Parulines orangées sont susceptibles de se trouver, et protège l’habitat important des espèces menacées ou en voie de disparition. De plus, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a élaboré des lignes directrices sylvicoles en vue de la gestion des forêts dans le sud de l’Ontario qui permettent de protéger l’habitat de la Paruline orangée (MRNO, 2000). Actuellement, la plus grande partie de la population reproductrice restante en Ontario se trouve dans des terres publiques protégées (voir la section « Protection et propriété », plus haut).

Dans le cadre du plan de conservation nord-américain de Partenaires d’envol (Rich et al., 2003), la Paruline orangée figure parmi les 100 espèces inscrites sur la liste de surveillance continentale (la liste des espèces les plus préoccupantes à l’échelle continentale), principalement en raison de la nature très spécialisée de l’habitat en toutes saisons et de sa tendance à la baisse à l’échelle continentale. L’espèce est encore fréquente et répandue dans le sud-est des États-Unis. Elle est actuellement cotée G5 par NatureServe (2005), mais sa situation est préoccupante dans la partie septentrionale de son aire de répartition (tableau 2). 

Tableau 2. Cotes et désignations de statut de NatureServe (2005) pour la Paruline orangée en Ontario et dans les États adjacents aux Grands Lacs.
CompétenceCoteDésignation
IllinoisS5Non inscrite
IndianaS4Non inscrite
MichiganS3Espèce préoccupante
MinnesotaSNRNon inscrite
New YorkS2Non inscrite
OhioS3Espèce préoccupante
OntarioS1S2En voie de disparition
PennsylvanieS2S3Espèce préoccupante
WisconsinS3Espèce préoccupante

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Remerciements et experts contactés

Le financement pour la préparation du présent rapport de situation a été fourni par Environnement Canada ainsi qu’avec le soutien  d’Études d’Oiseaux Canada. L’évaluation s’est fondée en grande partie sur l’information recueillie au cours des deux projets de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario. Nous remercions donc les partenaires de l’Atlas (Études d’Oiseaux Canada, Service canadien de la faune, Ontario Nature, Ontario Field Ornithologists et le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario) ainsi que les milliers de bénévoles qui ont recueilli des données.

Nous tenons également à souligner l’importante contribution des membres de l’équipe de rétablissement de la Paruline orangée : Sandy Dobbyn (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario), Lyle Friesen (Service canadien de la faune), Dan Lebedyk (Office de protection de la nature de la région d’Essex), Jeff Robinson (Service canadien de la faune), Allen Woodliffe (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario), Phil Roberts (Essex County Field Naturalists), Dean Ware et Don Wills. Stu Mackenzie, Paul Prior et Ross Wood ont également, depuis quelques années, passé leur été à travailler avec acharnement dans des marécages.

Le rapport a également tiré profit des précieux commentaires des réviseurs suivants : Peter Blancher, Alan Dextrase, Sandy Dobbyn, Lyle Friesen, Elsa Gagnon, Richard Knapton, Vicki McKay, Marty Leonard, Chris Risley, Don Sutherland et Christine Vance. Nous remercions Ron Ridout de nous avoir autorisés à utiliser la photo de la couverture.

Experts contactés 

  • Sandy Dobbyn, Écologiste de zone, Parcs Ontario, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, London (Ontario)
  • Lyle Friesen, Biologiste spécialisé en chants d’oiseaux, Service canadien de la faune, Région de l’Ontario, Guelph (Ontario)
  • Marty Leonard, Coprésident du Sous-comité de spécialistes des oiseaux, COSEPAC, Dalhousie University, Halifax (Nouvelle-Écosse)
  • Vicki McKay, Biologiste des espèces en péril, Parcs Canada, Leamington (Ontario)
  • Lucie Métras, Agente de projet scientifique, Secrétariat du COSEPAC, Ottawa (Ontario)
  • Don Sutherland, Zoologiste, Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, Peterborough (Ontario)
  • Christine Vance, Biologiste des espèces en péril, Service canadien de la faune, Région de l’Ontario, Downsview (Ontario)
  • Allen Woodliffe, Écologiste de district, Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Chatham (Ontario)

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Sources d'information

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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Jon McCracken est actuellement gestionnaire du programme de l’Ontario pour le compte d’Études d’Oiseaux Canada (EOC), un organisme à but non lucratif qui se consacre à la recherche sur les oiseaux du Canada ainsi qu’à leur suivi et à leur conservation. Il a obtenu un baccalauréat avec spécialisation en zoologie de la University of Western Ontario en 1977. À titre de biologiste et de consultant environnemental contractuel pour le gouvernement et des organismes non gouvernementaux, il a par la suite pris part à une grande variété de projets, en se penchant particulièrement sur les évaluations régionales et les évaluations de sites d’oiseaux nicheurs. Depuis ses débuts au service d’EOC, en 1989, il a participé activement à l’élaboration, à la mise en œuvre et à la surveillance de nombreux programmes de suivi d’oiseaux axés sur le bénévolat, y compris le Réseau canadien de surveillance des migrations, le Programme de surveillance des marais et l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario. De même, il a contribué à un vaste éventail d’évaluations d’espèce en péril et de programmes de rétablissement d’espèces en Ontario. En outre, Jon McCracken est actuellement coprésident de l’équipe de rétablissement de la Paruline orangée.

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Collections examinées

L’examen de collections zoologiques n’était pas justifié dans le cadre de la préparation de la présente évaluation.

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Annexe A

Liste d’aires importantes abritant des Parulines orangées en Ontario (de 1991 à 2005).
RégionNom du siteParcelle UTM 10 km x 10 km (NAD83)Population maximale durant la période1Historique d’occupationPropriété
EssexAmherstburg17LG25 3 couplesProbablement occupé annuellement au moins depuis 2001.Privée
EssexHoliday Beach17LG354 couplesProbablement occupé annuellement au moins depuis 1997.AC de la région d’Essex; privée
EssexMarais Hillman17LG751 coupleOccupé de façon éphémère.AC de la région d’Essex; privée
Chatham-KentParc provincial Rondeau17MG27; 17MG28; 17MG3815 couplesOccupé annuellement au moins depuis les années 1930.Parcs Ontario
NorfolkHahn Woods (base de la pointe Long)17NH315 couplesOccupé plus ou moins annuellement depuis les années 1930.SCF et privé
NorfolkLong Point (éloigné)17NH711 coupleOccupé de façon plutôt éphémère à plusieurs emplacements dispersés au moins depuis le début des années 1980.SCF et privé
NorfolkForêts Backus17NH425 couplesOccupé la plupart des années depuis le début des années 1980.AC de la région de la pointe Long; privé
NorfolkRuisseau Lower Big17NH413 couplesOccupé de façon plutôt éphémère en plusieurs emplacements dispersés au moins depuis les années 1980.SCF et privé
Hamilton-WentworthMarais Dundas17NH892 couplesOccupé assez régulièrement depuis les années 1950.Jardins botaniques royaux

1 Ensemble, ces sites sont en mesure d’abriter plus de 40 couples de Parulines orangées.

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