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Mise à jour évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur la Grue blanche au Canada

Évaluation et statut recommandé

Protection actuelle et autres désignations

La Convention concernant les oiseaux migrateurs, adoptée en 1916 par le Canada et les États‑Unis, et la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs, adoptée en 1917, ont été les premières mesures prises par le gouvernement canadien pour assurer la protection des oiseaux migrateurs, dont la Grue blanche fait partie. Cette espèce est également protégée au Canada en vertu de la Loi sur les parcs nationaux, de la Loi sur la faune du Canada et de diverses lois provinciales et territoriales sur la faune. Aux États-Unis, cette espèce bénéficie d’une protection en vertu de la Endangered Species Act adoptée en 1973, en plus de celle prévue par la Convention concernant les oiseaux migrateurs.

La Grue blanche a été désignée « espèce en voie de disparition » en 1978 par le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (COSEPAC, 1998). Les espèces auxquelles on attribue ce statut sont celles qui sont exposées à une disparition ou à une extinction imminente. The Nature Conservancy a attribué à la Grue blanche la cote G1, signifiant que cette espèce est très rare et risque fortement de disparaître. Le ministère des Ressources naturelles du Manitoba et le ministère de l’Environnement et de la Gestion des ressources de la Saskatchewan ont également désigné la Grue blanche « espèce en voie de disparition ». Le Centre de données sur la conservation du Manitoba et celui de la Saskatchewan lui ont attribué la cote S1, soit celle réservée à une espèce très fortement menacée à cause de son extrême rareté.

Évaluation du statut et recommandation de l’auteur

Le retour de la Grue blanche dans l’aire qu’elle occupait avant le début du siècle est impossible, car toute cette région a été trop profondément transformée par l’homme. Mais on peut espérer que l’espèce continue d’étendre son aire de nidification dans le PNWB et peut‑être dans la région environnante. Bien que la tentative d’établissement d’une population reproductrice dans les montagnes Rocheuses de l’Idaho se soit soldée par un échec, d’autres mesures de rétablissement ont par contre été fructueuses. Aujourd’hui, les populations sauvages de Grues blanches sont plus nombreuses qu’elles ne l’ont été depuis près d’un siècle, et bien que les groupes réintroduits ne réussissent pas encore à subsister d’eux-mêmes, les trois populations élevées en captivité se maintiennent et produisent une descendance qui permet des lâchers en Floride (Brian Johns et Doug Bergeson, comm. pers.).

En dépit de ces résultats encourageants, la Grue blanche n’est pas encore à l’abri du danger imminent de disparition du Canada ou de disparition totale. Sa survie est menacée principalement par les conditions qui règnent dans ses quartiers d’hiver dans la réserve ANWR, notamment le surpeuplement, la perte et la dégradation de l’habitat, les dérangements et la compétition de la part d’autres espèces et de l’homme. Un faible taux de recrutement, le nombre réduit d’œufs par ponte et la maturité sexuelle tardive expliquent la lenteur de cette espèce à accroître son effectif ou à le rétablir après un événement dévastateur. Par ailleurs, de nombreux dangers la guettent sur le parcours de 4 000 km qui sépare son aire de nidification de son aire d’hivernage, notamment les constructions et ouvrages qui se trouvent sur son passage, les intempéries, les prédateurs et les chasseurs. Enfin, la superficie réduite de ses aires de nidification et d’hivernage la rendent vulnérable face aux désastres d’origine naturelle ou anthropique. Pour toutes ces raisons, il est recommandé que la désignation d’espèce en voie de disparition soit maintenue pour la Grue blanche.