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Mise à jour évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur la Grue blanche au Canada

Répartition

En Amérique du Nord

L’aire de reproduction de la Grue blanche était autrefois beaucoup plus vaste que son aire actuelle. On pense qu’elle s’étendait des prairies du nord et du centre de l’Alberta et de la Saskatchewan jusqu’au sud‑ouest du Manitoba, au nord‑est du Dakota du Nord et du Dakota du Sud, au nord‑ouest du Minnesota et de l’Iowa et enfin au centre de l’Illinois (Allen, 1952). En 1939, on en a découvert une petite population isolée qui nichait dans les marais au nord du lac White en Louisiane.

L’espèce ne dispose plus pour se reproduire que d’une aire enclavée dans le parc national Wood Buffalo (PNWB), qui chevauche la frontière entre le nord‑est de l’Alberta et les Territoires du Nord‑Ouest. Elle niche principalement dans la région comprise entre les cours supérieurs des rivières Nyarling, Sass, Klewi et Little Buffalo (figure 1). Bien que le parc ait une superficie de 44 807 km2, ce qui en fait le plus grand parc national du Canada, l’essentiel de l’aire de reproduction de la Grue blanche, située dans l’angle nord‑est, n’y occupe guère plus de 6 400 km2 (Brian Johns, comm. pers.). On n’a pas découvert un seul nid de Grue blanche sauvage au sud du PNWB depuis 1929, où sa présence a été mentionnée au lac Luck en Saskatchewan (Hjertaas, 1994).

La voie migratoire qui relie l’aire de reproduction de la Grue blanche dans le PNWB à son aire d’hivernage dans la région de la Aransas National Wildlife Reserve (ANWR) sur la côte du Texas s’étend sur plus de 4 000 km (figure 2). Elle traverse, en direction sud‑est, le nord‑est de l’Alberta, le centre‑sud de la Saskatchewan, le sud‑ouest du Manitoba, le nord‑est du Montana, l’ouest du Dakota du Nord et du Dakota du Sud, le centre du Nebraska et du Kansas, le centre-ouest de l’Oklahoma et, enfin, le centre‑est du Texas (Howe, 1989; Kuyt, 1992). Les grues hivernent dans les bas‑fonds et les marais estuariens de l’ANWR et dans la région environnante sur la côte du golfe du Mexique (Allen, 1952). Au printemps, les grues suivent le même trajet à rebours, mais la migration se fait généralement en moins de temps, parfois en 10 ou 11 jours seulement chez les couples qui ont déjà fait le parcours plusieurs fois.

Une deuxième population sauvage a été établie en 1975 dans les montagnes Rocheuses du sud‑est de l’Idaho, où ont été lâchées des Grues blanches élevées par une population locale de Grues du Canada. Celle‑ci passe l’hiver au centre de la vallée du Rio Grande au Nouveau‑Mexique. Une troisième population sauvage de Grues blanches a été établie en 1993 à Kissimmee Prairie en Floride. Cette dernière, issue d’oiseaux élevés en captivité, est sédentaire.

 

Au Canada

Au Canada, la seule population viable de Grues blanches niche dans le PNWB, situé en partie dans le nord‑est de l’Alberta et en partie dans le sud des Territoires du Nord‑Ouest. Sa voie migratoire traverse le nord‑est de l’Alberta, le centre‑sud de la Saskatchewan et le sud‑ouest du Manitoba (figure 3).

 

Figure 1.  Aires de nidification de la Grue blanche dans le PNWB (Kuyt, 1993).

Figure 1.  Aires de nidification de la Grue blanche dans le PNWB (Kuyt, 1993).