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Mise à jour évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur la Grue blanche au Canada

Taille et tendances de la population

La Grue blanche n’a jamais été très abondante; son effectif n’a en fait probablement jamais dépassé les 1 500 individus (Allen, 1952). Cette espèce a perdu près de 90 p. 100 de son effectif entre 1870 et 1900 en raison de l’envahissement par l’homme de son aire de reproduction au sud du PNWB. Elle a également perdu à la même époque son aire d’hivernage sur la côte est des États-Unis, les marécages qu’elle fréquentait ayant été asséchés pour permettre l’établissement d’une population humaine en pleine croissance (George Gee, comm. pers.).

Le regroupement des Grues blanches dans la réserve ANWR et les environs durant l’hiver permet le dénombrement exact de la population et la détermination des tendances démographiques annuelles (figure 4). Les recensements sont plus difficiles à effectuer dans l’aire de nidification de l’espèce en raison de la superficie du PNWB. À l’hiver 1999-2000, la population totale de Grues blanches sauvages était de 276 individus (187 dans la population migrant entre le PNWB et la réserve ANWR, 2 vivant dans les montagnes Rocheuses et 87 vivant en Floride). À ce nombre s’ajoutent 106 individus vivant en captivité, ce qui porte à 382 l’effectif total de la Grue blanche (annexes 1 à 4). 

Figure 4.  Distribution de la population de Grues blanches du PNWB/ANWR en hiver (1938-1999).

Figure 4.  Distribution de la population de Grues blanches du PNWB/ANWR en hiver (1938-1999).

Comme on ne dispose d’aucune donnée sur la structure par âge de la population du PNWB/ANWR, on ne peut déterminer exactement combien celle‑ci compte d’adultes reproducteurs. D’après Kuyt (1981), chaque année dans le PNWB, environ 80 p. 100 des adultes se reproduisent et 60 p. 100 élèvent des jeunes. De 1976 à 1989, 172 des 234 oisillons (environ 73 p. 100) ont complété leur première migration jusqu’à la réserve ANWR. Boyce (1987) a montré que la démographie de la Grue blanche suit un cycle de 10 ans. Ce cycle correspond probablement à un cycle d’années pluvieuses et d’années sèches, puisque le nombre de jeunes est moins élevé les années où la sécheresse sévit dans l’aire de reproduction (Lewis, 1995). Depuis qu’on a commencé, en 1938, à étudier sa démographie de façon suivie, on a pu établir que même si elle accuse de légères baisses occasionnelles, la population du PNWB/ANWR connaît globalement un accroissement lent mais progressif (annexe 1). À partir de 1977, son aire de nidification s’est étendue vers le sud jusqu’en Alberta. Il n’y avait pas eu de mention de reproduction de cette espèce en Alberta depuis 63 ans  (Kuyt, 1978). En 1997, huit couples ont fait leur nid dans cette partie du parc (Johns, 1998). La population du PNWB/ANWR a augmenté de 36,6 p. 100 au cours des dix dernières années (1989-1999), pour un taux d’accroissement annuel de 3,7 p. 100 (Brian Johns, comm. pers.).