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Mise à jour évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur la Grue blanche au Canada

Facteurs limitants et menaces

La Grue blanche niche dans une aire très restreinte du PNWB, malgré qu’il existe dans d’autres secteurs du parc et dans les environs des habitats qui semblent convenir à ses besoins. D’après Lewis (1995), la qualité de l’habitat et, par suite, les ressources alimentaires de cette région constituent le principal facteur limitant cette population. Il semble qu’une sécheresse dans l’aire de nidification ait une incidence négative sur la reproduction et la survie des oisillons.

Les dangers qui guettent ces oiseaux sur leur parcours migratoire et, plus encore, les conditions qui règnent dans la région de la réserve ANWR où ils passent l’hiver semblent plus limitants pour cette population que les caractéristiques de son aire de nidification dans le PNWB. Sa seule concentration dans la région d’hivernage la rend vulnérable aux désastres tels que les ouragans et les déversements accidentels de produits chimiques. Une des principales menaces dans l’aire d’hivernage est la voie maritime aménagée entre Carrabelle en Floride et Brownsville au Texas pour protéger les navires contre le vent et la houle (la Gulf Intracoastal Waterway (GIW)). Cet aménagement entrepris au début des années 1940 s’est fait au détriment d’un certain nombre d’habitats humides. Et depuis, l’érosion causée par la circulation sur cette voie maritime a emporté 15 p. 100 de ce qu’il restait de l’habitat d’hiver de la Grue blanche. On croit que l’érosion continue de gruger 1,6 ha de cet habitat chaque année. L’Army Corps of Engineers a récemment revêtu certaines parties de la voie maritime de dalles de béton afin de réduire l’érosion (Halpern, 1992). Ce projet devrait être terminé au cours de l’été 2000 (Stehn, comm. pers.).

Les nombreuses barges qui empruntent la voie maritime GIW transportent en majeure partie des produits pétrochimiques. Il y a déjà eu des déversements accidentels de petites quantités de produits chimiques dans cette région, et le risque de déversements plus graves ne peut être écarté. Par ailleurs, une pénurie des ressources alimentaires de base de la Grue blanche durant l’hiver peut aussi avoir des conséquences néfastes sur la population. Ainsi, en 1994, la population de crabes bleus a été inférieure à la normale, et le nombre de nids construits par la Grue blanche dans le PNWB le printemps suivant a chuté par rapport à l’année précédente, passant de 43 en 1993 à seulement 28 en 1994 (Johns, 1998).

Il arrive parfois que les Grues blanches en route vers leurs quartiers d’hiver se mêlent à des Grues du Canada lorsqu’elles font halte en Saskatchewan. Lorsque cela se produit, la chasse à la Grue du Canada est interdite dans la région jusqu’à ce que les Grues blanches soient reparties. La Grue blanche risque aussi d’être confondue avec l’Oie des neiges durant la saison de chasse en automne.

Dans l’aire de nidification, la Grue blanche n’est en compétition avec aucune autre espèce pour le territoire, et la compétition pour les ressources alimentaires est probablement négligeable. Dans l’aire d’hivernage, en revanche, elle doit partager les ressources des habitats côtiers avec un grand nombre de pélicans, de hérons, d’aigrettes, d’oiseaux aquatiques, d’oiseaux de rivage, de mouettes, de goélands et de sternes. Les myes et les crabes sont aussi recherchés par les humains (Edwards et al., 1994).

Les Grues blanches ne sont pas dérangées au nid par la présence humaine, puisque l’accès à la région de nidification est interdit du mois d’avril au mois de septembre à tous, sauf au personnel du parc et aux scientifiques. Les Autochtones de la région sont cependant autorisés à faire la chasse, la pêche et le piégeage de subsistance dans le PNWB. Ces activités sont importantes du point de vue de l’histoire culturelle du parc et ne sont pas jugées menaçantes pour la reproduction de la Grue blanche.