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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Phlox de l'Ouest (Phlox speciosa) au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
phlox de l’Ouest
Phlox speciosa
au Canada

phlox de l’Ouest

Espèce menacée 2004

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2004. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le phlox de l’Ouest (Phlox speciosa) au Canada.Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 27 p.

Note de production

Le COSEPAC aimerait remercier Ksenia Barton qui a rédigé le rapport de situation sur le phlox de l’Ouest (Phlox speciosa), en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Erich Haber, coprésident du Sous-comité de spécialistes des plantes vasculaires du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684

Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC assessment and status report on the showy phlox Phlox speciosa in Canada.

Photo de la couverture :

Phlox de l’Ouest – Fournie par Ksenia Barton.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2004

PDF : CW69-14/422-2005F-PDF
ISBN 0-662-79479-6
HTML : CW69-14/422-2005F-HTML
ISBN 0-662-79480-X

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2004

Nom commun : Phlox de l’Ouest

Nom scientifique : Phlox speciosa

Statut : Menacée

Justification de la désignation : Présente dans moins de 10 sites, cette espèce vivace remarquable a une aire de répartition très restreinte. Elle est présente dans une région où l'aménagement de propriétés privées, certaines pratiques agricoles et la prolifération des espèces envahissantes causent la perte et la détérioration continues de l'habitat.

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Espèce désignée « menacée » en novembre 2004. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Phlox de l’Ouest
Phlox speciosa

Information sur l’espèce

Une seule sous-espèce de phlox de l’Ouest, Phlox speciosa ssp. occidentalis, est présente au Canada. Elle est donc désignée simplement Phlox speciosa dans le présent rapport. Le phlox de l’Ouest est une herbacée vivace au pied modérément arbustif. Les tiges, longues de 15 à 40 cm et dressées, partent d’une racine pivotante ligneuse. Le haut de la plante est de glanduleux à glanduleux-pubescent alors que le bas est pubescent. Les feuilles, linéaires à lancéolées, sont opposées et séparées par des entre-nœuds bien développés; elles peuvent atteindre une longueur de 7 cm et une largeur de 1 cm. Les fleurs, gamopétales et gamosépales, sont regroupées en inflorescences terminales à bractées foliacées. Leur couleur varie du rose au blanc. Le tube de la corolle (de 1 à 1,5 cm de longueur) s’évase en formant cinq grands lobes (de 1 à 1,5 cm de longueur) émarginés. Le calice, glanduleux, est formé de segments plats et transparents séparés par cinq nervures vertes. Les styles ont de 0,5 à 2 mm de longueur.

Répartition

L’espèce est historiquement présente dans la vallée de l’Okanagan depuis Summerland au nord jusqu’au lac Skaha (ancien lac Dog) vers le sud et aux Twin Lakes vers le sud-ouest. Les populations retrouvées ou découvertes lors des relevés de terrain sont regroupées dans la région avoisinant le lac Yellow et les Twin Lakes, entre les villes de Keremeos et de Penticton. L’aire de répartition connue de l’espèce en Colombie-Britannique est d’environ 57 km². La superficie de la zone d’occupation connue est d’environ 0,9 à 1,4 km².

Habitat

Le Phlox speciosa semble nécessiter un milieu présentant les caractéristiques suivantes : climat de type continental, très chaud et sec; forêt de douglas (Pseudotsuga menziesii) et/ou de pin ponderosa (Pinus ponderosa), arbustaie ou prairie d’armoise (Artemisia tridentata) clairsemées; altitude comprise entre 700 et 1 100 m; plateaux ou pentes moyennement exposés.

Biologie

Il existe peu d’information sur la biologie du Phlox speciosa. L’espèce est vivace et se reproduit par les graines.

Taille et tendances des populations

On connaît neuf populations et vingt sous-populations de Phlox speciosa au Canada. Quatre populations et plusieurs sous-populations ont été découvertes en 2003. Deux ou trois populations historiques n’ont pas été retracées et pourraient être disparues. On estime qu’il existe au Canada entre 6 400 à 57 000 individus reproducteurs. On ne dispose de presque aucune information antérieure à 2003 sur la taille des populations; par conséquent, il est impossible de dégager les tendances démographiques du taxon.

Facteurs limitatifs et menaces

L’absence de protection des communautés végétales naturelles dans la majeure partie de l’aire de répartition canadienne de Phlox speciosa constitue une menace pour l’espèce. Quarante-et-un pour cent de la zone d’occurrence actuelle de l’espèce sont de tenure privée et sont donc particulièrement menacés par le développement et les changements d’affectation, notamment le réensemencement. L’intensification de l’aménagement des terres à des fins récréatives constitue la principale menace pour l’habitat de l’espèce. La population canadienne de Phlox speciosa est d’autant plus vulnérable que la superficie qu’elle occupe est restreinte. Les activités de désherbage exigées par la Weed Control Act constituent une autre menace pour l’espèce. Les herbicides à large spectre qui éliminent les plantes latifoliées seraient probablement mortels pour le Phlox speciosa.

Importance de l’espèce

Les populations canadiennes de Phlox speciosa occupent la limite septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce. Bien qu’on accorde généralement une moindre importance à la conservation des populations dites « périphériques », on reconnaît de plus en plus l’importance des populations situées aux limites de l’aire de répartition de l’espèce. Quiconque a observé un spécimen de Phlox speciosa a pu constater qu’il s’agit d’une plante magnifique. Cette plante est cultivée en Amérique du Nord partout où le climat le permet.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

À l’heure actuelle, aucune disposition juridique ne protège explicitement le Phlox speciosa dans aucune partie de son aire de répartition. La cote S1 attribuée à l’espèce à l’échelle de la Colombie-Britannique signifie qu’elle est fortement menacée en raison de son extrême rareté ou parce qu’un ou plusieurs facteurs la rendent particulièrement sujette à disparaître. Une population pousse en partie sur des terres fédérales administrées par le Nature Trust. Les autres populations se trouvent sur des terres privées ou des terres de la couronne provinciale non protégées.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétences, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (Novembre 2004)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)1
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)2
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)3
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)4 5
Espèce sauvage pour laquelle l’information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Footnotes

Footnote 1

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Footnote 2

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Footnote 3

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Footnote 4

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Footnote 5

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Phlox speciosa Pursh ssp. occidentalis (Durand ex Torr.) Wherry

Synonyme :

Phlox speciosa Pursh var. occidentalis (Durand) M. Peck

Références bibliographiques :

  • Phlox speciosa Pursh. Fl. Amer. Sep. 149. 1814 [Déc. 1813].
  • Armeria speciosa Kuntze Revisio Gen. Pl. 2:432. 1891.
  • Phlox occidentalis Durand ex Torr. Explor. & Surv. Railroad Route from Mississippi River to Pacific Ocean 4(5):125.1957.
  • Phlox speciosa var. latifolia f. occidentalis A. Brand Pflanzenr. IV. Fam. 250:74. 1907.
  • Phlox speciosa ssp. occidentalis (Durand) Wherry Proc. Acad. Nat. Sci. Philadelphia 90: 133. 1938.

Nom commun :

Phlox de l’Ouest

Famille :

Polémoniacées

Grand groupe végétal :

Dicotylédones

Le genre Phlox fait partie de la famille des Polémoniacées. Il est présent en Amérique du Nord et dans le nord de l’Asie, mais on trouve le plus grand nombre d’espèces dans l’ouest de l’Amérique du Nord. Il y a 68 espèces de Phlox en Amérique du Nord, dont 16 au Canada et 6 en Colombie-Britannique (Douglas et al., 1999). On ne relève actuellement aucun problème ni incertitude au plan taxinomique à l’endroit de la sous-espèce Phlox speciosa ssp. occidentalis. La taxinomie et la nomenclature du taxon n’ont fait l’objet d’aucune modification récente. Étant donné que la seule sous-espèce de Phlox speciosa présente au Canada est ssp. occidentalis (Douglas et al., 1999), cette sous-espèce sera simplement désignée Phlox speciosa dans le présent rapport, à moins qu’il ne soit nécessaire de préciser pour délimiter l’aire de répartition du taxon. On trouve cinq autres sous-espèces dans l’ouest des États-Unis.

Description

Le Phlox speciosa (figure 1) est une herbacée vivace au pied modérément arbustif. Les tiges, longues de 15 à 40 cm et dressées, partent d’une racine pivotante ligneuse. Le haut de la plante est de glanduleux à glanduleux-pubescent alors que le bas est pubescent. Les feuilles, linéaires à lancéolées, sont opposées et séparées par des entre-nœuds bien développés; elles peuvent atteindre une longueur de 7 cm et une largeur de 1 cm. Les fleurs, pédicellées, sont regroupées en inflorescences terminales lâches, à bractées foliacées. Leur couleur varie du rose au blanc. Le tube (de 1 à 1,5 cm de longueur) de la corolle s’évase en formant cinq grands lobes (de 1 à 1,5 cm de longueur) émarginés. Le calice, glanduleux, est formé de segments plats et transparents séparés par cinq nervures vertes. Les styles ont de 0,5 à 2 mm de longueur (d’après la description de ssp. occidentalis de Douglas et al., 1999).

Le Phlox speciosa se distingue des autres espèces de Phlox présentes en Colombie-Britannique par son port dressé, ses feuilles opposées (de 1 à 7 cm de longueur) et ses fleurs pédicellées au calice glanduleux et styles courts (de 0,5 à 2 mm de longueur). L’espèce la plus ressemblante est le Phlox longifolia, qui se distingue toutefois par ses très longs styles (de 6 à 15 mm).

D’autres descriptions et des clés d’identification de Phlox speciosa [ssp. occidentalis] peuvent être consultées dans des flores américaines (voir par exemple Hitchcock et al., 1959; Peck, 1961; Cronquist et al., 1984; Hickman, 1993).

Figure 1. Photographie d’un spécimen de Phlox speciosa prise en Colombie-Britannique en 2003. Généralement, les populations de la Colombie-Britannique ont des fleurs plus pâles.

Figure 1.  Photographie d’un spécimen de Phlox speciosa prise en Colombie-Britannique en 2003

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Répartition

Aire de répartition mondiale

Le Phlox speciosa ssp. occidentalis n’est présent que dans l’ouest de l’Amérique du Nord (figure 2). L’aire de répartition illustrée à la figure 2 a été déterminée d’après la distribution décrite dans deux flores (Hitchcock et al., 1959; Hickman, 1993) et d’après l’occurrence par États indiquée par NatureServe (2004). L’aire de répartition de l’espèce s’étend du sud de la Colombie-Britannique au nord de l’Oregon et, vers l’est, jusqu’à l’Idaho et l’ouest du Montana. L’espèce est également présente du sud de l’Oregon jusqu’à la Sierra Nevada en Californie et au Nevada, ainsi que dans les monts Klamath et dans la chaîne côtière du nord de la Californie.

NatureServe a attribué au Phlox speciosa la cote G5TNR (espèce commune, répandue et abondante), ce qui signifie que l’espèce est non menacée de façon évidente dans l’ensemble de son aire; cependant, la sous-espèceoccidentalis n’a pas été classée (NatureServe, 2004).

Figure 2. Répartition de Phlox speciosa en Amérique du Nord.

Figure 2. Répartition de Phlox speciosa en Amérique du Nord

Aire de répartition canadienne

L’aire de répartition canadienne de Phlox speciosa(figure 3) est très restreinte : l’espèce n’a été observée que dans le centre sud de la Colombie-Britannique (Scoggan, 1979). Toutes les mentions historiques de l’espèce, non confirmées ou confirmées, sont pour la vallée de l’Okanagan.

La population la plus proche pourrait se trouver le long de la rivière Sanpoil, dans le Washington, à environ 95 km au nord de Wilbur et environ 128 km au sud de l’aire principale de l’espèce en Colombie-Britannique (données sur la population du Washington offertes par David Giblin, University of Washington Herbarium).

Figure 3.    Zone d’occurrence actuelle de Phlox speciosa en Colombie-Britannique (l’aire de répartition de l’espèce est représentée par le polygone ombré; les principaux lacs sont illustrés en gris).

Figure 3.    Zone d’occurrence actuelle de Phlox speciosa en Colombie-Britannique (l’aire de répartition de l’espèce est représentée par le polygone ombré; les principaux lacs sont illustrés en gris)

Les données historiques indiquent que le taxon a été observé dans la vallée de l’Okanagan, depuis Summerland, à l’extrême nord de l’aire de répartition de l’espèce, jusqu’au lac Skaha vers le sud (ancien lac Dog) et aux Twin Lakes vers le sud-ouest (tableau 1). Les populations historiques de Summerland (données de 1919) et du lac Skaha (données de 1927) n’ont pas été retrouvées lors du relevé sur le terrain mené en juin 2003 par Ksenia Barton et Jan Teversham. Une brève exploration des milieux propices à l’espèce a été faite dans ces secteurs, mais en raison de l’absence de données de localisation précises, les sites de Summerland et du lac Skaha n’ont pas pu être repérés. Il se peut que ces populations existent toujours. Cependant, on ne relève aucune cueillette ni observation récentes dans ces secteurs, ce qui porte à croire que ces populations sont bel et bien disparues.

Tableau 1. Situation des populations de Phlox speciosa en Colombie-Britannique.
PopulationNombre de sous-populationsPremière observationDernière observationSituation de la population
Summerland?1919Footnote11919Footnote1historique – peut-être disparue
À l’ouest du lac Skaha (lac Dog)?1927Footnote11927Footnote1historique – peut-être disparue
Lac Skaha(lac Dog)?    ?­   –historique – peut-être disparue
Osoyoos?    ?­   –récente, non confirmée – erreur d’identification possible
Twin Lakes61940Footnote12003Footnote1confirmée
Lac Yellow est2­1964Footnote1?2003Footnote2fait peut-être partie de la population mentionnée pour le lac Yellow sud et ouest; la mention de 1964 n’indique pas l’emplacement précis
Lac Yellow sud21997Footnote1-fait peut-être partie de la population mentionnée pour le lac Yellow est et ouest
Lac Yellow ouest1­1964Footnote1?200Footnote2fait peut-être partie de la population mentionnée pour le lac Yellow est et sud; la mention de 1964 n’indique pas l’emplacement précis
Lac White12002Footnote32003Footnote2confirmée
Lac Ford22003Footnote2rte
Ruisseau McKay12003Footnote22003récemment découverte
Park Rill32003Footnote22003récemment découverte
Ruisseau Yellowlake2Footnote22003récemment découverte

Note de bas de page

Note de bas de page 1

BC CDC, 2002

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Note de bas de page 2

Relevé sur le terrain effectué par Ksenia Barton et Jan Teversham (juin 2003)

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Note de bas de page 3

Krannitz, communication personnelle, 2002

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Une observation de Phlox speciosa près d’Osoyoos a été signalée récemment mais n’a pas été confirmée. Il pourrait s’agir d’une erreur d’identification, puisque l’observateur indique la floraison pour février et mars, alors qu’en 2003 le Phlox speciosa a fleuri en mai et juin dans tous les sites confirmés.

Les populations existantes et nouvellement découvertes sont regroupées dans la région avoisinant le lac Yellow et les Twin Lakes, entre les villes de Keremeos et de Penticton. Le Phlox speciosa est observé dans la région des Twin Lakes depuis 1940. Quatre des neuf populations actuelles ont été découvertes récemment dans la zone d’occurrence historique de l’espèce. On ignore si elles sont nouvelles ou si elles étaient simplement passées inaperçues. La plupart des populations comprennent plus d’une sous-population.

La zone d’occurrence connue de l’espèce est d’environ 57 km². La zone d’occupation connue est d’environ 0,9 à 1,4 km². Les tendances des zones d’occurrence et d’occupation ne peuvent pas être déterminées.

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Tous les sites connus de Phlox speciosa au Canada ont été visités en juin 2003 par Ksenia Barton et Jan Teversham, mais ceux signalés en 1927 et avant n’ont pas été retrouvés. De plus, quatre nouvelles populations ont été découvertes. Enfin, on a constaté que la zone d’occurrence, la zone d’occupation et la taille des populations étaient beaucoup plus grandes qu’on ne le croyait.

Selon Douglas et al. (1999), en Colombie-Britannique le Phlox speciosa se rencontre dans des prairies sèches, des arbustaies et des forêts claires de zones steppiques et montagneuses. Dans le nord-ouest de l’Amérique du Nord, le Phlox speciosa [spp. occidentalis] est présent dans des milieux dominés par l’armoise et par le pin ponderosa (Hitchcock et Cronquist, 1973).

Plus précisément, le Phlox speciosa est présent en Colombie-Britannique dans trois zones biogéoclimatiques de la vallée de l’Okanagan, au climat très chaud et sec : la zone à graminées cespiteuses (BGxh1), la zone à pin ponderosa (PPxh1) et la zone à douglas (IDFxh1). Ces zones biogéoclimatiques sont illustrées à la figure 4. Elles sont décrites par Lloyd et al. (1990) ainsi que par Meidinger et Pojar (1991).

Le Phlox speciosa pousse généralement sur des sols secs (brunisol, chernozem ou régosol) issus de matériaux morainiques, colluviaux ou fluvio-glaciaires ou de l’altération en place du substratum, présentant parfois des signes d’une érosion modérée. Il occupe des endroits découverts, comme la prairie très clairsemée à graminées cespiteuses et armoise tridentée (Artemisia tridentata) ainsi que la forêt claire de pin ponderosa (Pinus ponderosa) et de douglas (Pseudotsuga menziesii) où la fermeture du couvert ne dépasse pas 25 p. 100.

Les coordonnées des sites ont été déterminées au moyen d’un appareil GPS puis reportées sur une carte topographique afin de déterminer leur altitude. Ainsi, on a pu constater que l’espèce est présente entre 700 et 1 100 m d’altitude, occupant autant des pentes que des plateaux. Les sites en pente tendent à être légèrement protégés de l’ensoleillement direct; leur exposition varie entre 285° et 135°.

En général, dans les zones où le climat et l’altitude sont propices à l’espèce, le Phlox speciosa occupe une variété d’habitats, parfois exposés à diverses perturbations : construction routière, exploitation forestière, travail du sol, broutage modéré par des bovins, piétinement par des cervidés et envahissement par des espèces introduites.

Certains milieux apparemment propices situés à proximité de sites de Phlox speciosa ne sont pas occupés par l’espèce. L’existence d’autres exigences écologiques ou d’autres facteurs pourrait expliquer pourquoi la zone d’occurrence de l’espèce est beaucoup moindre que l’étendue de milieu apparemment propice.

Tendances en matière d’habitat

La figure 4 montre les zones biogéoclimatiques abritant le Phlox speciosa. Au sein de ces zones, les seuls milieux susceptibles d’abriter l’espèce sont ceux qui répondent aux besoins en matière d’habitat décrits précédemment, notamment à l’égard de l’altitude (700 à 1 100 m). L’étendue passée et présente de ces milieux est inconnue. De grandes étendues pouvant comporter des milieux favorables à l’espèce n’ont pas été explorées, en particulier dans les secteurs difficilement accessibles par la route ou situés en territoire autochtone.

L’habitat de Phlox speciosa est manifestement en régression. La vallée de l’Okanagan est considérée comme l’un des espaces naturels les plus menacés du Canada. La vallée a connu une destruction importante du milieu naturel au cours du XXe siècle, et on prévoit que cette tendance se maintiendra. Une très petite partie seulement de la vallée bénéficie d’un statut de protection, et de nombreuses routes sillonnent la région. De manière générale, les habitats du Phlox speciosa sont sujets à une série de menaces anthropiques, comme le pâturage du bétail, le réensemencement des parcours, les véhicules tout-terrain récréatifs, les cultures et le développement agricole, les aménagements récréatifs, le brûlage dirigé, la déforestation, la construction de routes, l’aménagement de sentiers et l’envahissement par des espèces végétales exotiques (Royal British Columbia Museum, 1995).

Les aménagements récréatifs constituent la principale menace pour l’habitat du Phlox speciosa. Quarante-et-un pour cent de la zone d’occurrence actuelle de l’espèce sont de tenure privée; le reste se trouve sur des terres de la couronne provinciale qui ne sont pas protégées. Parmi les utilisations actuelles des terres privées situées à l’intérieur et autour de la zone d’occurrence de l’espèce, on relève des  grands pâturages libres, des cultures, des fermes d’agrément, des terrains de golf, des propriétés résidentielles et des installations récréatives.

La perte d’habitat due à la construction est mise en évidence par la présence d individus de Phlox speciosa à proximité de maisons. Dans certains cas, il est possible qu’une petite partie seulement de l’habitat de l’espèce ait été détruite; dans d’autres cas, la perte peut être plus substantielle. Au moment de la rédaction du présent rapport, on trouvait sur le marché au moins 32 hectares de terrain non aménagé proposés pour la construction résidentielle ou l’élevage de chevaux.

Figure 4. Zones biogéoclimatiques abritant le Phlox speciosa.

Figure 4. Zones biogéoclimatiques abritant le Phlox speciosa

Protection et propriété des terrains

La majorité de la zone d’occurrence actuelle du Phlox speciosa, soit environ 59 p. 100, se trouve sur des terres de la couronne provinciale, dont aucune ne bénéficie d’un quelconque statut de protection.

Le reste de la zone d’occurrence, soit 41 p. 100, se trouve sur des terres privées. La majorité de la zone d’occupation se trouve sur des terres privées. Le White Lake Ranch, qui abrite une partie de la population de Phlox speciosa, se trouve sur des terres fédérales appartenant au Conseil national de recherches. Le ranch est administré à titre de « ranch de biodiversité » par le Nature Trust, conjointement avec le South Okanagan Similkameen Conservation Program. Au White Lake Ranch, les activités de conservation sont intégrées au pâturage et à d’autres utilisations durables des ressources pour une plus grande mise en valeur de la biodiversité et d’autres attributs du milieu.

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Biologie

Généralités

Le Phlox speciosa est une espèce vivace. Les individus observés sur le terrain variaient entre les petites plantes sans fleurs essentiellement herbacées et les grandes plantes au pied ligneux portant des douzaines d’inflorescences. Il existe très peu de documents sur la biologie et l’écologie de l’espèce.

Cycle vital et reproduction

Étant donné que les espèces de Phlox ont différentes modalités de reproduction et qu’aucune information propre au Phlox speciosa ne semble exister à cet égard, il est impossible de faire des généralisations valables pour l’espèce à partir des connaissances sur le genre.

Le Phlox speciosa ne possède aucune structure spécialisée pour la reproduction asexuée. Puisque de nombreux individus de Phlox speciosa ont été observés en fleurs en Colombie-Britannique (BC CDC, 2002), on suppose que l’espèce se reproduit principalement par les graines. La propagation peut se faire au printemps par les graines mûres et à la fin de l’été par des boutures (Slaby, 2004). Aucun pollinisateur n’a été observé sur le terrain, mais comme les plantes ont tendance à croître en touffes denses, il est probable que les individus reproducteurs soient assez rapprochés pour permettre un transfert efficace du pollen. Les relevés sur le terrain ayant eu lieu au plus fort de la floraison, aucune plante portant des fruits n’a été observée.

Taux de survie

Les facteurs déterminant le taux de survie de Phlox speciosa sont inconnus. Aucun signe de maladie ou de broutage n’a été observé sur le terrain.

Physiologie

En Colombie-Britannique, le Phlox speciosa se rencontre dans une région au climat très particulier, caractérisé par des étés chauds et très secs, où l’espèce semble occuper principalement des étendues relativement fraîches en raison de l’orientation du terrain. L’espèce est également confinée à une étroite plage d’altitudes, comprises entre 700 et 1 100 m.

À l’instar de nombreuses herbacées vivaces, le Phlox speciosa entre en dormance l’hiver. Dans la plupart des sites de la Colombie-Britannique, les plantes étaient en pleine floraison la première semaine de juin 2003. Dans la prairie à armoise du White Lake Ranch, la floraison a probablement atteint son apogée à la fin mai 2003, puisque la plupart des fleurs étaient déjà flétries au début du mois de juin.

Dispersion

La dissémination des graines est probablement le principal mode de dispersion du Phlox speciosa. Chez certaines espèces de Phlox, la dissémination des graines est facilitée par l’éclatement du fruit, mais on ignore si c’est le cas chez le Phlox speciosa. Le mécanisme de dispersion du pollen du Phlox speciosa est inconnu.

Le Phlox speciosa est rare dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, mais il est répandu dans le nord-ouest de l’Amérique du Nord (Douglas et al., 1999; Hitchcock et Cronquist, 1973). Compte tenu de l’absence d’information sur la dispersion de l’espèce, on ignore si les populations du Washington pourraient recoloniser la vallée de l’Okanagan advenant la disparition des populations canadiennes. La distance entre la limite sud de la zone d’occurrence de Phlox speciosa en Colombie-Britannique et la population la plus proche au Washington est supérieure à 120 km.

Nutrition et relations interspécifiques

Aucune information spécifique n’existe sur les besoins nutritifs de Phlox speciosa ni sur ses relations interspécifiques. Comme bien d’autres herbacées indigènes des prairies, le Phlox speciosa est probablement vulnérable à la concurrence des espèces exotiques.

Adaptabilité

La zone d’occurrence restreinte de Phlox speciosa indique que l’espèce est adaptée à des conditions climatiques relativement restreintes. Cependant, elle présente une certaine adaptabilité aux perturbations de son habitat.

Dans son aire canadienne, le Phlox speciosa semble tolérer un niveau moyen de perturbation. On a observé plusieurs individus poussant au bord de talus routiers de terre et de roche et en bordure de routes. Le taxon est souvent rencontré en terrain brouté par le bétail et les cervidés, mais il n’a pas été observé en terrain surpâturé. Les habitats du Phlox speciosa sont souvent sujets à des incendies naturels, nécessaires au maintien du peuplement végétal. Certains sites sont situés sur des terres qui ont été déboisées ou modifiées mécaniquement dans le passé, où l’espèce pousse en compagnie de nombreuses graminées et autres herbacées introduites. Le Phlox speciosa occupe également des pentes sujettes à l’érosion naturelle.

Aux États-Unis, le Phlox speciosa est cultivé comme plante ornementale de jardin.

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Taille et tendances des populations

Taille des populations

Le nombre de populations canadiennes de Phlox speciosa, leur taille ainsi que la superficie qu’elles occupent sont plus importantes qu’on ne le croyait. Le tableau 2 résume l’information disponible sur les populations canadiennes de Phlox speciosa. Celles dont l’existence a été confirmée se trouvent dans un secteur de 57 km².

Toute l’information dont nous disposons sur la taille des populations de Phlox speciosa au Canada provient d’un relevé sur le terrain d’une durée de cinq jours mené en juin 2003 par Ksenia Barton et Jan Teversham. Auparavant, la taille de deux populations seulement avait été estimée en 1994 (BC CDC, 2002). Il n’existe aucun inventaire des populations ni aucune étude de suivi de l’espèce.

Les populations énumérées dans le tableau 2 ont été déterminées en cartographiant tous les sites actuels. On suppose que les échanges génétiques entre sites éloignés les uns des autres sont très faibles. Étant donné qu’on ne dispose d’aucune information sur le flux génique chez le Phlox speciosa, la règle de NatureServe a été utilisée pour distinguer les populations. Selon cette règle, deux sites doivent être séparés par au moins un kilomètre de milieu non propice à l’espèce pour être considérés comme deux populations distinctes (NatureServe, 2002). Les sites situés à moins de un kilomètre l’un de l’autre sont donc considérés comme sous-populations d’une même population.

L’indication de taille des populations et des sous-populations est fondée sur des estimations faites sur le terrain. Comme base de référence, on a procédé au dénombrement des individus (florifères et non florifères) sur des superficies déterminées pour obtenir les densités exactes. Les densités étaient généralement plus élevées que prévu en raison de la présence d’individus non florifères, moins visibles. Ensuite, des relevés ont été effectués dans les sous-populations où on notait des changements de densité. Le nombre d’individus a été calculé en multipliant l’aire estimée de la zone d’occupation par la densité estimée. Dans le cas des petits sites, la zone d’occupation a été estimée à l’œil ou en comptant les pas. Pour les grands sites, les coordonnées GPS de plusieurs points sur le périmètre ont été relevées puis reportées sur une carte topographique, ce qui a permis de tracer le contour de la zone d’occupation puis d’en estimer la superficie.

La marge d’erreur des estimations est de un ordre de grandeur à cause de l’imprécision des méthodes employées. En raison des contraintes de temps, les recherches sur le terrain visaient la découverte de nouvelles populations de l’espèce et la définition de sa zone d’occurrence plutôt qu’une estimation précise de la taille des populations.

Tableau 2. Taille des populations de Phlox speciosa en Colombie-Britannique.
PopulationSous-populationNombre d’individusIndividus reproducteursZone d’occupation ()Commentaires
Lac Ford 14-245-911-16découverte en 2003
 Lac FordA93-56 
 Lac FordB5-152-45-10 
Ruisseau McKay 100-20020-3050-150découverte en 2003
Park Rill 150-1 15058-552300-2 300découverte en 2003
 Park RillA25-754-2650-150 
 Park RillB100-1 00050-500200-2 000 
 Park RillC25-754-2650-150 
Osoyoos????récente, non confirmée -- erreur d’identification possible
À l’ouest du lac Skaha (lac Dog)????historique -- dernière observation : 1927
Lac Skaha (lac Dog)????historique -- dernière observation : 1927?
Summerland????historique -- dernière observation : 1919
Twin Lakes 11 000-100 0002 100-24 000350 000-530 000
  • zone d’occupation des sous-populations A et E estimée à partir de cartes et de relevés GPS;
  • taille de la sous-population A extrapolée à partir du dénombrement des individus dans un quadrat de 25 ;
  • le seul relevé quantitatif antérieur effectué dans les environs des Twin Lakes (1994) a donné 75 individus dans un quadrat de 200  pour une sous-population et 300 individus dans un quadrat de 200  pour une autre sous-population
 Twin LakesA500-1 50050-1504 400-6 600 
 Twin LakesB624 
 Twin LakesC16-324-88-16 
 Twin LakesD100-1 00025-25050-500 
 Twin LakesE10 000-100 0002 000-24 000350 000-520 000 
 Twin LakesF10-205-1025-100 
Lac White 10 000-100 0002 000-24 000550 000-820 000
  • zone d’occupation estimée à partir de cartes et de relevés GPS;
  • taille de la population extrapolée à partir du dénombrement des individus dans un quadrat de 25
Lac Yellow est 500-1 300200-4501 400-2 400fait peut-être partie de la population mentionnée pour le lac Yellow sud et ouest
 Lac Yellow estA200-80050-200100-400 
 Lac Yellow estB300-500150-2501 300-2 000 
Lac Yellow sud ???
  • fait peut-être partie de la population mentionnée pour le lac Yellow est et ouest;
  • sites découverts en 1997 (BC CDC, 2002) -- aucune donnée disponible
 Lac Yellow sudA??? 
  Lac Yellow sudB??? 
Lac Yellow ouest 4 000-10 0002 000-7 50042 000-63 000
  • fait peut-être partie de la population mentionnée pour le lac Yellow est et sud;
  • zone d’occupation estimée à partir de cartes et de relevés GPS;
  • taille de la population extrapolée à partir du dénombrement des individus dans un quadrat de 100 
Ruisseau Yellowlake 366-12300-500découverte en 2003
 Ruisseau YellowlakeA162-45 
 Ruisseau YellowlakeB204-8300-500 

Sauf indication contraire, les données du tableau ci-dessus proviennent des relevés sur le terrain effectués par Ksenia Barton et Jan Teversham (juin 2003). Les nombres exacts sont le résultat de dénombrements. Les plages donnent les valeurs minimum et maximum d’estimations.

En résumé, les populations du lac Ford et du ruisseau Yellowlake sont très petites (moins de 100 individus), celles du ruisseau McKay, de Park Rill et du lac Yellow est sont moyennes (une centaine à plus d’un millier d’individus), et celles des Twin Lakes, du lac White et du lac Yellow ouest sont abondantes (quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’individus). La taille de la population du lac Yellow sud est indéterminée. Il est possible que tous les sites du lac Yellow forment une seule population étalée sur une longue pente; des recherches approfondies sont requises pour trancher la question.

Nombre d’individus au Canada

Selon les estimations du tableau 2, il y aurait entre 25 000 et 220 000 individus de Phlox speciosa spp. occidentalis au Canada, dont 6 400 à 57 000 individus reproducteurs ayant fleuri en 2003. Tous les sites repérés n’ont pas été entièrement parcourus, et il se peut que l’estimation des populations soit trop conservatrice dans certains cas. En outre, il est probable que des recherches plus poussées dans les secteurs répondant aux exigences écologiques de l’espèce mènent à la découverte d’autres populations et sous-populations.

Tendances des populations

On dispose de peu d’information sur les changements récents ou à long terme relatifs à l’abondance et à l’aire de répartition du Phlox speciosa. Avant les recherches sur le terrain effectuées en juin 2003 par Ksenia Barton et Jan Teversham, les fiches d’herbiers constituaient la principale source d’information à cet égard, et certaines ne portent que de vagues indications sur la provenance des spécimens.

L’effectif et la superficie de deux sites du secteur des Twin Lakes ont été estimés en 1994 (BC CDC, 2002). Cependant, il est probable que ces estimations aient été fondées sur des relevés incomplets de ce qui est considéré aujourd’hui comme des sous-populations de la population des Twin Lakes. L’estimation actuelle de la population des Twin Lakes dépasse celle de 1994 par deux ordres de grandeur, une augmentation qui, selon toute vraisemblance, ne correspond pas à une croissance réelle de la population.

Deux ou trois populations historiques n’ont pas été retrouvées. Leur taille et leur emplacement exacts sont inconnus. Si elles sont disparues, on pourrait conclure à une diminution importante de l’aire de répartition du Phlox speciosa au Canada. Il est toutefois possible que ces populations historiques existent toujours.

Normalement, la taille des populations de Phlox speciosa ne devrait pas varier considérablement d’une année à l’autre, puisque l’espèce est vivace.

Si l’on se fie à l’information contenue dans les herbiers, il semblerait que l’aire de répartition canadienne du Phlox speciosa ait toujours été assez restreinte. Cela peut être en partie attribuable aux exigences écologiques de l’espèce.

Le Phlox speciosa est rare dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, mais il semble répandu dans le nord-ouest de l’Amérique du Nord (Douglas et al., 1999; Hitchcock et Cronquist, 1973).

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Facteurs limitatifs et menaces

Les facteurs limitant la taille des populations et la répartition de Phlox speciosa au Canada sont inconnus. Les besoins du taxon en matière d’habitat dans les zones biogéoclimatiques BGxh1, IDFxh1 et PPxh1, notamment à l’égard de l’altitude (700 à 1 100 m), limitent peut-être la répartition de l’espèce. À l’intérieur de ces zones biogéoclimatiques et de ce domaine d’altitude, l’espèce occupe une variété de milieux au sein de divers types de végétation. La quantité de milieu apparemment favorable au Phlox speciosa dépasse largement la zone d’occurrence actuelle (57 km²) de l’espèce. L’explication se trouve peut-être dans le faible potentiel de dispersion de l’espèce, bien qu’il n’existe aucune information pour appuyer cette hypothèse.

L’absence de mesures de protection des communautés végétales naturelles dans la majorité de l’aire de répartition canadienne du Phlox speciosa fait peser une menace sur l’espèce. Généralement, l’habitat de Phlox speciosa est sujet à une variété de menaces anthropiques, dont le pâturage du bétail, le réensemencement des parcours, les véhicules tout-terrain récréatifs, les cultures et le développement agricole, les aménagements récréatifs, le brûlage dirigé, la déforestation, la construction de routes, l’aménagement de sentiers et l’envahissement par des espèces exotiques (Royal British Columbia Museum, 1995). Bien que les observations sur le terrain indiquent que le Phlox speciosa tolère un certain degré de perturbation anthropique, une augmentation importante du niveau actuel de perturbation entraînerait probablement une perte d’habitat de l’espèce.

Les aménagements récréatifs constituent la principale menace pour l’habitat du Phlox speciosa. Quarante-et-un pour cent de la zone d’occurrence actuelle de l’espèce sont de tenure privée; le reste se trouve sur des terres de la couronne provinciale qui ne sont pas protégées. Les populations suivantes (ou une partie de celles-ci) se trouvent sur des terres privées : Park Rill (en majorité), Twin Lakes (en majorité), lac White (en majorité; une partie sur des terres fédérales), lac Yellow est (en minorité) et ruisseau Yellowlake. Parmi les utilisations actuelles des terres privées situées à l’intérieur et autour de la zone d’occurrence de l’espèce, on relève des grands pâturages libres, des cultures, des fermes d’agrément, des terrains de golf, des propriétés résidentielles et des installations récréatives.

La menace liée au développement est mise en évidence par la présence de Phlox speciosa à proximité d’habitations. Par exemple, une portion de la population des Twin Lakes se trouve sur une bande de terrain située entre une voie publique, une voie d’accès privée et une grande maison neuve. Compte tenu de la topographie des lieux, il est probable que la maison et la cour empiètent sur un site de Phlox speciosa et que les sujets de l’espèce qui occupaient cette partie du site ont été détruits lors de la construction. Cette superficie représente une perte d’habitat relativement légère pour une population aussi abondante, mais si le développement se poursuit l’accumulation des pertes pourrait devenir inquiétante. Autre cas de figure, la petite population du ruisseau McKay se trouve sur un terrain privé, à quelques dizaines de mètres d’une maison dont la construction a probablement causé la destruction d’individus. Dans ce cas, une partie importante de la population a peut-être été perdue. Au moment de la rédaction du présent rapport, on trouvait sur le marché au moins 32 hectares de terrain non aménagé proposés pour la construction résidentielle ou l’élevage de chevaux (Association canadienne de l’immeuble, 2003). Ces deux utilisations des terrains pourraient entraîner une perte d’habitat du Phlox speciosa.

D’autres menaces pour les populations résident dans les phénomènes aléatoires démographiques et environnementaux, ainsi que dans la perte de diversité génétique, qui touchent particulièrement les populations dont l’aire de répartition est restreinte (Primack, 1998). À cet égard, les populations de Phlox speciosa sont vulnérables compte tenu de la faible superficie de leur zone d’occupation, comprise entre 0,9 et 1,4 km².

Enfin, la lutte contre les mauvaises herbes constitue une autre menace pour l’espèce. Les populations de Phlox speciosa pourraient se trouver menacées par le désherbage exigé par la Weed Control Act. Certaines mauvaises herbes désignées par la loi, notamment le cynoglosse officinal, ou langue de chien (Cynoglossum officinale), et la centaurée diffuse (Centaurea diffusa), sont présentes dans certaines localités où pousse le Phlox speciosa. Les herbicides à large spectre qui éliminent les plantes latifoliées seraient probablement mortels pour le Phlox speciosa. La Weed Control Act stipule que l’occupant doit détruire les mauvaises herbes poussant sur ses terrains.

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Importance de l'espèce

Les populations canadiennes de Phlox speciosa occupent la limite septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce. Bien qu’on accorde généralement une moindre importance à la conservation des populations dites « périphériques », on reconnaît de plus en plus l’importance des populations situées aux limites des aires de répartition.

On a longtemps supposé que, lorsqu’une espèce est menacée, son aire de répartition rétrécit vers le centre, les populations centrales persistant le plus longtemps. Des études récentes ont montré que l’inverse est souvent vrai : l’espèce survit souvent à la périphérie de son aire originale. Ce phénomène s’explique par le fait que le rétrécissement de l’aire de répartition est fortement influencé par des facteurs d’extinction anthropiques dont l’action est indépendante des facteurs ayant déterminé la densité historique de l’espèce (Channell et Lomolino, 2000).

En outre, les populations périphériques sont souvent génétiquement distinctes des populations occupant le centre de l’aire de répartition du taxon (Lesica et Allendorf, 1995). La protection de la diversité génétique du taxon passe donc par la protection des populations périphériques. Il n’existe aucune information sur la diversité génétique du Phlox speciosa.

Enfin, quiconque a observé un spécimen de Phlox speciosa a pu constater qu’il s’agit d’une plante magnifique. La beauté du Phlox speciosa est appréciée du grand public. L’espèce est cultivée comme plante d’ornement partout en Amérique du Nord où le climat le permet.

Le Phlox speciosa ressemble au Phlox longifolia, plus répandu, mais les deux espèces ne partagent pas exactement les mêmes habitats et possèdent des caractères floraux légèrement différents, qui sont toutefois difficiles à distinguer.

 

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Protection actuelle ou autres désignations

Aucune disposition juridique ne protège explicitement le Phlox speciosa dans aucune partie de son aire de répartition. L’espèce n’est pas visée par la US Endangered Species Act, la Liste rouge de l’UICN ni la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et n’est pas en voie de l’être. Elle ne fait l’objet d’aucune convention internationale.

Le statut mondial de Phlox speciosa est G5TNR, ce qui signifie que l’espèce est non menacée de façon évidente; la sous-espèce occidentalis n’a pas été classée (NatureServe, 2004). La cote G5 est attribuée aux espèces qui sont communes, répandues et abondantes, comptant généralement beaucoup plus de 100 sites et plus de 10 000 individus.

Le Phlox speciosa n’est pas classé au niveau national (cote N) au Canada ni aux États-Unis (NatureServe, 2004).

Aux États-Unis, dans les six États où le Phlox speciosa [ssp. occidentalis] est présent, la cote infranationale SNR (non classé) lui est attribuée.

Au Canada, le Phlox speciosa est inscrit sur la liste rouge de la Colombie-Britannique. Cette liste comprend toutes les espèces ou sous-espèces indigènes que l’on croit disparues, en voie de disparition ou menacées à l’échelle de la province. NatureServe a attribué au Phlox speciosa la cote S1 à l’échelle de la Colombie-Britannique, ce qui signifie que l’espèce est fortement menacée à cause de son extrême rareté ou parce qu’un ou plusieurs facteurs la rendent particulièrement sujette à disparaître. Les taxons désignés fortement menacés comptent généralement cinq sites ou moins ou un très petit nombre d’individus (moins de 1 000; BC CDC, 2002). D’après les données recueillies sur le terrain dans le cadre de la présente étude, la cote du Phlox speciosa devrait être révisée.

Une partie de la population du lac White se trouve sur des terres fédérales appartenant au Conseil national de recherches et administrées par le Nature Trust, conjointement avec le South Okanagan Similkameen Conservation Program, à titre de « ranch de biodiversité ».


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Résumé technique

Phlox speciosa

Phlox de l’Ouest – Showy Phlox

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) . Superficie totale englobe neuf populations :

57 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Réduction incertaine de l’aire de répartition

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Probablement pas comme l’espèce est vivace

Superficie de la zone d’occupation (km²)

[Total de toutes les zones occupées par les populations] : De 0,9 à 1,4 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Inconnue, mais des parties d’habitat ont été perdues en raison des développements

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Probablement pas comme l’espèce est vivace

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).

9 populations et 20 sous-populations

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue, probablement stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?

Probablement pas comme l’espèce est vivace

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Inconnue, probablement relativement stable, mais des pertes récentes ont été subies à cause de la construction domiciliaire; la qualité de l’habitat est en déclin par suite de diverses activités anthropiques

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population :  indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

Inconnue, probablement de un à cinq ans

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

De 6 400 à 57 000

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Inconnue, probablement stable

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

Inconnu

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Inconnues, probablement pas

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Inconnu, compte tenu qu’on en sait très peu du mode de dispersion (grandes superficies d’habitat convenable existant, mais inoccupé, ce qui pourrait supposer une fragmentation)

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnu, probablement stable; perte possible des populations historiques

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur &gt;1)?

Probablement pas comme l’espèce est vivace

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

  • Lac Ford : de 5 à 9
  • Ruisseau McKAy : de 20 à 30
  • Park Rill : de 60 à 550
  • Twin Lakes : de 2 100 à 24 000
  • Lac White : de 2 000 à 24 000
  • Lac Yellow est : de 200 à 450
  • Lac Yellow sud : ?
  • Lac Yellow ouest : de 2 000 à 7 500
  • Ruisseau Yellowlake : de 6 à 12

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Une large proportion d’habitat au sein de la zone d’occurrence se trouve sur des terres privées et subit un développement rapide pour faire place à des fermes d’agrément ou à d’autres utilisations des terres, ce qui résulte en une perte d’habitat;
  • Des événements stochastiques en fonction de la petite zone d’occupation;
  • Des mesures de lutte contre les mauvaises herbes pourraient menacer les populations, surtout les plus petites;
  • Des menaces anthropiques, dont  le pâturage du bétail, le réensemencement des parcours, les véhicules tout-terrain récréatifs, les cultures et le développement agricole, les aménagements récréatifs, le brûlage dirigé, la déforestation, la construction des routes, l’aménagement des sentiers et l’envahissement par des espèces exotiques.

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis : Répandues dans des habitats adéquats dans les Cascades est de l’État de Washington et dans cinq autres États

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Inconnu

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Possible

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Inconnu, compte tenu qu’il existe d’autres habitats « apparemment adéquats » qui ne sont pas actuellement occupés

Peut-il y avoir sauvetage par des populations de l’extérieur?

Non. La population la plus près se trouve à > 120 km vers le sud

Analyse quantitative

Non applicable

Statut antérieur

 

Statut et justification de la désignation

Statut : Menacée

Code alphanumérique :B1ab(ii,iii,v)+2ab(ii,iii,v); D2

Justification de la désignation : Présente dans moins de 10 sites, cette espèce vivace remarquable a une aire de répartition très restreinte. Elle est présente dans une région où l’aménagement de propriétés privées, certaines pratiques agricoles et la prolifération des espèces envahissantes causent la perte et la détérioration continues de l’habitat.

Application des critères

Critère A (Population totale en déclin) : Non applicable – aucun renseignement permettant de calculer le pourcentage de déclin de populations précises

Critère B (Aire de répartition peu étendue, et déclin ou fluctuation) : Menacée B1ab (ii, iii, v) + 2ab (ii, iii, v). La zone d’occurrence de l’espèce est très restreinte (57 km²), de même que sa zone d’occupation (< 1,5 km²). La présence de l’espèce a été confirmée dans moins de dix emplacements. L’espèce a récemment subi une réduction de sa zone d’occupation, une détérioration de la qualité de son habitat et une perte d’individus matures, comme en témoignent le déclin important des habitats naturels dans l’Okanagan et des exemples précis de destruction probable, par l’aménagement de propriétés, de parties de populations dans deux sites. Une détérioration de la qualité de l’habitat est également reconnue, compte tenu de l’existence de pratiques comme le réensemencement des terrains et la prolifération des plantes envahissantes. Aucune diminution récente de la zone d’occurrence n’a été relevée et aucune population récente n’a complètement disparu.

Critère C (Petite population totale et déclin) : Ne s’applique pas, en raison de la grande taille de la population. Bien que, compte tenu des difficultés à délimiter des populations, l’estimation de la taille de la population couvre une aire considérable, la taille de la population totale est probablement supérieure à 10 000 individus.

Critère D (Très petite population, ou répartition restreinte) : Menacée D2 (zone d’occupation < 20 km²). Le nombre de populations confirmées est relativement faible (< 10) et celles-ci occupent une région où la population humaine et l’aménagement de propriétés sont en croissance rapide.

Critère E (Analyse quantitative) : Non disponible.

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Remerciements et experts contactés

Le BC Conservation Data Centre (BC CDC) a fourni de l’information sur les populations historiques et actuelles de Phlox speciosa en Colombie-Britannique. Jenifer Penny, du BC CDC, a facilité l’obtention de données spatiales et offert des conseils sur les critères de cartographie des populations. Jan Teversham a généreusement contribué son temps et ses connaissances pour les relevés sur le terrain. David Giblin, du University of Washington Herbarium, a fourni des données sur la répartition des populations dans le nord de l’État de Washington.

La rédaction du présent rapport de situation a été financée par le Service canadien de la faune, Environnement Canada.

Experts contactés

  • Alvo, R. Octobre 2002. Biologiste de la conservation, Direction de l’intégrité écologique, Parcs Canada, pièce 375, 4e étage, 25, rue Eddy, Gatineau, Québec, K1A 0M5.
  • Donovan, M. Octobre 2002. Coordonnateur de l’information biologique, BC Conservation Data Centre, Ministry of Sustainable Resource Management, P.O. Box 9993, Station Provincial Government, Victoria, Colombie-Britannique, V8W 9R7.
  • Elner, B. Octobre 2002. Chef, Section de la conservation des oiseaux migrateurs, Pacific Wildlife Research Centre, Service canadien de la faune, Environnement Canada, R.R. # 1, 5421 Robertson Road, Delta, Colombie-Britannique, V4K 3N2.
  • Krannitz, P. Octobre 2002. Écologiste et chercheur scientifique, Pacific Wildlife Research Centre, Service canadien de la faune, Environnement Canada, R.R. # 1, 5421 Robertson Road, Delta, Colombie-Britannique, V4K 3N2.
  • Moody, S.S. Octobre 2002. Coordonnateur de l’examen environnemental (demandes d’information), Natural Heritage Program, Washington Department of Natural Resources, P.O. Box 47014, Olympia, Washington,  98504-7014 USA.

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Sources d’information

British Columbia Conservation Data Centre (BC CDC). 2002. Rare element occurrences for Phlox speciosa ssp. Occidentalis, le 15 oct. 2002, Ministry of Sustainable Resource Management de la Colombie-Britannique, Victoria, Colombie-Britannique.

L’Association canadienne de l’immeuble. 2003. Multiple Listing Service for Kaleden/Okanagan Falls Rural, [consulté le 13 novembre 2003].

Channell, R., et M.V. Lomolino. 2000. Dynamic biogeography and conservation of endangered species, Nature 403: 84-86.

Cronquist, A., A.H. Holmgren, N.H. Holmgren, J.L. Reveal et P.K. Holmgren. 1984. Subclass Asteridae (except Asteraceae), vol. 4, in Intermountain Flora: Vascular Plants of the Intermountain West, U.S.A., The New York Botanical Garden, Bronx, État de New York, 573 p.

Douglas, G.W., D. Meidinger et J. Pojar (éd.). 1999. Dicotyledons (Orobanchaceae through Rubiaceae), vol. 4, in Illustrated Flora of British Columbia, Ministry of Environment, Lands and Parks and Ministry of Forests de la Colombie-Britannique, Victoria, Colombie-Britannique, v + 427 p.

Hickman, J.C. (éd.). 1993. The Jepson Manual: Higher Plants of California, University of California Press, Berkeley, Californie, xvii + 1400 p.

Hitchcock, C.L., et A. Cronquist. 1973. Flora of the Pacific Northwest: An Illustrated Manual, University of Washington Press, Seattle, Washington, xix + 730 p.

Hitchcock, C.L., A. Cronquist, M. Ownbey et J.W. Thompson. 1959. Ericaceae through Campanulaceae, part 4, in Vascular Plants of the Pacific Northwest, University of Washington Press, Seattle, Washington, 510 p.

Lesica, P., et F.W. Allendorf. 1995. When are peripheral populations valuable for conservation? Conservation Biology 9: 753-760.

Lloyd, D., K. Angove, G. Hope et C. Thompson. 1990. A Field Guide to Site Interpretation for the Kamloops Forest Region, Land Management Handbook No. 23, February 1990, Ministry of Forests de la Colombie-Britannique , Victoria, Colombie-Britannique, 399 p.

Meidinger, D., et J. Pojar (éd.).1991. Ecosystems of British Columbia, Ministry of Forests de la Colombie-Britannique, Victoria, Colombie-Britannique.

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Sommaire biographique de la rédactrice du rapport

Ksenia Barton est titulaire d’un M.Sc. en biologie de l’université McGill et est biologiste agréée du College of Applied Biology de la Colombie-Britannique. Spécialiste en écologie des plantes, elle participe depuis neuf ans à des projets de recherche et d’inventaire des ressources en Colombie-Britannique. Elle a rédigé quatre rapports sur des espèces de plantes rares dans le cadre de la Identified Wildlife Mangement Strategy de la Colombie-Britannique. Elle a également contribué à deux rapports de situation du COSEPAC sur des plantes rares. Elle a mené des relevés complets sur des plantes rares dans les Black Hills (Dakota du Sud et Wyoming) pour le compte du US Forest Service. Elle a récemment réalisé, pour une compagnie forestière de la Colombie-Britannique, une modélisation de l’habitat potentiel de plantes rares et un plan d’échantillonnage en vue de relever les plantes rares dans les secteurs exploités par la compagnie.

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Collections consultées

Aucune collection n’a été examinée, mais des dossiers ont été obtenus auprès du BC Conservation Data Centre.

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