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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie dorée (Castilleja levisecta) au Canada – Mise à jour

Protection actuelle ou autres désignations de statut

NatureServe (2006) a coté la castilléjie dorée « G1 » (gravement en péril à l’échelle mondiale). Le Washington Natural Heritage Program a classé l’espèce « S1 » (gravement en péril). Le classement de la castilléjie dorée est « SH » (occurrence historique) en Oregon, où l’espèce est maintenant considérée comme disparue. Enfin, la castilléjie dorée est désignée « menacée » par l’Endangered Species Act des États-Unis (NatureServe, 2006).

Le Ministry of Environment de la Colombie-Britannique considère la castilléjie dorée comme une espèce devant figurer sur la « liste rouge » (taxon menacé ou en voie de disparition) de la province (Douglas et al., 2002). Le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique cote l’espèce « S1 » (en péril) dans la province (BC Species and Ecosystems Explorer, 2006). Le COSEPAC a désigné la castilléjie dorée « espèce en voie de disparition au Canada » (2000) en se fondant sur un rapport préparé par Ryan et Douglas (1995). L’espèce a ensuite été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. La castilléjie dorée et d’autres espèces des prés maritimes associés aux chênes de Garry sont visées par un programme national de rétablissement d’espèces multiples (Parcs Canada, 2006).

Mesures visant à protéger la castilléjie dorée 

La population de l’îlet Alpha se trouve entièrement dans une réserve écologique gérée par BC Parks. Celle de l’île Trial chevauche une autre réserve écologique, un site de la Garde côtière canadienne et une concession de communications sur des terres publiques provinciales. Récemment, BC Parks et la Garde côtière canadienne ont terminé un projet d’élimination de plusieurs espèces arbustives envahissantes (Cytisus scoparius, Ulex europaeus, Daphne laureola, Ilex aquifolium, Rubus armeniacus et Cotoneaster sp.) dans toute la population de castilléjie dorée de l’île Trial. Ce projet, financé par le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril (Environnement Canada), représente une première étape vers la protection de la population contre les arbustes envahissants. Si d’autres travaux visant à enlever ces arbustes sont menés à mesure qu’ils sont recrutés à partir du réservoir de semences du sol, alors les menaces posées par les arbustes ligneux seront en grande partie éliminées de l’île Trial. Le projet ne visait pas l’enlèvement des Hedera helix autour des plantes de castilléjies dorées dans l’île Trial. On sollicite actuellement des fonds en vue de l’élimination de l’Hedera helix dans les années à venir.

Les plantes de l’île Trial et de l’îlet Alpha qui se trouvent dans les réserves écologiques sont protégées par la Parks Act de la Colombie-Britannique, tandis que celles dans le site de la Garde côtière canadienne (île Trial) sont protégées par la LEP. De leur côté, les prés maritimes dans la concession de communications (île Trial) habités par la castilléjie dorée ne bénéficient d’aucune protection officielle. Les activités opérationnelles dans la concession (entretien des sentiers, stockage des approvisionnements et des déchets, etc.) affectent directement la qualité de l’habitat (obs. pers.).

La plupart des prés maritimes qui subsistent dans la zone d’occurrence se trouvent dans des parcs municipaux, lesquels ne sont pas assujettis à des politiques officielles visant à protéger les espèces en péril. Néanmoins, la plupart des municipalités ont pris des mesures pour cartographier les espèces en péril, et certaines d’entre elles ont mis sur pied des programmes de contrôle des arbustes envahissants pour tenter de protéger les prés maritimes (obs. pers.).