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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie dorée (Castilleja levisecta) au Canada – Mise à jour

Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Castilleja levisecta Greenm.

Nom commun français :

castilléjie dorée

Noms communs anglais :

golden paintbrush, golden indian paintbrush

Famille :

Orobanchacées

Grand groupe végétal :

Eudicotylédones

La castilléjie dorée est une espèce bien définie qui ne comporte ni synonymes couramment utilisés ni taxons intraspécifiques couramment reconnus (ITIS, 2006).

Description morphologique

La castilléjie dorée est une herbacée vivace à base plutôt ligneuse qui produit plusieurs tiges formant une touffe (voir la figure 1). Les pousses florifères mesurent habituellement de 10 à 50 cm de hauteur et sont collantes, non ramifiées et pourvues de long poils glandulaires mous (surtout près de l’extrémité de la tige). Les feuilles sont alternes et normalement pubescentes. Les feuilles inférieures sont étroitement lancéolées, puis les feuilles deviennent graduellement ovées à oblongues vers le haut, où elles présentent de 1 à 3 paires de courts lobes latéraux. L’inflorescence est un épi terminal pourvu de grandes bractées poilues, jaune doré, arrondies au sommet et à peu près de la même largeur que les feuilles supérieures. L’extrémité des bractées possède de 1 à 3 paires de lobes courts. Les fleurs, en grande partie cachées par les bractées, sont bilatéralement symétriques. Le calice (verticille externe de pièces florales) est recouvert de poils longs et profondément divisé en 2 lobes, eux-mêmes étroitement divisés en 2 segments linéaires à sommet arrondi. La corolle, à l’intérieur du calice, est constituée de pétales soudés qui forment 2 lèvres à l’extrémité du tube corollaire. La lèvre supérieure ressemble à un bec et fait de 3 à 4 fois la longueur de la lèvre inférieure. On dénombre 4 étamines et un style, terminé par un seul stigmate. Après la fécondation, l’ovaire se transforme en une capsule sèche renfermant de 70 à 150 graines minuscules à tégument lâche et réticulé. Les grandes bractées jaune doré de l’inflorescence permettent de distinguer la castilléjie dorée des espèces étroitement apparentées présentes dans son aire de répartition canadienne (Douglas et al., 2000).

Description génétique

Le nombre de chromosomes de la castilléjie dorée est de 2n=24 (Heckard, cité par Egger, comm. pers., 2006). Des études sur la diversité des allozymes chez l’espèce dans l’ensemble de son aire de répartition mondiale ont déterminé que des degrés exceptionnellement élevés de diversité génétique sont maintenus au sein de l’espèce, comparativement à d’autres espèces végétales étroitement endémiques. Ces degrés élevés de diversité génétique s’expliquent comme suit : plusieurs populations sont assez grandes; des générations multiples existent au sein des populations; l’espèce est vivace; la diversité génétique peut être préservée par les réservoirs de semences. La population de l’île Trial, bien qu’elle soit l’une des plus géographiquement isolées, était la plus diversifiée sur le plan génétique, mais montrait des degrés relativement bas de divergence génétique. Au contraire, la population de l’îlet Alpha venait au deuxième rang relativement aux degrés de convergence génétique, mais seulement des degrés modestes de diversité génétique (Godt et al., 2005).

Unités désignables 

Il n’y a qu’une unité désignable puisque les deux populations existantes se trouvent dans une petite aire géographique de la même écozone.

Figure 1. Illustration de la forme de la castilléjie dorée et des pièces florales (agrandies) : bractée (gauche), corolle (centre) et calice (J.R. Janish, tiré de Hitchcock et al., 1959, avec permission).

Figure 1.Illustration de la forme de la castilléjie dorée et des pièces florales (agrandies)