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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie dorée (Castilleja levisecta) au Canada – Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur la
Castilléjie dorée
Castilleja levisecta
au Canada

Castilléjie dorée

En voie de disparition 2007

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2007. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie dorée (Castilleja levisecta) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.Ottawa.viii + 24 p.

Rapports précédents

COSEPAC. 2000. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie dorée (Castilleja levisecta) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa.vi + 19 p.

Ryan, M., et G.W. Doublas. 1995. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie dorée (Castilleja levisecta) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1-19.

Note de production

Le COSEPAC remercie Matt Fairbarns qui a rédigé la mise à jour du rapport de situation sur la castilléjie dorée (Castilleja levisecta) au Canada, en vertu d'un contrat conclu avec Environnement Canada. M. Erich Haber (Ph.D), coprésident (plantes vasculaires) du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Golden paintbrush Castilleja levisecta in Canada.

Illustration de la couverture

Castilléjie dorée-- J.R. Janish from Hitchcock et al. 1959, avec permission.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2008.
de catalogue CW69-14/65-2008F-PDF
ISBN 978-0-662-08750-2

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2007

Nom commun : Castilléjie dorée

Nom scientifique : Castilleja levisecta

Statut : Espèceen voie de disparition

Justification de la désignation : L’espèce est une herbe vivace hémiparasite qui vit dans les prés maritimes de l'écosystème du chêne de Garry, dans le sud-est de l'île de Vancouver. La plupart des populations historiques de l'espèce ont disparu; on la trouvait autrefois dans sept localités. Une petite population est disparue du pays au cours des dernières années. L’espèce ne compte aujourd'hui que deux populations qui occupent deux petites îles de la région de Victoria. La propagation des plantes exotiques envahissantes continue de mettre l’espèce en péril sur l’île Trial

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Espèce désignée « menacée » en avril 1995. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2000 et en novembre 2007. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Castilléjie dorée
Castilleja levisecta

Information sur l’espèce

La castilléjie dorée (Castilleja levisecta) est une plante herbacée vivace qui produit normalement plusieurs tiges formant une touffe à partir d’une base commune. Les feuilles sont poilues, alternes et disposées le long de la tige. Les feuilles inférieures sont simples et étroites, tandis que les feuilles supérieures sont ovées et peuvent avoir de 1 à 3 paires de courts lobes latéraux. L’inflorescence est un épi terminal garni de grandes bractées poilues, jaune doré, arrondies au sommet et à peu près de la même largeur que les feuilles supérieures. L’extrémité des bractées possède de 1 à 3 paires de lobes courts. Les fleurs sont en grande partie cachées par les bractées. La corolle est constituée de pétales soudés qui forment 2 lèvres à l’extrémité du tube corollaire. La lèvre supérieure ressemble à un bec et fait de 3 à 4 fois la longueur de la lèvre inférieure. On dénombre 4 étamines et un seul style, terminé par un seul stigmate. Après la fécondation, l’ovaire se transforme en une capsule sèche renfermant de 70 à 150 graines minuscules à tégument lâche et réticulé.

Le nombre de chromosomes de la castilléjie dorée est de 2n=24. Des études ont montré que des degrés de diversité génétique exceptionnellement élevés sont maintenus au sein de l’espèce, comparativement à d’autres espèces végétales étroitement endémiques. La population de l’île Trial, bien qu’elle soit l’une des populations les plus géographiquement isolées, présentait la plus forte diversité génétique, mais des degrés de divergence génétique relativement bas. Au contraire, la population de l’îlet Alpha venait au deuxième rang relativement aux degrés de convergence génétique, mais affichait seulement des degrés moyens de diversité génétique.

Répartition

L’espèce vit à de faibles altitudes à l’ouest de la chaîne des Cascades, depuis l’île de Vancouver jusqu’au comté de Linn, en Oregon. Au Canada, la castilléjie dorée se trouve seulement dans de petites îles au large de Victoria, en Colombie-Britannique. Les deux populations existantes sont à environ 7 km l’une de l’autre, et la zone d’occurrence mesure 2,2 km2. La zone d’occurrence historique était, semble-t-il de 100 km2. La zone d’occupation mesure au plus 4 km2 lorsque l’on se fonde sur une grille de 2 km × 2 km.

Habitat 

Au Canada, la castilléjie dorée se rencontre dans les prés maritimes. Les températures estivales sont fortement modérées par la proximité de l’océan. Les brouillards côtiers donnent lieu à de fortes rosées à la fin de l’été et au début de l’automne, ce qui stimule la germination et lève la dormance des pousses chez nombre de plantes vivaces alors que les zones de l’intérieur demeurent sèches et brunes. Les brouillards côtiers et la proximité de l’océan tendent aussi à modérer les gels hivernaux (particulièrement la nuit) ainsi qu’à retarder l’accumulation de chaleur, ce qui peut ralentir la croissance des végétaux. Les prés maritimes peuvent être largement dépourvus de végétation ligneuse à cause de divers facteurs, dont de forts déficits hydriques estivaux (particulièrement aux endroits exposés au vent ou présentant des sols minces à texture grossière), les embruns salés et les brûlages effectués pendant longtemps par les Premières Nations. Les prés maritimes peuvent être exposés à un seul de ces facteurs ou à plusieurs. Ainsi, certains prés peuvent accueillir des peuplements forestiers, alors que d’autres demeurent dégagés malgré l’élimination des feux.

La superficie de l’habitat potentiel dans le sud-est de l’île de Vancouver et les îles adjacentes a considérablement diminué au cours du siècle dernier, pendant lequel les prés maritimes ont été exploités à des fins résidentielles et récréatives. L’aire de répartition canadienne de la castilléjie dorée compte environ 24 ha de prés maritimes. Elle se trouve au cœur de l’une des régions nord-américaines qui se développent le plus rapidement. Par conséquent, une forte pression d’aménagement continuera d’être exercée sur les prés maritimes propices à la castilléjie dorée.

Environ 90 p. 100 de la zone d’occupation actuelle était, dans le passé, sujette à de longues périodes de broutage par le bétail. Aujourd’hui, la végétation est dominée par des graminées et autres plantes herbacées envahissantes. Une proportion encore plus grande de l’habitat potentiel, mais inoccupé, a été broutée par le bétail. Elle est maintenant elle aussi dominée par des graminées et autres plantes herbacées envahissantes. Même des zones qui ne semblent pas avoir servi de pâturages dans le passé ont été altérées par des espèces exotiques envahissantes, dont l’abondance continue peut-être de croître.

Le brûlage pratiqué par les Premières Nations, qui vise à améliorer les cultures de camassies, permettaient d’assurer le maintien des prés maritimes. La suppression des feux favorise de nos jours l’aménagement de denses parcelles d’arbustes et d’arbres indigènes où la castilléjie ne peut survivre.

Biologie 

La levée de la dormance des pousses commence dès la mi-septembre, et, en janvier, la plupart de ces dernières sont sorties de leur état de dormance. Ces dernières commencent à s’allonger en mars alors que les feuilles grossissent et que les entre-nœuds s’allongent. Le pic de floraison survient en avril et mai. Les fruits verts se forment de mai à juillet, puis mûrissent. Des fruits non ouverts sont généralement présents depuis juillet jusqu’au début de septembre. Les graines tombent graduellement jusqu’à la fin de novembre ou en décembre, moment où la plupart des graines mûres se sont dispersées. Les graines sont minuscules et dépourvues des caractères adaptatifs facilitant leur dispersion sur de longues distances. Elles semblent tomber dès que le vent agite les plantes mûres.

La castilléjie dorée, plante vivace à racine pivotante, est incapable de se reproduire par voie asexuée et donc de produire des clones.

Les mammifères et arthropodes herbivores peuvent avoir des effets néfastes sur l’espèce, mais les populations canadiennes vivent dans des îles où il n’y a pas de mammifères herbivores et où l’herbivorie par les arthropodes n’exerce qu’un impact mineur.

La castilléjie dorée est un hémiparasite, c’est-à-dire qu’elle contient de la chlorophylle et fixe le carbone au moyen de la photosynthèse, mais acquiert l’eau et les nutriments grâce à des connexions racinaires parasites. Elle parasite probablement une large variété d’espèces.

Taille et tendances des populations

La castilléjie dorée a été mentionnée dans huit localités du Canada, dont seulement deux abritent des populations existantes. D’après les données les plus récentes, il y avait 3 361 plantes produisant des fleurs en 2006. Ce nombre semble refléter un déclin démographique d’environ 25 p. 100 au cours de la dernière décennie, principalement dans l’îlet Alpha. La possibilité d’une immigration de source externe est faible étant donné que les populations voisines, qui se trouvent aux États-Unis, sont petites et séparées par une dizaine de kilomètres de haute mer et que les graines sont mal adaptées au transport sur de longues distances.

Facteurs limitatifs et menaces

Outre les menaces qui pèsent sur l’habitat -- voir ci-dessus -- la castilléjie dorée a également souffert par le passé du fauchage pratiqué au printemps et au début de l’été, de l’herbivorie et du piétinement.

Importance de l’espèce 

Les populations canadiennes de castilléjies dorées présentent une valeur très élevée pour la conservation, car elles représentent environ 20 p. 100 de la population mondiale, laquelle est endémique et répartie sur une étroite superficie. Dans certaines régions, l’espèce est peut-être un hôte important du damier de Taylor, papillon désigné en voie de disparition à l’échelle du pays.

Protection existante ou autres désignations de statut 

NatureServe a classé la castilléjie dans la catégorie des espèces gravement en péril à l’échelle mondiale. L’espèce est désignée menacée aux termes de l’Endangered Species Act des États-Unis. En 2000, le COSEPAC a désigné la castilléjie dorée espèce en voie de disparition au Canada en se fondant sur un rapport rédigé en 1995. L’espèce et d’autres espèces des prés maritimes associés aux chênes de Garry font l’objet d’un programme de rétablissement d’espèces multiples.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril(LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2007)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged,Note de bas de pagee
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Castilleja levisecta Greenm.

Nom commun français :

castilléjie dorée

Noms communs anglais :

golden paintbrush, golden indian paintbrush

Famille :

Orobanchacées

Grand groupe végétal :

Eudicotylédones

La castilléjie dorée est une espèce bien définie qui ne comporte ni synonymes couramment utilisés ni taxons intraspécifiques couramment reconnus (ITIS, 2006).

Description morphologique

La castilléjie dorée est une herbacée vivace à base plutôt ligneuse qui produit plusieurs tiges formant une touffe (voir la figure 1). Les pousses florifères mesurent habituellement de 10 à 50 cm de hauteur et sont collantes, non ramifiées et pourvues de long poils glandulaires mous (surtout près de l’extrémité de la tige). Les feuilles sont alternes et normalement pubescentes. Les feuilles inférieures sont étroitement lancéolées, puis les feuilles deviennent graduellement ovées à oblongues vers le haut, où elles présentent de 1 à 3 paires de courts lobes latéraux. L’inflorescence est un épi terminal pourvu de grandes bractées poilues, jaune doré, arrondies au sommet et à peu près de la même largeur que les feuilles supérieures. L’extrémité des bractées possède de 1 à 3 paires de lobes courts. Les fleurs, en grande partie cachées par les bractées, sont bilatéralement symétriques. Le calice (verticille externe de pièces florales) est recouvert de poils longs et profondément divisé en 2 lobes, eux-mêmes étroitement divisés en 2 segments linéaires à sommet arrondi. La corolle, à l’intérieur du calice, est constituée de pétales soudés qui forment 2 lèvres à l’extrémité du tube corollaire. La lèvre supérieure ressemble à un bec et fait de 3 à 4 fois la longueur de la lèvre inférieure. On dénombre 4 étamines et un style, terminé par un seul stigmate. Après la fécondation, l’ovaire se transforme en une capsule sèche renfermant de 70 à 150 graines minuscules à tégument lâche et réticulé. Les grandes bractées jaune doré de l’inflorescence permettent de distinguer la castilléjie dorée des espèces étroitement apparentées présentes dans son aire de répartition canadienne (Douglas et al., 2000).

Description génétique

Le nombre de chromosomes de la castilléjie dorée est de 2n=24 (Heckard, cité par Egger, comm. pers., 2006). Des études sur la diversité des allozymes chez l’espèce dans l’ensemble de son aire de répartition mondiale ont déterminé que des degrés exceptionnellement élevés de diversité génétique sont maintenus au sein de l’espèce, comparativement à d’autres espèces végétales étroitement endémiques. Ces degrés élevés de diversité génétique s’expliquent comme suit : plusieurs populations sont assez grandes; des générations multiples existent au sein des populations; l’espèce est vivace; la diversité génétique peut être préservée par les réservoirs de semences. La population de l’île Trial, bien qu’elle soit l’une des plus géographiquement isolées, était la plus diversifiée sur le plan génétique, mais montrait des degrés relativement bas de divergence génétique. Au contraire, la population de l’îlet Alpha venait au deuxième rang relativement aux degrés de convergence génétique, mais seulement des degrés modestes de diversité génétique (Godt et al., 2005).

Unités désignables 

Il n’y a qu’une unité désignable puisque les deux populations existantes se trouvent dans une petite aire géographique de la même écozone.

Figure 1. Illustration de la forme de la castilléjie dorée et des pièces florales (agrandies) : bractée (gauche), corolle (centre) et calice (J.R. Janish, tiré de Hitchcock et al., 1959, avec permission).

Figure 1.Illustration de la forme de la castilléjie dorée et des pièces florales (agrandies) 

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Répartition

Aire de répartition mondiale

La castilléjie dorée vit à de faibles altitudes à l’ouest de la chaîne des Cascades, depuis l’île de Vancouver jusqu’au nord-ouest de l’Oregon (voir la figure 2; voir aussi Hitchcocket al., 1959)

Figure 2. Aire de répartition mondiale de la castilléjie dorée (la zone noire illustre l’aire de répartition contemporaine, tandis que la zone grise montre l’emplacement des populations disparues, à partir de la gorge de Columbia vers le sud; tiré de Caplow [2004]).

Figure 2.Aire de répartition mondiale de la castilléjie dorée(la zone noire illustre l’aire de répartition contemporaine, tandis que la zone grise montre l’emplacement des populations disparues, à partir de la gorge de Columbia vers le sud; tiré de Caplow [2004])

Aire de répartition canadienne 

Au Canada, la castilléjie dorée se rencontre seulement dans de petites îles au large de Victoria, en Colombie-Britannique (figure 3). Les deux populations existantes se trouvent à environ 7 km l’une de l’autre, et la zone d’occurrence, ajustée par déduction de l’aire des eaux libres qui les séparent, est d’environ 2,2 km². Si l’on reconnaît la mention (la plus nordique) de Wellington (près de Nanaimo), alors la zone d’occurrence historique est d’environ 600 km² (après ajustement). Par contre, si cette mention est rejetée (voir ci-dessous), alors la zone d’occurrence historique mesure environ 100 km² (après ajustement). La zone d’occupation des deux sites existants est de 2 km², lorsqu’on utilise une grille de 1 km², et de 4 km², lorsqu’on utilise une grille de 2 × 2 km.

Figure 3. Carte de l’aire de répartition canadienne de la castilléjie dorée (les étoiles pleines désignent des populations existantes, tandis que les étoiles vides représentent des populations disparues).

Figure 3. Carte de l’aire de répartition canadienne de la castilléjie dorée (les étoiles pleines désignent des populations existantes, tandis que les étoiles vides représentent des populations disparues)

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Au Canada, on trouve la castilléjie dorée uniquement dans les prés maritimes associés aux chênes de Garry, qui sont des écosystèmes dominés par les herbacées, situés à faible altitude (< 30 m) et largement confinés à la bande côtière (à moins de 3 km du littoral) dans le sud-est de l’île de Vancouver et un certain nombre d’îles des détroits de Georgia, de Haro et de Juan de Fuca. Les températures estivales sont fortement modérées par la proximité de l’océan. Les brouillards côtiers donnent lieu à de fortes rosées à la fin de l’été et au début de l’automne, ce qui stimule la germination et lève la dormance des pousses chez nombre de plantes vivaces alors que les zones de l’intérieur demeurent sèches et brunes. Les brouillards côtiers et la proximité de l’océan tendent aussi à modérer les gels hivernaux (particulièrement la nuit) ainsi qu’à retarder l’accumulation de chaleur, ce qui peut ralentir la croissance des végétaux. Les prés maritimes peuvent être largement dépourvus de végétation ligneuse en raison de divers facteurs, dont de forts déficits hydriques estivaux (particulièrement aux endroits exposés au vent ou présentant des sols minces à texture grossière), les embruns salés et les brûlages effectués pendant longtemps par les Premières Nations. Les prés maritimes peuvent être exposés à un seul de ces facteurs ou à plusieurs. Ainsi, certains prés peuvent accueillir des peuplements forestiers, alors que d’autres demeurent dégagés malgré l’élimination des feux (Parcs Canada, 2006).

Tendances en matière d’habitat

Perte en matière d’habitat

La superficie de l’habitat potentiel dans le sud-est de l’île de Vancouver et les îles adjacentes a considérablement diminué au cours du siècle dernier, pendant lequel les prés maritimes ont été exploités à des fins résidentielles et récréatives. Il n’y a aucune estimation fiable du taux de perte de prés maritimes, et il est difficile, voire impossible, de déterminer l’étendue initiale de ce type d’écosystème. La proportion de prés maritimes qui a disparu dépasse probablement le taux de perte des chênes de Garry à Victoria, car les prés maritimes étaient plus concentrés le long des côtes recherchées pour la construction de propriétés. L’étendue des chênes de Garry à Victoria a diminué de 95 p. 100, passant de 10 510 ha, en 1800, à 512 ha, en 1997 (Lea, 2002). Cette perte est presque entièrement attribuable à la conversion des terres agricoles et au développement résidentiel et récréatif qui a suivi.

Selon les résultats des relevés menés aux fins du présent rapport de situation, environ 24 ha seulement de prés maritimes se trouvent dans l’aire de répartition canadienne actuelle de la castilléjie dorée. Si l’on rejette la mention de la présence de l’espèce à Wellington (laquelle est apparemment fondée sur une mauvaise identification), il y a seulement 27 ha de prés maritimes au sein de toute l’aire de répartition canadienne historique de la castilléjie dorée.

L’aire de répartition de la castilléjie dorée au Canada se trouve au cœur de l’une des régions nord-américaines qui se développent très rapidement. On observe un accroissement de la population de la grande région métropolitaine de Victoria, qui est passée de quelque 180 000 habitants, en 1966, à 338 738, en 2005. Selon les projections, la population atteindra les 407 600 d’ici 2026 (CRD, 2006). Les propriétés les plus dispendieuses et les plus recherchées sont celles situées au bord de la mer, où la castilléjie est commune. Par conséquent, une forte pression d’aménagement continuera d’être exercée sur les prés maritimes propices à la castilléjie dorée.

Envahissement de l’habitat par les espèces exotiques

La castilléjie dorée est maintenant limitée aux prés dégagés situés à quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, dans des îles et îlets du large. Environ 90 p. 100 de la zone d’occupation actuelle a subi de longues périodes de broutage par le bétail; il en est de même pour l’habitat apparemment propice mais inoccupé au sein de la zone d’occurrence. Des graminées et d’autres plantes herbacées se sont introduites dans une grande partie de la zone broutée et la dominent maintenant. Même des zones renfermant un habitat propice n’ayant pas été brouté ont souvent été envahies par des plantes exotiques (obs. pers.).

Plusieurs espèces ligneuses et semi-ligneuses envahissantes occupent les prés maritimes de l’aire de répartition historique de la castilléjie dorée. Les espèces suivantes sont déjà présentes au sein des populations de castilléjies dorées et sont courantes dans d’autres prés maritimes semblables.

Le genêt à balais (Cytisus scoparius) est présent dans tous les sites et, à certains endroits, ses populations ont grandi au point où il ne reste presque plus de végétation indigène sous leur couvert. Dans les sites où cette espèce n’a pas encore formé de couvert fermé, les distributions des classes de taille indiquent que le couvert prend rapidement de l’expansion. Les tentatives d’élimination du genêt à balais ont eu peu de succès. La plupart des efforts de suppression consistaient à déraciner les plantes, ce qui perturbe les sols et favorise la multiplication des plantes envahissantes rapidement dispersées. Les efforts de lutte contre l’espèce par la coupe des tiges ont échoué, car les moignons coupés réussissent à produire des rejetons de manière prolifique. Dans presque tous les cas, les efforts de lutte ont été suivis d’un important recrutement à partir du vaste réservoir de semences longévives du sol (obs. pers.). Les recrues peuvent commencer à se reproduire dès l’âge de 3 ans (Bossard, s.d.).

L’ajonc d’Europe (Ulex europaeus) menace de plus en plus les prés maritimes. Il se propage plus lentement que le genêt à balais, car ses graines ne se dispersent pas aussi loin. L’espèce s’est néanmoins établie dans la plupart des prés maritimes se trouvant dans la zone d’occupation de la castilléjie dorée, et certaines des populations plus âgées forment aujourd’hui un couvert continu (obs. pers.). Dans les endroits où il est établi, l’ajonc d’Europe forme rapidement un couvert dense et produit une épaisse couche de litière acide qui empêche la croissance de toute autre espèce (voir William, 1983). L’ajonc d’Europe est encore plus difficile à freiner que le genêt à balais, car il crée rapidement des réseaux ramifiés de rhizomes et de racines difficiles à éliminer.

Le lierre commun (Hedera helix) est la troisième espèce envahissante en importance dans les prés maritimes. Il est moins répandu que le genêt à balais, mais son aire de répartition semble s’étendre de plus en plus, et l’espèce sera bientôt présente dans la plupart des sites. Une fois établi, le lierre se propage rapidement, couvrant la strate herbacée. Comme il produit facilement des racines à partir de petits fragments de rhizomes, le lierre est encore plus difficile à éliminer que le genêt à balais et l’ajonc d’Europe (obs. pers.).

Parmi les autres envahisseurs importants et répandus des prés maritimes figurent la lauréole (Daphne laureola) et la ronce discolore (Rubus armeniacus). Ces dernières semblent poser une sérieuse menace pour les écosystèmes des prés maritimes. La lauréole se multiplie rapidement dans toute la région. En outre, quelques prés sont infestés du houx commun (Ilex aquifolium) et de Cotoneaster sp. (obs. pers.).

Changements en matière d’habitat liés aux feux

Le brûlage pratiqué par les Premières Nations en vue d’améliorer les cultures bulbeuses de camassies permettait autrefois de maintenir les prés maritimes. La suppression des feux favorise maintenant la propagation de denses parcelles d’arbustes et d’arbres indigènes, où la castilléjie dorée ne peut survivre. Paradoxalement, une tentative visant à améliorer les cultures de camassies par la restauration du brûlage a favorisé la dispersion rapide de graminées et d’autres plantes herbacées exotiques plutôt que le rétablissement du couvert de plantes indigènes (obs. pers.).

Protection et propriété

Une des populations existantes se trouve entièrement dans une réserve écologique gérée par BC Parks. L’autre population chevauche une autre réserve écologique, un site de la Garde côtière canadienne et une concession de communications sur des terres publiques provinciales. Les plantes dans les réserves écologiques sont protégées par la Parks Act de la Colombie-Britannique, et celles dans le site de la Garde côtière canadienne, par la Loi sur les espèces en péril (LEP). Récemment, BC Parks et la Garde côtière canadienne ont pris des mesures pour lutter contre les espèces ligneuses envahissantes. De leur côté, les prés maritimes dans la concession de communications qui sont occupés par la castilléjie dorée ne bénéficient d’aucune protection officielle. La qualité de l’habitat dans la concession se détériore à mesure que s’étend le couvert des ajoncs d’Europe et des genêts à balais. Les activités opérationnelles dans la concession (entretien des sentiers, stockage des approvisionnements et des déchets, etc.) affectent directement la qualité de l’habitat (obs. pers.).

La plupart des prés maritimes qui subsistent dans la zone d’occurrence se trouvent dans des parcs municipaux, lesquels ne sont pas assujettis à des politiques officielles visant à protéger les espèces en péril. Néanmoins, la plupart des municipalités ont pris des mesures pour cartographier les espèces en péril, et certaines d’entre elles ont mis sur pied des programmes de contrôle des arbustes envahissants pour tenter de protéger les prés maritimes (obs. pers.).

Occurrence sur des terres fédérales

Une population existante (île Trial) s’étend sur des terres fédérales.

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Biologie

Généralités

Un grand nombre de renseignements ont été publiés sur la reproduction et la dispersion, la germination, l’écologie des plantules, la capacité de survie, l’herbivorie et la physiologie de la castilléjie dorée au Canada et dans les régions adjacentes des États-Unis. La plupart des données tirées d’études états-uniennes sont résumées dans Caplow (2004) et dans Chappell et Caplow (2004). L’information sur la phénologie et la biologie des populations canadiennes se trouve dans Fairbarns (2005a). L’âge moyen des individus mûrs dans une population n’a pas été déterminé.

Cycle vital et reproduction

La levée de la dormance des pousses commence dès la mi-septembre, alors que le sol s’humidifie de nouveau après la sécheresse estivale. En janvier, la plupart des pousses sont sorties de l’état de dormance. Au cours des mois d’hiver, la plupart des jeunes pousses consistent en un amas serré de feuilles rudimentaires à la base de la plante. La plupart des pousses commencent à s’allonger en mars : les feuilles se développent, et les entre-nœuds s’allongent. Les premiers boutons floraux sont visibles en mars. Le pic de floraison survient en avril et mai, mais les plantes continuent habituellement de fleurir jusqu’en juin. Les bonnes années, les fleurs peuvent continuer à apparaître jusqu’en juillet. Les fruits verts se forment de mai à juillet, puis mûrissent. Des fruits non ouverts sont généralement présents depuis juillet jusqu’au début de septembre. La plupart des capsules commencent à s’ouvrir à la fin août ou en septembre, et les graines tombent graduellement jusqu’à la fin novembre ou en décembre. À ce moment, la plupart des graines mûres se sont dispersées. Les graines sont minuscules et dépourvues des caractères adaptatifs qui pourraient les aider à se disperser sur de longues distances. Elles semblent tomber lorsque le vent agite les plantes mûres. Au Canada, chaque individu génétiquement distinct (genet) produit en moyenne 35 capsules, et chaque capsule renferme en moyenne 80 graines (Fairbarns, 2005a). La viabilité des graines varie d’une population à l’autre, et des taux de germination de 39 à 96 p. 100 ont été observés chez les graines fraîches de sujets provenant du sud du détroit Puget (Wentworth, 1994; Caplow, 2004; Kaye, 2001).

Les plantules sont peu visibles sur le terrain, et on les observe rarement en conditions naturelles (obs. pers., Pearson, comm. pers., 2005). L’ensemencement expérimental, même à raison de 1 000 graines par mètre carré, a donné de très faibles taux de germination et d’établissement (Fairbarns, 2005b; Pearson et Dunwiddie, 2003).

La castilléjie dorée, comme la plupart des plantes vivaces à racine pivotante, est incapable de se reproduire par voie asexuée et donc de produire des clones.

Herbivorie

On a vu des livrées (Malacosoma sp.) et des cercopes (Cercopidés) se nourrir de castilléjies dorées au Canada. Les livrées ont tendance à causer des dommages modérés à une petite proportion de la population, tandis que les cercopes sont peu abondants et ont donc probablement peu d’effets (obs. pers.). Les mammifères, dont les cerfs, les lièvres et les campagnols, sont aussi réputés se nourrir de castilléjies dorées dans certaines régions (USFWS, 2000); ils jouent donc peut-être un rôle dans la perte de certaines populations canadiennes. Les populations canadiennes existantes se trouvent toutefois dans des îles où ne vive aucun mammifère herbivore.

Relations interspécifiques

Les membres du genre Castilleja sont des hémiparasites, c’est-à-dire qu’ils contiennent de la chlorophylle et fixent le carbone au moyen de la photosynthèse, mais acquièrent l’eau et les nutriments grâce à des connexions racinaires parasites (Kuijt, 1969). Malgré leurs capacités photosynthétiques, certains hémiparasites apparentés peuvent également obtenir des photosynthétats de leurs hôtes (Atsatt, 1970). De plus, nombre d’hémiparasites peuvent tirer des composés secondaires de leur plante hôte, ce qui réduit l’herbivorie sans affecter les pollinisateurs. En effet, il semble que les alcaloïdes puissent être acheminés dans les feuilles et les tissus floraux externes de certaines espèces sans entrer dans le nectar, ce qui a pour effet ultime d’accroître la production des graines et d’améliorer la valeur adaptative (Adler, 2000, Adler et Wink, 2001; Boros et al.,1991).

Il a été démontré que des espèces de Castillineae apparentées sont des hémiparasites facultatifs capables de croître et de produire des fleurs en l’absence d’un hôte; la biomasse des tiges tend cependant à être beaucoup plus importante lorsque la plante croît en présence d’un hôte (Matthies, 1997).

Les espèces d’Orthocarpus de prairie se connectent par des suçoirs (connexions haustoriales) aux racines d’un certain nombre de plantes de prairie associées, parmi lesquelles figurent des annuelles et des vivaces de nombreuses familles, dont les légumineuses, les graminées et les composées. Ce ne sont pas toutes les plantes qui sont de bons hôtes. Certaines semblent même réduire le potentiel reproducteur. L’habitude de parasiter est peu susceptible d’être un facteur limitatif étant donné la diversité des hôtes possibles qui cohabitent au sein des populations canadiennes de castilléjies dorées.

Les espèces de Castilleja peuvent servir d’hôtes secondaires aux larves du damier de Taylor (Euphydras editha taylori) si la principale source de nourriture (Plantago spp.) de ce dernier est épuisée avant le début de la diapause (Vaughan et Black, 2002). Le damier de Taylor (papillon désigné en voie de disparition au Canada) se rencontrait par le passé dans l’île Trial, où la castilléjie dorée était peut-être une de ses sources importantes de nourriture.

Le taux de nouaison est faible en l’absence de pollinisateurs (Wentworth, 1994), mais ces derniers (surtout des abeilles) ne semblent pas être un facteur limitatif pour les populations canadiennes existantes de castilléjies dorées (obs. pers.).

Adaptabilité

Des plantes ont été multipliées avec succès à partir de graines, puis cultivées sur le terrain à l’automne (Caplow, 2004).

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

La castilléjie dorée produit des fleurs distinctes qui attirent l’attention et ne passent pas facilement inaperçues. On a effectué dans des sites propices de nombreux relevés depuis le début des années 1980 dans le cadre d’une série de projets visant à documenter la répartition des plantes rares des prés maritimes du sud-est de l’île de Vancouver et des îles Gulf. Parmi les principaux chercheurs figuraient Adolf et Oldriska Ceska, Matt Fairbarns, Hans Roemer, Jenifer Penny, Harvey Janszen, Frank Lomer et le défunt George Douglas, qui connaissent ou connaissaient tous bien la castilléjie dorée. Entre 2002 et 2005, Fairbarns (2005c) a mené des recherches approfondies sur plusieurs espèces rares, dont la castilléjie dorée, dans 41 complexes de prés du sud-est de l’île de Vancouver ainsi que des îles et îlets du large. Les relevés consistaient notamment à examiner de manière détaillée chacun des complexes de prés au sein de la zone d’occurrence canadienne connue, qui comprend une seule réserve indienne. Aucune nouvelle population n’a été trouvée. Les terres privées et les réserves indiennes en périphérie de la zone d’occurrence connue, qui constituent seulement une faible proportion de l’habitat apparemment propice, n’ont pas été étudiées aussi rigoureusement que les terres publiques.

Abondance

Étant donné l’absence d’information sur les taux d’échange génétique, on a considéré comme distinctes les occurrences de l’espèce qui étaient à plus de 1 000 m les unes des autres. Ainsi, la castilléjie dorée a été signalée dans huit localités du Canada (voir le tableau 1), dont seulement deux abritent des populations existantes. La population de la colline Beacon n’a pas été observée dans les relevés annuels depuis 1991. La population de l’île Trial est formée de multiples sous-populations (c’est-à-dire de parcelles séparées de < 1 000 m). D’après les données les plus récentes provenant de chaque site, il y avait au total 3 361 plantes produisant des fleurs au Canada sur environ 3,9 ha (0,039 km²).

Fluctuations et tendances

Le nombre de castilléjies dorées mûres et en âge de se reproduire dans une population peut fluctuer en fonction des taux de recrutement, de maturation, de régression et de mortalité. Les grands individus reproducteurs peuvent très bien, pendant les années moins favorables, régresser et redevenir petits et non reproducteurs (Wentworth, 1994). La régression de certains individus pourrait expliquer en partie les fortes fluctuations observées ces dernières années. Par ailleurs, les comptes élevés peuvent être le résultat du recensement de tiges florifères, et les faibles comptes, celui du recensement de plantes entières (chaque sujet a tendance à produire de 1 à 3 tiges florifères). Les changements dans la taille de la population de l’île Trialsont en grande partie attribuables à ces deux facteurs, bien qu’une augmentation du nombre de genêts à balais puisse également expliquer les faibles comptes récents. Le déclin rapporté dans l’îlet Alpha peut être en partie dû au type de recensement (tiges florifères ou plantes entières) ou à la régression subie par des sujets mûrs. Par contre, l’ampleur du changement indique clairement un déclin marqué de la population. En effet, le déclin était si important que le relevé du printemps (voir « 2006a » dans le tableau 1) a dû être suivi d’un relevé d’automne (voir « 2006b » dans le tableau 1). Dans l’ensemble, le taux de déclin de cette population au cours des 10 dernières années approchait probablement les 25 p. 100 (si l’on présume que les comptes antérieurs à l’îlet Alpha sont constitués d’individus ayant en moyenne 2 tiges florifères).

Immigration de source externe

Des relevés floristiques étendus ont été réalisés dans des régions voisines de l’État de Washington, notamment la péninsule Olympic (Buckingham et al., 1995), les principales îles du comté de San Juan (Atkinson et Sharpe, 1993) et des petits îlets de ce même comté (Giblin, comm. pers., 2006). Selon les résultats de ces relevés, la castilléjie dorée serait absente de la péninsule Olympic et très rare dans les îles du comté de San Juan (trois localités). Les populations des îles du comté sont petites et isolées par plus d’une dizaine de kilomètres de haute mer de la portion la plus proche de l’aire de répartition canadienne. Les graines sont dépourvues des caractères adaptatifs facilitant la dispersion sur de longues distances par le vent, l’eau ou les animaux. Pour ces raisons, la possibilité d’un flux naturel des gènes (par les graines ou le pollen) à partir des États-Unis est négligeable.

Tableau 1. Emplacement, populations et propriété des terres -- castilléjie dorée
EmplacementAnnéeChercheur / observateurNombre de plantesNote de tableaua/superficiePropriété des terres/remarques
Île Trial1961CalderTrès communeTerres publiques mixtesNote detableaub
Île Trial1964HettInconnuTerres publiques mixtesNote detableaub
Île Trial1974BrayshawInconnuTerres publiques mixtesNote detableaub
Île Trial1992Douglas2 560/0,5 haTerres publiques mixtesNote detableaub
Île Trial2002Douglas6 450/haTerres publiques mixtesNote detableaub
Île Trial2006Fairbarns3 192 (p)/3,7 haTerres publiques mixtesNote detableaub
Îlet Alpha1983BrayshawInconnuRéserve écologique
Îlet Alpha1999Douglas2 863 (t)/687 Réserve écologique
Îlet Alpha2002Fairbarns2 400 (t)/0.2 haRéserve écologique
Îlet Alpha2006aFairbarns169 (p)/0,2 haRéserve écologique
Îlet Alpha2006bFairbarns165 (p)/0,2 haRéserve écologique
Colline Beacon1896AndersonInconnuParc municipal
Colline Beacon1907NewcombeInconnuParc municipal
Colline Beacon1908PorsildInconnuParc municipal
Colline Beacon1969ClarkInconnuParc municipal
Colline Beacon1991Brayshaw3/1m²Parc municipal
Colline Beacon2006FairbarnsDisparueParc municipal
Route Patricia Bay1954MelburnInconnuInconnue
Lac LostNote de tableauc1945HardyInconnuInconnue
Sidney1927GoddardInconnuInconnue
Wellington1898FletcherInconnuInconnue
Colline Cedar1887MacounInconnuInconnue
Note de tableau a

(t) renvoie aux comptes de tiges florifères; (p) renvoie aux comptes de plantes entières; les autres comptes pouvaient être constitués de tiges florifères ou de plantes entières.

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Note de tableau b

La population se trouve sur des terres fédérales (station de phare de la Garde côtière canadienne), une réserve écologique provinciale et des terres publiques provinciales.

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Note de ta bleau c

Lac Blenkinsop.

Retour à la référence de la note de bas de pagec

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Facteurs limitatifs et menaces

Les menaces qui pèsent sur l’habitat, dont la perte directe de l’habitat, la détérioration causée par des espèces exotiques envahissantes et les changements dus à l’altération des régimes de feux, sont décrites ci-dessus. La présente section traite des menaces qui pèsent directement sur la castilléjie dorée dans les localités où on la trouve actuellement, ou dans celles qu’elle a occupées dans le passé. Le déclin marqué dans l’îlet Alpha est inhabituel puisque le site était pratiquement exempt de plantes envahissantes, n’avait pas subi de recrutement forestier ou arbustif et n’a pas été affecté par les menaces ci-dessous (fauchage, herbivorie, piétinement et pollution marine) pendant la période du déclin.

Fauchage

Le déclin et la disparition éventuelle de la castilléjie dorée dans le parc de la colline Beacon semblent avoir été accélérés par un régime de fauchage estival qui a éliminé les inflorescences avant qu’elles ne parviennent à maturité. Les dernières plantes se trouvaient dans ce qui est encore un pré dégagé apparemment capable d’abriter l’espèce (F. Hook, comm. pers., 2005). Le fauchage d’automne, au contraire, favorise la survie de la castilléjie dorée parce qu’il réduit le nombre d’herbacées envahissantes, éléments importants des prés (Wilson et Clark, 2001), et qu’il améliore la dispersion des graines dans l’habitat propice (Caplow, 2004).

Herbivorie

L’herbivorie présente une faible menace pour les populations canadiennes existantes de castilléjies dorées, ces dernières vivant dans de petites îles exemptes de mammifères herbivores. Certains invertébrés peuvent se nourrir de tissus végétaux, mais les dommages qu’ils causent sont généralement mineurs et localisés (voir ci-dessus). L’herbivorie menace plutôt les populations se trouvant dans des régions habitées par des cerfs, des lièvres et des campagnols (Caplow, 2004); elle peut y avoir joué un rôle dans la perte de populations canadiennes par le passé.

Piétinement

Le piétinement et les activités connexes ont peut-être autrefois présenté des menaces mineures, mais la persistance de la population du parc de la colline Beacon pendant plusieurs décennies de fréquentation intensive donne à penser que l’espèce n’est pas particulièrement vulnérable aux dommages causés par le piétinement. Quoi qu’il en soit, peu de piétons se promènent dans les deux populations existantes de castilléjies dorées, ces dernières étant situées dans des îles qu’on ne recommande pas de visiter.

Pollution marine

Selon Douglas et Ryan (1999), la pollution marine peut menacer la castilléjie dorée au Canada, car les populations existantes vivent juste au-dessus du niveau de la mer, près des voies maritimes qui passent par les détroits de Haro et de Juan de Fuca. Ces voies sont les plus achalandées et utilisées d’Amérique du Nord, au nord de San Francisco. Malgré ces arguments, il n’est pas clair que la pollution marine pose des menaces importantes pour la castilléjie dorée.

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Importance de l'espèce

Les populations canadiennes de castilléjies dorées ont une valeur très élevée pour la conservation, car elles représentent environ 20 p. 100 de la population mondiale étroitement endémique. La castilléjie dorée est peut-être une plante hôte importante du damier de Taylor (papillon désigné en voie de disparition à l’échelle du pays) dans certaines régions.

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

NatureServe (2006) a coté la castilléjie dorée « G1 » (gravement en péril à l’échelle mondiale). Le Washington Natural Heritage Program a classé l’espèce « S1 » (gravement en péril). Le classement de la castilléjie dorée est « SH » (occurrence historique) en Oregon, où l’espèce est maintenant considérée comme disparue. Enfin, la castilléjie dorée est désignée « menacée » par l’Endangered Species Act des États-Unis (NatureServe, 2006).

Le Ministry of Environment de la Colombie-Britannique considère la castilléjie dorée comme une espèce devant figurer sur la « liste rouge » (taxon menacé ou en voie de disparition) de la province (Douglas et al., 2002). Le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique cote l’espèce « S1 » (en péril) dans la province (BC Species and Ecosystems Explorer, 2006). Le COSEPAC a désigné la castilléjie dorée « espèce en voie de disparition au Canada » (2000) en se fondant sur un rapport préparé par Ryan et Douglas (1995). L’espèce a ensuite été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. La castilléjie dorée et d’autres espèces des prés maritimes associés aux chênes de Garry sont visées par un programme national de rétablissement d’espèces multiples (Parcs Canada, 2006).

Mesures visant à protéger la castilléjie dorée 

La population de l’îlet Alpha se trouve entièrement dans une réserve écologique gérée par BC Parks. Celle de l’île Trial chevauche une autre réserve écologique, un site de la Garde côtière canadienne et une concession de communications sur des terres publiques provinciales. Récemment, BC Parks et la Garde côtière canadienne ont terminé un projet d’élimination de plusieurs espèces arbustives envahissantes (Cytisus scoparius, Ulex europaeus, Daphne laureola, Ilex aquifolium, Rubus armeniacus et Cotoneaster sp.) dans toute la population de castilléjie dorée de l’île Trial. Ce projet, financé par le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril (Environnement Canada), représente une première étape vers la protection de la population contre les arbustes envahissants. Si d’autres travaux visant à enlever ces arbustes sont menés à mesure qu’ils sont recrutés à partir du réservoir de semences du sol, alors les menaces posées par les arbustes ligneux seront en grande partie éliminées de l’île Trial. Le projet ne visait pas l’enlèvement des Hedera helix autour des plantes de castilléjies dorées dans l’île Trial. On sollicite actuellement des fonds en vue de l’élimination de l’Hedera helix dans les années à venir.

Les plantes de l’île Trial et de l’îlet Alpha qui se trouvent dans les réserves écologiques sont protégées par la Parks Act de la Colombie-Britannique, tandis que celles dans le site de la Garde côtière canadienne (île Trial) sont protégées par la LEP. De leur côté, les prés maritimes dans la concession de communications (île Trial) habités par la castilléjie dorée ne bénéficient d’aucune protection officielle. Les activités opérationnelles dans la concession (entretien des sentiers, stockage des approvisionnements et des déchets, etc.) affectent directement la qualité de l’habitat (obs. pers.).

La plupart des prés maritimes qui subsistent dans la zone d’occurrence se trouvent dans des parcs municipaux, lesquels ne sont pas assujettis à des politiques officielles visant à protéger les espèces en péril. Néanmoins, la plupart des municipalités ont pris des mesures pour cartographier les espèces en péril, et certaines d’entre elles ont mis sur pied des programmes de contrôle des arbustes envahissants pour tenter de protéger les prés maritimes (obs. pers.).

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Résumé technique

Castilleja levisecta Greenman

Castilléjie dorée – Golden paintbrush

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada :

2,2 km², mais, historiquement, probablement 100 km² seulement

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable depuis les 10 dernières années

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Superficie de la zone d’occupation (km²)

[La zone d’occupation actuelle mesure environ 0,039 km², mais, lorsqu’on utilise une grille de 1 km², la zone d’occupation mesure 2 km², et 4 km², lorsqu’on utilise une grille de 2 km².] : Maximum de 4 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Déclins historiques et une perte récente

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non

Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.

2

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Non

Tendances en matière d’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Qualité en déclin

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

Inconnue, probablement plusieurs années

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Actuellement < 3 400

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

En déclin

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

25 % depuis les 10 dernières années

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Oui

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

  • Île Trial : 3 192
  • Îlet Alpha : 169

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable depuis les 10 dernières années

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Non

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Les menaces qui pèsent sur l’habitat : la dégradation de l’habitat causée par des espèces envahissantes, des régimes de feux altérés entraînant l’expansion d’arbustes et d’arbres.
  • Menaces qui pèsent sur les populations : le fauchage, l’herbivorie et le piétinement.

Immigration de source externe

Immigration de source externe :

Faible

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

Oui

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

Gravement en péril à l’échelle mondiale

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Probablement une situation très rare

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Probable

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Oui

Statut existant

COSEPAC : En voie de disparition (mai 2000); en voie de disparition (novembre 2007)

Statut et justification de la désignation

Statut : En voie de disparition

Code alphanumérique : B1ab(iii,v)+2 ab(iii,v)

Justification de la désignation : L’espèce est une herbe vivace hémiparasite qui vit dans les prés maritimes de l'écosystème du chêne de Garry, dans le sud-est de l'île de Vancouver. La plupart des populations historiques de l'espèce ont disparu; on la trouvait autrefois dans sept localités. Une petite population est disparue du pays au cours des dernières années. L’espèce ne compte aujourd'hui que deux populations qui occupent deux petites îles de la région de Victoria. La propagation des plantes exotiques envahissantes continue de mettre l’espèce en péril sur l’île Trial.

Applicabilité des critères

  • Critère A (Population globale en déclin) : Sans objet. Le déclin au cours des 10 dernières années n’est que de 25 %.
  • Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : L’espèce correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », B1ab(iii,v)+2ab(iii,v), en raison de sa zone d’occurrence très petite et de la zone d’occupation des deux populations restantes pour lesquelles il y a une perte continue de la qualité de l’habitat et d’individus matures.
  • Critère C (Petite population globale et déclin) : L’espèce correspond au critère de la catégorie « menacée », C1, compte tenu d’une population de plants matures dont la taille est supérieure à 2 500, mais inférieure à 10 000, et d’un déclin de 25 % au cours des 10 dernières années.
  • Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : L’espèce correspond au critère de la catégorie « menacée », D2, selon l’occurrence de 2 populations seulement, d’après une zone d’occupation inférieure à 20km².
  • Critère E (Analyse quantitative) : Aucune donnée disponible.

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Remerciements et experts contactés

Le rédacteur du rapport remercie Hans Roemer, Robb Bennett, Adolf Ceska, Oluna Ceska, Jenifer Penny et Nicole Kroeker, pour leur grand soutien dans le domaine et pour avoir participé aux discussions. Parcs Canada, le Service canadien des forêts, la Garde côtière canadienne et le Ministry of Environment de la Colombie-Britannique ont également fourni un soutien fort utile.

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Sources d’information

Experts contactés

  • Achuff, Peter. National Botanist. Ecological Integrity Branch, Parcs Canada, Waterton lakes National Park (Alberta).
  • Caplow, Florence. Rare Plant Botanist. Washington Natural Heritage Center.
  • Ceska, Adolf. Botaniste. Ceska Ecological Services.
  • Douglas, W. George (décédé). Consulting Botanist.
  • Fraser, Dave. Endangered Species Specialist, Biodiversity Branch, Ministry of Water, Land and Air Protection de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).
  • Goulet, Gloria. Coordonnatrice – Savoir traditionnel autochtone, Service canadien de la faune, Ottawa (Ontario).
  • Penny, Jenifer. Botaniste. Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).
  • Vrilakas, Sue. Botanist/Data Manager. Oregon Natural Heritage Program/The Nature Conservancy, 1322 S.E. Morrison St., Portland (Oregon) 97214.

Références 

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Adler, L.S., et M. Wink. 2001. Transfer of quinolizadine alkaloids from hosts to hemiparasites in two Castilleja-Lupinus associations: analysis of floral and vegetative tissues, Biochemical Systematics and Ecology 29:551-561.

Atkinson, S., et F. Sharpe. 1993. Wild Plants of the San Juan Islands (2e édition), The Mountaineers, Seattle, 191 p.

Atsatt, P.R. 1970. The population biology of annual grassland hemiparasites II. Reproductive patterns in Orthocarpus, Evolution 24:598-612.

B.C. Species and Ecosystems Explorer. 2006. Victoria (Colombie-Britannique) Canada. Disponible à l’adresse : http://srmapps.gov.bc.ca/apps/eswp/ (consulté le 14 août 2006).

Boros, C.A., D.R. Marshall, C.R. Caterino et F.R. Stermitz. 1991. Iridoid and phenylpropanoid glycosides from Orthocarpus spp.: alkaloid content as a 18 consequence of parasitism on Lupinus, Journal of Natural Products (Lloydia) 54:506-513.

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Sommaire biographique des rédacteur du rapport

Matt Fairbarns est titulaire d’un baccalauréat ès sciences en botanique de la Guelf University (1980). Il travaille depuis près de vingt ans à l’inventaire, à la cartographie et à la conservation des plantes rares et des écosystèmes de l’Ouest canadien. Botaniste au sein du gouvernement de la Colombie-Britannique jusqu’en 2003, il gère maintenant Aruncus Consulting, entreprise indépendante de recherche sur la conservation biologique.

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Collections examinées

Voici les collections qui ont été examinées :

  • Herbier du Royal BC Museum (V)
  • Herbier de la University of Victoria (UVIC)

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