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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la ptychomitre à feuilles incurvées au Canada

Information sur l’espèce

Nom et classification

Le Ptychomitrium incurvum (Schwägr.) Spruce a été décrit pour la première fois en 1823, sous le nom de Weissia incurva. Le nom de Ptychomitrium incurvum lui a été attribué par Spruce (1849). Plusieurs autres noms ont été donnés au W. incurva, dont Brachysteleum hampeanum Müll. Hal., Brachysteleum incurvum (Schwägr.) Müll. Hal., Glyphomitrium incurvum (Schwägr.) Broth., Grimmia muehlenbergii Brid. etGrimmia parvula Arn. L’espèce a également été décrite sous le nom de Grimmia hookeri Drumm., dont un isotype constitue la seule récolte canadienne du Ptychomitrium incurvum. Le statut taxinomique du P. incurvum semble n’avoir soulevé aucune controverse récente.

Le Ptychomitrium incurvum appartient à l’embranchement des Bryophytes, au sous-embranchement des Mousses, à la classe des Bryopsides, à l’ordre des Grimmiales et à la famille des Ptychomitriacées (voir entre autres Anderson et al., 1990).

Description

On trouvera une bonne description du Ptychomitrium incurvum dans Crum et Anderson (1981) ainsi que dans Reese (1999). Les illustrations fournies par Crum et Anderson (1981) sont reproduites à la figure 1 du présent rapport. Les termes techniques employés dans la description ci-dessous sont définis dans Magill (1990); leurs équivalents anglais sont en outre définis dans Crum et Anderson (1981).

Plante :           Le Ptychomitrium incurvum est une mousse acrocarpe peu visible, de petite taille (de 2 à 6 mm de haut), qui pousse en touffes vert noirâtre sur des substrats rocheux.

Feuilles :         À l’état sec, les feuilles sont crispées (frisées); à l’état humide, elles sont dressées-étalées et légèrement incurvées (d’où le nom de l’espèce, selon Crum et Anderson, 1981). Elles mesurent environ 2 mm de longueur et sont étroites et concaves. Leur sommet est arrondi en forme de capuchon. Les marges sont entières et érigées, et la nervure atteint presque le sommet de la feuille.

Cellules foliaires : Les cellules sont à peu près carrées, leurs parois sont assez épaisses, et la moitié supérieure de la feuille est bistratifiée. À la base de la feuille, les cellules ont plutôt la forme de courts rectangles, et leurs parois sont plus minces.

Gemmules :   Reese (1999) signale que le P. incurvum peut produire, rarement, de courtes gemmules unisériées ou ramifiées, longues de plusieurs cellules, au bout de filaments axillaires ramifiés.

Soie :              La soie mesure de 2 à 4 mm de longueur.

Capsule :       La capsule est ovoïde ou oblongue-cylindrique et mesure de 0,8 à 1 mm de longueur. Sa surface est lisse ou légèrement plissée à l’état sec, une fois les spores dispersées. Le péristome est constitué de 16 dents étroites, non réunies en paires, dressées ou étalées, soudées près de leur base et garnies de papilles aiguës.

Illustration du Ptychomitrium incurvum tirée de Crum et Anderson (1981), reproduite avec la permission des presses de la Columbia University


Figure 1. Illustration du Ptychomitrium incurvum tirée de Crum et Anderson (1981), reproduite avec la permission des presses de la Columbia University - A. Portion de péristome. – B. Port (x13). – C. Cellules du sommet de la feuille (x433). – D. Cellules situées près de la base de la feuille (x433). – E. Feuilles (x27). – F. Capsule (x16). – G. Capsule avec coiffe (x27).

Le Ptychomitrium incurvum est une plante si petite et si peu visible qu’elle peut facilement passer inaperçue ou paraître sans intérêt sur le terrain, d’autant plus qu’elle ressemble à certaines espèces de Pottiacées, dont l’identification est notoirement difficile. Cependant, la personne qui recherche seulement le P. incurvum n’aura pas de mal à distinguer cette espèce sur le terrain. Selon Reese (1999), « avec ses feuilles luisantes et très crispées à l’état sec, cette petite mousse vert foncé poussant sur la roche est impossible à confondre. »

Selon Crum et Anderson (1981), l’espèce qui risque le plus d’être confondue avec le P. incurvum, le P. leibergii, possède des feuilles plus longues et plus larges, des cellules foliaires plus grandes ainsi que des soies et des capsules plus longues. De plus, les régions bistratifiées de la feuille forment des stries. Reese (1999) fait remarquer que les colonies stériles de P. incurvum peuvent grandement rappeler le Weissia controversa, mais ajoute que par rapport à ce dernier le P. incurvum a des feuilles plus luisantes, dont les cellules sont non papilleuses et les marges peu involutées.