Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la rainette faux-grillon de l'ouest (Pseudacris triseriata) au Canada

Importance de l’espèce


Étant donné que le Pseudacris triseriata, comme bien d’autres espèces d’amphibiens, a besoin d’habitats terrestres et aquatiques à différents stades vitaux, sa présence est un bon indicateur de l’état général de certains écosystèmes, aussi bien aquatiques que terrestres (Barinaga, 1990; Blaustein et Wake, 1990; Harding, 1997; Schueler, 2001d). En appuyant ce concept, on pourrait susciter un mouvement du public en faveur du P. triseriata et de son habitat (Ireland, 2004). Au Québec, le P. triseriata est devenu un emblème des espèces et des habitats en voie de disparition. Un grand nombre de journaux ont publié des articles sur l’avenir de l’espèce et de son habitat dans les banlieues du sud de Montréal. Aujourd’hui, les gens connaissent l’existence du P. triseriata, et plusieurs s’inquiètent de sa survie au Canada, particulièrement au Québec.

Compte tenu du grand nombre d’individus que comptent habituellement les populations de P. triseriata, l’espèce pourrait avoir une importance écologique significative à l’échelle locale. Source de nourriture majeure pour plusieurs types de prédateurs, l’espèce aide en outre à limiter les populations d’invertébrés dans les milieux qu’elle habite (Harding, 1997).

Protection actuelle ou autres désignations de statut 

En 2001, le COSEPAC a considéré le Pseudacris triseriata comme formant une seule unité et il a désigné l’espèce « non en péril ». En Ontario, en dehors des zones de protection de la faune inclusives, aucune loi ne protège le P. triseriata. Au Québec, par suite du déclin alarmant de l’espèce (Daigle, 1992, 1994, 1997), un rapport de situation provincial (Bonin et Galois, 1996) et un plan de rétablissement (Équipe de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest, 2000) ont été rédigés. Malgré la désignation légale de « vulnérable » accordée à la rainette faux-grillon de l’Ouest en 2000, les ensembles de lois ne protègent aucunement son habitat (Gazette officielle du Québec, 2000). Des plans de conservation, qui dressent la liste de tous les sites de reproduction en les classant par ordre de priorité, ont été publiés au Québec (Picard et Desroches, 2005; St-Hilaire et Belleau, 2005; St-Hilaire et al., 2005). Il est interdit, au Québec, de tuer des rainettes faux-grillons de l’Ouest, leurs œufs ou leurs larves.