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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le chardon de Pitcher (Cirsium pitcheri) au Canada - Mise à jour

Introduction

Nom et classification 

Nom scientifique :   Cirsium pitcheri (Torr. ex Eat.) T. & G. (famille des astéracées)

Nom français :          chardon de Pitcher

Aucun changement n’a été apporté à la taxinomie de l’espèce depuis le premier rapport de situation du COSEPAC (Keddy, 1987).

Description

Le chardon de Pitcher (Cirsium pitcheri), de la famille des Astéracées, est endémique des plages et des dunes sableuses bordant les Grands Lacs. Cette espèce rare est tributaire des milieux perturbés et adaptée aux dunes de sable, milieu dynamique souvent caractérisé par des variations stochastiques. L’espèce avait été désignée menacée au Canada (voir le rapport du CSEMDC de Keddy, 1987, ainsi que Burnett et al., 1989), pour les raisons suivantes : i) demande élevée de terrains riverains pour les activités récréatives, telles que la marche, les pique-niques, bains de soleil et l’utilisation de véhicules tout-terrain (VTT); ii) construction de chemins donnant accès aux plages isolées; iii) destruction du milieu par la construction de chalets; iv) demande croissante d’activités récréatives sur les dunes de sable des Grands Lacs. Dans le cadre du relevé de terrain effectué par Keddy (1987), celui‑ci a observé des semis de l’année, des sujets juvéniles de diverses tailles ainsi que des sujets en fleurs de Cirsium pitcheri dans deux localités de la rive sud-est du lac Huron, dans une localité de la baie Georgienne, dans plusieurs localités de l’île Manitoulin ainsi que dans une localité de la rive nord-est du lac Supérieur. Les populations les plus grandes se trouvaient à l’île Manitoulin, particulièrement à la baie Providence. À Kettle Point, dans le comté de Lambton, à Sauble Beach, dans la péninsule Bruce, ainsi qu’à Michael’s Bay, dans l’île Manitoulin, les populations autrefois abondantes de C. pitcheri avaient disparues, tandis que, dans d’autres localités, les populations subissaient une pression de plus en plus forte. On a pu démontrer que le principal facteur menaçant l’espèce était la destruction de son habitat. Keddy (1987) prévoyait même que ces activités aboutiraient à un déclin des populations du C. pitcheri, et l’espèce a par conséquent été désignée menacée. Comme vous pourrez le constater à la lecture du présent rapport, cette prévision était bien fondée.