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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le loup de Béring au Canada – Mise à jour

Habitat

Besoins de l’espèce

On connaît peu de choses sur les exigences écologiques du loup de Béring. Selon Andriyashev (1954), l’espèce est celle du genre Anarhichas qui vit dans les eaux les moins profondes; on la trouve sur les fonds rocheux des zones côtières, où elle vit parmi les pierres couvertes d’algues. Trois sub‑adultes ont été capturés dans des eaux de 1,2 m de profondeur, dans la baie Camden, sur le littoral alaskien de la mer de Beaufort (Fruge et Wiswar, 1991). Lorsque les eaux sont libres de glace (du printemps à la fin de l’automne), l’espèce demeure près des côtes, dans les eaux de faible profondeur; on pense qu’elle migre vers le large seulement lorsque les eaux côtières se recouvrent de glace (Andriyashev, 1954). Fruge et Wiswar (1991) croient que les zones marines subissant les effets du panache d’eau douce à l’embouchure d’un fleuve, par exemple le delta du Mackenzie, ne sont pas propices à l’espèce.


Protection et propriété des terrains

L’inlet Bathurst, une zone de la grandeur de la baie de Fundy qui abrite la seule population canadienne connue de loup de Béring, n’est protégé ni par le gouvernement du Nunavut ni par le gouvernement fédéral. Un pourvoyeur et guide de pêche ainsi que les Inuits de la région pêchent dans ces eaux.