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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le renard gris au Canada – Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation
du COSEPAC
sur le
Renard gris
Urocyon cinereoargenteus
au Canada

renard gris (Urocyon cinereoargenteus)

Espèce menacée
2002


COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Canada
COSEWIC logo

COSEWIC
Committee on the status
of endangered wildlife
in Canada

 

Les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante.

Nota :

Toute personne souhaitant citer l'information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer les auteurs); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l'évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l'évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le renard gris (Urocyon cinereoargenteus) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 34 p.

Judge, K.A., Haviernick, M. 2002. Rapport de situation du COSEPAC sur le renard gris (Urocyon cinereoargenteus) au Canada – Mise à jour, in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le renard gris (Urocyon cinereoargenteus) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa . 1-34 p.

Rapport précédent :

Steers, S. 1979. COSEWIC status report on the grey fox Urocyon cinereo argenteus in Canada.Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 13 p.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa  (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca
http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Grey Fox Urocyon cinereo argenteus in Canada.

Illustration de la couverture :
Renard gris - photo de la San Diego Zoological Society, tirée de Nowak 1999.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2003
No de catalogue CW69-14/295-2003F-IN
ISBN 0-662-88973-8

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COSEPAC
Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation -- Mai 2002

Nom commun :
Renard gris

Nom scientifique :
Urocyon cinereoargenteus

Statut :
Espèce menacée

Justification de la désignation :
L'aire de répartition du renard gris au Canada est limitée à des petits groupes dans le Sud de l'Ontario. Sa présence est fortuite au Manitoba. Son habitat de terrains boisés a été réduit par le développement anthropique. Certains renards sont pris accidentellement dans des pièges servant à capturer d'autres espèces.

Répartition :
Manitoba, Ontario

Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1979. La situation a été réexaminée, et l'espèce est passée à la catégorie de risque plus élevé « menacée » en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

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COSEPAC
Résumé

Renard gris
Urocyon cinereoargenteus

Information sur l’espèce

Le renard gris, Urocyon cinereoargenteus, ressemble au renard roux, mais il possède un certain nombre de caractéristiques uniques, dont la plus remarquable est sa fourrure gris argenté, marquée de taches de couleur cannelle dans le cou, sur les flancs et sur les pattes. Une bande noire bien visible court tout le long du dos jusqu’au bout de la queue, qui est également noir, contrairement au bout de la queue du renard roux, qui est blanc. Les empreintes du renard gris ressemblent beaucoup à celles d’un chat domestique, mais les marques des griffes sont visibles dans le cas du renard.


Répartition

Le renard gris est généralement observé depuis le Sud du Canada jusqu’au Nord de la Colombie et au Venezuela. Certaines indications archéologiques donnent à penser que le renard gris était presque aussi commun que le renard roux dans le Sud de l’Ontario et que son aire s’étendait vers le nord jusqu’à Midland peu de temps avant l’arrivée des Européens. Actuellement, on pense que le renard gris est présent dans deux régions au Canada : dans le district de la rivière à la Pluie en Ontario (à l’ouest du lac Supérieur) et jusque dans le Sud du Manitoba d’une part, et d'autre part dans le Sud-Est de l’Ontario.  Avis aux lecteurs : Au Manitoba, l’aire de répartition du renard gris est limitée à la région du Sud-Est de la province, où sa présence semble être accidentelle.


Habitat

La répartition du renard gris est étroitement associée aux forêts de feuillus, et au Canada, on pense qu’il fréquente aussi les marais. Le renard gris établit sa tanière dans de nombreux types de substrats différents, habituellement dans des buissons denses à proximité d’une source d’eau. Malgré ces préférences en matière d’habitat, le U. cinereoargenteus est considéré comme un généraliste en matière d’habitat et il est relativement tolérant aux perturbations d’origine anthropique. Il est souvent observé aux abords des villes.


Biologie

Le U. cinereoargenteus est le plus omnivore de tous les Canidés de l’Amérique du Nord. La matière végétale, comme les fruits, représente un élément important de son régime à longueur d’année. On a observé des cas de reproduction au Canada. La saison de reproduction varie dans l’aire de répartition, mais on pense que le renard gris du Canada se reproduit de la mi‑février à la mi‑mars comme les populations du Nord-Est des États‑Unis. La plupart des femelles du renard gris se reproduisent dans leur première année et ont une portée de 4 à 5 jeunes par année. En général, le renard gris est actif la nuit ou au crépuscule. Le groupe social de base comprend un mâle et une femelle adultes ainsi que leur progéniture, et ce groupe défend un domaine vital dont les autres groupes sont largement exclus. Chez les adultes, le rapport des sexes est habituellement de 1:1, et le renard gris est généralement considéré comme monogame. On n’a pas clairement déterminé si le renard gris est territorial, mais il utilise apparemment l’urine et les fèces pour communiquer.


Taille et tendances des populations

Aucune étude quantitative sur l’importance de la population de renards gris au Canada n’a jamais été publiée, mais il semble hautement probable que le nombre d’individus matures présents au Canada est inférieur à 250.


Facteurs limitatifs et menaces

Le facteur limitatif le plus important dans les populations de renards gris aux États‑Unis est sa capture par les humains, mais au Canada, où la pression exercée par la capture est apparemment faible, on ne connaît pas l’incidence de ce facteur sur le renard gris. Il est probable que le renard gris sait éviter d’entrer en étroite compétition avec des Canidés comme le coyote et le renard roux parce que l’on observe souvent ces espèces vivant en sympatrie. Des maladies comme la maladie de Carré et la rage peuvent devenir d’importants facteurs limitatifs en cas d’épizootie. Le climat représente un autre facteur qui pourrait être important en ce qui a trait aux tendances à long terme dans les populations de renards gris. D’autres facteurs, comme le déboisement et la mortalité sur les routes, peuvent avoir des effets négatifs sur les populations de renards gris au Canada.


Importance de l’espèce

Le faible taux de capture (c’est-à-dire moins de 20 par année en Ontario) indique que le renard gris a peu de valeur économique comme animal à fourrure au Canada. Toutefois, cette espèce présente un grand intérêt pour les naturalistes et les chercheurs parce que les causes du déclin important de son aire de répartition au Canada comparativement à la période précédant l’arrivée des Européens ne sont pas claires.


Protection actuelle ou autres désignations

The Nature Conservancy a désigné le renard comme étant très commun à l’échelle mondiale (G5); toutefois, on ne lui a pas attribué de cote de priorité nationale (N) au Canada. En Ontario et au Manitoba, les centres provinciaux de conservation des données considèrent que les renards gris découverts dans leurs provinces respectives sont des individus immigrants provenant des États‑Unis. Il est illégal de tuer des renards gris au Québec. On pense que le renard gris est présent, bien que rare, dans le parc national des Îles‑du‑Saint‑Laurent; il a été observé dans la réserve naturelle provinciale de la Pointe Fish, dans l’île Pelée, et on pense qu’il est présent dans la région du parc provincial Whiteshell, dans le Sud-Est du Manitoba.

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Mandat, composition et définitions du COSEPAC

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.


Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.


Définitions

Espèce
Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de page 1
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de page 2
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de page 3
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de page 4
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.


Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page 2

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page 3

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page 4

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Information sur l'espèce

Mise à jour
Rapport de situation du COSEPAC
sur le
renard gris
Urocyon cinereoargenteus
au Canada
2002

Nom et classification

Le Urocyon cinereoargenteus Schreber (renard gris; grey fox) appartient à la famille des Canidés, groupe qui comprend les chiens, les loups, les renards et les chacals (DeBlase et Martin, 1981). Le nom du genre « Urocyon » signifie « à queue de chien » (du grec oura, « queue », et kyon, « chien »). Le nom d’espèce cinereoargenteus signifie « gris argenté » (Baker, 1983). Le U. cinereoargenteus possède plusieurs autres noms communs dans diverses langues, dont tree fox, cat fox (Baker, 1983), scrub fox (Peterson et al., 1953) en anglais; zorra, zorra gris et gato de monte (Leopold, 1959) en espagnol. On reconnaît seize sous‑espèces d’Urocyon cinereoargenteus (Fritzell et Haroldson, 1982), dont trois seraient présentes au Canada, le U. c. borealis Merriam, le U. c. cinereoargenteus (Schreber) et le U. c. ocythous Bangs (Banfield, 1974).

Description

L’Urocyon cinereoargenteus (figure 1) ressemble à la variété croisée du renard roux (Vulpes vulpes), mais un certain nombre de caractéristiques permettent de distinguer à coup sûr les deux espèces. Le renard gris possède une longue bande longitudinale foncée, constituée de poils noirs et raides, sur toute la longueur du dos et de la queue (Fritzell et Haroldson, 1982). Sur les flancs et le dos, le pelage est gris argenté, en raison de la présence de jarres annelés de bandes noires, grises et blanches, et le duvet est jaunâtre (Banfield, 1974; Fritzell et Haroldson, 1982). Ce renard possède de la fourrure blanche sur les oreilles, la face, la gorge, la poitrine et les pattes arrière (Fritzell et Haroldson, 1982), mais le bout de la queue est noir, alors qu’il est blanc chez le renard roux (Baker, 1983). Le cou, les flancs et les pattes du renard gris présentent des parties roux cannelle (Fritzell et Haroldson, 1982). Il porte une tache noire distinctive sur le museau en dessous de chaque œil et sur la mâchoire inférieure. Le renard gris a les pattes plus courtes que le renard roux bien qu’il soit à peu près de même taille. Chez le renard gris, le museau est plus court, les empreintes plus rondes, les coussinets plantaires plus larges et les griffes plus recourbées que chez le renard roux (Banfield, 1974). Le renard gris possède une glande caudale qui s’étend sur le tiers à la moitié de la longueur de la queue (la plus grande parmi les Canidés de l’Amérique du Nord) (Seton, 1923). À la naissance, le renardeau est noirâtre alors que chez le renard roux, les petits ressemblent à des chiots domestiques et ont le bout de la queue blanc (Peterson, 1966). Les femelles n’ont généralement que six mamelles alors qu’il y en a huit chez le renard roux (Piérard, 1983). Le renard gris est plus silencieux et son cri est moins puissant et d’une tonalité plus basse que celui du renard roux (Peterson, 1966).

Les pistes du renard gris sont plus courtes et plus larges que celles du renard roux. L’espacement entre les empreintes du renard gris est également légèrement plus petit que chez le renard roux. Les empreintes de renard ressemblent beaucoup à celles du chat domestique (Felis catus) sauf que les marques des griffes sont visibles dans les empreintes du renard gris (Fritzell, 1987).


Figure 1. Renard gris adulte (Urocyon cinereoargenteus)

Figure 1. Renard gris adulte (Urocyon cinereoargenteus)

Photo de la San Diego Zoological Society, tirée de Nowak, 1999).

Les espèces du genre Urocyon se distinguent des autres Canidés par la présence de crêtes pariétales proéminentes, largement séparées, qui s’étendent des apophyses sus‑orbitaires jusqu’aux crêtes occipitales en formant un U (également présent chez Otocyon) et d’une mandibule comportant un seul palier près de la bordure ventrale postérieure (également présent chez Otocyon et Nyctereutes) (Banfield, 1974; Fritzell et Haroldson, 1982). La formule dentaire du renard gris est la suivante : incisives 3/3, canines 1/1, prémolaires 4/4 et molaires 2/3 pour un total de 42 dents (Peterson, 1966).

Les mensurations moyennes du renard gris sont les suivantes : longueur totale de 988 mm (fourchette de 800 à 1 125 mm), longueur de la queue, 372 mm (fourchette de 275 à 443 mm), longueur du pied postérieur, 142 mm (fourchette de 100 à 150 mm), oreille, 75 mm (Banfield, 1974); longueur condylobasale du crâne, de 110 à 135 mm et largeur du crâne, de 65 à 74 mm (Peterson, 1966). Les mâles pèsent en moyenne 4,1 kg (fourchette de 3,6 à 5,9 kg) et le poids moyen des femelles est de 3,9 kg (fourchette de 3,4 à 5,4 kg) (Peterson, 1966).

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Répartition

Répartition mondiale

Le renard gris habite en général dans la moitié sud de l’Amérique du Nord, depuis le Sud du Canada jusqu’au Nord de la Colombie et au Venezuela (figure 2). Dans cette aire de répartition mondiale, le renard gris est absent de certaines parties du Nord-Ouest montagneux des États-Unis, des Grandes Plaines et de l’Est de l’Amérique centrale (Fritzell et Haroldson, 1982). Cependant, le renard gris a étendu son aire au cours des 50 dernières années, et on le trouve maintenant dans 45 États américains au moins (Samuel et Nelson, 1982; consulter Fritzell et Haroldson, 1982, qui donnent une liste des références touchant l’extension de l’aire de répartition du renard gris aux États-Unis). En particulier, le renard gris s’est répandu vers le nord dans plusieurs États du Nord-Est et des Grands Lacs, notamment les suivants : Minnesota (B. Berg, comm. pers.), Wisconsin (J. Olson, comm. pers.), Michigan (T. Reis, comm. pers.) et New Hampshire (E. Orff, comm. pers.).


Figure 2. Répartition mondiale du renard gris (Urocyon cinereoargenteus)

Figure 2. Répartition mondiale du renard gris (Urocyon cinereoargenteus).

Modifiée, tirée de Fritzell et Haroldson, 1982.

Répartition canadienne

Des preuves archéologiques (Wintemberg, 1921, 1928, 1936, 1939, 1948; Downing, 1946) indiquent que le renard gris était presque aussi commun que le renard roux dans le Sud de l’Ontario et que son aire s’étendait vers le nord jusqu’à Midland avant l’établissement des Européens (Downing, 1946). Le renard gris a disparu du Canada à l’époque de la colonisation par les premiers Européens (Downing, 1946) il y a plus de 350 ans. Cependant, Downing (1946) pense que la disparition du renard gris est due à certains facteurs autres que l’arrivée des Européens parce qu’aucun auteur de la période coloniale ne mentionne des observations de renard gris en Ontario alors que, si le nombre de renards gris présents correspondait à celui que suggèrent les restes découverts dans les sites de villages amérindiens, on peut difficilement imaginer que son habitude de grimper aux arbres n’ait suscité aucun commentaire de la part des premiers auteurs (Downing, 1946, page 45). Le renard gris a été absent de l’Ontario jusqu’à la fin des années 1930 ou au début des années 1940 (Downing 1946), époque à laquelle les populations des États américains du Nord-Est et des Grands Lacs se sont répandues vers le nord (Hamilton, 1943). L’apparente expansion actuelle de l’aire de répartition du renard gris vers le nord résulte peut-être des changements climatiques. D’après Waters (1964), l’aire de répartition du renard gris s’est étendue vers le nord et vers l’est pendant la période altithermale chaude (de 5000 à 2000 avant J.-C., Dorf, 1959), puis elle s’est contractée vers le sud quand le climat s’est refroidi; ce modèle se serait reproduit aux environs de 1000 à 1300 après J.-C. Cet auteur suppose que la récente expansion du renard gris vers la Nouvelle-Angleterre était également liée à une tendance au réchauffement (Waters, 1964; mais consulter aussi Waters, 1967, où des indications concernant Martha’s Vineyard viennent compliquer la question). On pense que l’expansion du renard gris vers le nord jusque dans le Wisconsin (WI) et le Minnesota (MN) serait attribuable au moins en partie aux conditions plus chaudes que la moyenne observées dans les années 1990 (J. Olson, comm. pers. dans le cas du WI; B. Berg, comm. pers. dans le cas du MN). Hersteinsson et Macdonald (1992) imputent au changement climatique le déplacement vers le nord de la frontière entre les aires de répartition géographique du renard roux et du renard arctique (Alopex lagopus).

Banfield (1974) et les auteurs antérieurs ont signalé que le renard gris était présent dans trois régions au Canada : 1) le district de la rivière à la Pluie en Ontario (à l’ouest du lac Supérieur) et le Sud du Manitoba; 2) la rive nord du lac Érié depuis Windsor jusqu’aux chutes Niagara; 3) la rive nord-est du lac Ontario et les Cantons de l’Est (Québec), au nord du Maine (Banfield, 1974). Chacune de ces trois régions aurait abrité une sous-espèce distincte du renard gris (Banfield, 1974). Ces trois sous-espèces sont le U. c. ocythous Bangs, le U. c. cinereoargenteus (Schreber) et le U. c. borealis Merriam respectivement, qui sont présentes dans les États américains situés immédiatement au sud des trois régions canadiennes mentionnées (Hall, 1981). Toutefois, à l’exception d’une mention récente provenant du Manitoba, toutes les mentions de renard gris des 20 dernières années proviennent de l’Ontario. Les deux régions du Canada d’où proviennent un nombre substantiel de mentions de renard gris seront donc désignées par les abréviations suivantes : WLS (Ouest du lac Supérieur) et SO (Sud-Est de l’Ontario) (figure 3a). La répartition des observations récentes suggère toutefois qu’il y a peut-être une seule population qui se reproduit dans l’île Pelée et que les mentions provenant d’autres endroits de l’Ontario correspondraient à des individus qui se dispersent à partir des États-Unis.

Jusqu’à présent, nous avons recueilli 74 mentions d’observation ou de capture de renard gris au Canada. Huit d’entre elles proviennent de la région WLS et 65, du SO, ces dernières incluant une mention du Québec remontant à plus de 100 ans. Une seule de ces mentions concerne un individu que l’on sait né au Canada (1er juin 1998, île Pelée (Ontario). La plus ancienne mention de la période post-colombienne remonte à 1894 près de Johnville (Québec) et la plus récente date de janvier 2001 dans l’île Pelée (Ontario), bien que des spécimens aient été récupérés dans les deux régions en 2000. Un seul renard gris a été capturé près du lac Athabasca en Alberta (figure 3a; Moore, 1952). Cependant, Smith (1993) considère qu’il s’agit d’une mention accidentelle non représentative d’une population établie.


Figure 3a. Répartition canadienne du renard gris (Urocyon cinereoargenteus)

Répartition canadienne du renard gris (voir description longue ci-dessous).

Modifiée, tirée de Banfield, 1974.

Description pour la figure 3a

Les secteurs grisés correspondent aux deux principales zones d’occurrence du renard gris au Canada : 1) le district de la rivière à la Pluie en Ontario (Ouest du lac Supérieur) et dans le Sud du Manitoba (WLS), et 2) le Sud-Est de l’Ontario (SO). Les petits points noirs indiquent la localisation des mentions dans ces régions, et le gros point noir dans le Nord de l’Alberta correspond à un mention de renard gris hors des limites de son aire. Le point d’interrogation dans le Sud-Est du Manitoba représente une mention générale sur la capture de renards gris dans la région du parc provincial Whiteshell, mais sans indications précises (I. McKay, comm. pers.).

 


Figure 3b. Répartition du renard gris (Urocyon cinereoargenteus), mentions dans le Sud de l’Ontario

Répartition du renard gris (Urocyon cinereoargenteus) (voir description longue ci-dessous).

Modifiée, tirée de Dobbyn, 1994.

Description pour la figure 3b

Les cercles vides correspondent à des mentions antérieures aux années 1980, et les cercles pleins, des mentions datant de 1980 et plus tard. Les chiffres indiquent qu’il y a plus d’une mention à un endroit donné (par exemple, il y a 17 mentions de renards gris dans l’île Pelée). Le point d’interrogation dans le Sud-Est de l’Ontario correspond à une mention non vérifiée de renards gris dans le parc national des Îles-du-Saint-Laurent (J. Leggo, comm. pers.; Parcs Canada, 2000).

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Dans l’Est de l’Amérique du Nord, l’aire de répartition du renard gris correspond assez exactement à celle de la forêt caducifoliée (Fritzell, 1987). Au Canada, le renard gris préfère les forêts et les marécages aux habitats en terrain découvert, comparativement au renard roux (Peterson, 1966; Banfield, 1974). Pendant une étude sur le comportement, la territorialité et les déplacements du renard roux, des chercheurs de l’unité de recherche sur la rage du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario ont suivi par télémétrie un renard gris adulte mâle solitaire (P. Bachmann, comm. pers.) d’octobre 1980 à novembre 1981 dans le comté de Lambton (Ontario) (Bachmann et Lintack, 1982). La zone d’étude était un milieu typique des terres agricoles du Sud-Ouest de l’Ontario : champs cultivés où sont disséminés des boisés de feuillus dominés par l’érable à sucre (Acer saccharum) et sillonnés par un réseau de routes (Bachmann et Lintack, 1982). Dans cette zone d’étude, le renard gris mâle se trouvait le plus souvent dans les boisés, et ses déplacements s’effectuaient le plus souvent dans les 100 m de la limite des boisés. Cependant, le mâle s’est rendu dans des endroits dégagés moins boisés et a quelquefois traversé des routes (Bachmann et Lintack, 1982). À notre avis, cette étude est la seule recherche quantitative sur un renard gris au Canada.

Aux États-Unis, le renard préfère les habitats boisés parsemés d’aires dégagées ou de terres agricoles (Samuel et Nelson, 1982; Fritzell, 1987 et les ouvrages qui y sont mentionnés). Cette découverte indique que le renard gris utilise les nombreuses lisières qu’il trouve dans ce type de paysage et où il peut profiter à la fois de l’abri que lui offre la forêt et des ressources alimentaires qu’il trouve dans les aires dégagées (Richards et Hine, 1953; Wood et al., 1958; Trapp et Hallberg, 1975; Petersen et al., 1977; Bachmann et Lintack, 1982). Cependant, on n’a pas clairement déterminé si cette préférence apparente correspond à une réalité, ou s’il s’agit d’un artefact dû au fait que la plupart des études faisant appel à la radiotélémétrie ont été menées dans des endroits constitués d’une mosaïque de couverts forestiers et non forestiers (Fritzell, 1987). Ce point est mis en évidence dans une étude menée par Haroldson et Fritzell (1984) sur les préférences du renard gris en matière d’habitat; ces auteurs ont étudié des renards gris vivant dans un paysage dominé par le chêne et le caryer et ne contenant qu’environ 5 p. 100 d’aires dégagées, et ils ont constaté que le renard gris utilisait rarement les habitats non boisés.

On a décrit l’utilisation de l’habitat par le renard gris sur une base quotidienne et saisonnière. Le renard gris utilise les boisés davantage le jour que la nuit (Follmann, 1973, cité dans Fritzell, 1987; Haroldson et Fritzell, 1984). Dans le Sud de l’Illinois, en hiver et au printemps, il préfère les aires boisées aux anciens champs, alors que c’est le contraire en été et en automne (Follmann, 1973, cité dans Fritzell, 1987).

Le renard gris utilise des endroits très variés comme tanière, notamment des affleurements rocheux, des arbres ou des billots creux, des cavités sous les rochers, des terriers creusés par d’autres animaux, des tas de broussailles, de planches, de bois ou de sciure et des bâtiments abandonnés (Trapp et Hallberg, 1975; Fritzell, 1987). Cependant, la tanière du renard gris se trouve habituellement dans une région de broussailles épaisses, à moins de 0,4 km d’une source d’eau (Layne et McKeon, 1956; Sullivan, 1956). Bachmann et Lintack (1982) ont découvert trois tanières, qui se trouvaient toutes dans des tas de broussailles.

À part la conclusion générale selon laquelle le renard gris préfère les habitats boisés, il convient de noter que les membres de cette espèce sont des généralistes en matière d’habitat, comme en témoignent leur capacité d’utiliser d’anciennes mines à ciel ouvert remises en état (Yearsley et Samuel, 1980) et des zones résidentielles en milieu rural (Leopold, 1959; Harrison, 1997) ainsi que leur aire de répartition géographique très étendue (figure 2).

Tendances

Compte tenu des pressions exercées par le développement, il semble probable que la quantité d’habitat boisé le long de la frontière canado-américaine au Manitoba, en Ontario et au Québec continuera de diminuer, mais peut-être pas aussi rapidement que par les années passées.

Protection et propriété des terrains

On pense que le renard gris est présent dans le parc national des Îles-du-Saint-Laurent (Parcs Canada, 2000) et on l’a observé dans la réserve naturelle provinciale de la Pointe Fish, dans l’île Pelée. On pense qu’il y en a également dans la région du parc provincial Whiteshell, dans le Sud-Est du Manitoba (I. McKay, comm. pers.). On ne sait pas s’il est présent dans d’autres parcs ou réserves. Il est probable que la majeure partie de l’habitat occupé par le renard gris au Canada se trouve dans des propriétés privées.

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Biologie

Généralités

Le U. cinereoargenteus est le plus omnivore de tous les Canidés de l’Amérique du Nord. La matière végétale, comme les fruits, représente un élément important de son régime à longueur d’année. On a observé des cas de reproduction au Canada. La saison de reproduction varie dans l’aire de répartition, mais on pense que le renard gris du Canada se reproduit de la mi-février à la mi-mars comme les populations du Nord-Est des États-Unis. La plupart des femelles du renard gris atteignent la maturité sexuelle et se reproduisent dans leur première année. Elles ont une portée de 3 à 4 jeunes par année tout au long de leur vie. En général, le renard gris est actif la nuit ou au crépuscule. Le groupe social de base comprend un mâle et une femelle adultes ainsi que leur progéniture, et ce groupe défend un domaine vital dont les autres groupes sont nettement exclus. Chez les adultes, le rapport des sexes est habituellement de 1:1, et le renard gris est généralement considéré comme monogame. On n’a pas clairement déterminé si le renard gris est territorial, mais il utilise apparemment l’urine et les fèces pour communiquer.

En milieu sauvage, le taux de mortalité chez le renard gris est généralement élevé et les jeunes représentent un gros pourcentage de la population. Aux États-Unis, les causes les plus importantes de mortalité chez le renard gris sont le piégeage et la chasse pratiqués par les humains, mais moins de 20 fourrures sont prélevées chaque année au Canada. Faute de renseignements sur les effectifs du renard gris au Canada, on ne connaît pas l’importance de cette pression exercée par la récolte. On considère que la prédation n’est pas une cause de mortalité importante chez le renard gris. La maladie de Carré et la rage, deux maladies présentes dans le milieu naturel et fatales pour le renard gris, peuvent avoir une grande incidence sur les populations, mais probablement seulement dans le cas de fortes densités de renards gris. La rigueur du climat canadien peut limiter l’expansion du renard gris vers le nord (en raison de l’énergie exigée par les déplacements dans la neige épaisse), mais il est impossible d’éliminer d’autres facteurs, comme la compétition avec d’autres carnivores de taille moyenne.

Reproduction

On possède peu d’information sur la reproduction du renard gris au Canada. On sait toutefois que la saison de reproduction varie à l’intérieur de l’aire de répartition géographique, les populations septentrionales se reproduisant plus tard en saison que les populations du Sud (Trapp et Hallberg, 1975; Fritzell, 1987). Par conséquent, les populations de renards gris du Canada devraient se reproduire à la même période, ou plus tard, que les populations des États de New York et du Wisconsin, dont le pic d’activité reproductrice se situe de la mi-février à la mi-mars (Layne et McKeon, 1956; Jackson, 1961). La plupart des renards gris femelles atteignent la maturité sexuelle à l’âge d’environ 10 mois (Fritzell, 1987), se reproduisent dans leur première année (Wood, 1958; Root et Payne, 1985) et ont par la suite une portée par année (Fritzell, 1987). Le nombre de jeunes par portée (fondé sur le dénombrement des cicatrices laissées par le placenta ou des embryons) se situe entre 4,4 dans l’État de New York (Layne et McKeon, 1956) et 3,5 au Wisconsin (Root et Payne, 1985). Fritzell (1987) a calculé une moyenne de 3,8 jeunes par portée en s’appuyant sur toutes les données publiées à ce sujet. La durée de la période de gestation du renard gris n’est pas clairement déterminée, et on l’établit en général soit à 53 jours, comme chez le renard roux (Sheldon, 1949; Wood, 1958), soit à 63 jours, comme chez le chien domestique (Grinnell et al., 1937, cité dans Trapp et Hallberg, 1975). Cependant, d’après une étude menée sur des renards gris qui se sont reproduits en captivité, la période de gestation durerait environ 59 jours (Altiere et al., données inédites, cité dans Fritzell, 1987). La mise bas a lieu dans la tanière et les jeunes sont sevrés à l’âge d’environ 4 mois, mais ils demeurent avec la famille jusqu’à l’âge de 8 mois environ (Nicholson et al., 1985).

Il existe deux mentions signalant la reproduction du renard gris au Canada. La première provient d’un communiqué de presse du bureau du forestier de district du département des terres et des forêts (maintenant ministère des Richesses naturelles), à Kemptville, Ontario, daté du 28 janvier 1952, où l’on affirmait qu’il était intéressant de savoir que le renard gris était un visiteur assez commun dans ce district, et que, compte tenu de l’existence de mentions concernant l’élevage de portées, on pouvait considérer que cet animal était un résidant dans la région. On précisait qu’un ou deux renards gris étaient tués chaque année dans les parties sud des comtés de Leeds, de Grenville, de Stormont, de Dundas et de Glengarry (Peterson et al., 1953, page 126). La deuxième mention signale la découverte d’un renardeau de six semaines dans l’île Pelée, dans l’Ouest du lac Érié, la semaine du 1er juin 1998 (London Free Press, 1998). Norm Beattie, naturaliste expérimenté et chasseur qui vit à l’île Pelée, a observé des sites abritant des tanières de renard gris et estime qu’il pourrait y avoir de 12 à 15 couples reproducteurs dans l’île (N. Beattie, comm. pers.). Ces mentions viennent d’une des deux régions où le renard gris est présent au Canada (SO; figure 3a). Aucune mention ne signale la reproduction du renard gris dans la région WLS (figure 3a), et le Manitoba Conservation Data Centre considère que la présence du renard gris au Manitoba est fortuite et qu’il s’agit d’individus immigrants provenant des États-Unis (MBCDC, 2000).

Survie

On possède peu d’estimations du taux de mortalité chez le renard gris en milieu sauvage, mais il est généralement signalé comme étant élevé (Trapp et Hallberg, 1975). Le taux de mortalité prénatale chez les embryons (due à la résorption de l’embryon chez la femelle) a été estimée à 32 p. 100 chez le renard gris en Illinois (Layne, 1958). Par ailleurs, Wood (1958) a constaté que, chez le renard gris, la probabilité de mortalité des renardeaux est de 50 p. 100 le premier été, de 90 p. 100 le premier hiver et de 50 p. 100 par année par la suite. Ces taux de mortalité élevés sont appuyés par des données provenant de diverses études, qui montrent que les juvéniles (moins de 1 an) représentent une grande proportion des populations de renards gris, par exemple, 61,5 p. 100 dans l’État de New York (Tullar et Berchielli, 1982) et 66 p. 100 au Wisconsin (Root et Payne, 1985). Ces études montrent aussi qu’il y a en général très peu de renards dans les classes d’âges supérieures, par exemple, 4,8 p. 100 de renards de plus de 3 ans dans l’État de New York (Tullar et Berchielli, 1982) et 3 p. 100 de renards de plus de 4,5 ans dans le Wisconsin (Root et Payne, 1985).

La plus importante cause de mortalité chez le renard gris aux États-Unis est la récolte effectuée par les humains au moyen du piégeage et de la chasse (Tullar et Berchielli, 1982; Fritzell, 1987). Le renard gris est capturé dans tous les États des Grands Lacs et du Nord-Est des États-Unis (tableau 1). La saison de capture varie, allant du 16 septembre au 15 mars au Minnesota, et du 10 novembre au 31 janvier en Ohio; en outre, il n’y a pas de limite de capture s’appliquant au renard gris dans les États américains situés le long des Grands Lacs et de la frontière sud-est du Canada pour lesquels on a trouvé l’information à ce sujet (tableau 1). Les taux de récolte varient assez considérablement dans les États américains du Nord-Est qui ont fourni des données (tableau 1). Toutefois, les données brutes sur les captures sont souvent biaisées parce qu’elles dépendent de facteurs comme le nombre de trappeurs et de chasseurs ainsi que le prix des fourrures; elles ne peuvent donc être considérées que comme un indicateur grossier des tendances dans les populations.

Bien que le renard gris ait été déclaré animal à fourrure en Ontario en 1979 par une modification à la Loi sur la chasse et la pêche (C. Heydon, comm. pers.), moins de 20 fourrures sont écoulées dans le commerce chaque année en Ontario (Obbard et al., 1987; tableau 1). De 1977 à 1989, des biologistes du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario ont tenté de vérifier chaque mention signalant la capture d’un renard gris au piège en Ontario, mais cette vérification ne se fait plus (C. Heydon, comm. pers.). Environ six ou sept fourrures de renard gris sont récoltées chaque année dans la région du parc provincial Whiteshell, dans le Sud-Est du Manitoba (I. McKay, comm. pers.). Au Québec, le renard gris figure sur la liste des animaux à fourrure, de sorte que les gestionnaires peuvent édicter rapidement des règlements au besoin. Cependant, il est actuellement illégal de prendre un renard gris et, bien que la réglementation du Québec stipule qu’une prise accidentelle doit être signalée à un agent de conservation de la faune (Société de la faune et des parcs du Québec, 2000), il n’y a aucune mesure incitative visant à encourager le signalement des captures accidentelles (R. Lafond, comm. pers.). Étant donné le rôle important que jouent souvent les trappeurs et les chasseurs dans d’autres régions en apportant de l’information sur l’abondance et la répartition d’une espèce, l’absence de mentions récentes de renard gris au Québec doit être interprétée avec prudence.

 

Tableau 1. Taux de capture, dates de la saison de chasse et limites de capture pour l’Ontario ainsi que pour les États des Grands Lacs et du Nord-Est des États-Unis.
SaisonOntarioMinnesotaNote de bas de page aWisconsinMichiganOhioNew YorkVermontNew HampshireMaine
1979 - 19801        
1980 - 19814        
1981 - 19822        
1982 - 19834        
1983 - 198411        
1984 - 19852        
1985 - 19866        
1986 - 19877        
1987 - 19883        
1988 - 198937 000   13 980   
1989 - 199025 000   7 529 58 
1990 - 199176 000   4 407 6373
1991 - 199205 000   13 816 7674
1992 - 199305 000   4 328 8658
1993 - 199403 000   4 438 7646
1994  199502 000   5 008 9750
1995 - 199614 000   9 246 75104
1996 - 19971Non disp.   15 823 12925
1997 - 19987Note de bas de page b4 00013 5564 255 11 276 10492
1998 - 199917Note de bas de page b2 00012 427  19 944 12075
1999 - 2000 3 000   32 429 8982
Saison de chasse25 oct. au 28/29 févr.16 sept. au 15 mars14/28 oct. au 15 févr.15 oct. au 1er mars10 nov. au 31 janv.25 oct. au 15 févr.Note de bas de page c27 oct. au 10 févr.1er oct. au 31 mars16 oct. au 28 févr.
Saison de piégeage25 oct. au 28/29 févr.16 sept. au 15 mars14/28 oct. au 15 févr.15 oct. au 1er mars10 nov. au 31 janv.25 oct. au 10 déc.Note de bas de page c27 oct. au 31 déc.?15 oct. au 31 déc.
Limite de capture?Pas de limitePas de limite?Pas de limitePas de limite?Pas de limitePas de limite

Pour l’Ontario ainsi que pour les États des Grands Lacs et du Nord-Est des États-Unis, les données proviennent des sources suivantes : Ontario (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario [MRNO], données inédites), Minnesota (B. Berg, comm. pers.; MNDNR, 2001), Wisconsin (WIDNR, 2000), Michigan (T. Reis, comm. pers.; MIDNR, 2001), Ohio (OHDNR, 2001), New York (Gotie, 2001; NYSDEC, 2001a,b), Vermont (VTDFW, 2001), New Hampshire (E. Orff, comm. pers.; NHFGD, 2000a,b), Maine (W. Jakubas, comm. pers.; MEDIFW, 2001).

Notes de bas de page

Note de bas de page A

Le nombre d’individus récoltés pour le Minnesota est approximatif (c.-à-d. ±250 individus) (B. Berg, comm. pers.).

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Note de bas de page B

Ces chiffres n’ont pas été confirmés par le MRNO et sont considérés comme étant incorrects étant donné que les maisons de vente aux enchères en Ontario n’ont pas reçu de fourrures de renards gris des trappeurs de l’Ontario pour ces années (C. Heydon, comm. pers.).

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Note de bas de page C

La saison varie selon l’endroit visé dans l’État.

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Le renard gris est chassé au Canada, et les autorités donnaient une prime pour la capture du renard gris dans l’île Pelée jusqu’à il y a 15 ans, époque où cette prime a été éliminée parce qu’elle n’était pas conforme à la Loi sur la chasse et la pêche de l’Ontario (N. Beattie, comm. pers.). Dans l’île Pelée, les chasseurs tuent actuellement six à dix renards gris chaque hiver, mais rien n’indique que cette pratique a une incidence négative sur la population (N. Beattie, comm. pers.).

Des renards gris tués sur les routes ont été signalés aux États-Unis (Tullar et Berchielli, 1982) et au Canada (Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, CIPN-ONHIC, données inédites; D. Coulson, comm. pers.; P. Pratt, comm. pers.), mais on ne connaît pas l’importance de cette mortalité pour les populations de renard. D’après les résultats d’une étude, le renard gris était moins susceptible que le renard roux d’être tué par un chasseur ou frappé par une voiture, et les auteurs pensent que cette situation est due au fait que le renard gris se camoufle mieux et que son domaine vital est plus petit que celui du renard roux (Tullar et Berchielli, 1982).

On a observé plusieurs prédateurs de renards gris, notamment : l’aigle royal, Aquila chrysaetos (Mollhagen et al., 1972), le chien domestique, Canis familiaris (Tullar et Berchielli, 1982), le lynx roux, Lynx rufus (Progulske, 1955), et peut-être le coyote, Canis latrans (Grinnell et al., 1937, cité dans Fritzell, 1987), mais l’effet de la prédation sur les populations de renards gris n’est pas jugé important (Fritzell, 1987).

Le renard gris est résistant au sarcopte de la gale (Sarcoptes scabiei) et au ver du cœur (Dirofilaria immitis), des parasites qui entraînent la mort ou des troubles très débilitants chez la plupart des autres Canidés sauvages (Stone et al., 1972; Simmons et al., 1980). Les seules maladies signalées à une fréquence importante chez le U. cinereoargenteus sont la maladie de Carré et la rage (Gier,1948; Davidson et al., 1992 et les documents qui y sont cités). La maladie de Carré et la rage amènent presque toujours une issue fatale chez le renard gris (Fritzell, 1987; Yuan Chung Zee, 1999) et elles peuvent donc limiter les populations de renards lorsque celles-ci sont très denses. Une étude menée entre 1972 et 1989 sur 157 renards gris morts ou malades a permis de découvrir que la maladie de Carré était une cause de mortalité plus importante à elle seule que toutes les autres causes réunies (Davidson et al., 1992).

Physiologie

La limite nord de l’aire de répartition du renard gris pourrait être déterminée par sa capacité de tolérer des basses températures. On pense que le U. cinereoargenteus est une espèce du Sud, adaptée à la chaleur (Waters, 1964). D’après ce dernier, les fluctuations historiques de l’aire de répartition du renard gris pourraient s’expliquer par les fluctuations de la température, et certaines indications prouvent que l’expansion actuelle de l’aire de répartition du renard gris vers le nord est associée à un réchauffement du climat (voir la section « Répartition » ci-dessus). Pour le moment, on ne sait pas quelle est l’incidence du climat sur les populations de renards gris. Root et Payne (1985) pensent que la moyenne peu élevée (3,5) du nombre de jeunes par portée dans le Wisconsin est due au large éventail de conditions négatives sur le plan environnemental et nutritionnel qui prévalent à la limite nord de l’aire de répartition du renard gris. De plus, l’expansion vers le nord de l’aire de répartition du renard gris pourrait être limitée par le coût énergétique lié à leurs déplacements dans la neige épaisse (M. Crête, comm. pers.).

Déplacements et dispersion

Le renard gris est plus actif la nuit (Follmann, 1973, cité dans Fritzell, 1987; Yearsley et Samuel,1980; Haroldson et Fritzell, 1984; Fritzell, 1987; Harrison, 1997). Pendant ses activités nocturnes, le renard gris mâle adulte qui a été suivi par radiotélémétrie en Ontario effectuait souvent des circuits dans les boisés de son domaine vital (Bachmann et Lintack, 1982).

Les estimations publiées concernant la dimension du domaine vital du renard gris varient de 30 ha (Fuller, 1978) à plus de 1 000 ha (Haroldson et Fritzell, 1984). Cependant, on sait que les estimations du domaine vital augmentent en fonction de la durée de la période pendant laquelle l’animal est suivi (Haroldson et Fritzell, 1984), ce qui indique qu’il faut interpréter avec prudence les résultats de ces études (Fritzell, 1987). On a constaté une augmentation de la taille du domaine vital pendant la période de reproduction (Follmann, 1973, cité dans Fuller, 1978; Bachmann et Lintack, 1982).

La distance de dispersion varie de façon importante entre les populations d’U. cinereoargenteus (Fritzell, 1987). Nicholson et al. (1985) ont découvert que sur 10 jeunes munis d’un collier émetteur en Alabama, seuls les mâles (N = 3) se sont éloignés de leur lieu de naissance. Par contre, 63 p. 100 des jeunes femelles de l’État de New York ont quitté leur lieu de naissance bien que les jeunes mâles se soient dispersés sur des distances plus grandes (Tullar et Berchielli, 1982). Tullar et Berchielli (1982) ont également constaté que les jeunes se déplaçaient sur de plus grandes distances que les adultes. Sheldon (1953) a récupéré trois ans plus tard, à 84 km de son lieu de naissance, une femelle qu’il avait marquée au stade juvénile.

Des renards gris migrent vers le Canada à partir des populations des États-Unis depuis les premières décennies du XXe siècle (Downing 1946), et le phénomène va probablement se poursuivre. Étant donné que la présence du renard gris au Canada après une absence de 350 ans est entièrement attribuable à l’immigration en provenance du sud de la frontière (Downing 1946), il semble probable que, si la population canadienne disparaissait de nouveau, les renards du sud finiraient par repeupler de nouveau l’aire de répartition au Canada.

Nutrition et interactions interspécifiques

Le U. cinereoargenteus est le plus omnivore des Canidés de l’Amérique du Nord, et son régime varie selon les saisons et les régions géographiques (Fritzell, 1987). Un grand nombre d’études ont catalogué le contenu stomacal de renards gris (voir les ouvrages cités dans Fritzell, 1987 pour consulter les listes détaillées des organismes répertoriés dans le régime alimentaire du renard gris). Le lapin à queue blanche (Silvilagus floridanus) et des petits rongeurs (par exemple Microtus spp. et Peromyscus spp.) représentent les principales proies du renard gris (voir par exemple Hatfield, 1939). Anderson (1946) et Palmer (1956) pensent tous deux que l’extension vers le nord de l’aire de répartition du renard gris pourrait être liée à l’expansion vers le nord des lapins (Sylvilagus spp.). Cependant, compte tenu du régime alimentaire très varié du renard gris, il est improbable que la dimension de l’aire de répartition de ce carnivore soit dépendante d’une seule espèce de proie. Les mammifères constituent les proies les plus importantes dans le régime du renard gris en hiver, peut-être parce que d’autres sources de nourriture comme les insectes et les plantes sont moins disponibles. Des végétaux, comme le plaqueminier de Virginie (Diospyros virginiana), le maïs (Zea mays), la pomme (Malus pumila) et le raisin sauvage (Vitis spp.), peuvent représenter jusqu’à 48 p. 100 du poids sec du contenu stomacal du renard (voir par exemple, Hockman et Chapman, 1983). En général, la matière végétale est plus importante dans le régime du renard gris en automne qu’en hiver, mais elle représente encore une composante importante du régime dans cette dernière saison. La principale conclusion que l’on peut tirer de ces études, c’est que le renard gris est plus omnivore que tous les autres Canidés (Fritzell, 1987) et que c’est un opportuniste qui choisit ses aliments et ses proies en fonction de leur disponibilité (Carey, 1982).

Plusieurs études ont comparé le régime du renard gris et celui d’autres Canidés, probablement dans le but de vérifier la possibilité d’une compétition pour les ressources alimentaires. Le régime du renard gris présente beaucoup de similitude avec ceux d’autres espèces, comme le coyote et le renard roux, mais il est plus diversifié et plus omnivore que les régimes de ces éventuels compétiteurs (Hockman et Chapman, 1983; Cypher, 1993). Le renard gris digère plus efficacement les fruits et, chez lui, l’ouverture maximale de la gueule est plus étroite et les dents carnassières sont plus petites que chez le renard roux. Ces caractéristiques font peut-être du renard gris un herbivore plus efficace, mais un carnivore moins efficace, que le renard roux (Jaslow, 1987). Outre son régime alimentaire, il est possible que le renard gris évite la compétition pour la nourriture avec d’autres Canidés en modifiant sa façon d’utiliser l’habitat (Cypher, 1993; voir la section Habitat ci-dessus et le paragraphe suivant).

Certaines indications donnent à penser que le coyote a peut-être une incidence négative sur les populations sympatriques de renards gris. Les effectifs du renard gris et d’autres carnivores de même taille ont augmenté quand les coyotes ont été éliminés dans certaines parcelles expérimentales dans l’Ouest du Texas (Henke et Bryant, 1999). Dans le Sud-Est du Minnesota, le nombre de renards gris a diminué quand les effectifs du coyote ont augmenté, et, parallèlement, le renard gris a étendu son aire de répartition dans le Nord-Ouest du Minnesota jusqu’à la frontière du Manitoba (B. Berg, comm. pers.). Les mentions de renards gris, de renards roux et de coyotes signalées par les archers pendant les dix dernières années en Ohio semblent indiquer une relation inverse entre les renards et les coyotes (figure 4a), mais on n’observe pas de relation claire entre les renards et les coyotes au New Hampshire lorsqu’on qu’on utilise une mesure normalisée de l’effort de piégeage (captures par 100 nuits de piégeage) (figure 4b). De plus, on n’a pas clairement déterminé par quel mécanisme les coyotes pourraient influer sur les populations de renard gris (par exemple, compétition pour la nourriture ou d’autres ressources).


Figure 4. Relations entre l’abondance des coyotes, des renards gris et des renards roux pour : a) l’Ohio (données fournies par C. Dwyer) et b) le New Hampshire (données du NHFGD, 2000b).

Figure 4. Relations entre l’abondance des coyotes, des renards gris et des renards roux pour : a) l’Ohio et b) le New Hampshire.

Correspondance des symboles et des lignes : renard gris (carrés et ligne pointillée); renard roux (triangles et ligne pleine); coyote (cercles et ligne mixte tirets-points).

Comportement et adaptabilité

Le U. cinereoargenteus est généralement actif la nuit ou au crépuscule dans son aire de répartition (Fritzell, 1987). Le groupe social de base comprend un mâle et une femelle adultes ainsi que leur progéniture, et ce groupe défend un domaine vital dont les autres groupes de ce genre sont nettement exclus (Lord, 1961; Haroldson et Fritzell, 1984). Le rapport des sexes est généralement de 1:1 chez les adultes (Wood, 1958), et l’on suppose en général que le renard gris est monogame, bien qu’aucune preuve définitive n’appuie cette hypothèse (Fritzell 1987). À plusieurs reprises, deux femelles avec leur portée ont été observées dans la même tanière, ce qui donne à penser qu’il y a peut-être des cas de polygamie (Sheldon, 1949; Gerhardt et McAnnis Gerhardt, 1995). Les jeunes renards gris quittent la tanière à l’âge d’environ 2,5 à 3 mois et ils accompagnent leur mère jusqu’à l’âge de 4 mois, quand ils commencent à chercher eux-mêmes leur nourriture; ils deviennent complètement indépendants à environ 7 mois (Nicholson et al., 1985). On n’a pas clairement déterminé si les renards gris sont territoriaux, mais ils semblent utiliser l’urine et les fèces pour communiquer (Trapp et Hallberg, 1975). Le renard gris peut grimper aux arbres (Terres, 1939) et les utilise peut-être comme lieu de repos pendant la journée ou comme moyen d’échapper aux prédateurs (Yeager, 1938).

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Taille et tendances des populations

Le renard gris est observé dans deux régions distinctes au Canada : 1) le district de la rivière à la Pluie en Ontario (Ouest du lac Supérieur) et le Sud du Manitoba (WLS); 2) le Sud-Est de l’Ontario (SO) (figure 3a). Cependant, la reproduction du renard gris a été observée seulement dans le Sud de l’Ontario.

L’effort de piégeage du renard gris dans le Sud de l’Ontario est concentré dans la région du parc provincial Algonquin (à l’est de la baie Georgienne) (C. Heydon, comm. pers.). Cependant, la frontière entre le Nord et le Sud de l’Ontario est marquée par la rivière des Français (H. Noseworthy, comm. pers.), qui est située beaucoup plus au nord que la mention la plus septentrionale de renard gris dans la région SO (figure 3b). Par conséquent, on ne sait pas si le faible nombre de renards gris capturés (tableau 1) correspond réellement à une faible abondance ou est simplement le résultat de l’absence d’effort de piégeage dans les régions où il pourrait être plus abondant (c’est-à-dire sur la rive nord du lac Érié, depuis Windsor jusqu’à la péninsule de Niagara).

La population de renards gris de l’île Pelée comprendrait approximativement 60 individus, incluant peut-être de 12 à 15 couples reproducteurs (N. Beattie, comm. pers.). Bien qu’elle soit fondée sur des observations intensives sur le terrain et non sur une étude quantitative avec la méthode de marquage-recapture, cette estimation de la population donne une densité de 1,4 individu/km2, ce qui se trouve tout à fait dans la fourchette des densités mesurées pour les populations des États-Unis.

Les 74 mentions d’observation présentées sont réparties sur plus de 100 ans, de sorte qu’il est difficile de déterminer avec exactitude l’étendue de la zone d’occurrence du renard gris au Canada. En l’absence de preuves de reproduction en dehors de l’île Pelée ces dernières années, il semble probable qu’il y a moins de 250 renards gris adultes au Canada (M. Festa-Bianchet, comm. pers.). Cependant, nous réitérons la demande de Steers (1979) qui recommandait la tenue d’études quantitatives sur le renard gris au Canada.

D’après les résultats de fouilles archéologiques effectuées dans des sites de villages autochtones datant d’avant l’occupation européenne, il semble que le renard gris a déjà été presque aussi commun que le renard roux dans le Sud de l’Ontario (Wintemberg, 1921, 1928, 1936, 1939, 1948; Downing ,1946). Le renard gris a disparu du territoire canadien avant l’arrivée des colons européens il y a plus de 350 ans (Downing, 1946). Cependant, depuis 1900, le renard gris est réapparu au Canada, le nombre de renards gris a augmenté au Minnesota, au Wisconsin, au Michigan et dans l’État de New York, et l’espèce a étendu son aire de répartition vers des régions auparavant inoccupées (Downing, 1946; de Vos, 1964; voir la section Répartition).

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Facteurs limitatifs et menaces

Il est indubitable que la récolte effectuée par les humains représente le facteur limitatif le plus important pour les populations de renards gris aux États-Unis (Fritzell, 1987). Au milieu des années 1970, on estimait que près de la moitié de la population de renards gris du Wisconsin était récoltée chaque année (Petersen et al., 1977). Cependant, cette pression exercée par la récolte était apparemment conforme aux niveaux durables, car le renard gris continue d’être capturé en grand nombre dans cet État (WIDNR, 2000). De plus, les effectifs du renard gris ont augmenté au Minnesota (B. Berg, comm. pers.), au Wisconsin (J. Olson, comm. pers.), au Michigan (T. Reis, comm. pers.) et au New Hampshire (E. Orff, comm. pers.), malgré l’absence de limite de captures dans ces États (tableau 1). Les quelques renards gris pris au piège chaque année au Canada sont des prises accidentelles de trappeurs piégeant le renard roux. L’effet de ces captures accidentelles sur la population de renards gris est inconnu. La compétition intraguilde avec d’autres Canidés est largement citée mais rarement démontrée (voir la section « Nutrition »), et il est probable que le renard gris peut éviter d’entrer en étroite compétition avec des Canidés comme le coyote et le renard roux étant donné que ces espèces vivent souvent en sympatrie (voir par exemple, Cypher, 1993; Layne et McKeon, 1956). La prédation exercée sur le renard gris par de gros prédateurs comme le coyote, le lynx ou l’aigle royal ne serait pas un facteur important dans les changements subis par une population (Fritzell, 1987). Palmer (1956) était d’avis que l’extension de l’aire de répartition du renard gris vers le nord-est des États-Unis était associée à l’extension de l’aire d’une des ses proies, le lapin à queue blanche. Cependant, le fait que le renard gris est un opportuniste quant à la nature de son régime alimentaire semble aller à l’encontre de cette hypothèse. Des maladies comme la maladie de Carré et la rage sont fatales pour le renard gris et ont été souvent signalées chez les individus sauvages (Davidson et al., 1992; Gier, 1948). En cas d’épizootie, ces maladies peuvent représenter d’importants facteurs limitatifs. Le climat constitue un autre facteur qui pourrait être important en ce qui a trait aux tendances à long terme des populations de renards gris. Waters (1964) suppose que ce sont les tendances au réchauffement et au refroidissement observées dans le passé qui ont amené l’expansion puis la contraction de l’aire de répartition du renard gris. Des conditions négatives sur le plan environnemental et nutritionnel à la limite nord de l’aire de répartition du renard gris auraient été à l’origine d’une baisse de productivité (Root et Payne, 1985). En outre, l’expansion vers le nord de l’aire de répartition du renard gris est peut-être limitée par l’énergie qu’exigent les déplacements dans la neige épaisse (M. Crête, comm. pers.). Le déboisement peut limiter les populations de renards gris en réduisant la disponibilité de couvert dense et la variété des habitats que préfère le U. cinereoargenteus (Fritzell, 1987). Un autre facteur, la mortalité sur les routes, pourrait avoir une incidence négative sur les populations de renards gris au Canada. Dans le centre de l’État de New York, le renard gris était légèrement moins susceptible d’être tué par les chasseurs ou frappé par un véhicule que le renard roux, ce qui indique peut-être que son mode de vie plus réservé le rend plus apte que le renard roux à éviter le contact avec les humains (Tullar et Berchielli, 1982).

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Importance de l'espèce

Sur le plan économique, le faible taux de capture indique que le renard gris présente peu de valeur économique comme animal à fourrure au Canada. De plus, le prix des fourrures de renard gris est actuellement peu élevé (par exemple, 4,97 $ par fourrure en Ontario pour la saison 1997-1998, Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario [OMNR], données inédites); il est donc peu probable que ce prix entraîne une augmentation de la pression de récolte dans un proche avenir. Cependant, le renard gris continue d’avoir une certaine valeur économique aux États-Unis (par exemple, la récolte de renards gris au Wisconsin pour la saison 1998-1999 a rapporté 124 444 $US aux chasseurs et aux trappeurs; WIDNR, 2000).

Aux États-Unis, où il y a eu un nombre important d’études scientifiques, on commence à se poser certaines questions très complexes (voir par exemple Henke et Bryant, 1999; voir dans Fritzell, 1987 une liste de questions importantes touchant la biologie et la gestion de l’espèce). Cependant, la recherche n’est pas aussi avancée au Canada, où il faut encore répondre à des questions simples sur l’abondance et la répartition, ce qui fait de cette espèce un sujet très intéressant pour les naturalistes et les chercheurs. La perspective d’être le premier à apporter une contribution scientifique importante à la compréhension d’un organisme vivant est très attrayante, et elle met en lumière l’intérêt que présente le renard gris sur le plan scientifique.

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Protection actuelle ou autres désignations

À l’échelle internationale, The Nature Conservancy (TNC) a attribué au renard gris la cote de priorité G5 ou très commun (G5 = pouvant être démontré non en péril dans les conditions actuelles); cependant, aucune cote nationale (N) n’a été établie pour le Canada (ONHIC, 2000).

Le Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario recueille activement des données sur l’occurrence du U. cinereoargenteus et a utilisé le système de cotation de TNC pour attribuer au renard gris une cote provinciale (S), soit SZB?, qui signifie reproducteur accidentel (SZB = individus immigrants ou errants reproducteurs, le ? indiquant le degré d’incertitude entourant cette espèce) (ONHIC, 2000). Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a inscrit le renard gris sur la liste des animaux à fourrure (C. Heydon, comm. pers.).

Le Manitoba Conservation Data Centre (MBCDC) attribue au renard gris une cote provinciale S selon le système utilisé par TNC, soit SH (SH = présence antérieure connue, peut être redécouvert) (MBCDC, 2000), mais les biologistes considèrent que l’occurrence de cette espèce est accidentelle (W. Koonz, comm. pers.).

Le renard gris est mentionné comme présent au Québec dans la liste de la faune vertébrée du Québec (Desrosiers et al., 1993) et il figure également sur la liste des animaux à fourrure, bien qu’il soit illégal de la chasser ou de le piéger dans la province (R. Lafond, comm. pers.). Il n’y a pas eu de mention confirmée de renard gris au Québec depuis plus de 100 ans.

On pense que le U. cinereoargenteus est présent, mais rare dans le parc national des Îles-du-Saint-Laurent (Parcs Canada, 2000). On l’observe aussi dans la réserve naturelle provinciale de la Pointe Fish, dans l’île Pelée et on pense qu’il y en a dans le parc provincial Whiteshell, dans le Sud-Est du Manitoba (I. McKay, comm. pers.). On ne sait pas s’il est présent dans d’autres parcs et réserves naturelles.

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Résumé du rapport de situation

Le renard gris, Urocyon cinereoargenteus, a déjà été une espèce relativement commune dans le Sud de l’Ontario avant la colonisation par les Européens. Il a disparu du Canada juste avant l’arrivée des Européens pour ne réapparaître qu’à la fin des années 1930 ou au début des années 1940. Il y a probablement moins de 250 renards gris adultes au Canada, mais on note encore beaucoup d’incertitude en ce qui concerne la taille et les tendances des populations ainsi que leur répartition géographique. La récolte effectuée par les humains (piégeage et chasse) est le plus important facteur limitatif des populations de renards gris aux États-Unis, mais l’importance de la récolte pour le renard gris au Canada est inconnue. On présume que le changement climatique a été un facteur déterminant de l’aire de répartition du renard gris (c’est-à-dire qu’une tendance au réchauffement amène une expansion de l’aire vers le nord, un refroidissement ayant un effet contraire). Les maladies, plus précisément la maladie de Carré et la rage, toutes deux enzootiques en Amérique du Nord, peuvent limiter les populations de renards gris. La mortalité sur les routes constitue un autre facteur susceptible de présenter une menace pour le renard gris au Canada, mais l’incidence réelle de ce facteur demeure inconnue tant que l’on n’aura pas recueilli des données sur la fréquence de ce type de mortalité. Les populations de la région des Grands Lacs et de celle du Nord-Est des États-Unis ont par le passé repeuplé le territoire canadien et pourraient le faire de nouveau si le renard gris venait à disparaître du Canada.

La désignation d’espèce « vulnérable » (maintenant « préoccupante ») attribuée à l’espèce en 1979 et fondée sur le climat froid et sec, l’exploitation agricole et la présence de prédateurs (coyotes lorsqu’ils sont nombreux) (Steers, 1979), ne semble pas justifiée. Si les prévisions actuelles concernant le réchauffement climatique planétaire sont exactes, le climat du Canada deviendra plus attrayant pour le renard gris dans les décennies à venir. Compte tenu du manque d’information sur la sélection de l’habitat par le renard gris au Canada et du fait que le renard gris semble prospérer dans la majeure partie des États-Unis, y compris dans des régions très développées (par exemple les zones suburbaines), l’effet d’une exploitation agricole accrue est inconnu. Enfin, la prédation exercée par les coyotes et d’autres carnivores du sommet de la chaîne alimentaire n’est pas considérée comme importante dans la dynamique des populations de renards gris; toutefois, certaines indications circonstancielles donnent à penser que les coyotes ont une incidence négative sur le renard gris. Lors de la première désignation, on a proposé ces facteurs faute d’information sur les effectifs du renard gris au Canada.

Les données disponibles sur l’abondance et la répartition du renard gris au Canada sont fragmentaires et inadéquates de sorte qu’elles ne permettent pas d’estimer les tendances de la population. Il demeure également une grande incertitude quant au nombre actuel de renards gris au Canada, ce qui rend fort difficile l’évaluation du risque d’extinction de cette espèce.

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Résumé technique

Urocyon cinereoargenteus
Renard gris

Grey Fox

Manitoba, Ontario


Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km2)
Inconnue
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?
Non
Zone d’occupation (km2).
Inconnue
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?
Non
Nombre d’emplacements existants.
1 connu (île Pelée)
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?
Non
Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).
Inconnue


Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population :  indiquer en années, en mois, en jours, etc.).
Environ 2 ans
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).
de 30 à 250
Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).
Inconnue
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).
Non disponible
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?
Inconnu
La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de ≤ 1 individu/année)?
La population de l’île Pelée est peut‑être la seule qui se reproduit au Canada.
Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.
Île Pelée, inconnue
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
Inconnue
Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?
Non


Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Phénomènes stochastiques en raison du très petit nombre d’individus
  • Disponibilité limitée de l’habitat


Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe‑t‑elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?
États‑Unis
Statut ou situation des populations de l’extérieur)?
Non en péril
Une immigration a‑t‑elle été constatée ou est‑elle possible?
Probable
Des individus immigrants seraient‑ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?
Probablement
Y a‑t‑il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?
Inconnu


Analyse quantitative

Non disponible

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Remerciements et Ouvrages cités

Remerciements

Un grand nombre de personnes ont contribué d’une façon ou d’une autre à la réalisation du présent rapport. Leur aide généreuse peut être répartie en plusieurs catégories, regroupant les personnes qui :

  1. ont généreusement fourni des données recueillies par l’organisme dont elles font partie;
  2. ont partagé leurs observations personnelles sur le renard gris et leurs connaissances sur son histoire naturelle;
  3. ont facilité la communication avec des personnes ou des établissements pouvant fournir d’autres renseignements;
  4. ont fait une critique constructive des diverses versions du manuscrit.

Voici une liste des personnes que nous aimerions remercier, regroupées par pays, puis par province et par ordre alphabétique. Le nom de chaque personne est suivi de celui de l’établissement auquel elle est affiliée ou de son titre, puis des chiffres qui indiquent le genre d’aide qu’elle nous a apportée.

États-Unis : Bill Berg (Minnesota Department of Natural Resources)1,2, Arthur Clark (Buffalo Museum of Science)1, Chris Dwyer (Ohio Department of Natural Resources)1,2, Steve Hinshaw (University of Michigan Museum of Zoology)1,3, Thorvald Holmes, Jr. (Natural History Museum, University of Kansas)1, Walter Jakubas (Maine Department of Inland Fisheries & Wildlife)1,2, Dick Oehlenschlager (Science Museum of Minnesota)1,2,3, John Olson (Wisconsin Department of Natural Resources)1,2, Eric Orff (New Hampshire Fish and Game Department)1,2, Teresa Pacheco (American Museum of Natural History)1, Tim Reis (Michigan Department of Natural Resources)1,2, John Rozdilsky (Burke Museum of Natural History and Culture)1, William Stanley (Field Museum of Natural History)1;

Canada :

Alberta : Gordon Court (Alberta Environmental Protection, Fish & Wildlife Services)1; Manitoba : Jack Dubois (Musée manitobain de l’homme et de la nature)1, James Duncan (Manitoba Conservation Data Centre)3, Ken Kingdon (parc national du Mont-Riding)1, William Koonz (Manitoba Conservation Data Centre)3, Ian McKay (gestionnaire, Fur/Problem and Captive Wildlife)1,2;

Québec : Pierre Aquin (Société de la faune et des parcs du Québec)3, Clément Fortin (Société de la faune et des parcs du Québec)1,2,3, David Green (Musée Redpath)1, Marc-Jacques Gosselin (ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec)1,2,3, Jacques Jutras (Société de la faune et des parcs du Québec)3, René Lafond (Société de la faune et des parcs du Québec)1,2,3, Louis Mathieu (Société de la faune et des parcs du Québec)1, Bruce Pauli (Service canadien de la faune)3, Christian Pilon (ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec)1, Kent Prior (Service canadien de la faune)3;

Ontario : Rob Alvo (Parcs Canada)1, Muriel Andreae (Office de protection de la nature de la région de St. Clair)1,3, Peter Bachmann (Unité de recherche sur la rage du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario [MRNO], Peterborough)1,2,3, Darlene Balkwill (Musée canadien de la nature)1,3, Lorraine Bannerman (Crawford Lake Conservation Area)1, Norm Beattie (résident de l’île Pelée)2, Don Blahut (Fur Harvesters Auction Inc.)1, Irene Bowman (biologiste principale, MRNO)3, Ted Cheskey (Federation of Ontario Naturalists)3, Darryl Coulson (écologiste de district, MRNO, Pembroke)2,3, Sandy Dobbyn (Federation of Ontario Naturalists)1, Bruce Duncan (Office de protection de la nature de la région de Hamilton)1,3, Darren Elder (biologiste de secteur, MRNO, Atikokan)3, David Featherstone (Conservation Halton)1,3, Marco Festa-Bianchet (COSEPAC)3,4, Mary Gartshore (Pterophylla)2,3, Andrea Gynan (Office de protection de la nature de la région du lac Simcoe)1,3, Pat Harnett (Office de protection de la nature de la région du lac Simcoe)3, Allan Harris (Northern Bioscience)2,3, Chris Heydon (biologiste, programme des fourrures, MRNO, Division des pêches et de la faune, Peterborough)1,3, Brian Jackson (biologiste de secteur, MRNO, Atikokan)1, Scott Jarvie (Office de protection de la nature de Toronto et de la région)1,3, Andrea Kettle (Federation of Ontario Naturalists)3, Katherine-Ann Laman (Office de protection de la nature de la vallée de la Rideau)3, Murray Lankester (Department of Biology, Lakehead University)1,2,3, Jeff Leggo (parc national des Îles-du-Saint-Laurent)1, Burton Lim (Musée royal de l’Ontario)1, Dave Martin (McIlwraith Field Naturalists of London)2,3, Jan McDonnell (biologiste de la faune, MRNO, Bracebridge)1,3, John McKenzie (technicien principal de la pêche et de la faune, MRNO, Kemptville)1,3, George Meyers (naturaliste)2,3, Dave Moore (Ottawa Field Naturalists’ Club)3, Gary Mouland (parc national de la Pointe-Pelée)1, Graham Nancekivell (Department of Zoology, University of Guelph)1, Sylvia Normand (Service canadien de la faune)3, Howard Noseworthy (Ontario Fur Managers Federation)1,2,3, Ben Porchuk (Wilds of Pelee Island, Centre for Conservation)2,3, Paul Pratt (Ojibway Nature Centre)2,3, Chris Risley (Peterborough Field Naturalists)3, Fred Schueler (Eastern Ontario Biodiversity Museum)3, David Seburn (Seburn Ecological Services)3, Shirley Sheppard (Service canadien de la faune)1,3, Don Sutherland (Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario)1,2,3, Ron Tiessen (Pelee Island Heritage Centre)2,3, Jennifer Utter (Office de protection de la nature du lac Ontario Centre)1, Dennis Voigt (retraité, MRNO)2,3, Winifred Wake (McIlwraith Field Naturalists of London)1,3, Bernie Wall (retraité, MRNO)2, Bob Woolham (naturaliste)3.

Le présent rapport a été produit grâce au soutien financier du Service canadien de la faune d’Environnement Canada.

Ouvrages cités

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Les auteurs, Experts consultés et Collections examinées

Les auteurs

Kevin A. Judge

Kevin Judge a obtenu son baccalauréat au College of Biological Sciences de la University of Guelph en 1997 et sa maîtrise au Department of Zoology de la University of Guelph en 1999. C’est un écologiste qui possède de l’expérience en biologie de la conservation. Il a travaillé quatre étés (de 1996 à 1999) sur un projet de surveillance à long terme des amphibiens dans le parc provincial Algonquin et deux étés (1995, 2000) sur des projets concernant un reptile désigné « en voie de disparition » au niveau fédéral, la couleuvre agile bleue. Kevin a également travaillé pour le Réseau canadien de conservation des amphibiens et des reptiles afin d’établir un programme de zones importantes pour les amphibiens et les reptiles (1999-2000). Récemment (étés 2000 et 2001), il a participé à une étude de population d’une espèce figurant sur la liste fédérale des espèces (espèce préoccupante), le petit polatouche. Il fréquente actuellement la University of Toronto à Mississauga, où il prépare un doctorat en écologie du comportement.


Martine Haviernick

Diplômée en biologie de l’Université du Québec à Montréal (Québec, Canada,1993) et titulaire d’une maîtrise en biologie de l’Université de Sherbrooke (Québec, Canada, 1996), son domaine de spécialisation est l’écologie animale, particulièrement, l’écologie des mammifères. Son projet de recherche en maîtrise « La stratégie alimentaire de la chèvre de montagne: étude de l’utilisation de l’habitat et du comportement anti-prédateur » s’intéressait à l’utilisation de l’habitat en fonction de la qualité des ressources et du risque de prédation dans le milieu. Suite à ses études, elle a effectué un stage de recherche pour l’Office National de la Chasse (France, 1997) ayant pour sujet le comportement prédateur du lynx d’Europe. Son expérience en France l’a ensuite menée (1998) à participer à une étude sur les moyens de protection des troupeaux d’animaux domestiques contre les attaques de prédateurs. Cette étude visait le ciblage de techniques susceptibles de réduire le nombre d’attaques par le loup sur les troupeaux de moutons en alpage français. Mme Haviernick a ensuite travaillé pour un chercheur de l’Université McGill (Québec, Canada, 1999) sur une revue de littérature concernant l’utilisation de la radiotélémétrie dans les études de biologie. En 1999, elle a aussi agi à titre de consultante pour le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada. En plus de l’écologie animale, elle compte parmi ses intérêts la conservation et la gestion des ressources.

Experts consultés

Alvo, R. Septembre 2000. Biologiste de la conservation, Direction de l’intégrité écologique, Direction générale des parcs nationaux, Hull, (Québec).

Bachmann, P. Janvier 2001. Coordonnateur des services techniques et sur le terrain, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Unité de recherche sur la rage, Peterborough (Ontario).

Beattie, N. Février 2001. Naturaliste et chasseur, Île Pelée (Ontario).

Berg, B. Février 2001. Biologiste, recherche sur la faune, Minnesota Department of Natural Resources, Minnesota (MN).

Blahut, D. Février 2001. North Bay (Ontario).

Coulson, D. Octobre 2000. Écologiste de district, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Pembroke (Ontario).

Dubois, J. Septembre 2000. Conservateur, mammifères, Musée manitobain de l’homme et de la nature, Winnipeg (Manitoba).

Duncan, J. Juillet 2000. Chef intérimaire, Conservation de la biodiversité, Direction de la faune, ministère des Ressources naturelles, Gouvernement du Manitoba, Winnipeg (Manitoba).

Dwyer, C. Février 2001. Biologiste de la faune, Wildlife Division, Ohio Department of Natural Resources, Columbus, Ohio (OH).

Gartshore, M. Octobre 2000. Walsingham (Ontario).

Gosselin, M.-J. Octobre 2000. Ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec.

Heydon, C. Février 2001. Biologiste, programme des fourrures, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Division des pêches et de la faune, Peterborough (Ontario).

Jakubas, W.J. Février 2001. Chef, groupe de mammalogie, Maine Department of Inland Fisheries & Wildlife, Bangor, Maine (ME).

Koonz, W. Juillet 2000. Zoologiste, Manitoba Conservation Data Centre, Winnipeg (Manitoba).

McKay, I. Février 2001. Gestionnaire, Fur/Problem and Captive Wildlife, Wildlife Branch, Winnipeg (Manitoba).

Meyers, G.A. Février 2001. Naturaliste, Grimsby (Ontario).

Noseworthy, H. Décembre 2000. Gestionnaire général, Ontario Fur Managers Federation (Ontario).

Olson, J.F. Février 2001. Spécialiste des animaux à fourrure, Wisconsin Department of Natural Resources, Park Falls, Wisconsin (WI).

Orff, E.P. Février 2001. Biologiste, animaux à fourrure, New Hampshire Fish and Game Department, Durham, New Hampshire (NH).

Porchuk, B. Juillet 2000. Naturaliste, Wilds of Pelee Island, Île Pelée (Ontario).

Pratt, P. Octobre 2000. Naturaliste, Ojibway Nature Centre, Windsor (Ontario).

Reis, T. Février 2001. Spécialiste des animaux à fourrure, Michigan Department of Natural Resources.

Sutherland, D.A. Juillet 2000. Zoologiste, patrimoine naturel, Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Peterborough (Ontario).

Tiessen, R. Septembre 2000. Directeur, Pelee Island Heritage Centre, Île Pelée (Ontario).

Voigt, D. Février 2001. Lindsay (Ontario).

Collections examinées

Musée royal de l’Ontario, 100 Queen’s Park, Toronto (Ontario) M5S 2C6. Burton Lim, conservateur adjoint, mammifères.

Musée manitobain de l’homme et de la nature, 190, avenue Rupert, Winnipeg (Manitoba) R3B 0N2. Jack Dubois, conservateur, mammifères.

Department of Biology, Lakehead University, Thunder Bay (Ontario) P7B 5E1. Murray Lankester, conservateur, mammifères.

Department of Zoology, University of Guelph, Guelph (Ontario) N1G 2W1. Graham Nancekivell, conservateur.

Musée canadien de la nature, C.P. 3443, Succ. D, Ottawa (Ontario) K1P 6P4. Darlene Balkwill, gestionnaire en chef des collections, section des vertébrés.

MuséeRedpath, Université McGill, 859, rue Sherbrooke O., Montréal (Québec) H3A 2K6. David Green, conservateur, vertébrés terrestres.

National Museum of Natural History, Smithsonian Institution, 10th Street and Constitution Avenue, NW Washington, DC 20560 (gopher://nmnhgoph.si.edu:70/77/.index/mamindex).

American Museum of Natural History (en anglais seulement), Central Park West and 79th Street, New York, New York (NY). Teresa Pacheco, adjointe scientifique principale, Department of Mammalogy.

Natural History Museum, University of Kansas, 1345 Jayhawk Blvd., Lawrence, KS 66045-7561 (http://ron.nhm.ukans.edu/mammals/start.html). Thorvald Holmes, Jr., gestionnaire des collections.

Peabody Museum of Natural History, Yale University, P.O. Box 208118, 170 Whitney Avenue, New Haven, Connecticut (CT) 06520-8118 (http://www.peabody.yale.edu/collections/mam/Search.html).

Illinois Natural History Survey, 607 East Peabody Drive, Champaign, Illinois (IL) 61820 (http://ellipse.inhs.uiuc.edu/INHSCollections/MammSearch.html).

University of Michigan Museum of Zoology, 1109 Geddes Ave., Ann Arbor, Michigan (MI) 48109-1079. Stephen Hinshaw, gestionnaire des collections.

Field Museum of Natural History, 1400 South Lake Shore Dr., Chicago, IL 60605-2496 (http://www.fmnh.org/mammals/mml_search.asp). William Stanley, gestionnaire de la collection de mammifères.

Burke Museum of Natural History and Culture, Box 353010, Seattle, Washington (WA) 98195-3010. John Rozdilsky, adjoint à la conservation des mammifères.

Buffalo Museum of Science, Buffalo, NY. Arthur Clark, conservateur adjoint, zoologie des vertébrés.

University of Alaska Museum Mammal Collection, University of Alaska, Fairbanks, Alaska (AK) 99775‑6960 (http://www.uaf.edu/cgi-bin/msearch?).

Science Museum of Minnesota (en anglais seulement), 120 W. Kellogg Blvd., St. Paul, MN 55102. Richard Oehlenschlager, conservateur adjoint, Department of Biology.

Oklahoma Museum of Natural History, University of Oklahoma, 2401 Chautauqua Avenue, Norman, Oklahoma (OK) 73072 (http://www.snomnh.ou.edu/collections/mammalogy/index.shtml).

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