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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la paire d’espèces d’épinoches du lac Enos (Gasterosteus spp.) au Canada

Résumé

Le COSEPAC avait dans le passé classé la paire d’épinoches du lac Enos parmi les espèces menacées (McPhail, 1985 et 1988). La taille de la population de la forme limnétique pourrait être plus faible que celle de la forme benthique étant donné que l’habitat limnétique est de moins grande taille que l’habitat benthique, ce qui rendrait les limnétiques de plus en plus en péril. Il faudrait toutefois des relevés supplémentaires pour déterminer si c’est bien le cas. Quoiqu’il en soit, il y a moins d’habitat disponible pour les limnétiques et cet habitat a été dégradé par l’augmentation de la turbidité, qui semble perturber les mécanismes d’isolement entre les populations. L’augmentation récente de l’hybridation implique que l’intégrité des génomes sera bientôt gravement altérée et compromise. Le lac Enos est un des cinq lacs de Colombie-Britannique où des paires d’espèces ont évolué, chacun des lacs ayant abrité des processus évolutionnaires post-Pléistocène parallèles. Vu leur évolution, ces paires d’espèces ne sont pas synonymes.

Des modifications de la qualité de l’eau et l’introduction d’une espèce d’écrevisse apparemment exotique ont été avancées par Schluter (comm. pers.) comme des causes possibles de l’accroissement de l’hybridation. Comme il n’existe pas d’espèce indigène connue d’écrevisse sur l’île de Vancouver, on suppose que le Pacifastacus leniusculus est l’espèce présente dans le lac Enos (Premek, 1998). Schluter a aussi avancé l’hypothèse que la perturbation de l’habitat par l’écrevisse aurait changé la couleur de l’eau, ce qui aurait influé sur avec la sélection des mâles par les femelles pour la reproduction. Dans le lac Enos, les caractéristiques morphologiques et génétiques différenciant les benthiques et les limnétiques pourraient être perdues à cause d’une introgression génétique, ce qui conduirait à une population génétiquement homogène.