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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la platanthère blanchâtre de l’Est au Canada – Mise à jour

Introduction

Dans le premier rapport sur la situation du Platanthera leucophaea au Canada, Brownell (1984) recommandait que lui soit attribué le statut d’« espèce rare » en raison d’un déclin alarmant de son effectif, de sa disparition de plusieurs États des États-Unis où il était présent et du fait qu’il ne restait plus au Canada que 13 populations de l’espèce. En 1986, le COSEPAC a donné suite à la recommandation de Brownell, en invoquant que la présence au Canada du Platanthera leucophaea était réduite à 12 colonies, toutes situées dans des terres humides d’Ontario. Le sous-comité des plantes vasculaires avait en effet fait valoir que l’évaluation de la situation de l’espèce au Canada et la recommandation à laquelle elle avait donné lieu tenaient compte d’une vaste colonie située au Manitoba et reconnue par la suite comme une espèce distincte, le Platanthera praeclara. Le terme « espèce rare » a été remplacé par « espèce vulnérable » en 1990, puis par « espèce préoccupante » en 2000Note de bas de page1.

Depuis que le statut d’espèce rare a été attribué au Platanthera leucophaea, en 1986, plusieurs personnes ont signalé un déclin appréciable des populations. Ce déclin peut dans une certaine mesure refléter des variations naturelles d’abondance d’une année à l’autre. Il est en effet bien connu que l’effectif de l’espèce connaît d’importantes fluctuations (Sheviak et Bowles, 1986; Denny, 1988; Bowles, 1991). Par contre, la transformation profonde de l’habitat de l’espèce dans certaines localités fait planer sur cette dernière une menace de plus en plus lourde. En 1989, le P. leucophaea a été ajouté à la liste des espèces protégées aux États-Unis par l’Endangered Species Act de 1973 (Harrison, 1989).

Depuis le rapport de Brownell (1984), le Platanthera leucophaea a fait l’objet d’études qui ont mené à le reclasser dans une catégorie de risque plus élevé dans plusieurs régions des États-Unis et à dresser des plans de rétablissement pour les populations disparues. Il ne s’agit pas ici d’évaluer la situation de l’espèce dans l’ensemble de son aire ni de faire l’analyse exhaustive des mesures de rétablissement et de gestion envisagées ou mises en oeuvre, mais plutôt de ré-évaluer le statut actuel de l’espèce au Canada, à la lumière de l’évolution de sa situation depuis que ce statut lui a été attribué, et de rassembler les données les plus récentes pouvant être utiles pour la conservation de l’espèce.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Le terme « espèce vulnérable » de l’ancienne classification du COSEPAC est l’équivalent du terme « espèce préoccupante » de la nouvelle classification; par contre, le terme « espèce vulnérable » de la classification de l’UICN est l’équivalent du terme « espèce menacée » de celle du COSEPAC.

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