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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la platanthère blanchâtre de l’Est au Canada – Mise à jour

Répartition

Répartition mondiale

Autrefois, le Platanthera leucophaea se rencontrait depuis le Maine vers l’ouest jusqu’au sud de l’Ontario, du Michigan et du Wisconsin et au sud-est de l’Iowa, vers le sud jusqu’en Oklahoma, en Arkansas et en Louisiane (Sheviak, 1987), et vers l’est jusqu’au centre de la Virginie et de la Pennsylvanie, la plus forte concentration (un grand nombre de ces populations sont aujourd’hui disparues) se trouvant dans la région située au sud des Grands Lacs (principalement dans la « péninsule de prairie »). Il existe des mentions fiables de l’espèce pour 13 États des États-Unis et 1 province canadienne (Sheviak et Bowles, 1986; Bowles, 1991). À l’heure actuelle, il reste 50 populations aux États-Unis, réparties entre 7 États (Illinois, Iowa, Maine, Michigan, Ohio, Virginie et Wisconsin) (Bowles, 1991; Engel, 1992), et 20 populations dans le sud de l’Ontario. D’après la carte de répartition la plus complète, le comté d’Aroostook, au Maine, marquerait la limite nord-est de l’aire de l’espèce (Sheviak et Bowles, 1986).

Sur une carte plus ancienne (Bowles, 1983), une station de l’espèce est indiquée au Nouveau-Brunswick; il s’agit cependant d’une erreur (voir Hinds, 1986). L’espèce n’est pas mentionnée dans la plus récente flore de Nouvelle-Écosse, Roland’s Flora of Nova Scotia, vol. 2 (Zinck, 1998). Les mentions pour la Nouvelle-Écosse (voir par exemple Case, 1987) n’ont donc pas été retenues.

Répartition canadienne

Dans le premier rapport de situation, Brownell (1984) affirmait que le Platanthera leucophaea se rencontrait au Manitoba et en Ontario. On sait aujourd’hui (voir la section concernant la classification) qu’au Canada, l’espèce est confinée au sud de l’Ontario. La figure 2 montre la répartition des 34 populations actuelles et historiques connues de sources sûres. Plusieurs populations sont concentrées dans le comté de Lambton et le sud-ouest du comté d’Essex; c’est pourquoi les 34 populations sont figurées par seulement 25 cercles pleins. Pour être considérées comme distinctes, les populations doivent être séparées les unes des autres par une distance d’au moins 1 km.

Figure 2. Répartition des stations de Platanthera leucophaea dans le sud de l’Ontario. Les cercles pleins représentent les populations que l’on croit toujours exister, et les cercles à demi pleins, les populations disparues. Une population a été considérée disparue si 1) elle n’a pas été observée ou signalée depuis plus de 20 ans, 2) elle a été détruite par l’aménagement urbain, la mise en culture du sol, la succession végétale ou d’autres facteurs, ou 3) elle n’a pas été retrouvée depuis 1990 en dépit d’au moins 4 campagnes de recherche effectuées durant la période de floraison.

Figure 2.    Répartition des stations de Platanthera leucophaea dans le sud de l’Ontario.

Presque toutes les populations sont attestées par des spécimens ou des photographies conservés dans des herbiers d’Amérique du Nord (voir Brownell, 1984). Celles pour lesquelles ces preuves manquent ont été observées par les auteurs mêmes ou par d’autres botanistes connaissant bien l’espèce. La position géographique précise des stations, comprenant la localité, les coordonnées UTM, la latitude et la longitude, est indiquée dans un dossier confidentiel déposé auprès du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario et, sur demande, mis à la disposition des responsables de la conservation.

Une station répertoriée pour les environs de Brockville n’a pas été retenue par Brownell (1984) à cause d’un manque de clarté de l’information la concernant. Le tableau 1 inclut de nouvelles stations, découvertes grâce aux recherches intensives effectuées de 1984 à 1986 dans le comté de Lambton et à un intérêt accru pour l’espèce après que le COSEPAC lui eut attribué un statut particulier. De façon générale, l’histoire naturelle et la botanique de terrain suscitent un intérêt grandissant depuis une dizaine d’années, comme en témoigne la création, en 1987, de l’association Field Botanists of Ontario. La découverte de nouvelles stations est cependant attribuable en majeure partie à des études spécialisées sur le terrain.