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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la platanthère blanchâtre de l’Est au Canada – Mise à jour

Biologie

Le P. leucophaea se reproduit par voie sexuée (4 500 à 10 000 graines par capsule) (Keibler et al. 1993; Stoutamire, 1996). La présence de champignons mycorhiziens est nécessaire à l’établissement des semis (Bowles, 1991). Une fois le semis établi, la plante met 3 à 7 ans pour atteindre la maturité (Keibler et al., 1993). Vers la fin de l’été ou le début de l’automne, un nouveau bourgeon se forme sur le tubercule, fusiforme, et donne naissance à une nouvelle tige la saison de végétation suivante. La croissance commence tôt au printemps et, en règle générale, la plante a atteint sa pleine taille en juin. Dans le sud-ouest de l’Ontario, la floraison commence vers le 25 juin et se termine vers le 20 juillet; la période de floraison peut cependant varier en fonction des conditions climatiques (Brown, 1985). Ainsi, s’il y a des journées très chaudes entre le milieu et la fin juin, la floraison peut être terminée le 5 juillet. Dans l’est de l’Ontario, la floraison a lieu environ entre le 4 et le 20 juillet (Reddoch et Reddoch, 1997). La plante produit un épi d’environ 10 à 40 fleurs blanches (Case, 1987). Les fruits se forment et mûrissent entre la fin août et le début septembre et donnent des graines dont la taille est d’environ 1 mm. Pour plus de détails sur le cycle biologique de l’espèce, se reporter à Bowles (1991).

Le Platanthera leucophaea résiste à des conditions extrêmes et en particulier aux épisodes de sécheresse. On soupçonne qu’il peut subsister sous terre à l’état de dormance ou de réceptivité mycorhizienne durant un an ou plus. La preuve qu’un individu florifère de l’espèce puisse régresser à une vie souterraine n’a cependant jamais été faite. Par contre, dans plusieurs localités, on a observé des pieds végétatifs là où des pieds florifères avaient déjà été présents. Après une période de plusieurs années d’absence apparente, l’espèce peut ressurgir en abondance et fleurir de façon spectaculaire. On pense que cette croissance et ce développement sont stimulés par le feu, bien que d’autres facteurs, dont la quantité de précipitations et le degré d’humidité du sol, entrent probablement aussi en jeu (Sheviak et Bowles, 1986). Le maintien de l’effectif de l’espèce est tributaire de la survie à long terme des sujets reproducteurs et du taux de reproduction sexuée.