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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la platanthère blanchâtre de l’Est au Canada – Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur la
Platanthère blanchâtre de l’Est
Platanthera leucophaea
au Canada

platanthère blanchâtre de l’Est

Espèce en voie de disparition 2003

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2003. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la platanthère blanchâtre de l’Est (Platanthera leucophaea) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. v + 32 p.

Rapports précédents

Brownell, V.R. 1986. COSEWIC status report on the eastern prairie white fringed orchid Platanthera leucophaea in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 1-47 p.

Note de production

La mise à jour du rapport du COSEPAC sur la situation de la platanthère blanchâtre de l’Est (Platanthera leucophaea) a été rédigée par Vivian R. Brownell et Paul M. Catling, pour le compte d’Environnement Canada.  Le nom « la platanthère blanchâtre de l'Est » Platanthera leucophaea, utilisé par le COSEPAC était anciennement reconnu par le COSEPAC sous le nom « eastern prairie white fringed orchid  [platanthera leucophaea].

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC status report on the eastern prairie white fringed orchid Platanthera leucophaea in Canada.

Illustration de la couverture

Platanthera leucophaea (tiré de Mitchell et Sheviak, 1981).

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2003
de catalogue CW69-14/336-2003F-PDF
ISBN 0-662-75194-9
HTML: CW69-14/336-2003F-HTML
ISBN 0-662-75195-7

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Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Mai 2003

Nom commun : Platanthère blanchâtre de l’Est

Nom scientifique : Platanthera leucophaea

Statut : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation : Il s'agit d'une espèce vivace présente dans des habitats de terres humides restants et dispersés et dans des prairies mésoïques, dont la taille de la population a subi des déclins importants, et qui continue d’être en péril en raison d’un changement supplémentaire de l’habitat à cause des processus de succession, de l’aménagement foncier, des changements de la nappe phréatique et de la propagation d’espèces envahissantes.

Répartition : Ontario

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en avril 1986. Réexamen de son statut : l'espèce a été reclassifiée dans la catégorie de risque plus élevé « en voie de disparition » en mai 2003. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

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Résumé

Platanthère blanchâtre de l’Est
Platanthera leucophaea

Information sur l’espèce

La platanthère blanchâtre de l’Est (Platanthera leucophaea) est une orchidée de grande taille à feuilles alternes lancéolées, qui produit un épi de 10 à 40 fleurs blanchâtres à labelle bien différencié, frangé et longuement prolongé en éperon.

Répartition

Autrefois, l’espèce était répandue dans le nord-est des États-Unis et particulièrement abondante au sud des Grands Lacs. Son aire s’étend vers le nord jusque dans le sud de l’Ontario.

Habitat

Le Platanthera leucophaea se rencontre principalement dans les prairies mésiques, les tourbières minérotrophes et les champs abandonnés.

Biologie

Le Platanthera leucophaea produit de grandes quantités de petites graines, dont le nombre peut atteindre 10 000 par capsule. La germination des graines et le développement des semis nécessitent la présence dans le sol de champignons capables de former des mycorhizes. La plante atteint la maturité en 3 à 7 ans environ. À la fin de l’été ou au début de l’automne, il se forme sur le tubercule, fusiforme, un bourgeon d’où émerge une nouvelle tige la saison de végétation suivante. La croissance commence tôt au printemps et, en règle générale, la plante a atteint sa pleine taille en juin. Dans le sud-ouest de l’Ontario, la floraison commence vers le 25 juin et se termine vers le 20 juillet; la période de floraison peut cependant varier en fonction des conditions climatiques. Les fruits mûrissent entre la fin août et le début septembre.

Le P. leucophaea est adapté aux épisodes de sécheresse. On pense qu’il peut subsister sous terre à l’état dormant ou mycotrophique (recevant des champigons mycorhiziens les éléments nutritifs dont il a besoin) durant un an ou plus. Après une période de plusieurs années d’absence apparente, l’espèce peut ressurgir et fleurir de façon spectaculaire.

Taille et tendances des populations

Grâce à une intensification de la recherche depuis le premier rapport sur la situation de l’espèce, en 1984, le nombre de populations répertoriées pour le Canada a augmenté à 34 (14 sont disparues, 13 ont été découvertes). Il en existe actuellement une vingtaine, la plupart comptant peu d’invididus. Le nombre de pieds florifères pour l’ensemble des populations canadiennes dépasse à peine un millier. La population de la station 31, qui a déjà compté entre 1 000 et 1 500 individus, n’en comptait plus que quelques-uns en 2000. Toutes les populations n’ont pas été recensées récemment, mais on sait que certaines des plus importantes ont fortement décliné, notamment celles des stations 2 et 3, dont l’effectif a diminué de 60 à 80 p. 100 au cours des deux dernières décennies.

Facteurs limitatifs et menaces

L’habitat du Platanthera leucophaea s’est fortement rétréci au cours des dix dernières années, et plusieurs milieux qui abritaient l’espèce ont complètement disparu. Le déclin des pollinisateurs lié à la perte d’habitat, la succession végétale, la compétition d’espèces exotiques envahissantes, la modification du niveau phréatique liée à l’activité humaine, le broutage par les cerfs et l’hybridation naturelle sont autant de facteurs qui limitent ou risquent de limiter l’effectif du P. leucophaea au Canada. 

Importance de l’espèce

Le Platanthera leucophaea compte parmi les orchidées sauvages les plus spectaculaires et les plus appréciées d’Amérique du Nord. Aux États-Unis, l’espèce bénéficie de la protection de la loi sur les espèces menacées. Plusieurs espèces du genre Platanthera figurent dans la panoplie de plantes médicinales utilisées par les Amérindiens; cependant, aucun usage n’est répertorié pour le P. leucophaea.

Protection actuelle et autres désignations

À l’échelle mondiale, la cote G2 (espèce menacée) a été attribuée au Platanthera leucophaea. Aux États-Unis, le Platanthera leucophaea a été ajouté en 1989 à la liste des espèces protégées par l’Endangered Species Act de 1973. En Ontario, l’espèce est tenue pour très rare (S2) mais ne bénéficie pas de la protection de la Loi sur les espèces en voie de disparition.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de page1
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de page2
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de page3
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de page4
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page 2

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page 3

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page 4

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Introduction

Dans le premier rapport sur la situation du Platanthera leucophaea au Canada, Brownell (1984) recommandait que lui soit attribué le statut d’« espèce rare » en raison d’un déclin alarmant de son effectif, de sa disparition de plusieurs États des États-Unis où il était présent et du fait qu’il ne restait plus au Canada que 13 populations de l’espèce. En 1986, le COSEPAC a donné suite à la recommandation de Brownell, en invoquant que la présence au Canada du Platanthera leucophaea était réduite à 12 colonies, toutes situées dans des terres humides d’Ontario. Le sous-comité des plantes vasculaires avait en effet fait valoir que l’évaluation de la situation de l’espèce au Canada et la recommandation à laquelle elle avait donné lieu tenaient compte d’une vaste colonie située au Manitoba et reconnue par la suite comme une espèce distincte, le Platanthera praeclara. Le terme « espèce rare » a été remplacé par « espèce vulnérable » en 1990, puis par « espèce préoccupante » en 2000Note de bas de page1.

Depuis que le statut d’espèce rare a été attribué au Platanthera leucophaea, en 1986, plusieurs personnes ont signalé un déclin appréciable des populations. Ce déclin peut dans une certaine mesure refléter des variations naturelles d’abondance d’une année à l’autre. Il est en effet bien connu que l’effectif de l’espèce connaît d’importantes fluctuations (Sheviak et Bowles, 1986; Denny, 1988; Bowles, 1991). Par contre, la transformation profonde de l’habitat de l’espèce dans certaines localités fait planer sur cette dernière une menace de plus en plus lourde. En 1989, le P. leucophaea a été ajouté à la liste des espèces protégées aux États-Unis par l’Endangered Species Act de 1973 (Harrison, 1989).

Depuis le rapport de Brownell (1984), le Platanthera leucophaea a fait l’objet d’études qui ont mené à le reclasser dans une catégorie de risque plus élevé dans plusieurs régions des États-Unis et à dresser des plans de rétablissement pour les populations disparues. Il ne s’agit pas ici d’évaluer la situation de l’espèce dans l’ensemble de son aire ni de faire l’analyse exhaustive des mesures de rétablissement et de gestion envisagées ou mises en oeuvre, mais plutôt de ré-évaluer le statut actuel de l’espèce au Canada, à la lumière de l’évolution de sa situation depuis que ce statut lui a été attribué, et de rassembler les données les plus récentes pouvant être utiles pour la conservation de l’espèce.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Le terme « espèce vulnérable » de l’ancienne classification du COSEPAC est l’équivalent du terme « espèce préoccupante » de la nouvelle classification; par contre, le terme « espèce vulnérable » de la classification de l’UICN est l’équivalent du terme « espèce menacée » de celle du COSEPAC.

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Méthodologie

Sources d’information

Pour la présente mise à jour du premier rapport de situation (Brownell, 1984), nous avons puisé à plusieurs sources d’information. Nous avons fait une recherche documentaire dans les bases de données AGRICOLA, BIOSIS et Biological Abstracts, nous avons communiqué avec des biologistes de terrain d’Ontario à maintes reprises pendant trois ans, et nous nous sommes adressés à divers organismes gouvernementaux et non gouvernementaux pour obtenir des données sur les populations historiques et actuelles (Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario [ministère des Richesses naturelles de l’Ontario]; Field Botanists of Ontario, etc.).

Stations

Dans le présent rapport, la « station » est une population séparée de toute autre population par plus de 1 km de milieu en grande partie peu propice à l’espèce ou par plus de 1,5 km de milieu propice à l’espèce.

Zone d’occupation et zone d’occurrence

Avec le temps, tout organisme, même sessile, se déplace au sein de son habitat. Dans le cas des plantes, il va sans dire que dans le cas des plantes, l’étendue de l’habitat varie énormément. Cependant, pour appliquer les critères de l’UICN, il faut adopter une règle générale permettant de prendre en considération les colonies de 1 ou 2 individus, de réduire la part de subjectivité et de tenir compte du déplacement des organismes. Une superficie minimale de 0,5 ha semble appropriée : un peu grande (la superficie réellement occupée peut se limiter à quelques mètres carrés, dans un fossé ou une tourbière), mais non excessivement. Il semble donc raisonnable de tracer un cercle de 0,5 ha (rayon de 39,89 m) autour de chaque individu d’une population donnée (se reporter à la définition de « station » ci-devant). Lorsque ces cercles se chevauchaient, nous avons tracé une ligne passant par la circonférence des cercles extérieurs pour calculer la zone d’occupation de chaque population; lorsque les cercles ne se touchaient pas, nous avons additionné leurs superficies.

La « zone d’occupation » ainsi calculée n’équivaut pas à la « zone d’occurrence » de l’UICN. Pour les espèces réparties en plusieurs petites populations éloignées les unes des autres, comme le Platanthera leucophaea, la zone d’occurrence n’est pas nécessairement très utile. Néanmoins, si on trace un polygone convexe circonscrivant toutes les populations d’Ontario, on obtient une zone d’occurrence d’environ 114 000 km².

Populations disparues

Dans le présent contexte, une population est considérée disparue si elle répond
à l’un des critères ci-dessous :

  1. population qui n’a pas été observée ou signalée depuis plus de 20 ans;
  2. population détruite par l’aménagement urbain, la mise en culture du sol, la succession végétale, etc.;
  3. population non retrouvée depuis 1990 en dépit d’au moins 4 campagnes de recherche effectuées durant la période de floraison.

Effectif

En cas de divergence entre les dénombrements de deux observateurs fiables pour la même année, nous avons utilisé le plus élevé des deux pour déterminer l’effectif maximum. En l’absence d’information contraire, nous avons supposé que l’effectif est demeuré inchangé depuis les années 1980, sauf dans les cas où l’habitat a été détruit. Parfois, l’observateur a effectué un dénombrement partiel et a appliqué ce résultat à la superficie totale de milieu favorable à l’espèce dans cette localité. À moins que ces estimations ne soient fondées sur un échantillonnage approprié et statistiquement valable, nous avons décidé de ne pas fonder sur elles notre recommandation quant au statut à attribuer à l’espèce, car souvent on ne trouve pas l’espèce dans un milieu qui pourtant semble répondre à ses exigences. Par ailleurs, nous sommes conscients du fait que certaines stations sont difficiles d’accès et qu’il est fort possible qu’elles n’aient pas toujours été entièrement recensées.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Platanthera leucophaea (Nuttall) Lindley sensu stricto

Nom français :

platanthère blanchâtre de l’Est

Noms anglais :

  • Eastern Prairie Fringed-Orchid;
  • Eastern Prairie White Fringed-Orchid

Famille :

Orchidacées

Grand groupe végétal :

Monocotylédones

Le genre Platanthera (tribu des Orchidées, sous-tribu des Orchidinées) comprend environ 200 espèces réparties dans les régions tempérées des deux hémisphères (Dressler, 1981). Le groupe des platanthères à labelle frangé ne se rencontre qu’en Amérique du Nord. Au sein de ce groupe, le Platanthera leucophaea appartient au même complexe que le P. psycodes, le P. grandiflora, le P. peramoena et le P. praeclara.

Les études récentes sur la répartition, la variabilité et la taxinomie du Platanthera leucophaea ont pesé lourd dans la recommandation concernant le statut à attribuer à l’espèce. Le premier rapport de situation tenait compte d’une population supposée de l’espèce, découverte au Manitoba par Catling et Brownell le 26 juillet 1984. Cette population comptait environ 500 individus (végétatifs et florifères confondus) dispersés sur une superficie de 10 hectares (Brownell, 1984; Johnson, 1985). En 1986, suite à une révision taxinomique (Sheviak et Bowles, 1986; Catling et Brownell, 1987), la population du Manitoba a été reconnue comme appartenant à une espèce distincte, la platanthère blanchâtre de l’Ouest (Platanthera praeclara Sheviak et Bowles). Gleason et Cronquist (1991) ont classé le P. praeclara comme variété du P. leucophaea, ce qui est inapproprié compte tenu des caractères très distinctifs du taxon.

La recommandation de 1984 était donc fondée sur l’existence de la population du Manitoba et de 712 individus recensés en Ontario au début des années 1980, ainsi que sur un effectif maximum de 2 243 individus supposés exister entre les années 1960 et le début des années 1980 (d’après l’effectif maximum de chaque station sur une période d’une vingtaine d’années). Ainsi, la population du Manitoba constituait 41 p. 100 (500 individus sur 1 212) de l’effectif total connu au début des années 1980, à l’époque de la préparation du premier rapport de situation, et 18 p. 100 (500 individus sur 2 743) de l’effectif maximum supposé avoir existé au Canada. On voit donc que la reclassification de la population du Manitoba a une incidence considérable sur l’effectif canadien du P. leucophaea de même que sur son aire de répartition, sa zone d’occurrence et l’étendue de son habitat.

On a décrit récemment des hybrides naturels du P. leucophaea provenant de la station 31 (Catling et al., 1999) et des stations 32 et 34 (Catling et Brownell, 1999). Ils ont été nommés respectivement Platanthera x reznicekii (Platanthera psycodes x leucophaea) et Platanthera x hollandiae (Platanthera lacera x leucophaea). En plus d’avoir une incidence sur la taxinomie, ces hybrides risquent d’entraîner d’autres conséquences : difficulté de distinguer le P. leucophaea des formes intermédiaires lors des relevés, dilution génétique, concurrence pour les pollinisateurs, etc.

Description

Le Platanthera leucophaea est une plante de 0,5 à 1 m de hauteur, à feuilles lancéolées, qui produit un épi de 10 à 40 fleurs blanchâtres dont le labelle est bien différencié, frangé et longuement prolongé en éperon. Case (1987) donne une description systématique de l’espèce ainsi que des critères d’identification et une photographie en couleur. Sheviak et Bowles (1986) présentent des données plus techniques, notamment une comparaison de la morphologie du P. leucophaea et du P. praeclara . On trouve également une description du P. leucophaea dans le premier rapport de situation de Brownell (1984). La figure 1 montre l’inflorescence du P. leucophaea, dessinée d’après un spécimen d’Ontario.

Figure 1. Platanthère blanchâtre de l’Est (Platanthera leucophaea) (tiré de Mitchell et Sheviak, 1981)

Figure 1.  Platanthère blanchâtre de l’Est (Platanthera leucophaea) (tiré de Mitchell et Sheviak, 1981).

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Répartition

Répartition mondiale

Autrefois, le Platanthera leucophaea se rencontrait depuis le Maine vers l’ouest jusqu’au sud de l’Ontario, du Michigan et du Wisconsin et au sud-est de l’Iowa, vers le sud jusqu’en Oklahoma, en Arkansas et en Louisiane (Sheviak, 1987), et vers l’est jusqu’au centre de la Virginie et de la Pennsylvanie, la plus forte concentration (un grand nombre de ces populations sont aujourd’hui disparues) se trouvant dans la région située au sud des Grands Lacs (principalement dans la « péninsule de prairie »). Il existe des mentions fiables de l’espèce pour 13 États des États-Unis et 1 province canadienne (Sheviak et Bowles, 1986; Bowles, 1991). À l’heure actuelle, il reste 50 populations aux États-Unis, réparties entre 7 États (Illinois, Iowa, Maine, Michigan, Ohio, Virginie et Wisconsin) (Bowles, 1991; Engel, 1992), et 20 populations dans le sud de l’Ontario. D’après la carte de répartition la plus complète, le comté d’Aroostook, au Maine, marquerait la limite nord-est de l’aire de l’espèce (Sheviak et Bowles, 1986).

Sur une carte plus ancienne (Bowles, 1983), une station de l’espèce est indiquée au Nouveau-Brunswick; il s’agit cependant d’une erreur (voir Hinds, 1986). L’espèce n’est pas mentionnée dans la plus récente flore de Nouvelle-Écosse, Roland’s Flora of Nova Scotia, vol. 2 (Zinck, 1998). Les mentions pour la Nouvelle-Écosse (voir par exemple Case, 1987) n’ont donc pas été retenues.

Répartition canadienne

Dans le premier rapport de situation, Brownell (1984) affirmait que le Platanthera leucophaea se rencontrait au Manitoba et en Ontario. On sait aujourd’hui (voir la section concernant la classification) qu’au Canada, l’espèce est confinée au sud de l’Ontario. La figure 2 montre la répartition des 34 populations actuelles et historiques connues de sources sûres. Plusieurs populations sont concentrées dans le comté de Lambton et le sud-ouest du comté d’Essex; c’est pourquoi les 34 populations sont figurées par seulement 25 cercles pleins. Pour être considérées comme distinctes, les populations doivent être séparées les unes des autres par une distance d’au moins 1 km.

Figure 2. Répartition des stations de Platanthera leucophaea dans le sud de l’Ontario. Les cercles pleins représentent les populations que l’on croit toujours exister, et les cercles à demi pleins, les populations disparues. Une population a été considérée disparue si 1) elle n’a pas été observée ou signalée depuis plus de 20 ans, 2) elle a été détruite par l’aménagement urbain, la mise en culture du sol, la succession végétale ou d’autres facteurs, ou 3) elle n’a pas été retrouvée depuis 1990 en dépit d’au moins 4 campagnes de recherche effectuées durant la période de floraison.

Figure 2.    Répartition des stations de Platanthera leucophaea dans le sud de l’Ontario.

Presque toutes les populations sont attestées par des spécimens ou des photographies conservés dans des herbiers d’Amérique du Nord (voir Brownell, 1984). Celles pour lesquelles ces preuves manquent ont été observées par les auteurs mêmes ou par d’autres botanistes connaissant bien l’espèce. La position géographique précise des stations, comprenant la localité, les coordonnées UTM, la latitude et la longitude, est indiquée dans un dossier confidentiel déposé auprès du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario et, sur demande, mis à la disposition des responsables de la conservation.

Une station répertoriée pour les environs de Brockville n’a pas été retenue par Brownell (1984) à cause d’un manque de clarté de l’information la concernant. Le tableau 1 inclut de nouvelles stations, découvertes grâce aux recherches intensives effectuées de 1984 à 1986 dans le comté de Lambton et à un intérêt accru pour l’espèce après que le COSEPAC lui eut attribué un statut particulier. De façon générale, l’histoire naturelle et la botanique de terrain suscitent un intérêt grandissant depuis une dizaine d’années, comme en témoigne la création, en 1987, de l’association Field Botanists of Ontario. La découverte de nouvelles stations est cependant attribuable en majeure partie à des études spécialisées sur le terrain.

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Habitat

En Ontario, le Platanthera leucophaea pousse dans six types de milieux, certains plus importants que d’autres du fait qu’ils ont une plus longue durée et qu’ils sont plus difficiles à recréer et à gérer. Ces milieux peuvent s’interpénétrer (c’est le cas notamment des tourbières minérotrophes à arbustes et à graminées), mais la distinction est néanmoins utile pour déterminer tous les types de milieux où on est susceptible de trouver l’espèce.

  1. Tourbières minérotrophes (fens) dominées par le Carex lasiocarpa (ex. : stations 10, 24, 30, 31 et 33). Les stations 10, 24, 30 et 33 sont connues depuis au moins 35 ans et sont jugées viables. Ces tourbières sont souvent parsemées de buttes arbustives; le Platanthera leucophaea pousse généralement dans les dépressions dominées par le carex.

  2. Tourbières minérotrophes dominées par le roseau commun (Phragmites australis) et des carex (ex. : stations 12 et 31).

  3. Tapis de tourbe en bordure de lacs, peuplés de sphaignes ainsi que de canneberges et autres éricacées, relativement peu acides et plutôt marneux sous les buttes acides surélevées. Une seule station (22), et elle ne subsistera peut-être pas longtemps vu la faible étendue de l’habitat.

  4. Plages de galets calcaires. Une seule station (station 1), qui existe depuis longtemps dans la péninsule Bruce. La berge du lac est large et faiblement inclinée, de sorte qu’elle est plus ou moins immergée d’une année à l’autre selon l’activité des castors.

  5. Prairie mouilleuse-mésique à barbons et autres graminées, très riche en espèces. Les prairies mésiques et mouilleuses-mésiques se trouvent principalement dans le comté de Lambton et le delta de la rivière Sainte-Claire, avec une plus petite étendue à Windsor (station 8).On trouve une description de ces milieux dans Faber-Langendoen et Maycock (1994). Brown (1985) énumère les espèces associées au P. leucophaea dans une station du comté de Lambton. Il s’agit de milieux stables présentant un gradient de conditions d’immersion.

  6. Champs abandonnés envahis par le Poa compressa, le Carex lanuginosa et des Juncus, oùcommence à s’établir le cornouiller (Cornus ) (stations 2, 3, 22, etc.). Ce groupement végétal durera une dizaine d’années avant d’être remplacé par le prochain stade de succession.

L’astérisque désigne les populations disparues. Les abréviations de comtés (4 premières lettres) sont celles du CIPN. Les données proviennent de spécimens, de documents publiés et d’observations communiquées par téléphone ou par courrier postal ou électronique (communications personnelles; lettres et courriels versés au dossier et cités). Les observations de 2000 figurent dans la colonne des années 1990.

Tableau 1: Sommaire des populations de Platanthera leucophaea au Canada
 StationComtéLocalité<1970 (nombre d’individus)1970-1979 (nombre d’individus)1980-1989 (nombre d’individus)1990-2000 (nombre d’individus) Sources
1*BRUC 1966
(plusieurs douz.)
1967(0)
71(0)
78(900-1000)
80 (>300)
86(1)
91(3)
99(21)
00(114)
Spécimens récoltés en 1934,1950,1953 – ex. : TRT 1 396; Johnson (1990, comm. pers., 1997); Cuddy et al. (1976); Kaiser (1994); Ford (1995); K. Young (comm. pers., 2000).
2*ESSE
A.
B.

--
84(30-50)
84(~150)
88(~10)
97(30)
99(0)
97(0)
95(6)
97(1)
98(1)
M. Oldham, comm. pers., 1984; Ford (1995); V. Brownell, obs. 1997, 1999; B. Lebidich, comm. pers., 1997; Pratt, comm. pers., 1997, 2000.
3*ESSE ---97(3)V. Brownell, obs. (1997)
4*ESSE --86(~12) G. Waldron, obs. (base de données du CIPN)
5ESSE --84(1) M. Oldham, obs. Probablement détruite lors de l’aménagement du port de plaisance.
6ESSE --80(8)
81(1)
84(0)
85(40)
97(0)M. Oldham, comm. pers. (1997); V. Brownell, obs. (1997). Succession vers arbustaie.
7*ESSE ---95-96(2)
97(1)
Pratt, comm. pers., 2000
8*ESSEA.
B.
-76(1)83(5-6)96(30)
99(1)
TRT 1 936, Catling; Pratt (1979); A. Woodliffe comm. pers. (1997); P. Pratt, comm. pers.(2000)
9ESSE 1891(-)---DAO 171, Dearness
10*GREY -75(21+)81(17)
87(14)
88(0)
89(3)
-TRT 1832, Reznicek; V. Brownell et M. Oldham, obs., 1981; Johnson (1990, 1991)
11*KENT ---91(36)
94(30-45)
97(7)
Découverte par John Haggeman, SCNWA, comm. pers., 1997.
12*KENT ---96 (245 florif., peut-être 1 000 en comptant végét.)Découverte à la fin de l’été 1995 par A. Woodliffe, MRNO, à Chatham. Une des plus grandes populations ontariennes de la dernière décennie.
13HURO 1892
1900(-)
---J.A. Morton
14LAMB(nº  1)1898(-)-84(2)-N. Tripp
Station en partie détruite et drainage du sol modifié pour construction résid. en 1986.
15*LAMB(nº 2)

A.
B.
-

-

-
-
84-88
(~65)



97(1)
97(1)

Brownell, obs. (1997)
16*LAMB(nº3)--85(10-15)
86(65)
-Woodliffe et Allan (1996) ont compté 12 individus. R. Brown se souvient d’avoir observé ~65 individus en 1986. Généralement, environ 10 individus.
17LAMB(nº 4)-7782(0)
84(20-30)
-R. Brown, obs. (années 1980). Station détruite en 1985 par l’agriculture (Woodliffe et Allen, 1996).
18*LAMB(nº 5)-77(22)
78(19)
80(20)
83(35)
84(20)
-Brown (1985)
19LAMB(nº 6)1967 (5-8)---Brown (1985). Searched for but not seen since.
20*LAMB(nº 7)--84(8-10)
87(7)
84-86(30-35)
97(1)Brown (1985), Woodliffe et Allen (1996), V. Brownell, obs. (1997)
21*LAMB(nº 8)--84-86(5)91(~6)
97(0)
Woodliffe et Allen (1996); R. Brown, obs. (1991); V. Brownell, obs. (1997)
22LANA 1910-20(-)---Morris et Eames (1929) (récemment, l’espèce a été recherchée en vain près de deux lacs Mud, près de Smiths Falls)
23LEED 1965(67)-83(?)-CAN 301, Baldwin; DAO D65 Greenwood; Greenwood (1968), J. Robinson, 1983, obs. (base de données du CIPN)
24*LEED 1956(-)


76(40)
78(9)
83(~40)97(42)
00(24+)
DAO 171, Cody; Brownell, obs. (1983, 1997, 2000). Recensement de 2000 incomplet parce que l’anthèse était terminée.
25*LENN ---94(2)
95(2)
97(0)
99(0)
T. Norris, MRNO, Kingston, comm. pers. (1997); DAO photo
26MIDD 1887(-)---W. Saunders HBC, UWO
27MIDDA., B. (prob. la même que ci-dessus)1879
1896(-)
 --T. Burgess CAN 163
J. Dearness
28NORTMarais Murray~1910       (1-17)---Morris et Eames (1929)
29NORTMarécage à mélèzes situé près de Port Hope1910-20(-)---Morris et Eames (1929)
30*OTTA
A., B.
(2 sous-pop. séparées par environ 1,5 km de milieu en grande partie peu propice à l’espèce (marécage à thuyas))

-

76(40)

84(40)
84(~100)

96(99+)
96(68), 00(202)
Reddoch (1977, 1979); White (1985); Reddoch et Reddoch (1997); Cuddy, comm. pers. (2000). L’une des plus grandes populations ontariennes de la dernière décennie. Selon Cuddy, la sous-pop. A aurait compté en 1996 environ 400 à 1 000 individus. Se reporter au texte concernant les estimations d’effectif.
31*SIMC

A.

B.

C.

1967-69 (1 000-1 500)~75(500+)
100-250 en moy.
84(plus. cent.)
88(0)

-
97(119)
99(97)
00(3)
99(19)
97(0)


CAN 371 Soper; Bobbette (1974); B. Ford, G. Allen, J. Gould, obs. 1988; Ford (1995); V. Brownell, P. Catling et G. Allen, obs. 1997.G. Allen et B. Bowles, obs. 1999, 2000. L’une des plus importantes populations d’Ontario; cependant, l’effectif dénombré est faible depuis une dizaine d’années, peut-être en partie parce que le dénombrement n’est que partiel, vu la difficulté d’accès (Allen, comm. pers.)
32SIMC --81(1)97(0)TRT  S. Varga; V. Brownell, obs. (1997).
33*STOR ---00(3)
00(2)
Cuddy (2000); P. Catling, obs. (2000)
34*YORK --82 (3 florif.et ~50 non florif.)97(20)
00(8+)
Varga, obs. 1982; Brownell, obs. (1997, 2000). Recensement de 2000 incomplet parce que l’anthèse était terminée.

Le Platanthera leucophaea est une espèce adaptée aux fluctuations périodiques de niveau d’eau. Dans la bande comprise entre le niveau des crues et le niveau d’étiage, la plante peut demeurer dormante ou à l’état végétatif selon que le sol est trop sec ou trop humide. Le problème qui se pose à l’heure actuelle, en particulier dans la région des Grands Lacs, est que durant les périodes où le niveau des eaux est bas, l’agriculture empiète sur la bande de terrain exposée, remplaçant ainsi la végétation naturelle de la partie supérieure du gradient. Les années où les précipitations sont plus abondantes, ce sont ainsi des cultures qui se trouvent inondées, et non des milieux naturels (voir Case, 1987, p. 20).

Case (1987, p. 24) décrit l’évolution d’une population du Michigan observée dans un champ abandonné. Le champ, abandonné en 1964, a été colonisé par une importante population de P. leucophaea. En 1976, il était en voie d’être envahi par des plantes ligneuses, et la population de P. leucophaea avait décliné. En 1984, la population de P. leucophaea avait complètement disparu. Cette population a donc subsisté environ 10 à 15 ans. Denny (1988) a fait à peu près les mêmes constatations. Il note que le déclin des populations de P. leucophaea est généralement attribué à la compétition d’espèces ligneuses envahissantes, et que le débroussaillage, le fauchage, le broutage et le feu réduisent la compétition des espèces ligneuses et stimulent la floraison du P. leucophaea. En 1979 et 1981, au mois de mars, les terres de la réserve faunique Killbuck Wildlife Area d’Ohio, utilisées pour la culture de maïs jusqu’au milieu des années 1970, ont été brûlées afin de maintenir les conditions propices au gibier terrestre. En 1982, 387 pieds florifères de Platanthera leucophaea ont été dénombrés dans cette station. En 1986, il y en avait moins de 30.

Selon Denny (1988), dans une grande partie de son aire, le Platanthera leucophaea montre une préférence marquée pour les stades avancés de succession. Cependant, dans certaines conditions, l’espèce peut envahir des communautés colonisatrices. Elle produit d’énormes quantités de graines, qui sont dispersées par le vent. Les graines sont apparemment capables de coloniser des milieux perturbés tels bords de routes, gazons et champs abandonnés, puisque de nouvelles populations de l’espèce surgissent dans ces milieux souvent assez rapidement. Les sujets matures résistent aux perturbations écologiques et semblent même en bénéficier, puisque la population se développe jusqu’à ce que la compétition d’autres espèces devienne trop forte ou que d’autres facteurs, non déterminés, la limitent. Denny ajoute qu’il reste beaucoup de choses à découvrir sur cette espèce discrète menacée de disparition.

Dans les tourbières minérotrophes où le niveau d’eau fluctue, le processus de succession est interrompu lorsque les crues, la sécheresse ou le feu font mourir les arbustes. Les rhizomes du Platanthera leucophaea peuvent résister à ces épisodes, de sorte que la plante, bien que non visible à la surface du sol, n’est pas morte pour autant. De même, dans certaines prairies, les inondations ou la sécheresse empêchent l’établissement d’arbustes ou de quelques espèces dominantes et maintiennent un stade de succession intermédiaire où le Platanthera leucophaea peut survivre. Ainsi, dans certaines tourbières (par exemple, la station 31) ou sur les rives de lacs (station 1), l’effectif de l’espèce peut atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’individus une année donnée et être nul l’année suivante.

Bowles (1991) et Bender (1988) donnent une description plus détaillée de l’habitat du Platanthera leucophaea que le rapport de situation de 1984, notamment en ce qui concerne les caractères édaphiques et les espèces végétales associées.

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Biologie

Le P. leucophaea se reproduit par voie sexuée (4 500 à 10 000 graines par capsule) (Keibler et al. 1993; Stoutamire, 1996). La présence de champignons mycorhiziens est nécessaire à l’établissement des semis (Bowles, 1991). Une fois le semis établi, la plante met 3 à 7 ans pour atteindre la maturité (Keibler et al., 1993). Vers la fin de l’été ou le début de l’automne, un nouveau bourgeon se forme sur le tubercule, fusiforme, et donne naissance à une nouvelle tige la saison de végétation suivante. La croissance commence tôt au printemps et, en règle générale, la plante a atteint sa pleine taille en juin. Dans le sud-ouest de l’Ontario, la floraison commence vers le 25 juin et se termine vers le 20 juillet; la période de floraison peut cependant varier en fonction des conditions climatiques (Brown, 1985). Ainsi, s’il y a des journées très chaudes entre le milieu et la fin juin, la floraison peut être terminée le 5 juillet. Dans l’est de l’Ontario, la floraison a lieu environ entre le 4 et le 20 juillet (Reddoch et Reddoch, 1997). La plante produit un épi d’environ 10 à 40 fleurs blanches (Case, 1987). Les fruits se forment et mûrissent entre la fin août et le début septembre et donnent des graines dont la taille est d’environ 1 mm. Pour plus de détails sur le cycle biologique de l’espèce, se reporter à Bowles (1991).

Le Platanthera leucophaea résiste à des conditions extrêmes et en particulier aux épisodes de sécheresse. On soupçonne qu’il peut subsister sous terre à l’état de dormance ou de réceptivité mycorhizienne durant un an ou plus. La preuve qu’un individu florifère de l’espèce puisse régresser à une vie souterraine n’a cependant jamais été faite. Par contre, dans plusieurs localités, on a observé des pieds végétatifs là où des pieds florifères avaient déjà été présents. Après une période de plusieurs années d’absence apparente, l’espèce peut ressurgir en abondance et fleurir de façon spectaculaire. On pense que cette croissance et ce développement sont stimulés par le feu, bien que d’autres facteurs, dont la quantité de précipitations et le degré d’humidité du sol, entrent probablement aussi en jeu (Sheviak et Bowles, 1986). Le maintien de l’effectif de l’espèce est tributaire de la survie à long terme des sujets reproducteurs et du taux de reproduction sexuée.

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Taille et tendances des populations

Effectif mondial

D’après les données de Bowles (1983), qui remontent jusqu’aux années 1970, l’effectif mondial maximum du Platanthera leucophaea était estimé à 2 907 individus, dont 2 000 (68,8 p. 100) se trouvant en Ontario. Aujourd’hui, l’effectif maximum est estimé à près de 3 708 individus (Bowles, 1991; Engel, 1992; le présent rapport), dont 1 053 (28,4 p. 100) pour l’Ontario. D’après ces chiffres, la part de l’effectif mondial se trouvant en Ontario aurait décliné de plus de moitié depuis les années 1970. Ces chiffres sont cependant à considérer avec réserve puisque les populations des États-Unis ont sans aucun doute fait l’objet d’un suivi plus long que celles d’Ontario et que l’effectif américain englobait une très grande population d’Ohio qui a depuis connu un déclin important.

Évolution de l’effectif canadien

En 1984, 12 des 19 populations répertoriées pour l’Ontario ont été confirmées (Brownell, 1984). Aujourd’hui, on pense qu’il y en a déjà eu 34 et qu’il en reste 20. Quatorze auraient donc disparu (voir la définition de « population disparue » dans la méthodologie). L’augmentation du nombre de populations répertoriées et de populations actuelles s’explique en grande partie par l’intérêt que suscitent les tourbières et les prairies depuis quelques années. Il importe de souligner que si le nombre de populations a augmenté, plusieurs d’entre elles comptent très peu d’individus et ne sont peut-être pas viables (voir tableau 1).

Depuis le premier rapport de situation (Brownell, 1984), 13 stations ont été découvertes. Six d’entre elles sont situées dans le comté de Lambton (Woodliffe et Allen, 1996), 2 se trouvent dans le delta de la rivière Sainte-Claire, comté de Kent (A. Woodliffe, comm. pers., 1997; J. Haggeman, comm. pers., 1997), 3 se trouvent dans le sud-ouest du comté d’Essex (V. Brownell, comm. pers., 1997; P. Pratt, comm. pers., 1997, 2000), 1 chevauche les comtés de Lennox et d’Addington (T. Norris, comm. pers., 1997) et 1 se trouve dans les comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry (D. Cuddy, comm. pers., 2000; P. Catling, obs. pers., 2000).

Bien que nous ne disposions pas de toutes les données voulues pour dégager les tendances des populations, les données du tableau 1 en donnent un aperçu. On constate que les populations ont connu d’importantes fluctuations au cours des ans. D’après les maximums établis pour les années 1990, l’effectif et la zone d’occupation actuels de l’espèce au Canada seraient respectivement de 1 053 individus et 8,75 km².

Le déclin des populations est généralement associé à la destruction de l’habitat (transformation par l’homme, succession ou autres facteurs). La situation de la station 31 semble particulièrement précaire. Cette population est en déclin depuis de nombreuses années : elle est passée de 1 000 à 1 500 individus à la fin des années 1960 et au début des années 1970, puis à quelques centaines dans les années 1990. Alors qu’il y avait des centaines de pieds dans le secteur nord du marécage, on n’en a vu aucun depuis vingt ans. Il n’y a pas longtemps encore, cette population était l’une des plus importantes d’Amérique du Nord. Son déclin a peut-être été causé par une modification du régime d’écoulement des eaux souterraines (Bradford, 1999; Bradford et Watt, 2000).

La station 2, située dans un champ abandonné du comté d’Essex, a déjà compté environ 150 pieds florifères robustes, mais, la succession naturelle opérant, le champ est aujourd’hui fortement envahi par un cornouiller, le Cornus drummundii. En dépit des soins de l’Office de protection de la nature de la région d’Essex pour éclaircir ce fourré, la composition de la couverture végétale est profondément transformée. L’effectif des deux sous-populations a diminué de l’ordre de 60 à 80 p. 100 (tableau 1). La station 11, qui ne compte que 40 individus (Haggeman, comm. pers., 1997), n’a pas cessé de décliner depuis 5 ans, et son habitat est fortement dominé par le roseau commun (Phragmites australis).

Mentions non retenues

  1. Lac Morley, canton de St. Edmunds, comté de Bruce. Mention incluse dans Cuddy, Lindsay et Macdonald (1976) sur la foi d’une communication personnelle. Cependant, l’espèce n’a été retrouvée ni par K. Lindsay ni par J. Johnson (comm. pers., 1997), qui se sont rendus sur les lieux séparément.

  2. Marécage Conroy, comté de Renfrew. La mention pour le marécage Conroy bordant la rivière York, dans le canton de Raglan (Lewis et Tae, 1994), n’a pas été retenue à cause d’un manque de preuves matérielles et d’une insuffisance de données.

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Facteurs limitatifs et menaces

Habitat

En raison de ses exigences écologiques particulières, le Platanthera leucophaea ne peut occuper qu’une très faible proportion de son aire de répartition en Amérique du Nord. La plupart des populations qui existent depuis longtemps sont situées soit dans une tourbière minérotrophe, soit dans une prairie. Or, en Ontario, les tourbières minérotrophes ne constituent que 0,48 p. 100 de la superficie totale des milieux humides situés en dehors du Bouclier canadien (Riley, 1988). Dans le sud de la province, seulement 11 de ces tourbières couvrent plus de 75 ha, et seulement une partie des plus grandes d’entre elles possèdent une végétation compatible avec le Platanthera leucophaea (par exemple, tourbières minérotrophes à Carex lasiocarpa ou à Phragmites).

Bakowsky et Riley (1994) pensent qu’en Ontario, il reste moins de 21 km² (2 100 ha) de prairie et de savane et qu’une grande partie de cette étendue est sèche et ne répond pas aux besoins du Platanthera leucophaea. La superficie de prairie mésique ou mouilleuse-mésique convenant à l’espèce est probablement inférieure à 3 km² et inférieure à 0,1 p. 100 de ce qu’elle était avant la colonisation.

En Ontario, la superficie de prairie et de tourbière minérotrophe ne cesse de se rétrécir, principalement par l’effet direct et indirect de la présence humaine.

Pollinisateurs

La pollinisation du Platanthera leucophaea est assurée par des sphinx (Sheviak et Bowles, 1986; Bowles, 1991). Ces grands papillons ont besoin d’une aire de butinage étendue et d’une diversité de sources de nectar.

Succession

En Ohio, au Michigan et en Ontario, les stations situées dans des champs abandonnés ont été supplantées par des espèces ligneuses, effet de la succession naturelle.

Espèces envahissantes

L’envahissement des tourbières minérotrophes par des espèces compétitives, surtout exotiques, dont le nerprun bourdaine (Rhamnus frangula), contribue au rétrécissement de l’habitat du Platanthera leucophaea, comme on peut le constater notamment dans la région d’Ottawa (par exemple, la station 24). Près de London, en Ontario, le nerprun bourdaine domine à la marge de certains prés mouilleux et tourbières ombrotrophes et a peut-être ainsi contribué à la disparition de stations de Platanthera leucophaea. Bowles (1991) mentionne 3 espèces exotiques en compétition avec des populations de P. leucophaea aux États-Unis, soit la cardère découpée (Dipsacus laciniatus), le nerprun bourdaine (Rhamnus frangula) et la salicaire commune (Lythrum salicaria). La salicaire commune est plus ou moins abondante dans le système tourbeux de l’est de l’Ontario où se trouve la station 30 (Cuddy, comm. pers.). Le roseau commun (Phragmites australis), indigène, peut envahir une tourbière au détriment des autres espèces, surtout lorsque le niveau de la nappe phréatique baisse. La surveillance du processus de succession et de la progression des espèces envahissantes est capitale pour comprendre l’impact que peut avoir la transformation de l’habitat sur l’effectif du P. leucophaea.

Facteurs anthropiques

La modification du niveau de la nappe phréatique à la station 31 (Bradford, 1999) pourrait être en cause dans le déclin de cette population, dont le nombre a diminué d’un ordre de grandeur depuis les années 1960. On assiste depuis une vingtaine d’années à une mise en culture de la prairie mésique ou mouilleuse-mésique, en particulier dans le comté de Lambton. L’empiètement de l’agriculture, les années de sécheresse, sur la partie supérieure de la bande riveraine soumise à la fluctuation de niveau du plan d’eau a aussi une incidence sur l’espèce en Ontario (voir la section sur l’habitat) et ailleurs (Case, 1987). La récolte de plantes sauvages pour l’aménagement de jardins pourrait présenter une menace pour l’espèce et justifie un suivi des populations.

Hybridation

L’hybridation est certes un mécanisme d’adaptation et de spéciation. Par ailleurs, les hybrides peuvent être en compétition avec les espèces parentes pour les pollinisateurs et peuvent être à l’origine d’une dilution progressive du génome de l’espèce (voir par exemple Husband et Burgess, 2000). Des hybrides ont été décrits pour les stations 31 et 32, situées en Ontario (Catling et Brownell, 1999; Catling et al., 1999).

Broutage

Le cerf de Virginie, très abondant dans certaines parties de l’aire du P. leucophaea en Ontario, broute les tiges florifères de l’espèce (Bender, 1988; obs. pers.). Aucune étude n’a été publiée concernant l’incidence de ce broutage sur l’effectif de l’espèce.

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Importance de l'espèce

Une meilleure compréhension de la biologie du Platanthera leucophaea contribuerait à l’avancement des connaissances sur l’écologie des perturbations et serait peut-être transposable à nombre d’autres espèces rares des prairies mouilleuses-mésiques et des tourbières minérotrophes. Le P. leucophaea compte parmi les orchidées sauvages les plus spectaculaires et les plus appréciées d’Amérique du Nord (voir par exemple Pridgeon, 1989); on lui attache beaucoup d’importance aux États-Unis, où il bénéficie de la protection de la loi sur les espèces menacées (Harrison, 1989).

Plusieurs espèces du genre Platanthera figurent dans la panoplie de plantes médicinales des Amérindiens; cependant, aucun usage n’est répertorié pour le P. leucophaea dans la base de données ethnobotaniques sur les indigènes d'Amérique (site web Native American Ethnobotany, en date de juin 2003).

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Protection actuelle ou autres désignations

Désignations

Statut à l’échelle mondiale

G2 (espèce en péril à cause de sa rareté (généralement 6 à 20 stations ou très petit nombre d’individus) ou parce qu’un ou plusieurs facteurs menacent d’entraîner sa disparition); (1 000 à 3 000 individus) (CIPN, 2000)

Statut aux États-Unis

SRF (mention erronée, espèce non présente) en Arkansas, au Dakota du Nord, au Dakota du Sud, au Kansas, au Kentucky, en Louisiane et au Minnesota;

SX (espèce disparue) au Montana, au New-Jersey et en Pennsylvanie;

SH (populations historiques) au New-York et en Oklahoma;

S1 (espèce très fortement menacée [« critically imperiled »]) en Illinois, en Indiana, en Iowa, au Maine, au Michigan, en Virginie et au Wisconsin;

S2 (espèce fortement menacée [« imperiled »]) en Ohio.

(The Nature Conservancy, comm. pers., 1997; Association for Biodiversity Information, 2000)

Statut à l’échelle de l’Ontario

S2 (espèce fortement menacée dans cette province à cause de sa rareté (généralement 6 à 20 stations ou très petit nombre d’individus) ou parce qu'un ou plusieurs facteurs la rendent sujette à disparaître); (1 000 à 3 000 individus) (CIPN, 2000).

Statut attribué par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario

Aucun.

Statut attribué par le COSEPAC

Espèce préoccupante (COSEPAC, 2000).

Protection juridique

Aux États-Unis, le Platanthera leucophaea a été ajouté en 1989 à la liste des espèces protégées par l’Endangered Species Act de 1973 (voir Harrison, 1988). Les expéditions de matériel de l’espèce doivent être accompagnées d’un permis en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES; Canada 1973, 1975, annexe II). Au Canada, l’espèce ne bénéficie d’aucune autre protection juridique.

Mesures de rétablissement

Le débroussaillage et le brûlage aux stations 2 et 3 étaient inadéquats. Pour réduire la compétition, il aurait fallu intensifier ces interventions et les pratiquer chaque année, éventuellement en perturbant le sol. À la station 8, le brûlage est adéquat; cependant l’effectif de l’espèce n’a jamais été très élevé dans cette localité, et les variations du niveau phréatique sont probablement trop faibles pour permettre un accroissement de la population.

Programmes de recherche

In 1985, des organismes responsables des espèces sauvages ont lancé un projet de rétablissement de la prairie à graminées hautes dans le sud-ouest de l’Ontario, dont une des premières réalisations devait être l’établissement d’une pépinière locale de semences d’espèces indigènes, appelée à devenir financièrement autonome. Le Rural Lambton Stewardship Network assure la coordination du projet, auquel participent également des groupes de citoyens, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario et l’Office de protection de la nature de la région de Sainte-Claire. Selon Woodliffe (comm. pers., 2000), le Platanthera leucophaea ne serait pas encore inscrit sur la liste des espèces à multiplier et transplanter dans le milieu naturel. Par ailleurs, le Service canadien de la faune (2000) affirme que le Rural Lambton Stewardship Network et ses partenaires ont déjà transplanté à la main des semis de platanthère blanchâtre de l’Est dans les stations actuelles de l’espèce et surveillé leur croissance et leur fructification. Ils ont également tenu un registre des activités de la pépinière et préparé un panneau éducatif sur le projet, qu’ils ont placé au Centre de la nature Ojibway. Ils comptent augmenter la surface de production semencière de la pépinière et transplanter des semis non seulement dans les localités abritant actuellement l’espèce mais dans d’autres localités où le milieu est approprié.

Les résultats de la recherche (inédits) montrent que l’espèce a réussi à s’établir à partir de semences en seulement 4 ans.

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Résumé du rapport de situation

Le Platanthera leucophaea est une espèce vivace qui met 3 à 7 ans pour atteindre la maturité. On la trouve dans divers types de milieux, notamment des tourbières minérotrophes, des prairies mésiques et des champs abandonnés où la succession naturelle a commencé à s’opérer. L’espèce était autrefois répandue dans le nord-est des États-Unis, essentiellement au sud des Grands Lacs. Au Canada, on ne la rencontre que dans le sud de l’Ontario. Les derniers recensements réalisés en Ontario ont révélé que des quelque 34 populations répertoriées, il en reste une vingtaine. La plupart comptent peu d’individus, et certaines ont connu un déclin important, notamment celle de la station 31, qui est passée d’un maximum de 1 500 individus à la fin des années 1960 à quelques individus en 2000. L’effectif actuel de l’espèce au Canada, dénombré dans une partie seulement des 20 populations connues, ne dépasse guère 1 000 tiges florifères. L’espèce est limitée par la perte d’habitat et le déclin connexe des agents de pollinisation, la succession végétale, la modification du niveau de la nappe phréatique par l’activité humaine, l’hybridation et le broutage par une population accrue de cerf de Virginie. Le P. leucophaea est une espèce rare à l’échelle mondiale.

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Résumé technique

Platanthera leucophaea

Platanthère blanchâtre de l’Est – Eastern Prairie Fringed-orchid

Répartition au Canada :

Ontario

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²)

>20 000 km²

Préciser la tendance.

inchangée

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence?

non

Zone d’occupation (km²)

<10 km²

Préciser la tendance.

en déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation?

non

Nombre d’emplacements existants :

20

Préciser la tendance.

probablement un certain déclin; le nombre de stations répertoriées a augmenté grâce à une intensification de la recherche; cependant, en raison de la perte d’habitat, il est probablement en déclin.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements?

non

Préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat.

en déclin

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population) :

3-7 ans jusqu’à la floraison

Nombre d’individus matures

>1 000

Tendance de la population

% du déclin au cours des dernières/ prochaines dix années ou trois générations :

déclin appréciable de certaines des plus grandes populations (pour près de la moitié des 20 populations connues, il n’y a pas suffisamment de données pour dégager des tendances; par contre, l’effectif de certaines stations, notamment celle de Big Creek, a diminué de de 60 à 80 p. 100)

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?

oui

La population totale est-elle très fragmentée?

oui

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Préciser la tendance du nombre de populations.

augmentation attribuable à une intensification de la recherche

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?

non

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • perte d’habitat;
  • déclin probable des pollinisateurs par suite de la perte d’habitat;
  • succession naturelle;
  • espèces envahissantes;
  • modification du niveau de la nappe phréatique par l’homme;
  • hybridation naturelle;
  • augmentation du broutage par le cerf.

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis :

  • SX (disparue) : MO, NJ, PA;
  • SH (historique) : NY, OK;
  • S1 (très fortement menacée) : IA, IL, IN, ME, MI, WA, WI;
  • S2 (fortement menacée) : OH

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

non constatée et peu probable

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?

peut-être

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?

habitat limité

Peut-il y avoir sauvetage par des populations de l’extérieur?

non

Analyse quantitative

aucune

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Remerciements

Les recherches ont été réalisées avec l’appui du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRNO). Don Cuddy a revu le rapport provisoire et a fourni de l’information sur les populations de la forêt de Marlborough. Gary Allen, du MRNO, à Midhurst, a accompagné les auteurs au marécage Minesing pour y faire un recensement de l’espèce et recueillir de l’information sur les éventuels hybrides. À la réserve indienne de Walpole Island, Mike Williams, Clint Jacobs et le guide Christian Shognosh ont communiqué avec les propriétaires fonciers et ont aidé à repérer les colonies. Kara Brodribb et Michael J. Oldham ont fourni les données sur la répartition de l’espèce figurant dans la base de données du CIPN. Erich Haber a modifié le rapport de façon à le rendre conforme au modèle de présentation du COSEPAC. Chuck Sheviak et Marlin Bowles ont fourni de précieux commentaires.

Le présent rapport a été financé par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, à Kemptville, en Ontario.

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Ouvrages cités

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Page: 20
 [DGC1]I have included this as I used it to cross-check the status of the species in some states.

Page: 21
 [DGC2](Table 1; it is not clear if this is a collection or an article; if a collection then the herbarium needs to be identified in Table 1)

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Les auteurs

Vivian R. Brownell a obtenu un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en botanique (de terrain) de l'Université de Guelph en 1978. Après ses études, elle a travaillé pour plusieurs ministères et organismes gouvernementaux, dont le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et le Service canadien des parcs, Région de l'Ontario. Depuis 1983, elle est consultante en biologie auprès de municipalités, d'offices de protection de la nature et de ministères et organismes gouvernementaux. Son travail comprend principalement des missions d'évaluation et des inventaires biologiques, la gestion d'espèces rares, l'évaluation de zones naturelles et d'habitats fauniques ainsi que la planification de systèmes de gestion du patrimoine naturel. En 1996, elle a mis au point un programme informatique comportant un volet base de données (NADEP) pour faciliter l'évaluation des milieux naturels. Elle est auteure et co-auteure de nombreux articles parus dans des ouvrages et des revues scientifiques sur les alvars, les prairies, les savanes, les landes sablonneuses ou rocheuses, la classification des orchidées et la phytogéographie. On peut trouver une liste partielle des communications, articles et rapports qu'elle a rédigés dans Biodiversité canadienne : répertoire des botanistes actuels et de leurs publications (http://eqb-dqe.cciw.ca/eman/ecotools/botanists/intro.html).

Paul M. Catling détient un B.Sc. avec spécialisation en botanique (1975) et un Ph.D. en botanique (1980) de l'Université de Toronto. Depuis l'obtention de ces diplômes, il occupe un poste de chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Ottawa. Il est conservateur du plus grand herbier de plantes vasculaires du Canada, qui compte environ un million de planches. Son travail consiste à tenir à jour et à compléter la collection ainsi qu'à effectuer des recherches sur la systématique et l'écologie des plantes sauvages indigènes d'importance économique, notamment en ce qui a trait aux plantes médicinales, aux petits fruits et aux plantes exotiques envahissantes. Il a présidé l'Association botanique du Canada et a siégé à de nombreux comités d'experts nationaux et internationaux. On peut trouver une liste partielle des documents, articles et rapports dont il est auteur en consultant le site web Biodiversité canadienne : répertoire des botanistes actuels et de leurs publications (http://eqb-dqe.cciw.ca/eman/ecotools/botanists/intro.html).

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Experts consultés

Les personnes ci-dessous nous ont fait part de leurs observations et ont fourni des données démographiques, par lettre ou courriel (versés au dossier) ou par téléphone (« communication personnelle »).

  • Gary Allen, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Midhurst.
  • Andrea Bradford
  • Ross Brown
  • Don Cuddy, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Kemptville K0G 1J0.
  • Bruce Ford, communication personnelle par courriel avec M. Oldham en 1995. Données démographiques provenant de sa thèse de spécialisation sur les sols, les espèces végétales et les pollinisateurs associés au Platanthera leucophaea au ruisseau Big, au marécage Minesing, à l’île Walpole et au marécage Long.
  • Robert S. Gray, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Owen Sound N4K 3E4.
  • John Haggeman, Réserve nationale de la faune de Sainte-Claire, secteur de Bear Creek, Service canadien de la faune.
  • Joe Johnson, communication personnelle avec V. Brownell en 1997.
  • Dan Lebedyk, Office de protection de la nature de la région d’Essex, Essex (Ontario) N8M 1Y6. communication personnelle avec V. Brownell en 1997.
  • Todd Norris, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Kingston K7L 5S8. communication personnelle par courrier électronique et postal avec V. Brownell en 1997.
  • Michael J. Oldham, Centre d’information sur le patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, 300 Water St., Peterborough K9J 8M5. communication personnelle avec V. Brownell en 1997.
  • Paul Pratt, Ville de Windsor, Service des parcs et des installations de récréation; communication personnelle par courriel avec V. Brownell en 1997 et 2000.
  • Andrew Promaine, parc national de la Péninsule-Bruce.
  • Joyce et Allan Reddoch
  • A.A. Reznicek, University of Michigan Herbarium, Ann Arbor. communication personnelle par courriel avec V. Brownell en 1997.
  • Steve Varga, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Maple.
  • Gerry Waldron
  • Allen Woodliffe, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Chatham.
  • Katherine Young, parc national de la Péninsule-Bruce/parc marin national Fathom Five, Tobermory.

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Collections consultées et travaux de terrain

Aucune collection n’a été consultée après le premier rapport de situation; cependant, nous avons obtenu les données disponibles auprès des observateurs et des conservateurs. Nous nous sommes rendus à douze stations en 1997 et à trois stations en 2000.

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