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Consultation sur l’inscription de deux espèces à la liste de la LEP : Chabot du versant est et Brochet vermiculé

Partie 2 : Renseignements au sujet de l'espèce
Chabot du versant est (Populations des rivières St. Mary et Milk)

Statut : Espèce menacée

Dernier examen par le COSEPAC : Mai 2005

Biologie

Le chabot du versant est (Populations des rivières St. Mary et Milk), est un petit poisson d’eau douce pourvu d’une grosse tête et d’un corps épais qui s’effile vers la queue; caractéristiques de cette famille de poisson.

Les chabots se nourrissent principalement de larves d’insectes aquatiques, mais également de mollusques, de poissons et d’œufs de chabots.

L’information sur le cycle vital de ce chabot est extrêmement limitée et se fonde surtout sur une seule étude de l’espèce Cottus (qui comprend la population de chabots du versant est (Populations des rivières St. Mary et Milk)) en Alberta. Le frai a lieu à la fin du printemps lorsque la température de l’eau se situe entre 7,5 ºC et 15 ºC. La fécondité est généralement de 100 à 250 œufs. Les œufs éclosent en 2 ou 3 semaines, selon la température. Les jeunes atteignent une longueur totale de 30 à 40 mm à la fin de leur premier été et les poissons d’un an atteignent une longueur d’au moins 50 mm. Les deux sexes atteignent la maturité sexuelle à l’âge de 23 mois. La longueur maximale à la fourche est de 114 mm.

Où retrouve-t-on ce poisson?

Le chabot du versant est se trouve dans les rivières St. Mary et Milk, en Alberta et au Montana. En Alberta, sa répartition est extrêmement limitée, étant présent dans la rivière St. Mary en amont du réservoir St. Mary, à la rivière Milk Nord et au bras principal de la rivière Milk.

Il préfère les eaux froides et les substrats rocheux et propres. Ce poisson occupe principalement les zones peu profondes de plats et de radiers ainsi que les plats à grosses roches.

Combien y a-t-il de poissons?

Aucune étude n’a été effectuée pour estimer la taille de cette population de chabots en Alberta. Cependant, des relevés ont été effectués en 2000 et 2001 pour mesurer son abondance relative. Les chabots étaient les plus nombreux dans la rivière Milk Nord. Ils avaient tendance à diminuer vers l’aval et étaient absents dans la section la plus en aval du bras principal de la rivière Milk. En revanche, les chabots étaient répartis également dans la rivière St. Mary.

Menaces pour la population

Les prélèvements, les dérivations et l’aménagement de réservoirs pour l’irrigation, combinés aux fréquentes périodes de sécheresse que connaît le sud de l’Alberta, sont vraisemblablement les facteurs qui ont eu la plus grande incidence sur la taille et la répartition de la population au fil du temps et ils continueront d’être les principales menaces pour sa survie.

Justification de la désignation par le COSEPAC :

La zone de présence de cette espèce est très limitée dans les rivières St. Mary et Milk au Canada, où la perte et la dégradation de l’habitat causées par les déviations de cours d’eau, des conditions qui ont été aggravées au cours des récentes années par la sécheresse, lui nuisent.

Qu’arrivera-t-il si cette population est ajoutée à la liste de la LEP?

  • Si cette population était inscrite, les interdictions générales en vertu de la LEP entreraient en vigueur et il serait donc interdit de tuer, de nuire, de, de capturer ou de prendre cette espèce
  • En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré dans les deux ans qui suivent l’inscription sur la liste du chabot du versant est (Populations des rivières St. Mary et Milk). Des travaux préliminaires sur un programme de rétablissement ont déjà été entamés par Pêches et Océans Canada en collaboration avec Alberta Sustainable Resource Development et l’équipe de rétablissement des espèces de poissons de la rivière Milk. Ces travaux initiaux seront élargis pour inclure les populations de la rivière St.  Mary au moment de l’inscription sur la liste.

Brochet vermiculé

Statut : Espèce préoccupante

Dernier examen par le COSEPAC : Mai 2005

Biologie

Le brochet vermiculé ressemble à un grand brochet de petite taille; il se distingue toutefois du grand brochet et du maskinongé par sa petite taille à l’âge adulte (moins de 30 cm de long), son corps de forme plus cylindrique et la présence de trois barres foncées sous les yeux. Le corps du brochet vermiculé est de couleur vert à brunâtre et présente de 12 à 24 barres foncées, étroites, irrégulières et plus ou moins verticales ainsi qu’une bande médio-dorsale brunâtre. Les nageoires ne sont pas de couleur foncée et n’ont pas de marques.

Les individus nouvellement éclos se nourrissent de divers gros insectes aquatiques et passent graduellement aux poissons et aux écrevisses en grandissant.

Le frai a lieu surtout au printemps dans la végétation aquatique ou en bordure de celle-ci. Les œufs sont légèrement adhésifs et collent à la végétation au fond ou près du fond de l’eau. En Ontario, le frai a lieu dans des cours d’eau dont la température se situe entre 8 et 12 °C; les œufs éclosent après 11 à 15 jours à des températures de 7,8 à 8,9 ºC. De deux à cinq semaines s’écoulent entre le frai et le début de l’alimentation des jeunes, selon la température de l’eau.

En Ontario, les adultes atteignent la maturité sexuelle à l’âge de deux ans. La taille (longueur totale) et le poids maximaux observés au Canada sont respectivement de 328 mm et de 204 g

Où retrouve-t-on ce poisson?

Au Canada, le brochet vermiculé se limite à l’extrême sud-ouest du Québec et au sud de l’Ontario. Au Québec, il est connu dans trois sections du Saint-Laurent. En Ontario, il est présent dans le fleuve Saint-Laurent et ses affluents; le lac Ontario et ses affluents (y compris le cours supérieur de la rivière Niagara et la rivière Welland); la rive nord du lac Érié; la partie supérieure du lac Sainte-Claire et ses affluents; le bassin versant du lac Huron.

Le brochet vermiculé préfère les cours d’eau chauds à débit lent et les baies peu profondes des lacs. Il est toujours associé à une végétation aquatique flottante et submergée abondante.

Combien y a-t-il de poissons?

L’effectif des populations fluctue selon les conditions de l’eau. La présence d’une centaine d’individus a été signalée dans des fosses isolées de cours d’eau typiques.

Menaces pour la population

Toutes les conditions entraînant une baisse des niveaux d’eau, la perte de végétation aquatique, l’opacification de l’eau et la diminution de la température des cours d’eau constituent des menaces pour le brochet vermiculé.

Justification de la désignation par le COSEPAC :

Il s'agit d'une sous-espèce connue dans dix emplacements entre le lac St-Louis, au Québec, et le lac Huron, en Ontario. Son habitat habituel est une eau peu profonde présentant une végétation aquatique abondante. Un déclin global d'environ 22 % dans la zone d'occupation a été observé. Ce déclin semble lié à la dégradation et à la perte d'habitat imputable à la canalisation et aux activités de dragage dans les habitats de zones humides où l'espèce se trouve

Qu’arrivera-t-il si cette population est ajoutée à la liste de la LEP?

  • En vertu de la LEP, un plan de gestion doit être élaboré dans les trois ans qui suivent l’inscription du brochet vermiculé sur la liste
  • Le brochet vermiculé est inclus dans le programme de rétablissement des poissons d’Essex-Érié en voie d’élaboration