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Évaluation et Rapport du COSEPAC sur la situation de la tête carmin et de la tête rose au Canada

Taille et tendances des populations

 

On ne dispose pas de renseignements récents sur cette espèce du Québec où elle est largement connue uniquement à partir de données sur sa présence et son absence (P. Houde, ministère du Loisir, de la Chasse, et de la Pêche, Direction de la gestion de la faune, Hull (Québec); communication personnelle), même si quelques collectes de données fortuites réalisées dans les années 1980 ont noté la présence de l’espèce à certains endroits où elle avait fait l’objet de relevés antérieurs. Mongeau et al. (1979) ont constaté que ce poisson était abondant là où il se trouvait et Mongeau et al. (1979) ont rapporté qu’on le rencontrait couramment dans le réseau de la rivière Châteauguay, et il semble être assez abondant dans les affluents de la rivière des Outaouais des comtés de Hull, Pontiac et Gatineau (McAllister et Coad, 1974). L’espèce est largement répandue dans le Sud de l’Ontario, et les relevés du Musée royal de l’Ontario (ROM), du Musée canadien de la nature (MNC) et du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRNO) mentionnent que l’espèce est généralement nombreuse là où on la trouve. Il n’y a pas de preuves directes d’un déclin de l’espèce dans le Sud de l’Ontario où on l’a trouvée récemment dans les mêmes cours d’eau que lors des relevés antérieurs effectués durant le présent siècle. Bon nombre de ces cours d’eau, en particulier dans le Sud‑Ouest de l’Ontario, ont subi une dégradation de l’habitat semblable à celle qui a été responsable de la disparition de l’espèce au Minnesota, en Illinois et en Ohio. Par ailleurs, il n’existe aucune preuve permettant de suggérer que l’espèce est stable. Toutefois, l’espèce est généralement courante lorsqu’il existe un habitat convenable (des eaux propres, claires, herbeuses) (McAllister, communication personnelle). L’espèce n’est pas connue à l’ouest de Sault Ste Marie en Ontario mais on devrait partir à sa recherche dans le parc Quetico [on ne l’a pas trouvée là dans les relevés du ROM (Crossman, 1976)] et dans le réseau fluvial de la rivière à la Pluie et de la rivière Winnipeg dans la région du lac des Bois, et vers l’ouest au Manitoba où des espèces semblables, comme le méné émeraude, ont fait l’objet de relevés récents (Scott et Crossman, 1973).

Même si l’espèce figure parmi les poissons du Manitoba énumérés par Hinks (1943), le premier enregistrement vérifié semble être la collecte de données effectuée en 1955 par Keleher dans la rivière Whitemouth (ROM 17539). L’espèce est apparemment abondante dans ce réseau fluvial (Derksen, communication personnelle).

Stewart et al. (1985) et Stewart (1988) ont parlé des populations disjointes et éparpillées du menton noir, Notropis heterodon, au Manitoba et ont conclu que l’espèce y était présente depuis un certain temps, mais n’avait pas été signalée à cause d’un manque d’efforts de collecte de données et/ou d’une confusion avec d’autres espèces. On pourrait avancer des arguments semblables pour la dispersion de Notropis rubellus. Cette espèce, comme plusieurs autres (Crossman et McAllister, 1986), est surtout présente dans les régions les plus méridionales du réseau de la baie d’Hudson et ne pénètre au Canada que jusqu’à la rivière Whitemouth mais n’existe pas plus au nord. Ces poissons sont adaptés aux eaux chaudes et ne sont arrivés que récemment (en temps géologique) à leur limite septentrionale ou sont probablement encore restreints, dans leur propagation vers le nord, par leurs préférences au niveau des températures. Certaines espèces, comme la tête rose, ont étendu leur aire de répartition vers le nord seulement, tandis que d’autres, comme le menton noir, se sont propagées vers l’est jusqu’au lac des Bois et à Quetico (Crossman et McAllister, 1986).

Le fait que la tête rose n’ait pas été signalée au Manitoba jusqu’à la dernière moitié du siècle présent pourrait être dû à un manque d’efforts de collecte de données et/ou à une confusion avec une espèce semblable comme le méné émeraude [le méné miroir est connu au Canada uniquement dans le Sud‑Ouest de l’Ontario (Baldwin, 1988)] qui est courant dans le Sud du Manitoba (Scott et Crossman, 1973). Des efforts d’échantillonnage soutenus pourraient donner des enregistrements supplémentaires du réseau fluvial de la rivière Winnipeg et de la rivière à la Pluie et pourraient fournir des preuves de la présence de cette espèce dans la région des lacs (Interlake) au Manitoba. Cependant, Ken Stewart, de l’Université du Manitoba, a effectué d’importantes collectes de données dans la région de la rivière Winnipeg et des lacs. Jusqu’à présent, ces efforts n’ont pas permis de découvrir des têtes roses dans l’une de ces régions ou dans les cours d’eau adjacents à la rivière Whitemouth (Derksen, communication personnelle).