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Évaluation et Rapport du COSEPAC sur la situation de la tête carmin et de la tête rose au Canada

Biologie générale

 

Apparemment, la biologie et l’écologie des populations canadiennes de cette espèce n’ont guère, voire pas du tout, retenu l’attention. L’espèce a reçu une certaine attention aux États-Unis où elle plus largement répandue.

Dans l’État de New York, l’espèce fraie vers la fin de juin lorsque les températures de l’eau varient entre 21 et 25°C (Pfeiffer, 1955). En Illinois, en Pennsylvanie et en Ohio, le frai a lieu à la fin de mai et au début de juin (Reed, 1957a; Smith, 1979; Trautman, 1981) et peut se poursuivre jusqu’à la fin de juin (Reed, 1957b). Reed (1957a) a noté que le frai en Pennsylvanie se déroulait à des températures de l’eau variant entre 20 et 22°C. Le frai se fait en eau peu profonde sur du gravier dans des seuils (Pfeiffer, 1955; Reed, 1957a; Trautman, 1981). Becker (1983) mentionne que le frai se déroule pendant des journées claires et ensoleillées, dans une zone d’eau peu profonde contenant des nids de ménés. Pfeiffer (1955) et Becker (1983) fournissent des descriptions détaillées du comportement pendant le frai lorsque des bancs de huit à douze poissons se précipitent dans la zone de frai, les mâles entrant en collision avec les femelles. Durant ces brèves séances (de 5 à 6 secondes), le poisson frémit au‑dessus d’une dépression dans le gravier et les œufs sont libérés et fécondés. Reed (1957b) a noté que les périodes de frai plus tardives comprenaient des groupes de poissons plus petits avec une prépondérance de mâles.

La tête rose semble frayer au‑dessus des nids de Nocomis spp. (Reed, 1957a) et de Luxilis cornutus (Becker 1983). Des hybrides de Notropis rubellus et Luxilus cornutus sont bien documentés aux États-Unis et six relevés de Luxilis cornutus X Notropis rubellus sont catalogués dans la collection du ROM (Crossman, E.J., Musée royal de l’Ontario, Toronto (Ontario); communication personnelle). Selon Smith (1979), ce poisson fraie sur les nids de malachigans, mais les hybrides avec les malachigans ne sont pas connus et peu vraisemblables. Il existe un relevé d’hybrides entre Notropis rubellus et Notropis volucellus (Bailey et Gilbert, 1960). La tête rose et le méné miroir sont souvent associés et fraient sur les mêmes seuils (Trautman, 1981); cependant, le méné miroir fraie plus tard (de la fin de juin au début de juillet en Ohio) et l’hybridation est donc peu vraisemblable.

On connaît mal le développement des alevins, mais Reed (1958) a constaté que l’éclosion se produisait après environ 60 heures à 20°C et Pfeiffer (1955) a trouvé des alevins de 5 mm huit jours après le frai. Il semble que ce poisson atteint l’âge adulte à un an (mâles et femelles); on a trouvé des femelles d’un an ayant en moyenne 600 oeufs (d’un diamètre variant entre 1,1 et 1,5 mm) et des femelles de trois ans ayant en moyenne 1 175 œufs (Pfeiffer, 1955); les œufs sont démersaux et poisseux (Becker, 1983). Il semble que les mâles croissent plus rapidement que les femelles durant la première année, alors que les femelles se développent plus vite que les mâles durant la deuxième et la troisième année. L’âge maximum semble être de trois ans (Pfeiffer, 1955).

La tête rose est omnivore; les insectes aquatiques représentent environ
72 p. 100 de son régime alimentaire (Reed, 1957b), le reste étant composé d’algues, de diatomées et de matière inorganique. Smith (1985) a rapporté que les invertébrés aquatiques et terrestres représentent environ 92 p. 100 de son alimentation.

Les parasites de cette espèces sont énumérés par Hoffman (1967). On ne possède pas de renseignements sur leur utilisation comme proies par d’autres poissons.