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l’oponce de l’Est (Opuntia humifusa)

Protection actuelle ou autres désignations

En 2000, le COSEPAC a élevé le statut du yucca glauque (Y. glauca), l’hôte de la teigne du yucca, d’« espèce vulnérable » (« espèce préoccupante » selon la terminologie actuelle) à « espèce menacée », en considération de sa vulnérabilité particulière aux activités humaines ou aux événements naturels, de sa dépendance à l’égard d’un seul agent pollinisateur et du fait qu’il ne forme que deux populations naturelles, dont une qui semble en déclin (COSEPAC, 2002). Cette nouvelle classification du COSEPAC fait suite à une réévaluation de l’espèce sur la base de nouveaux paramètres fondés sur les critères élaborés par l’UICN (COSEWIC, 1999). En Alberta, le Endangered Species Conservation Committee (ESCC) a recommandé d’inscrire le yucca glauque et la teigne du yucca sur la liste des espèces en voie de disparition dans la province. En Saskatchewan, le yucca glauque est considéré comme une espèce exotique. Aux États-Unis, la teigne du yucca n’a fait l’objet d’aucune évaluation et n’est pas considérée comme en péril. L’UICN a attribué la cote N5 au yucca glauque et le considère comme une espèce non en péril (NatureServe, 2003).

À l’heure actuelle, il n’existe aucun plan de rétablissement pour le yucca glauque ou la teigne du yucca en Alberta ou au Canada. Une équipe de rétablissement provinciale conjointe, qui inclura des représentants du ministère du développement durable des ressources de l’Alberta et d’autres partenaires, élaborera un plan de rétablissement en vue d’établir les objectifs, les stratégies et les mesures nécessaires pour orienter la gestion des populations indigènes existantes des deux espèces au cours des cinq prochaines années. Comme les populations nord-américaines des deux espèces semblent de façon générale en bonne santé, il faudra d’abord s’employer à identifier et à protéger les populations existantes, plutôt que de procéder à la réintroduction de nouveaux individus. Il faudra mettre en place les mesures qui s’imposent pour protéger tous les sites occupés par le yucca glauque afin de prévenir les pertes dues aux activités industrielles, agricoles et récréatives et à la récolte de plants. On poursuivra les recherches déjà entreprises afin d’étudier les stratégies de survie uniques déployées par ces deux espèces en réponse aux conditions très changeantes qui prévalent à l’extrémité nord de leurs aires respectives. Les résultats obtenus orienteront le choix des pratiques de gestion.