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Résumé du rapport de situation

À partir d’anciennes populations associées aux prairies indigènes dans le sud‑ouest de l’Ontario, le Colin de Virginie connaît une croissance fulgurante sur le plan tant du nombre d’oiseaux que de l’étendue de son aire de répartition, à mesure que les forêts sont déboisées après la colonisation des Européens.

Les populations atteignent un pic au milieu du XIXe siècle, puis subissent un lent déclin jusqu’à environ 1990; la principale cause est la perte d’habitats en raison de l’urbanisation et de l’introduction de pratiques agricoles modernes qui ont modifié le paysage.

De nombreuses remises en liberté d’oiseaux élevés en enclos ont eu lieu et sont probablement responsables de la présence de la plupart des oiseaux qui restent dans le sud de l’Ontario, à l’exception des régions d’Aylmer et de Chatham dans le sud‑ouest de la province, où on considère encore que les colins sont des individus sauvages qui survivent. Les résultats d’une enquête postale laissent penser que les populations subissent un déclin jusqu’à environ seulement 185 oiseaux dans seulement 16 groupes à la fin des années 1980 (Hunter, 1990).

À cette époque, les évaluations du nombre d’oiseaux sont fondées uniquement sur l’enquête postale. Or, il semble que des colins vivent sur les terrains de bon nombre de propriétaires fonciers, à l’insu de ces derniers (R. Ludolph, comm. pers.). De plus, on a pu manquer de nombreux oiseaux dans des régions pour lesquelles aucune donnée précise n’existe.

Cependant, les résultats des relevés menés pour l’atlas des oiseaux nicheurs et d’autres observations indiquent que les seules populations naturelles et viables qui subsistent au Canada sont celles de l’île Walpole. Selon des relevés effectués en 1999 et en 2000 dans l’île, on évalue la population à 230 oiseaux.

Des pertes d’habitats au profit de l’agriculture intensive et de l’urbanisation sont à l’origine des déclins au cours du XXe siècle. Dans la région du comté de Lambton ouest, où le taux de survie semble élevé, on trouve de bons habitats d’hiver et on aménage plus d’habitats dans le but d’augmenter le taux de survie en hiver et d’améliorer le potentiel de reproduction en été.