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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie des rochers au Canada

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Situation internationale

Le Castilleja rupicola ne figure pas dans la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), dans la Endangered Species Act (É.-U.) ni sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Sa cote mondiale est G2G3, c’est-à-dire que dans la majeure partie de son aire de répartition, l’espèce est soit « en péril à cause de sa rareté (généralement de 6 à 20 occurrences existantes ou peu d’individus restants) ou à cause de facteurs qui la rendent susceptible de disparaître du pays ou de s’éteindre complètement » [traduction], soit « rare ou peu commune (généralement de 21 à 100 occurrences existantes) et vulnérable à des perturbations à grande échelle (elle peut, par exemple, avoir perdu d’importantes populations périphériques) » [traduction] (NatureServe, 2003).

Pour les États de Washington et de l’Oregon, NatureServe (2003) attribue à l’espèce les cotes SR et SU, respectivement. La cote SU pour l’Oregon signifie que l’espèce est non classable (unrankable). L’Oregon Natural Heritage Information Center (2003), cependant, lui a attribué la cote S2S3. La cote SR pour l’État de Washington est également erronée, puisque cette cote signifie que l’espèce a été signalée dans l’État, mais sans preuve convaincante permettant d’accepter ou de rejeter le signalement. En réalité, l’espèce figure dans les flores de Jones (1938), de Muenscher (1941), d’Ownbey (1959), de Douglas (1971) et de Taylor et Douglas (1995). Ces deux dernières flores mentionnent que l’espèce est commune dans l’ouest de la partie nord de la chaîne des Cascades dans l’État de Washington. La cote devrait donc être S?, cote indiquant que l’espèce n’a pas encore été classée (NatureServe, 2003).


Situations nationale et provinciale

Étant donné que l’aire de répartition canadienne de l’espèce se limite à la Colombie-Britannique, sa cote nationale est N2. À l’échelle provinciale, le Castilleja rupicola a été classé S2 par le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique et il figure sur la liste rouge du Ministry of Sustainable Resource Management de la province (Douglas et al., 2002). La cote S2, l’une des plus alarmantes qui puissent être attribuées à une espèce à l’échelle provinciale, indique que l’espèce est « en péril à cause de sa rareté (généralement de 6 à 20 occurrences existantes ou peu d’individus restants) ou à cause de facteurs qui la rendent susceptible de disparaître du pays ou de s’éteindre complètement » [traduction].

De récentes modifications législatives découlant de l’adoption de la Wildlife Amendment Act de la Colombie-Britannique font que des végétaux peuvent maintenant jouir d’une protection légale. À l’heure actuelle, toutefois, le règlement d’application de la loi n’est pas encore en vigueur, et l’espèce ne figure pas sur la liste des quatre espèces végétales actuellement protégées par la loi. Par contre, certaines des populations de C. rupicola de Colombie-Britannique sont protégées en vertu de la Provincial Parks Act, qui interdit certaines activités comme l’exploitation forestière et minière.