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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie des rochers au Canada

Répartition

Aire de répartition mondiale

La répartition du Castilleja rupicola se limite aux monts Cascades, entre le sud-ouest de la Colombie-Britannique et le centre de l’Oregon, où l’espèce occupe des crêtes rocheuses d’altitude moyenne à élevée (Ownbey, 1959; Peck, 1961; Pojar, 2000; NatureServe, 2003; figure 2).


Figure 2. Aire de répartition nord-américaine du Castilleja rupicola.

Aire de répartition nord-américaine du Castilleja rupicola

Aire de répartition canadienne

Au Canada, le C. rupicola est présent dans les bassins des rivières Chilliwack et Skagit, dans les monts Cascades du sud-ouest de la Colombie-Britannique, depuis la zone montagnarde supérieure jusque dans la zone alpine. Une récolte a également été faite en 1912 au mont Brunswick, à l’extrémité sud de la chaîne Côtière, soit à environ 115 km à l’ouest des populations de la chaîne des Cascades (Straley et al., 1985; Pojar, 2000; Douglas et al., 2002; figure 3). La zone d’occurrence totale des populations existantes du Canada est d’environ 1000 km2. La zone d’occupation est comparativement petite, sa superficie n’étant que d’environ 200 à 300 m2.

Les rédacteurs du présent rapport ont cherché le C. rupicola aux altitudes supérieures à 1900 m sur 14 montagnes du bassin de la rivière Skagit en 2003. Ces montagnes englobent la plupart (environ 80 p. 100) des sommets pouvant abriter l’espèce dans ce bassin. Les rédacteurs ont découvert l’espèce sur seulement trois de ces montagnes, et de un à trois individus seulement ont été trouvés sur chacune (figure 3). Cette plante est si peu abondante sur les sommets du bassin de la Skagit que les populations de deux localités connues (pics Whitworth et Finlayson, voir le tableau 1 et la figure 3) n’ont pas été retrouvées en 2003. Les sommets fouillés sans succès sont les suivants : pic Brown, mont Dewdney, mont Outram, pic Johnson, mont Shawatum, pic Finlayson, un pic sans nom (environ 2 km ENE du pic Whitworth), pic Wright, mont Silverdaisy, mont Tulameen et pic Whitworth. Par ailleurs, A. Ceska et F. Lomer (comm. pers., 2003), qui ont recueilli des spécimens de cette plante auparavant, ont affirmé que l’espèce est extrêmement clairsemée dans les endroits qu’elle occupe. Une seule région pouvant abriter l’espèce n’a pas été explorée exhaustivement à ce jour : il s’agit de la portion de la chaîne Côtière située entre le lieu de récolte de 1912 (mont Brockman) et les monts Cascades. Toutefois, des efforts intensifs de récolte botanique ont été menés dans cette région pendant les années 1950 et 1960, en particulier par des personnes de la University of British Columbia, mais aucun spécimen de Castilleja rupicola n’y a été recueilli. De plus, il est improbable que de nouveaux sites y soient découverts, puisque les crêtes rocheuses végétalisées à plus de 1900 m d’altitude pouvant abriter l’espèce y sont rares.

D’après une liste dressée par Deummel (1995-1997) et une récolte faite sur des corniches alpines du mont Church en 1934 (University du Washington Herbarium [WTU], 2005), les plus proches populations sises dans l’État de Washington se trouvent sur ce mont (comté de Whatcom). Cette localité est située à environ 10 km du plus proche site canadien, non réobservé en 2003 et se trouvant dans les montagnes abritant les sites du bassin de la Chilliwack.


Figure 3. Répartition du Castilleja rupicola dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique.

 Répartition du Castilleja rupicola dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique.

Le plus proche site dans l’État de Washington se trouve sur le mont Church, juste au sud de la frontière internationale, à environ 122° de longitude ouest.